LES COMMENTAIRES DE M. P. ANDRE'
MATTHIOLVS,
SVR DIOSCORIDE.
fx hizif Jraioiij LtUr,!
cltinv ^atnini 'X) ûftt Vo^df^t»
tts COMMENTAIRES
DE M. P. A N D R E'
MATTHIOLVS,
MEDECIN SENOIS,
SVR LES SIX LIVRES
DE PEDACIVS DIOSCORIDE
Anazarbeen , de la matière Medecinale :
Traduits de Latin en François , -par M. Antoine dv Pinet: illufirez de nouueau , d’vn bon nombre de figures ^ & augmentez en plus de mille lieux a la derniere Edition de l’Autheur , tant de plufieurs remedes S‘ diuerfes fortes de maladies ; comme aufsi des ) diBiUations de la cognoijfance des Simples ;
Auec plufieurs Tables fort amples,îes vues medecinales,ies autres des mots & matières traittees cfdits Commen¬ taires. Le tout au profit & commodité des’ amateurs de la Médecine,
D C xxyi L
<iA Lro N ,
Chez OLAVDE RIGAVD & CLAVDE OBERT, rue Mercierc , à l’enfeignc de la Fortune.
AV TRES-PVISSANT ET
INVINCIBLE EMPEREVR
DES ROMAINS, MAXIMILIAN
DEVXIESME , &:c.
AVX TRES-EXCELLENTS, ET SERENISSIMES Eledeurs du Saind Empire Romain , &c.
^FX PRINCeS FERDINAND ET CHARLES, oArchiducs et Autriche , ç^c. ^
ET A TOVS LES AVTRES PRINCES D’ALLEMAGNE,
SES TRES-SOV-VERAINS SeIGNEVRS.
N (j^ud degré, grandeur, ^ authorité , Inuindhle Emperevr, njom
magnanimes Seigneurs, ^ Ÿ^^reiüement en quel titre d'honneur toutes les nations de la terre, qui ont ohferué tiennent encor quelque forme de police,ont de tous temps tenu la Medecine,non feulement vne bonne partie des Anciens, qui mefnes en attribuent l'origine au Ciel, en feront foy: mais aujf beaucoup d'autres, qui de fecle en fiecle , d'aage en aage par tous moyens fe font efforcez^, félon ^
effrit Cif induBrie, à profiter O* auancer le bien public. Et qu'ainfi fojt, nous lifons en l'HiBoire Na- 1» M^edecinc! turelle de Pline,qu'entre les Anciens les plus fameux efiiment la Medecine,(^ ffecialement celle partie qui concerne les Simples , prendre fa fource de Chiron le Centaure , fils de Saturne O" de FhiUyra : les autres , d'Apollon-: ^ les autres , dlÆfculape fon fils : concluans en leureffrit,efire impojfihle , qu'yne telle fi magnifique fcience , eÿ* ornée de tant de yertus ^ myBeres , puijfe d'ailleurs que par diuine
reuelation prendre fon commencement: & quiln'efi licite au fèns intelligence humaine d'acquérir
fiauoir les natures, yertus ^ proprietezjes Simples, fi premieremBil n'efi donné d' en-haut. Voilà fourquoy difiit Pline, que qui croit telles chofès procéder de l'homme, efi yrayement par trop ingrat,re- cognoijfant mal la grande puiffance de Dieu. Cependant il y a de ^raues ^ fignalez^Autheurs,qui fans s'amufer aux fiBions ^ inuentions qu'on trouue fabtdeufement controuuées és efirits des Poètes, tou¬ chant les premiers inuenteurs de la Medecine, tiennent pour affeuré, auec bons tùt' affeuret^tefmoigna- ges ç!s* raifons peremptoires , que Dieu , ce grand Créateur , qui a tout bafii ^ formé,inff ira à Adam noBre premier Pere, lors qu'il le forma de terre en ame njiumte, telle cognoijfance , luy donnant effrit de cognoifire ^ fçauoir toutes les naertm ^ propriètet^des arbres, herbes , ^ de tout ce en general que la terre produit. Mais que ces yertus ^ propriétés, fecrettes , infufes non fèulemet és herbes arbres, i'vfa|ê
mais me fine s à tout ce qui fè nourrit au fiin de la terre ,foyent dediées à f nufage de t homme , nous en aums fuffi fiant tefmoignage par la fàinÜe Efiriture. Et de fait, ce diuin Philo fiphe le fus Vils que js.
Syrach , dit que Dieu a créé les médecines de la terre , ^ que l'homme prudent ne les de plaigne point, loint qu'on ^oit ajfe'S.parle dire de Moyfe,que Dieu donna à Adam la cognoijfance de toutes chofes^
Car eflargiffant à nos premiers Peres la feignearie pr lespoijfons de la mer,^ furies oypaux du Ciel, Gener.th.3. ^ fur tous animaux qui fe bougent fir la terre : Il leur dit, Voicy ,ie yous ay donné toute herbe portât
a b 3 femence:
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fmence afin mîls^ ^ous foyent pur 'viande. Mefmes auJJj à tous amiraux de la terre , ^ 4 tous oijeaux du Ciel , ^ à toute chofè mouuante jur la terre qui a en foy ame <viuan- te: tay donné toute yerdure â'herhe pur manger. Par ce que dejfus ( dy-ie ) nous puuons faire tette conclufion , que pù quil a pieu à Dieu d’enrichir t homme de tant de dons grâces , il n a aujf
mü en ouhly de luy ouurir par diuine injpiration leurs yertus if propriété^. Et vrayement ie ne fçache celuy qui ayant receu quelque don préêieuxj enfifl efiimeyfi au preaüable il n efloit aduerti du bien ^ profit qui luy en pourrait aduenir. Or comme ainfi fait que les œuures de Dieu foyent du tout en tout parfai&esi fans quil y ait 'vn feul poinB à redire : il y aurait de l’opiniafirèté d'en iuger autrement} mefmes eu efgarà d la prouidence de Dieu^ par laquelle preuoyant les maux if inconueniens,aufquels le genre humain ferait fié jet : il efl à prefumer quil ri a oublié ( félon fa bonté paternelle) de leur déclarer les 'vertus if proprietez^infufes és plantes, pour leur yfage feulement procréées: afin que par tels moyens tyrremedes ayans dequoy s'y oppofer, ils ne tombaffenten defe§foir,fe yoyans afilige’g: car auffi fùp-- . portons-nous plus allaigremet yne maladie, quand nous y oyons le remedçprefent. Apres Adam nofire premier Pere ils efliment ceBe cognoiffance efire efcheuë par héritage à fa poHerité,qui d’aage en aage, félon que l'eSfrit de i homme ‘Va toufiours en aiguifant,t ont fi bien cultiuée, & auec telle diligence & cmiofité recerché fes fondemës,que la redmfans en faculté, ils luy ont acquis grand honneur (ùr louange. Ce que depuis yne infinité de Philo fophes ayans receu, if y. y oyons de l'honneur if du profit, aüecheT:^ de fa magnificence & douceur, fè font entièrement addonnezfà recercher if cognoiBre ce qui y pourrait appartenir, if ffecialement celle partie qui concerne la faculté des (impies. Or n ont-ils feulement mis leur efiude à remarquer les herbes,qui fè deleBent à la culture,if pareillemet ceüp dont on yfe couflu-> mierement en <viandes : mais auffi recerchans tous les lieux inacceffibles ^ deferts,fans obmettre en¬ droit ny coing de la terre exempt de leur yifite , ont curieufement ta fihé de fçauoir la propriété de cha¬ cune racine, à quel yfage on pourrait accommoder les fueiües des herbes ; mefmes ont approprié au bien if vtilité de l'homme plufieurs plantes inufitées auxbefles. A la diligence de fquels de combien nous Cea* redeuables,il fer oit fort difficile d'en ordoner : attendu leur mérité if beneficence,laquelle iefii-
pouuoir receuoirfalaire ny recompenfè condigne. Cependant Orphée le premier entre les Grecs des herbes, f félon quon fe peut fouuenir) a traitté fort diligemment des herbes : auquel ont fuccedeen ce faiSi éMufiee, if Hefiode, le fquels ( ainfi que tefmoignent les Anciens ) attribmyet aux Egyptiens le total de ce qu ils en ont laifie par efrit. Apres ceux - cy, ce grand Philo fophe Pyth agoras a mis en lumière force Hures touchât la faculté des Simples, fe difant tenir ce quil en auoit appris d'Apollon if d'Æfu- lape. Democrite aufiî,apres auoir Voyagé tout le Royaume de Perfi,l'Arabie,iEthiopie,if l’Egypte, s’ efl addonné à e frire des plantes. En quoy l'ont enfuyui plufieurs autres braues if excellents Autheurs, appaBez^de la Noblejfe ^ ?nerueilleufe douceur de ceBe matière : au nombre de fquels nous mettrons
Hipocrdte,Crateuas,AriBote,Theophrafie,Diocles,ÇariBius,Pamphile,Mantias,Heraphile,Dioforide,
Galien, Pline, ^ '■vne infinité d'autres , que iobmets pour efiudier à brieuetê : le fquels poujf'g d^vue bonne aff ?Bio d’ayder foulager le fiecle aduenir, ^ de quelque defir d’immortalité, fans effargner
adSIlb'îr*' corps,ny biens, fi fint hazardè-gen païs incogneus, inhabitables, pour. auoir la vraye ^ entiers
anciens en ^es Simples. Au refile que cefle cognoiffance des plantes,^ la curiofité d’en trouuer de nou-
b cognoif- uelles, apporte los d’mmortalité,outre l'vjtilité eÿ" plaifir qu’y prend l'bomme,non feulement yne bonne herbes. ** partie des anciens Philo fophes, qui fe fint monfireggrands harpailkurs des fecrets de Nature, l'ont co- gneu,mais encores beaucoup de grands altt' puiJfaÈs Rois. Et de fait, ayans en admiration le renom de ceux qui s' efioyent rendus immortels par le moyen de ceBe faculté s if d’autre copié confideras la fflen- deur merueiUeufe excellecequi en reuffit : ils ont. employé tel foing efiude, tant à la bien cognoiflre,
(qu'amplifier, quil s'en efi trouué d'entre eux quelques 'vns, qui mefmes ont composé Hures de l'hiBoire faculté des plantes : d autres , qui fe font addonneg à faire antidotes if prefiruatifs : non tant eu efgard à l'vfageif maintien de leur fanté propre, qu'au bien 0‘ profit d’yn chacun. D'autres y a eu, lefqùels non contens du bruit if gloire quils s eBoient acquis par leur confiil if fait d’armes, fie perfua- dam mantmoins qu'ils en feroyent rendus de beaucoup plus célébrés, s’ils employaient quelque temps à
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ceBe um excellente faculté fcience, à^rands coufîs ^ dépens fe font fait af porter de loingtains
fais des plantes rares, de fort grande ^erm : feulement pour auoir l'honneur ^ moyen d'en pu¬
blier la rvraye er entière defcription. Aujft eftoient-ils afeure^, queBansparuenm à quelque fa- mir, pourpouuoir mettre en auant quelque chofe de^^ntiitouchat cefle faculté, leur renom demeure- Toit immortel : car les plantes f renouuellent tous les ans , i^par ainji toufours elles r amènent le foauenirde ceux qui les ont trouuees çy* de frites. St quàinfne fit,l'herbe nommée Gentienné, de Gentiué T^y dllUyrie , qui premier la trouua , magnifiera publiera à toute éternité la renommée d'iceluy. En cas pareil la lyfimachie nelairra enfuelirle renom de Lyfimachus , Roy de Macédoine, P*'"® pour en auoir efie le premier inuenteur ? ainfi que le tefmoigne R line. Il y a ^rayement long temps que la mémoire de ce gr and^ puijfant Roy de ^Ponte Mithridates , feroit morte , nefloit le fordium, d qui pour l auoir trouue, il a laijfe fn nom. L'herbe clymenum , l’euphorbe,le thelephiurh , techium ^ torchanette , nimmortali feront-ils à iamaù le Roy flymenus , les Rois de Mauritanie luba ,(ù^ de éMyfie Telephus , ^ Alcibiades fapitaine des Athéniens ?B)^ou s efi acquü fi grande renommf le Roy des oArabes Euax, finon pour auoir dédié à Néron l'Empereur plufieurs Hures quilauoit compo- fé de la faculté des fimples medicamens? ^i a fait proclamer le renom du Roy de ^Pergame Attale, finon le foing,diligence,^ grandijfime peine qu'il a prifià recèrcher de -vrayes légitimés plantes, pour rendre les antidotes ^ preferuatifs qu'il préparait contre les poifons ^ venins , de plus grande nsertu ^ efficace ? le n oublier ay les Roy s de Cappadoce ^Archelaë, de Numidie maffinijfa, d’Argor Agamémnon : la mémoire defquels,pour auoir e fié grands fiudieux fimpliftes, ne mourra tant que
le monde fera monde. le laijfe là Thilometer , ^ Hieron , ^ quelques autres , afin de n'eftre fafiheux , le/quels pour auoir employé leur efîude à cefle faculté , demeurent eternife%^ , lir en grand honneur à la poflerité. Or par fucceffton de temps celle diuine faculté s'efl laiffé efcouleraux Romains-
Jri ’rt J / Z'* f ’ Jes Romains
entre lej quels Ce mamre de toutes bonnes fiences Marc Caton , le premier, ^ long temps fui l'a font maniée , n oubliant me f mes ce qui pbuuoit concerner les bœufs, autres animaux de fermce. Apres Sededne! lequel C. Falgim , homme de bon fç auoir ftSf fort renommé, appliqua fin efirit à compofir Hures de la matière medicinale,mefmes quil dédia à Augufie fefar,lefquels neanmoins il ne paracheua. Vray efi: quaupar auant H affranchi de Pompée le grand,? ompéeLenae,au0it eficrit plufieurs Hures des fim- ples , maü aùec H aide eÿ* moyen des dePfouiües du Roy mithridates. Car comme ce "Roy efioit , en¬ tre les autres gaiÜardifis d'elfrit , grandement affieBiopné à la faculté medecinald, employ ant tous fis fuhiets ( dont d auoit grand nombre , pour efit e grand terrien ) à diligemment recercher toutes les chofis exquifes er rares , qui feroient necejfaires pour la compofition des antidotes qu'il faifint : il gardoit parmy fin threfornun coffret plein de Hures ^ Commentaires , non feulement coëernans la matière médicinale, mais auffi touchant quelques ficrets,que luy me fine auoit obfieruez^ ët depuis Pompée, apres H auoir rvaincu deffait , s'efiant refirué fion threfor , enfemble le coffret fufdit pour
butin , commanda à Lenae, qui efioit doBiffime Grammerien, de traduire en Latin tous lefdits Hures ^ commentaires : auançant par le moyen de fi belle -vîBoire, non feulement le renom de la Répu¬ blique "Romaine , mais aufii profitant a la confiruation ^ fanté de la vie des hommes. Long temps i-oüange de apres afuccede P line , qui a efirit l hiBoire naturelle , traittant de Juitte en plufieurs Hures des plan¬ tes (fir herbes : auquel rurayement nous fiommes grandement tenus, par ce que néBoit la diligence dont il a ^fé, tr an fermant en fis Hures les eferits de ceux qui l'ont précédé, nous ferions pour la plus part frufirez^de leur eBude cly* labeur , que l iniure du temps a confimmé. Et qui n admirera la diligence fiience & filheitude prefique ineBimahle d Antoine CaBor, qui a njeficu quelques années auparauanti Caiior enîa CBien puis - ie dire que ïefiude ^ merueilleufe peine quil a employée à la culture de fin petit iardin, mefmes pour y njoir verdoyer de belles eÿ- rariffirnes plantes, luy ont acquis enfin temps grande au- thorite crédit : ^ principalement de ce que ja paffé cent ans, il n auoit finty en fit uie aucune fir-
îe de mal, y* queparuenuenfiextreme •uieilleffe , Une s" efioit apperceu, ni en mémoire , ni en ''vi¬ gueur , d'aucun deffaut : fi qu'on ne trouuera chofe dequoy plus fi doiue efinerueiÜer ÜCature. ^ant aux Poètes Latins , nous trouuerons que Virgile , Ouide Emile éMacer ont dit chofis touchant ce-
4 Be
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femmes tt- mMiere J leur donneront 'vn los immortel. Maù que dirons - nous des femmes ? 5^(e lijons lognoiffan- nous ^us és poëtes ^ és hiftoriens , quil y a eu flufeurs rvertueufesfemmes.qm four s'acquérir quel- pi«r qtte tiltre d'immortalité.ont appliqué leur ej}rit,à fçauoir la propriété des herbes ? Et défait ie ne fâ¬
che que Virgile, Ouide , ni les autres ayent eu autre intention, en feignant Circe fille du S oleil , par le- quel font procréées toutes les plantes, quà ce quelle sefloit entièrement addonnée à cefle faculté : car auffi par le moyen dételle cognoijfance , plufieurs accident incurables qu elle guéri jfoit , elle fe r en-
doit diuine plufioB qu'humaine. Non moins experte fe trouuera auoir eflé ^ledée en ceHe faculté: attendu que par la cognoijfance quelle a eu des herbes, outre beaucoup de cures admirables faites de > fon temps par fn moyen , elle a retarde la 'vieiüejfe a plufeurs. Ce qui a donne matière plaidante
aux Poëtes de dire , quelle aaoit fait raieunir fon beau- pere Æfon , qui ja efloit en l'aage decrepite.
* <’« , * L'helenium célébrera à iamais le renom d'Helene, laquelle on eftime auoir eflé la première inuentri-
* o^Arlnoî- ce de cefle herbe : comme aufli * l'artemifia celuy de la Keyne de Carie femme du Roy Maufole , cAr-
temifla , combien epue d' ailleurs elle fu^ajfeT^ renommée. T)auantage , ce que nous soyons les befies irrai fonnables s'eflre addonnées à recercher la noertu ^ propriété de plufieurs plantes , pour le bien ^ commodité, que par 'Xin inflinSl naturel elles ont apperceu en reùfpr, deuroit fuflifamment inuiter •nn Us‘"beft« ^f^^fi^^dembrajfer carejfer ceHe tant belle fience. Et vrayement , ie n'eHime point la propriété
brutes ont du diSlam à tirer hors les tronçons des flefches ^ dards qui feroient demeurez^ au corps , auoir eBe îï mtu! cogneuë d'autre part , que par le moyen des cerfs ^ dains de l ifle de Candie , qui fe paijfans de cefle herbe, en auoient ejfirouué la <^ertu : ne plus ne moins que celle du cerf montain, par ce que les biches le cerchent apres auoir posé leur fan : comme aufli les tortues ont enfeigne les "vertus de la farriete : les belettes, celle s de la ruë : les efleruiers , celles de hieraciu : les pigeons, celles de la yeruaine : les aron- delles,celle delà chelidoine : les cicongnes , celles de l origan : ^ pareillement quelques autres plantes, defqueUes nous lijons les facultet^ ^ naertus auoir efle manifeflées par quelques animaux. Si docques on rumine diligemment les chofes fufdites ,fl on eB attentif a l origine première de cefle faculté , qu ou confldere que les plantes ^ herbes douées de leurs vertus ^ propriété^, onteBé produites dés le commencement du monde , auec la création des Elemens : qui fera celuy qui ne la iugera eBre fur toutes les autres mondaines , la plus ancienne, la plus noble, la plus precieufe, la plus diuine : Bref la U admirable? Or ne faut il feulement C admirer louer pour leplaifir^ refiouyjfance qu'on y
Simples efl: prend , maù bien plus pour U bien , commodlté ^ profit quelle apporte. Car par le jeul moyen de ceBe fcience on conferue les hommes en fante ( ce qu il leur efl après fur toutes chofes ) par le fècours d' icelle on chajfe <"vne infinité de fortes de maladies, on furmonte la cruelle malice despoyfins, ^re- JÎBe-o^aux morfures ^ pointures des beBes ^enimeufes : auec icelle on prolonge la ’"vie aux hom¬ mes : Bref, auec l'ayde d'icelle on fait bien fouuent refufciterceux aufquels ne reBoit aucun eëfoir Empereurs de guenfon, A quoy ayans efgard quelques Empereurs ^Romains ( ainfl que tejmoigne Galien au ôuibeoren premier dcs Antidotes ) combien que d' ailleurs ils fujfent ajfe\preoccupez^ au gouuernement de la fauceTeï^' République, ^ autres charges qu'ils fouBenoyent pour les affaires de l'empire: Si fe font-ils monfirei^ âirapips, tellement afféîionne\à ceBe faculté, que donnant quelque peu de relajehe a leur ejjrit, ^ ejfayans tous moyens pour auancer ^ orner la matière medecinale : ils cheriffoyent ^ temyent à gages en fort loingtains ^ diuers quartiers du monde etexce liens ^ diligent SimpliBes, afin que par leur diligence ils peuffent recouurer les plantes eBrangeres ^vrayes légitimés, pour rendre leurs drogues
de beaucoup plus precieufis efficaces. Et ne fay doute , qu outre le bien ^ profft qu ils y preten- doyent , ils n'y fujfent attire’!:^ par quelque aiguillon d'immortalité. Aufli fi mettoyent-ils deuant les yeux les exemples de leurs AnceBres,lefques ne prenoyent feulement plaifir de mener en triom¬ phe les magnifiques deèfiouïUes des Roys qu'ils auoyent fubiugue, enfemhle les Rots liez garrotte’g^ fur de chariots au deuant d'eux : dins aufli y ammonceloyent plufieurs plantes eBrangeres rares des drogues très -fingulieres , de grandiflime aiertu : s'eBimans acquérir non moindre gloire honneur par ceBe conqueBe de platites, qu'ils faifiyent par apres verdoyer en leurs jardins: ^ '' des drogues, qu'ils ferroyent comme reliques, pour leup *"vjage propre , if celuy du commun : que
des
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des trophées , fiâmes arcs fitperbes , .que le Sénat ^ peuple Komaîn , en perpétuelle mémoire du
faity^ louange de ceux qui s'en rendoyent dignes ycommandoit d'eriger. ^uant aux eferits de c'eux qui fi fiont addonnez^ a cefte faculté, l’eBime quon en a fait, donne ajfez^à cognoiiîre leur gran¬ deur ^ excellence, O* l ’ZJtdhe qui en reuient. Et de fait, les Romains apres auoir pris Carthage, liares de firent prefent a diuers Roy s & Seigneurs , des bibliothèques qu'ils y trouuerent , fi refiruans tant fiulement pour eux trentedeux Hures d <'vn certain Magon Carthaginois , touchant la faculté des matière fimples l'Agriculture iportans tel refieSi audiSÎ Magon, ^ à fis eferits , quils les firent appor- ter a Rome, pour les tr aduire en leur langue. 6 n fimme , les Anciens fi font trouuezftéflonne’g du naturel admirable des herbes, qu ils n ont craint d'en ajfermer de chofis incredibles. Xanthe , Chro- Herbes det niqueur ancien , dit au premier Hure de fin hiBoire , qu'yn dragon ayant trouué n^n de fis petits luieuf™.'^*' mort, le rejfufiita auecvne herbe nommee Balù : de laquelle aujfi <^n certain nommé Thylo,fut re¬ mis en rvie , ayant efié tué par njn dragon. Le Roy de Mauritanie luba , dit aujfi qù en Arabie rvn homme fut rejfufcité par la yertu d'yne certaine herbe. Democrite a dit , eÿ* TheophraBe l'a dmficreu, qu ily anme herbe, auec laquelle les pics-yerds font fortirles coings dont les PaBeurs Pics-yerds, mroyent eBoupé leur nid, à les toucher fiulement de ladiBe herbe : comme pareillement auec l'e- f, thiopide, qui aura eBe charmee, on ouure toutes ferrures. Ce qui ne m'efi aucunement nouueau : car lime fiouuient auoir yeu ces années pafiées d Xenifi , pendre <-un certain mal-faiBeur , qui par le urir^Tes fo- moyen d'yne feule herbe enchantée qu'il auoit , ouuroit de nuiB les ferrures des boutiques. La yertu Ses pro- doneques de cefie herbe qui efi tant frequente és montagnes d'Italie, qui fait que les cheuaux qui mar- Smageî- chent deff^ fi trouuent deferre-g, ne nous doit fimbler eBrange. Herophilus, Médecin tres-renom- me, a laifie par efirit {ainfi que dit Pline) que l on trouue quelques herbes, lefqueües font falutaires, marcher deP- fi on marche dejfus : d'autres , qui en cas pareil font nuifibles. Me fines qu'on a ^veu par expérience, des maladies, ^ des playes fi rengreger, s'enflammer, quand les patiens paffoyentpar des lieux
remplis d'herbes pernicieufis ^ dommageables : comme au contraire , qu'il s'en efi trouué de guéris, pour auoir cheminé fur des plantes falutaires. Et de fait , touchant ou eBreignant ïhemionitis, nous auons apperceu guérir les defeBuofitez^de la ratteile mal caduc , en portant pendue au col ( dit Galien) la racine de pæonia : la jauniffe, en portant à nudpied dans le foulier l'efclaire, ou la burfa . paBorù. a efi chofi afeurée (fi nous croyons TheophraBe , ^ Pline) que touchant auec l'aconit eBrangle-leopard, les parties honteufes de 'la femme, elle en mourra incontinent apres. On tient que la racine de parelle fauuage , arrachée au defaut de la Lune, caufira que ceux qui la porteront bien nette, n auront les yeux chaffieux. Celuy qui eBeindra auec fin nsrine yn tifin de tamari fi ardent, fira deliure de toute dipculte d'rurine. On eBime que portant fur foy ntn ietton de meurte, on ne fentira es aines aucune inflammation,ny apoBume. Les racines de lierre tirées de terre du temps que la Lune efi au figne dl Aquarius , gueriffent les rvarices des jambes (ainfi quon dit) fionles appli¬ que fir la partie : autant en font troù grains du lierre rempant,fion les lie dejfus. Mithridates^
Galien font foy que le ^ feordium contregarde de putrefaBion les morts fi on en met dejfus. Les chama Scythes inuenterent premièrement lafcythica, qui efi yne herbe fort douce, prouenant ordinairement 7- es confins de Bœotie, de laquelle ils font grande eBime, pource que la tenans en la bouche,ils n'endu- h'ppîceXr* rent nyfaim nyfioif Le mefme fait l'herbe nommée Hippice, c'efi k dire Cheualine , pource qùeUe a XiLfT'’ me fine effeBk l'endroit des cheuaux : dit-on que les Scythes demeureront bien dowge iours fansfZ'^l,,,
boire ny manger, par le moyen de ces deux herbes. On a en teüe réputation la Betoine , qu'on eBime J» que la maifin ou eÛefi trouuera plantée, demeurera exempte de toute mefihanceté ^ péché emrme.
'-Pythagoras efirit que l'herbe coriacefia, ^ pareillement la caUitia, ont ntertude congeler l'eau, fi on
les met dedans. Le ius de l'herbe menais ( dit le mefme) efi fifouuerain, que le faifant bouillir auec u, je rher-
dleau , ^ en fomentant yne morfure dê ferpent, il la guérira foudain : ^ neanmoins fi on yerfe
ce ius fur d herbe, ^ que quelqu yn marche fiulement dejfus, ou qu'il en tombe fur luy,de forte qu'il «îommagea-
en fiit mouille, iln en réchappera iamaü : tant efi ce ius <x>enimeux ,hor finis contre les poy fins. Le
mefme Pythagoras parle encore d'^vne autre herbe, diBe Aproxü, de la racine de laquelle le feu efi
fi friand
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. fi friand, que l'en approchant tant [oit peu, il y fautera, ny plm'ny moins qu’à la naphtha. Demo-
crite efcrit quenja contrée de Tardifiila , quiefiés Indes prouient <-vne plante dite Achemenide , qui ne produit point de fueilleSj<ùr‘ efi de couleur d’ambre , de la racine de laquelle on fait de trochifques, qu'on fait prendre aux criminels auec du <-vin en plein iour , afin de leur faire confejfer la ^vérité de. leur fait : adioufiant que la nuiSé fùiuante les esprits les ‘-viennent tant tourmenter par yi fions
fi horribles, qu'ils les contraignent à dire la ‘-vérité de ce quils fçauent. Dit outre que és régions d* Arménie de Cappadoce,y a ‘-vne herbe nommée Adamatù, laquelle mife auprès des lyons , lés cotraint fe coucher à la renuerfi,^ seBedre,<iyr baailler à gueule bée : ^ tient qu elle ait pris le nom d'Adamantù,pource qu'il efi impojfible de la piler, no plus que le dy amant. L'herbe nommée Arianù, cueillie du temps que le Soleil eB au figne de Léo, fait allumer le bois qù on aura frotté d'huyle , à l'en toucher feulement. On trouue par efcrit , quil prouient en Cappadoce ^ Myfie njne certaine herbe •nommée Therionarca , qui rend amorties toutes les beftes fauuages qu'on en aura touché, me fines quil n'y a moyen de les faire reuenir, qu'en leur iettant dejfus de tyrine d’hyene. Et dit-on qu'en la ' contrée iElephantine, qui efi en l'Ethiopie, il croifl <yjne herbe qu on nomme Ophiufa , qui a y ne for¬ me hideufi , ^ de couleur plombine : de laquelle quiconque en boit, tombe en fi grande frayeur des ferpens, qu'il fi tue foy-mefme : & que pour cefle caufi on contraint les facrileges prendre de ce breu- uage : neantmdms que le ‘-vin de dattes^ firt de remede fingulier. On dit dauantage que le long dufleuue Indus croift ‘-vne autre herbe dite P otamautis, laquelle pri fi en breuuage tranfiorte le fins à ceux qui en boiuent, leur fait ‘-voir de ‘-vifions fauuages ^ efiranges. Au contraire la racine
du filatrum furieux, dit Diofioride, prifi au poix d’^vne dragme en ‘-vin, en fait yoir de bien plai- fantes. L'herbe theangelü , qui croifi au mont du Liban de Surie, fait deuiner, ceux qui en auront mangé. Sn la région de BaBraiana , le long dufleuue Boryflenes prouient l'herbe GelotophyUis: ^ tient-on qu en prenant auec de myrrhe de yin, on yoit plufieurs ‘-vifions g/ fantofmes,g^ ne cejfe-on de dire, iufques à ce qu'on ait pris depignolats en ‘-vin auec poyure miel. Apollodorm que t herbe Æfihynomene retire fis fueilles, quand on en approche la main. V herbe * Oeno- theta (dit Crateuas) arrofie de ‘-vin, fait demeurer coye ^ paifible quelque befie que ce foit, , la pen¬ dant au col, ou ioug. Appian Alexandrin fait mention d’y ne certaine herbe que les Parthesprep\ de faim trouuerent apres la yiBoire que M. A. obtint fur eux, de laquelle ceux qui en mangeoyent, tomboyent en teüe refuerie ^ alienation de fins , que fans leur fouuenir de chofi que ce fufl , toft apres, comme youlans faire quelque chofi de grand, ils fi mettoyent à arracher des pierres : leur du¬ rant telle forcenerie , iufques à ce que findlement rendans force flegme bilieux , ils treSfajfoyent. Les branches du rhamnus de la troifîefme , mife s és portes feneBres des mai fins , chajfent hors tous enchantemens ^ firceleries, filon que dit Diofioride : difitnt auffl que la fquille entière pendue à l'entrée d!‘vne chambre empe fiche tous les ejfeBs des charmes qu ony pourroit faire : ^ que les racines de pareÜe , ù* mefmes celles de plantain, mifis à l'entour du col, refluent les efcrdùelles. VDit en outre, que les ‘-vers que l'on trouue en Automne és teBes du chardon à carder, pendus au col en ‘-vne petite bourfi, ou attachez^au bras gauche , font bons contre les fieyres quartes : ç/ mef¬ mes pendant que ceux qui font poinBs des fiorpions tiendront l'atraBylù, qu'ils ne fintiront aucune douleur : maïs que pofans ceBe herbe , la douleur commencera à reuenir , ^ à s'augmenter, portera fur foy, dit le me fine , les racines de polemonia , il eft affeuré contre les picqueures des fior¬ pions : car ils nont garde de l'approcher : Et fi par fortune il en efi picque , il ne fentira aucun rnal. îofepheJe// y a, dit lofiphe, njn lieu en ludée dit Baaras , auquel croifi yne racine nommée Baaras , qui a couleur comme de feu , eBincelant fur le fiir comme yne eBoïle : de laquelle il efi fort difficile de s'approcher , de l'arracher ,fi bien elle fuyt fous terre : ne s' arreBe iufques à ce qu'on luy
puijfe ietter deffus d'yrine de femme, ou de fin flux menBrual .'joint que fi alors quelqu yn la tou¬ che , il efi affeuré d'en mourir ,finon qu'il emportafl ladiBe racine pendante en fa main. Or pour ïauoir, ils y procèdent de telle façon : On la defichauffe tout à ï entour, ^ n'en laiffe-on qu'yn bien peu fous terre : puis on y attache am chien , lequel youlant fiuyure fin maiBre qui s'en ira, l'arrache:
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MÛ il meurt tout fiudaith tomme fuymt fomceluy qui U ruouhit airdcher. Des lorj il «y a iun-
oerùUmMier. Orne s y harturde-qn que four tvne fedeyertu quelle u: qui eSi quen touchmt
ceux mi feront polfedez^des mmum eS}rits,foudu,n ils en feront deliurez, rAu reHe i uy recouuert rvne rJne, tinfuffon de laquelle faite en ^m,fu{s codée & héàe , engarde de manger, tant qu o» altprûvne cueiUerée de nsinaigre. Ontrouue és Indes Occidentales wne racine grofe comme la Jfe d-rvn homme, qui a ksfueiUes defureau,le im de laquelle eBccemmeux : mais tauoir broyée, fi on lareduitenfanne, elle fort à faire de boa pain: Les Triaeleurs méfient au ym la poudre dyne racine qui eSl piquante au gouH, eÿ quand ils ont enuie de tromper quelqu yn, ils luyjont tremper le dokt dans ce 'vin, comme pour en tafier : maù le pauure na plufioS ma fin doigt a la bouche, qm parcontrainteillemord,rf seferie. Làdejfm le galbant pour t amadouer luyfiotte les poux des mains (fies temples, dlyn certainonguent,(fluyfaitàtheure amajfer quelque piece d argent, qutl iettera en terre. Où cuidant fi leuer,il tombe , é comme celuy qui craint de fi noyer , il nage , (f se fine effre en danger. Lors le Triacleur le reloue. Maû luy comme fi rejfentant d’yn tel tort, re¬ garde le Triacleur de trauers , (f luy reproche fin iniure, mefme femble le cvoulotr attaquer. Et de %it le Triacleur s’enfuit, t autre le pour fuit tant (f plus, (f iufques ù ce qùeSant nettoyé de tel on- . . . J7 ^ Cten Quneÿ ùit, commc Cil Qtù fèmt 6 fchappc dâ quelque mufraçe) d
Je met à. tordre Jes ctoeueux g/ numuemms ^ a tpj cyy/f 1*1,, fm,, u, ^ ry., j . , - , ,,
que iedüyne font fables : car il fe trouuerd gens qui l'ontrveUb quifedoutans de la frauderont
fait efTayer cefte année dans PrJtguesyifràleursferuiteursmefmes y ^àceux de leurs amu.
phrafe fait mention d'yne certaine herbe , de laquelle qui en mangeait .fournit cognoiflre charneUe- ment feptantefoù yne femme. Voire mefme lesEPfagnols affeurent . qu m quelque endroit des In^ des Occidentales, tirant njers Darieu.il prouient ^ne certaine forte d’arbre.ayant forme de poyner^
(ils le nomment en leur langue Agnofoat ) duquel le fruiSî a gouB de beurre cfl e telle efricace à exciter le ieu d'amour, que cefl ndn cas prefque incroyable. Pline efcrit enfin HiBotre naturelle, que l'herbe Achemenide efi douée de telle force ^ njertu. que iettée dans njn efquadron de l ennemy, elle l'efiranle. ^ luy fait tourner le dos, U en met njne autre nommée Latice. qu'il dit croifire en Per^ fe.laquelle fi on porte quant ^ foyparles champs, ne laiffe auoir faute déçûmes. ^ autres cho fies necef aires aux voyageurs. Et pource auffi les T(où de Perfi.. qui feuls en ejloient fournis . en don- noient d leurs Ambaffadeurs . toutesfoù ^ quantes qu'ils les vouloyent mander en fats eflranges , loingtafrs. lly a quelques Autheurs modernes, gens dignes de foy. qui difent croifire en Tartarie vne plante, frqueüe produit fon fruiSÎ femblable à rvn agneau, lequel eB couuert d'vne bien mince peau, dont fi feruent les gens du pats à faire chappeaux: difant en outre que le dedans de ce fiuiB rethe .d la chair des efcreuices : ^ que faifant incifon d laplante. eüe iettervn rouge comme defang,
du reBe ayant 'rme merueilleufe douceur: qae la racine de cefîe plante s efleue de terre . iufques au milieu dufiuiB: adiouflans pour plus grand miracle, que tandis qu'il y a dl entour de cefie plan¬ te d'autres herbes werdoy antes .fonfruiSi fe maintient beau gaillard, ainfiqu ^n agneau par-
my ''vn bon pafquù : mats que auffî toB qu on les retranche, petit d petit il vient a fefleflrir: mettant pour la fin que les loups en font fort friands, tout dmfi que s'il efioit vray ^ naturel agneau. Au refie quant au lotus Egyptien . les Egyptiens portent tefmoignage qu'il plonge fies tefles fies fleurs
en l'eau iufques d la minuiB. voire mefmes fi profond, qu'il firoit bien difiieile de les pouuoirauoir d la main, pour bien eflendre qu'on face le bras. Mais comme le iour s'approche qu’il fi redreffe . ce tant plus quand l’aube du iour eB prochaine : ^ que neanmoins il ne fi monfirera fur l’eau .que . le Soleil ne fiit leué: au leuer duquel il effanifl fies fleurs . fe iette fi haut, que fis fleurs font beau¬
coup eflpngnées de l'eau. qAu refie. ni les forefls . rochers . cauernes . ni mefmes les chofisles plus hi- deufes de CNfiture. ne font defgarnies des remedes propres d Ivfage de l'homme : tant s efi monBré foigneux curieux ce grand Dieu . d faire reluire par tout les fignes ^ marques de fa honte pater¬
nelle. Et défait de tant d'herbes ^ arbres qui finourriffent és forefls. n’en voyons-nous pas vne in- finiff dediées d noBre bien ^ pfoÆt l Les rochers ^ cauernes rien pro dut fient elles d autres fort prof-
fitables.
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f tables^ ^ necejfaires ? La mer me fine nom en fournit , <^oire de bien falutaires : comme mjft font les lacS) les rimeréSy fontaines ^ marais ; tellement quil ny a anglet du monde:, ou la Medecine ne trouue chofis four fon 'Zffage. Si qu on feut conclurre que de tout ce en general que la terre produit, il ne fi trouuera rien dont le Médecin ne puijfe tirer bien ^ profit : attendu me fines que les ‘uenins ne fie de firui fient ^ amortijfent feulement tvn t autre , mais aujf fint requù en beaucoup de mala^ dies. Et qùainji ne fait , î aconit , que nom auons dit cy-dejfm eBre fi mortel ^ quà toucher fiule- ment les parties honteufis de la femme, il luy caufi la mort : pris en breuage ne guérit- il pas les mor- Jures des fiorpionsi N'efi-rce chofi admirable que ces deux naenins tant pernicieux dommage a*
blés, s’ amortijfent topn l'autre au corps de la perfonne, fans porter aucun dommage ? joint qu'on peut commodément faire entrer l'aconit parmi les mediicamens oculaires, quand il ejl queflion fiofier la douleur. T> auantage la ciguë qui efi rune herbe fi dangereufe, appaije le feu S. Antoine, èngarde lesylceres corrofifs de s' enchancrer, fi on l'applique dejfm ,/èruant pareillement aux inflammations des yeux, beaucoup d'autres accidens. L'oleandre fait mourir les cheuaux , ajhes ^ mulets , qui
en auront mangé : ^ neanmoins pris en yin, il fert de preferuatif fingulier contre les morfures des fèrpens. Le im de pauot fait dormir la perfonne iufques à la mort, ^ fi toutesfoü il appaife toute douleur njehemente, ^ eBproptable contre la toux^ ^ les defluxions d'eBomac : Les cantharides câufent la mort à ceux qui en auront mangé : ^ cependant elles guerijfent les morfures du chien en¬ ragé. ^mnt à la <-vipere , on n'ignore point quelle ne foit plus yenimeufe que pièce des autres fir- pens : ^ neanmoins fi on la mange , ou quon l'applique , non feulement elle amortit la. malignité de Jonri;emn, mais me fimes d.e tout autre, .^uoy plus l le crois fermement qu'il n'y auroit chofi au monde,de laquelle on ne peut aifément/venir à bout, fi les yertus de toutes les herbes nous e fiaient cogneuës. Et combien que plufieurs n'adiouBent foy à ce que. dejfus ,fi efi- ce que confiderans telles merueilles, ils feront contrains , yeulent-ils ou non ^ de confejfer qu'il y a icy plus que la yerité. Les gens d'ejjrit ^ defiauoir reprennent telle incrédulité blajment ceux qui fi moquent de tels mi¬ racles : aujfi en yoyent-ils tous les iours des preuues, qui leur rendent tefinoignage du contraire. Et yrayement il n'eB ni beau ni fiant de prime- face de déroger au tefinoignage de ce que nous trouuons par efirit. Car fi on confidere le nombre infini de chofis claires ^ toutes euidentes qui fi prefintent ordinairement auxyeux de noBreeJJrit, defquelles toutesfois il efi i mpojfible de rendre rai fin : ^ qu'on prenne garde aux ficrets qui font cache-gaa plus profond des entrailles de. la terre fincompre- henfibles du tout à l' efirit rai fon de l'homme : il nous fera force de confejfer croire que nature
les a produit, pluBofi pour nous rauir en admiration de fis faits (& miracles , qu'aux fins de nous les faire comprendre ^ cognoiBre, ët par ainfi ceux qui fi monBrent.fi curieux d efielucher les caufis rai fins de toutes ces difiiculte'g, oBent ^ effacent les miracles de Nature, derogeans grande- - ment d leur grandeur ^ dignité. Car où defaut la raifon des caufis, c efi Id où on commence d dou¬ ter, ^ philo fipher dejjus : qui me fait dire, que ceux qui nadiouBent foy aux miracles prodigieux de Nature, peuuent eBre dits aucunement ‘-vouloir .anéantir la Philofdphie. Mats pourquoy l'on ne cognoifl dauantage de plantes {dit Pline) il ny a autre raifon ,finon que leur expérience fi fait entre pat fans , gens ruBiques iUiter.ez^, comme entre ceux* qui yiuent couBumierementparmy elles.
üAuffi en yoyons-nous plufieurs qui nont encor point de nom : 'efi fi cognoijfons ( difoit le mefine) rpne certaine plante qui ri a point d^ stom , laquelle fi on met fi us terre és quatre coings d'yn chartip femé , engardera qu il ny entre aucun oyfiau. Chofi yrayement fintant fa brutalité,^ digne d‘<vn grand impropere, que ceux qui fçauent les chofis rares, ne les ‘•veulent euulguer , comme s'ils pouuoyent perdre ce que d'autres ont trouué. D'autres apres en font le mefme,lefquels fçaehans quel¬ ques autres chofis, pour enuie qu'ils ont d'en auoir fiuls l'honneur, les tiennent cachées ; fi bien il y a de perfinnes nées feulement pour eux , ^ non pour le public. D'où s' efi enjùyui par telle partialité, que ce que les Anciens auoient bien ^ diligemment cultiué, s' efi efioulé,^ efùanoüy. ^mnt d rhoy, ie firoid bien marry de Jùiure telle pertinacité ^ malignité , ^ d'enfiuelir celer ce que i' aurais
acquis., d quelque peine tràuqil que ce fufl : pouree qu ainfi faifant ie ne pourrois efihapper le cri-
t
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me de -vouloir defiaader la -vie der hommes du bien labeur d'autruy. Et pource aujfi m'eBant toufiours proposé ce but, filon mon petit pojftble , d'auancer le bien public, & foulageren quelque cho- fe l'aage adusnir: lay bien -voulu en ces miens Commentaires publier non feulement ce que îauroü après des Anciens ^ Modernes , mais aujfi quelques inuentions miennes ^ expériences : à limita¬ tion de quelques grands perfonnages de nofire temps , bien yerfez^és langues Grecque ^ Latine , qui fe font adonnezfià efcrire IhiBoire faculté des plantes: au rangdefquels nous pouuons mettre Hermaloe Barbare, Nicolas Leonicene , Manardus Verrarois , lean Ruel , Marcel V ?rgilie Floren¬ tin : entre les Allemans, Leonord Fuchfius,homme de grand fçauoir , Antoine Mufa,BrafauoluSj la¬ ques Syluim, Aloyfus Mundeüa, ^ i autres : lefquels confderans la qualité if grand honneur au¬ quel eBoit la Medecine entre les Anciens , if la balançant auec le piteux eBat ou ils la Voyaient de leurs temps réduite, par la faute ^ négligence des Médecins du temps pafé , qui n en fai fans conte, mefmes ne cognoijfoient autres, herbes que celles qu on mangeoit couflumierement : ayant compajfion de telle mi fer e if calamité, auec -vn merueiüeux [oing diligence fe font efforcera defchaffer telles
tenebresfà fin de nous rendre la matière Medecinale en fa première if ancienne lueur filendeur.
^oy confideré, enfemhle l’indufirie defdits Autheurs, if rayant quils nauoientparacheué la cultu¬ re entière de ce iardm , -voire mefmes que plufieurs Médecins de nofire Italie Apothicaires com-^ metîoient iourneüement de bien lourdes ertormes fautes , à faute d'eBre experts en cefie faculté, au grand détriment toutes foü if péril eminent delà famé des hommes : d'ajfeBion que lauoù d'y remedier, if de faire efiay s'il feroit pojfible d'expulfer telle afnerie, pour faciliter le chemin à nos
Apothicaires, qm pour la plufiart n entendent ni Grec ni Latin, ie me mû à traduire if commencer en Italien, les fix hures de la matière Médicinale de Diofioride Anazarbeen, Autheur -vrayement fort ancien , if qu'on doit à iuBe titre nommer Prince des Simplifies. En quoy ie puis bied ajfeurer auoir dePployé fi peu d’eSfrit ^ iugement que Dieu maudit donné,fans efiargner peine aucune, dili- gencemi Jbing,pour faire roir à l'œil les plantes que l efiime eBre les rrayes if légitimés, if pareille¬ ment mon opinion touchant plufieurs autres fimples,defquels n a aucunement fait mention ni Diofco- ride, ni pas -vn des Autheurs Grecs. En quoy fi i'ay eBé contraint de reprendre , if monfirer au doigt les fautes des Médecins ^ Apothicaires qui nous ont précédé : mefme de taxer l'erronée opi¬ nion de ceux de nofire temps , combien que d'ailleurs ils y ayent employé une grandiffime peine, on ne s'en doit par trop fafcher. Car de moy ie ne trouue point nouueau que gens de tel iugement , fiauoir if mérité, ayent -vacillé, fiecialement en matière fi difficile if embrouillée: if ne -voudroü ajfeurer qu'en cefi œuure fi prolixe ie n'eujfe moy-mefine choppé. Or ay-ie fait la defiription des plantes befies ajfez, prolixe , félon que la matière nia femblé le requérir: quant à leurs yertus if proprie tez, ie me fuis contenté d'y mettre ce que Galien en auoit dit, horfints en quelques endroits, ou iy ay ad- uisé du defaut. Outre ce,fçachant bien qu'il y auoit -vn bon nombre de plantes , drogues , if autres plufieurs [impies, qui courent tous les iours en Medecine, partie defquels les Arabes auroient trouué, partie les autres, qui fùccedans d'âge en âge fie font curieufement addonneza ceBe matière, defquels (félon qiion peut iuger if voir ) n'ont fait mention ni Diofioride , ni Galien , ni mefme aucun des Autheurs Grecs : pour foulager if contenter' -vn chacun filon la diligence à nous pojfiblè , les auons, inférées parmi nos Commentaires , enfimble leurs defiriptions proprietez. Ce qù ayant parache- ué,par meur confiil, if â la fufcitation de certains miens amù,gens doBes , if bien expérimentez., ie le feis mettre en lumière : auec intention que ce mien labeur peut aucunement firuirâ la confiruation de la -vie des hommes, if pour procurer que l'Italie me futredeuable de ce bienfait. En quoy toutes^ foü fi te tay fait , ou non , ce n'efià moy d'en iuger. Maù bien puü-ie dire que cefie ÿrande diligence 'm m'efi tournée â aucun des - honneur , ains a eBé acceptée pour plaifante agréable : attendu que
’ depuü quelques années en çâ,ona débité quatre ou cinqimprefitons, qui toutes ont efié bien receuës. le laijfe le iugement if efiime , qu'en ont fait beaucoup de gens doBes : qui me fait dire que ie ny ay du tout perdu mon temps ^ peine. Ce qui -vrayement me deuoit [ùjfifamment inciter â ne me con- éenter de ce bien procuré à ma patrie , à hfiargir aux autres nations. Maü depuü ayant confi-
c deré
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deré que plujteurs eBrangerSitant Allemans que Françoû , frenoyent Vn fîngulier fUifir à fueiÜemr mes Commentaires , combien quils fujfent en langue Italienne, qu'ils en faifoyent leur projet: mefmes quils s'eftudioyent à en traduire quelques pajfages, pour s'en feruir en leurs efcrits,confej]ans non feulement de les auoirprü de nous , mais ek leur grâce aujjl nous en donnans louange hon¬ neur: pour gratifier leur diligence ^ bon vouloir enuers moy de quelque autre chofe,^ pour ne me monBrer ingrat, iepenfay de les traduire en Latin , m‘affeurant quils en feroyent mieux veus, ^ que ie leur pourrais par ce moyen fatü faire. Ainfi doncques ie me mis a les traduire ^apres toutesfoü y auoir beaucoup changé, félon que la dijficulté de la matière le requérait, beaucoup innoué,^ le tout prefque ageancé.Vlus i'y adiouBay force figures de plantes herbe s,le tout en petite forme,0- apres
le naturel: afin que ceux qui ne peuuent aller par pais , ^ qui font deBituez^de maiBre, peujfent ■auoir en tout temps, ^ comme dans vn fardin, auquel ny aurait befoin de manœuure, les plantes au naturel. Or depuis l'an de la Natiuité de noBre Seigneur I e s v s - C h R l s T , cinq cens cinquantehuiB , faifant reimprimer lefdiBs Commentaires, ie les augmentay derechef de plufieurs pourtrai&s , tant d'herbes que beBes , defquelles , outre celles dont fait mention Diofcoride i nous y auons ifecialement traitté : mefmes ie les amplfiay en beaucoup d'endroits. Et maintenant dix ans durant que i'ay demeuré au feruice à la fuite du Prince Ferdinand Archiduc d'AuBriche , ^c. en
(fiat de Médecin de fin Alteffi , fi peu de temps moyen que iay efichappé des méfiées ^ affaires
que donne la fuite d’vne telle Cour , ie I'ay totalement dédié à cultiuer ^ orner ce mien iardin encom- mencé. Qu non feulement iay fait imprimer des Herbiers à l'vfage particulier des Allemans , ^ de ceux de Boheme: mais aufft ay augmenté mes fufdits Commentaires Latins en plus de mille paffa- ges^ les faifant imprimer auec des figures plus grandes,tfi mieux tirées au ajif que les precedentes : y entreme fiant mefmes force plantes eBrangeres , toutes au naturel, lefqueÜes ie n'auois encor mi Au- theur queie fiache ,fait auparauant mettre en lumière. De moy iepuü bien affeurer que toutes ces plantes ont eflé fi bien pourtraites taillées au vif, ^ par gens fi bien entendus, ( ce qui toutes fois fe pourra mieux cognoiBre à t œil) que fans les faire dépeindre eÿ- colorer, toute perfenne qui premiè¬ rement les aura <-veües verdoyer fur terre, ai fement lescognoiflra.^i me fait affeurer que fi par cy- deuant mon iardinet a efié bien receu f^vfité tres-volontiers par les Simplifies, qu auec tels ornemes magnificences il ne fera meferisé, me fine confideré que la porte en fera toufiours ouuerte. Et vra- yement auff noBre promptitude ^ affeBion ri a iamais eu autre but que le bien ^ auancement du public , le feoulagement du fiecle aduenir : tefinoin l'infupportable peine ^ diligence que i'ay em¬ ployée cinq ans durant à faire pour tr aire tailler les herbes , ^ les grandiff mes fiais qu'il y a con-
uenu faire , qui ne me font aucunement griefs. €t neanmoins quel détriment^ efchec ma fanté en a receu,0^ dequoy s en fera reffenti mon aageja caduc, i'aime mieux le taire qu'en remplir les oreilles des leBeurs : afin qu'on nepenfe que ie die cecy plufiofipour me plaindre , ^ captiuer la bien- vueil-
l ont<X)eU ZSrCOgneu, quienpourrum
eBre quelqu'-un, .qui ay ant pris garde à la diffculté&‘ grandeur de l'œuure, pourra facilement ima¬ giner, en quelle peine, foin^, diligence,!^ en combien de temps t'en fuis venu à bout.fe laiffe là les
rvoy âges, les fafcheries que i'ay enduré mjifitant les montagnes,nuaüées,foreBs, ^ prairies : les dan¬ gers où ie me fuis mü montant fur mer,^ifitant les lacs,riuieres, palus ^ fontaines de plufieurs pro- uinces ^ pais : mefmes allant naoir plufieurs iardins, tantoB cy,tantoB là en plufieurs Filles renom¬ mées : recherchant les vieilles ma’ttpires , les cauernes, les mines , les forneaux ou onfdnd ies métaux, pour y trouuer la calamine , la tutie , le feodium, la fleur de bronze , la litharge , Zr plufieurs autres medicamens métalliques, le laiffe à penfer les moyens , ^ fatigues que i ay eu, pour recouurer d A- fie, de Grece, de Syrie, d'Egypte, d'Arabie, de Numidie , force belles plantes efîrangeres non ' ^coufiumieresànoflre Italie. Ceux qui liront nos Commentaires , ne ff auront à mon iugement que dire. Or puù-ie bien affeurer , que ny les fafeheries , ny mefime les inconueniens , aujquels i euffe eBe dattgyr (k tQmhçr adz^nt par pais fur mçr ( à l'imitation do Galien) fut a m embarquer pour
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aüeŸ en Chypre, Candie, &• Stalimaine : fut pour circuir la Surïe ^ t Egypte autres régions, afin de ^oir, &trouuer les plantes ^ autres fimples minéraux qui îtous défaillent , ne m’en ont aucune¬ ment d^fiourne: ains les affaires de ma maifon , le lien de mariage', la charge que tauois des mala¬ des , enfemble ma fort petite complexion , qui ne m’eufl permis de /apporter tant d’affauts ^ iniures,.
Si doncques ie nay peu faire au paracheuement de cefi œuure ce que ie defiroü : ie m’ajf eure à tout le moins de ny auoir ef^argn'é tout ce, qui sefl trouué en mon petit pouuoir. Et de fait la bonne "volonté que lay eu deparacheuer cef œuure,afin de pouuoir profiter au bienpublicy^à toute la poBerité,m’a toufiours rendu plus ententif d cefe deliberatton , quà fonger comment ie pourroù par fournir aux frais excefffs quil me conuenoit faire. Et croy fermement que ie fujfe demeuré fous le faïxyfi par la grâce de Dieu, l’Empereur Ferdinand de bonne mémoire, <-voflre Maiefié , mos Mteffes , Inuincible Emperevr, ^ <-uoHs Magnanimes Seigneurs , ne m'euffent foulage : car "z>ous m’y aue'gaydé de telle quantité d’or^ d’ argent ^ que ce feroit àÂuBe caufe njous pluflofi que moy , qu’on deuroit remercier de ceH œuure ^ bénéfice, le ne "veux auffî oublier la largeffe de quelques autres Princes d’Allemagne : ^ entre autres la fkueur que m’y ont donné les Sereniffimes EleBeurs du S. Empire ‘iRomain : ^ premièrement la munificence du Prince AuguÈe Duc de Saxe, qui mefme m’a enuoyé fin Meffager auec force argent : la libéralité de l’lüuHriffime Comte Palatin Vrideric,^ du ferenif- fime loachin. Marquis de Bramhe-bourg,qui ne s’y e(i non plus oublié, .^uant aux autres Seigneurs d’Allemagne , ie peux mettre en auant le reuerendiffime Cardinal ^ Prince de Trente , ChriBophle Mladrutius : le reuerendiffime lean-lacques Archeuefque Prince de Salt^purge : les Sereniffimes Seigneurs le Duc Albert de Bauiere , & le Duc Guillaume de Cleues : le Duc de Meghe ^ Prince des Fyalonsjean Albert : ^ le magnifique Sénat de IKoremberg : la libéralité ^ *defquels
tous il ne fera iamais que ie ne loue publie. Or ce qui me refiouyt le plus, efi que ïay eu pour fau¬ teurs de mon entreprifi des Empereurs,des Roysfes EleBeurs de l’Empire,des Archiducs, EuefqueSy TDucs ^ Princes^ : car de ce "urayement mes Commentaires reçoiuent plus d’honneur ^ de luBre que d’aucune chofi que i’ay e peu dire , ny 'alléguer. Mais que diray - ie de la libéralité de M. lean Louange de INlauius, médecin de l’iüufiriffime EleBeur de Saxe la tairay-ie P nennyicar il m'y a tellement ferui, que non contant d’aninter fin Prince à m'y fauorifer ayder , il m’a de fin propre luy- mefme
enuoyé quelques deniers : tant ilayme ceux de nofire robbe,^ leur efi affeBionné. Et yrayement c efi nsnperfonnage qui mérité beaucoup,^ pour la pieté ^ humanité qui eBen luy , pour fin fiauoir,
^ grande expérience en cefi art : qui fait auffi queplufieurs malades "viennent à luy de loingtains païs,pour fie faire guérir : que l’Empereur Ferdinand efiant tombé malade, le fit appeller. le pour¬ rais auffi alléguer plufieurs autres braues perfinnages,qui nous ont fauorifé de leur peine (fr trauail non feulement en cefie derniere édition, mats me fines aux autres qui ont précédé, fait de leur confeil, ou nous faifans participant de leurs inuentions,fiit en nous enuoyant quelques plantes. Et entre au¬ tres , s’il eB queflion que ceBe recognoiffance puiffe feruir à leur endroit de quelque payement , TM.
Lucas Ghinus, excellant ^ doBifiimè médecin,^ qui ia depuis <-un long-temps à eB Pife profeffeur en Medecine : enfimble M. Jdyffes Aldrouandus Bolognois, homme noble ^ de bonne doBrine , ^ viyffes ai- qui s’ addonne fort tant d la IPhilofiphie qu’à la Medecine. Aufquels auffi de ce tant plus me fens-ie obligé, que fans ni auoimjeu,ni cognu,de leur feule grâce ^ libéralité, ils fie monfirentfi affeBionne’g en mon endroit. Il y a auffi quelques miens parens o* amis , par le foing eÿ' diligence defquels en ce. temps-cy principalement , auquel il ne rrteB loifible de "voyager , i'ay eu moyen de recouurer de plu¬ fieurs lieux beaucoup de plantes Qf herbes toutes entières , afin de les pouuoir rendre au "vif: en quoy Pfecialement s’eB diligemment employé M. lean Odoric Melchior,medecin de Trente fort renommé, lean odoric qui m’a toufiours eu comme pere: eBant pour fin fiauoir exquis maintenant en efiat de médecin ^ ^ de l’ Impératrice Marie,femme de l’Empereur Maximilian deuxiefinedequel yrayement tandis qu il a demeuré à Fenife à Padouë, nia bien fouuent fait tenir de plantes fort exquifes. Il ne faut que
i oublie en cefi endroit M. François Parthin Roboretan, le fiauoir duquel &* expérience en cefie fa- F^çois Pai- culté a fi bien ram le cœur de beaucoup de Princes ^ ^ands Seigneurs,que quelques y ns d’entre eux.
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fi jfecklement les Cardinaux de Trente gr i J uguHe ,fe font efîlmet^heareux de tauoir magnip mement apparenté ^ faüsfait : par le moyen dequoy auffi du depuis il esi paruenu.a l eBat de me^ ïerofmeDô- decinde MajeBé,^lus ily a lerofmeDonz^ü'in Bref an , homme bien -verféés langues Grecques
S‘“ Latines fi fort exceüant Medecindequel auffîa mer ueiUeufemB foulage, aydé mon entrepris
Aagcrius de Æ. ^uant à nos Jemiers cforts fc Seigneuv AugermdeBusbecke,qmaeBéfeptans durant Am-
pu/bcçKe. '^^pdeurpour fa Maiefléenlacourde ÏÉmpereur des Turcs Soliman , ne sy eB oublie : car outre plufieurs rares fi bellijf mes plantes eBrangeres qu il nia enuoy ées, retournant par deçà il j efl cha^ qé,en faueurdemoy feulje quelques adieux exemplaires de Dio fonde qui ont apporte vngranaifjt’' me luBre à mes labeurs. Apres lequel M, lacques Anthoine Cortu fus, gentil-homme Tadouathhomme bien rverf en ceBe faculté ,&^ defa libéralité (r courtoifte s'eB employé merueiüeufement à enri-^ chir fi orner nofire prefent iardin, nous faifant plaiftr de plufieurs plantes rares & eflrangeres , de bien peu cogneués.Dkiüeurs M. Bernard Teruifian, homme doBe bien expérimenté, qui pour fin fçamir exquis lit en Medecine à Padode , ni y a fécondé (fir de confeil , fi de quelques autres
plantesscomme auftafaitM. Prançots Calceolarius , Apothicaire de Veronne , fi fort diligent
fimplifte , enfemble M. Cecchin Martinel de Rauenne : lefquels m'ont fait tenir , Inonde Damas de Surie, l'autre de Feronne, grand nombre de bellifiimes & rares plantes, qui rrieBoient mcogneim,^ nauoient encore eBé euulguées ny de frites par aucun qui nous ait précédé, ^ant aux^mtres, M. ■ George Liberal, enfemble M. Fuolfgang Meierpec^de Mifiiie,emporteronti honneur de la plus part des figures des plantes animaux : la diligence patience defiquels à les rendre apres le rnmrel, ie laiffeau mement de toute perfionne qui ^voudra prendre peine de contempler^ examiner les fi^. gures. Or euffe-ie peu diffimuler taire tout ce que de]fus,fi m’attribuer la louange de mt ïœu- ure en general : maùja à Dieu ne plaife que ie fois fi ambitieux fi cupide d'nsne n; aine gloire. Car iay toufiours eu opinion (filon me fine ce que dit Pline en l'EpiBre dedicatoire au Prince Fefia/ien) le rvray fait d'yn gentil coeur, ^ d’asn efirit gratieux eBre de confejfer gayement ceux de qui on a appris fi retenu quelque chofe de bon ,fans nu fier d'rvne rogue ingratitude. Au reBe , pour ce que Diofioridemon contant d’auoir déduit en cinq Hures la matière medecmak comprife es plantes, ani¬ maux, chofes minérales, fi autres ejfeBs de nature, a adioufiépour le bien lüfiifi conferuation de la rvie humaine njn fixiefme Hure, touchant les antidotes gr remedes efficaces contre les yemns , mor- fures pointures des befies rvenimeufes : ayant eu toufiours ce but d'imiter, entant qu'il firoitpof ftble, l'excellence ùn dignité d’vn tel perfennage , lay bien youlu aujfi traduire ^ commenter ledit fixiefme Hure : ou lePfere auoireferit plufieurs fi diuerfes chofes, qui feront fort profitables quelque 'part qu'on en ait affaire. Car outre ce que tous les hommes , er fiecialement lesRoys grands Seigne,urs,ne peuuent gueres efichapper h fraudes fffi embufehes des empoifinneurs, aien qu ils y pren¬ nent foigneufiment garde : encoresy a-il plufieurs -animaux , qui par rvn fifflement , pointure ^ morfiure -venimeufe qu'ils ont lors qu on n'y penfie,haflent le pas. Et de fiiitles ficorpions,fielliom,gr araignesphalangesfi logent ordinairement en nos maifons , fi fi pourmenent par tout parmi mm, ne refbèBans ny perfionnes , ny Heu : fi que quelques foù eBans ignôramment marche^fi t^ajjez^y ils mordent à l'mpourueùe, e>- caufent le pim fouuent la mort. Les africs auffi, ^vipères autres^ reptiles rvenimeuxfe tapiffent és iardins, rvergers, -vignobles, prairies gr bocages ombrageux parmi les herbes gsr fleurs,lefquelles fi on efiache du pied tant filt peu, iettent leur yeninfur la per/onne,luy çau fans fur le champ,oU toB apres la mort, fi on n'y pouruoit defiiffifans remedes.Mau qu'y a-ilplm familier 0 accofiable que le chien fi neanmoins pource qu'il eBfuiet à la rage,bien fimuent il fait mourir enrage^ceux qu'il aura mordu. Ce qu'ay ans bien diligemment confidere les fages du. paffé fufmentionnet^ fi examinans de pim près les mertm fi propriete^gdes plantes, herbes au¬
tres fimples,s appliquèrent à compofir fi faire plufieurs fortes d antidotes, pour par ce moyen pouuoir refiBer à tels accidens. Entres lefquels on peut Lfecialement faire efiat de ce grand Roy de Ponte^ mithridates , duquel a eBé fait mention cy-deffm, lequel non contant du bruit qu il s eBoit acquis pour fin grand fiamir, d^ la cognoijfmce qu'il auoit de rvingt deux langues teüementquil
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pmmltram truchement donner reSfonfeâ tout [et fubieSlt , de quelque nation qUdsfuJfent, & en- cores moins fetrouumt fatisfaiS des ■viSloiresfar luy conquifes: comme pour mieux mmortahrçpr fon heurté gloire, le rendre plus authentique, particulièrement iladdonnafon eS^rit à la medecine, ^ fut fort foigneux à recercher les fmples. Et pour tefmoignage de fa diligence, de la cognoijfance quilauoit des rvertus proprietet,^ des herbes , il a laip plufîeurs antidotes e/ preferuatifs , Ig^n defmels régné encores pour le iourihuy, & retient fon nom. Etcef ceÜuy , duquel ilsefloitf bien muni le corps contre tows ^venins^que par apres tafchant de fè faire mourir , pour ne tomber es m’ains des Romains , quelque poifon quil priB , il ne fe peut porter aucun dommage. Apres Mithndates Adromachus médecin de l'Empereur Neronajuyui , lequel fut premier Jutheur du Triade , ^ le compofaiparle moyen duquelf ainfque tefnoigne Galien)plufeurs Empereurs de^me,Princes ^ autres qui deuëmenten rvfoyent,fi font garantis ^ preferue’gde poifons : quifutauft caufeque Galien à la fufcitation des Empereurs de fon temps ,par plufeursfoù auec grand' magnificence s'employa à le cbmpofer. ^ant à Attalus Roy de Rergame, duquel nous auons dit cy-dejfus, Galien n en fait point tat d’efime que de Mi thridates, en faiëi depreferuatifsicar il en a préparé de tels ^ en fi bon nombre, qu'il en fera loué à perpétuité. Et toute'sfoù le mal-héur y eut, qu'on ne peut en ce temps receuow tel bien profit du Mithridat, du triade d'Andromachus, d'autres que les Anciens t?/- toyent,qu on fat fit iadü : car combien qu'ils retiennent encor leurs noms , qu on les préparé au me fine mode , fin ont- ils leurs --vertus correëfondantes aux noms qu'ils portent , nefiefiîcaces que chantent les Anciens. La rai fon ef,que nous femmes deBitue-gde la plus part des bonnes if tres-ex~ qui fis drogues que Mithridates,Attalus,Andromachus,Galien,if autres des zAnciens, y fai fient en¬ trer, tefqueües les Empereurs de ce temps - là faifoyent apporter à grandifiimes frais d'Arabie, d'Ethiopie , pais des Troglodites, autres régions : aujft n eftoit-il permis ( dit Galien)qu aux fuis médecins de leur Majefté de préparer le triade : if rien pouuoient les grands Seigneurs , if autres recouurer,que par grâce feciale des Empereurs. Ce qui nous doit ajfe-gfufiire, pour ne trouuer efiran- Ze fi le triade de noHre temps le mithridat ne correfondent par leurs ^vertus aux efeCls que "leurs noms portent , if que difent les Anciens. Chofi nsrayement fort déplorable , pour la perte que la njie de l'homme a fait deremedes fi finguliers contre les yenins , if autres accident , aufquelseüe efi fuiette de tomber. Parquoy en ce temps-cy fecialement,auquel nous --voyons lamatiere medecinale reprendre fon ancienne lueuràrf^^^^eur,if retourner en fon premier eBat, bien-heureux, fortune, j^fpere de la Republique àiufe titre f pourroit nommer 'vn Vape,ynEmpereur,<-ün Roy, yn Prin¬ ce , yne République , qui par yne gentillejfe d'eëfrit à l'imitation de ces grands Empereurs Romains, if d'autres tres-puiJfantséMonarques,prendroitplaifir,fans eëfargnerni or, ni argent, défaire re¬ cercher les precieufes drogues qu'on auoit accouBumé défaire entrer au triade O* au mithridat, def quelles ia <-vn fi long- temps nous fommes deBituez. Car outre le bien ptofrit qu -un fui eau fer oit, ou tous enfemble, s'ils s'y employoient,ils en feroient celebrez^à perpétuité. Et ne faut douter que la pojîerité ne fe teint merueiUeufement redeuable de ce bien-faiB,(^ rien fit grand eBime. ,^ant a moy , d'autant quil ne/ïoit en moy de ce faire, aujfi ne m'y fuis-ie efforc é ; mais a tout le moins il ne fi trouuer a que mon labeur diligence y ayent en rien manqué. Et par-ainfi confiderant que lefiecle pre fient e fiait expo fe aux me fines , --voire plus griefs accident que ceky du pajfé , <tT cependant pour les caufis cy-cejfus alléguées, que leurs yrais bien fiuuerains preferuatifs nous defaiüoyent : i ay bien youlu ejjayer , fi les antidotes qu'on compofiroit des yrais ^ légitimés fimples que nous auons, ou qui s'apportent de dehors, fraient point aufii efiicaces que les autres, ^pourraient fpplayer leur lieu. Et d'efait i'y ay pris --vne grandifiime peine , comme on pourra yoir par le Prologue dufixiefme Hure : gs* toutes fois fii'en fuis entierementyenu à bout, ou non,ie,ne le youdrois fort ajfeurer. Mais bien puis - ie dire que ce que ïay fait, approche aucunement plus des propriete\anciénnes du triade zf mithridat,que pas -une de celles, peu s'en faut, qui fe praBiquent maintenant par tout. En quoy peantmoins ie n'ay fait telle eBime de ma fff fiance , que ie me fois entièrement refiolu : ainsfuiuant mci bonne couBume, ay du tout remis du iugement ff dificretion d'autruy, ce que i en auois fait, fins
ç ^ me
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me 'vouloir meüer a mon opinion : pource que i'ay procédé à commenter ce fixlefme luire de Dlof coride Je me fine pied qu’aux autreh& auectel vouloir ^ afemon au bien public , que le ne me fiuü feulement arreBé à l’efcUircir ^_^rendre familier, ains auffiy af méfié quelques miennes inuentwns. le ne prétends toutes fins parcecy abolir,^ de fendre en general l-ufage de tous les autres triades & mithridats,qui svfitent auioujdhuy.ains tant feulement de ceux qui n ont fuffifante preuue d’aucun médecin expert, ^ defiquels fe feruent coufiumierement ces triacleurs. Et le n ignore point qu'il ne fie trouue és bonnes villes d’Italie perfonnages , qui eBans cupides er curieux de leur honneur , du
proffitducommm,fans efiargner leur bienzr peine,epyentpar tous moyens derecouurerlesvrats,
^ légitimés fimples^qui ferayent propres pour la compofition du triade. Entre lefqkels( [au f l’honneur loyauté des autres) mérité gand’ louange M. François Calzolarim , Apothicaire de Feronne , fi tenant à îenfiigne de la cloche d’or, lequel, filon que tefimoignent me fines les plus fumeux medecms dudit lieu , a fait asne compofition du triade mithridat , fort fimguliere ^ exqmfi : ayant cefie
prerogatiuepar defius les autres non feulement pour la grande afeBion quil ad la cognoifjance des fimples,mais auffipour les bons amis qu tl s eB acquis endiuers quartiers du monde,par le moyen def- quelsilpekt fournir force belles ^ rares plantes ^ de nulli cogneuës : par la diligence aujfi duquel dernièrement ie recouuray le rvray ^ légitimé CoBus , que ie n’auoù encore manié ny rvcu,^ Mau c’eB ajfey^ traiSié de ceBe matière. Au reBe difcourant en mon eFfrit quels le pourrais , fuiuantja façon accoufiumée des Autheur s Anciens, choifirpour wrays protecteurs de fonceurs de ces Com^
mentaires,afin de les maintenirn^ garentir contre la rage,blafime^ iniures del’Enuie,.quipar leur magnificence, duthorité,filendeur gloire , leur peujjent donner luBre, ^ les rendre pim célébrés: evoBre Majefié,lnuincible Empereur, fepre fient a tout aufi-toB au deuant,enfemble la<vertu ^ de- mina qéyom renient petr me inclination de nature prompt iefleuergr exalter leshumbles ,& ceux qu'm auroit iniquement opprimeK,à maintenir & défendre ceux à qm on aurottfatSlurh bref dfoulazer^ aider tout homme d'efpritquifeferoit retiré fom les aijles de -ziofre protemon (f fauueiarde. loint auffiqiiilm'a femUéfort conuenable (f feant de confacrer cefl mure àyoHre Impenale MajeSé , non feulement pour tefgard du diademe que porter^, & delafupenntendance qu'auez^en general fur toute la République Chreftienne,mais aufidce que par voBre bonté, grâce libéralité Sieciale , -vous mous ejies particulièrement touftours monBré très- faucraUe en mon en- droiS. Ce qui tria il abondant incité à ce faire, ef que la matière quife traiSeen ces Hures, a iadis
(comme diteflcy-deJfm)foigneufementelléearefee,^qaife de plufieursEmpereurségrandsmo-
narques : ioim aujft que -vous fentant fort ajfeSllonné à laphildfaphie naturelle, @r prendregran- dilSmepUifiràlaleBure desliures quientraiSent.tay penfequela hardieje que leprenois , ne -vous yiendroit d contre -cceur , que plus librement le deuois pourfmure. Mats la faiseur &■ af- fiBion que vous aueTffecialement à duancer,ayder ^ mainteniT tous gens d eBude ,fn’y ont encor plus accouragé : ^ principalement ceux qui méritent beaucoup , ir qui s’addonnent a la Medecine, comme reBeSantleur faculté qui e(l diurne pluBoB qu'humaine. J quoy aufi ayant efgard ce grand philofophe des Hehrieux le fus fils de Syrach , efianl pouffé dufainSl ESfrit, dit ; La mdecme.yient du Souuerain , & le médecin mefmes fera bonnorédes Roys. Lafcteme de medecm luyfait leuer la telle, (fi le rend admirable entre les Princes. Le Seigneur a créé les medecms de la terre, & [hom¬ me prudent ne les de fdaigne peint. Veylacequddk. Dauantage l'ayfouuentesfeis confédéré, que les grandes (fi continuelles charges, qé yom tiennent iourneUement occupé aumqmement és affai¬ res é [empire & é yoBre Royaume , ne -vous ont tellement aliéné i offrit , que ne referme'^ quel¬ ques certaines heures à [eBude éplufieurs fciences. il ne faut donc que ie craigne que ces Commen¬ taires nefoient bien yenus en yefire endroit : car la finguliere douceur (fi mmenfe libéralité , dont parpufieursfoüaue^-vfe enuers moy,enfemblelebon -vouloir gr hum^té que monBre^àJ'en- ' droit de tous ceux qui ^OMS font quelque prefent , fioit grand ou petit , m’en rendent afe^afeure. Les bien-faiBs donc de vofire Majefté , Inuincible Empereur, font merueilîeux en mon endroit , l’il- luBr'fme maifond'Afiriche ni a teufmrs entretenu (p- cerché mon Imneur & auancement.
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mt fait tenir refolu affeuré que-tauray en tout temps quelque acce\ à la douceur ù* clemen-^ ce de njoBre <3îajefé , ^ que t entrée né m'y fira iamaù refilée. Et de fait >-vous mous eftes mfiours monftré Jt noble mertueux, tant de mous mefme , qu'au degré que tener^^ que de tous
ceux qui ont eu recours à moHre MajeHé , H ne s en efi trouue yn feul reuenir muide. ,^ant aux autres ^aces j iyf yertus^ mofire Majeflé en reçoit tel luflre <ijr^lendeur , qu il n'y a nation qui n en fait grandement rame. Et qui n'aura enreuerencemofire Impériale MajeBé .<? qui n'admirera yo- ^yg Jageffê i magnanimité 3 excellence d'ef>rit? qui n efleuera les yeux pour magnifier moBre iuBice , pieté 3 clemence , afeÆon à la religion , libéralité noble jfe : lefqueües four dent à foifon de moBre MaieBé , ainfi que d'mne belle ^ yiue fontaine, s'efiandent ^ efcoulent par tout i Ce qui fera mrayement caufi , moyennant l'ayde de Dieu , qu'ayant furmont é fubiugué tous les^ ennemis de l'Empire , yous nous rendrezjvn efat coy ^ tranquille. Finalement ce qui m a induit a dedier aujfi ce mien œuure auxlÜuBriJfimes SleBeurs du S ainB Empire Romain 3 aux Sereniffimés^ Archiducs d'Aufîriche3mes tres-fouuerainsSeigneurs3enséhle aux autres Princes d Allemagne,}/ a efié à autre intention > que pour leur faire cognoifire à tous enfimble combien iejuù ajfeSiionne a leur feruiçe, Qd que par cefie Epifire dedicatoire tout le monde foit aduerti de leur libéralité enuers moy: ioint l'ajfeurance que i'ay qu'ils ne fe monBreront moins fauorables à ces miens Commentaires La^ tins, pour auec mous les rhamtenir cCr garentir, qu'ils ont fait par cy-deuant à tendrait de l'Herbier Alleman que te leur ay dédié : outre ce que fiecialement ïy fûts tenu , de ce qu'ils m'ont non moins aydé duleurjencefl œuure qu'en t autre. Ce fera à î endroit où me yoùant, dédiant ^ confacrant en¬ tièrement à yofire ^aiefié,ie prier ay le Seigneur 3 ^ous donner heureufe yjfuë en tous vos affaires. tA Pragues ce dernier de lanuier y M. D. Lxv.
De voftre Majcfté,& de vos Altefles,
L'humble & obeïfTarit feruiteur.
P. André' Matthiole.
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r L E C T E .F R.
L n eft befoia de long ^ircours, Ami Leâ:cur,pour monftrer l’vtilité 6c profEc qui peut reüiTir de la ledure de ces Commentaires : alTez, fans autre allechement , noftrc condition nous y conuie , outre le merueilleux contentement qu’en peut receuoir toute perfonne qui y mettra le nez. De moy, s’il ettoit queftion d’en ordonner , 6c d’en dire mon aduis, ie les mettrois du rang des liures , qui nous doiuenc cftre en fmguliere recommandation , mefm es fans qui il feroit fort difficile de parue- nir à 1 entière cognoilfance des fimples ; tant bien 6c foigneufement M. P. André Matthiole s’eft cltudié en ceft œuure a nous y faciliter le chemin. Quoy confideré M. Antoine du Pinet ? ^Tif^acruv àVe xct^Tcav îTnJ'ifn , ïe mit a nous les rendre en noftre langue Françoife. En quoy s’il a bien faid,ou non, la difficulté de la matière, enfemble la nouueauté , en porteront fuffifant tefmoignage : ioint l’examen de beaucoup de gens dodes, aufquels fa verfion n’a defpleu. Ce n’efl: toutesfois pour le fouftenir en ce qu’il pourroit auok failli : mais pour me pleindre de ceux qui s’addreffient à l’ombre d’vn mort , 6c les prier que conüderantce à quoy nous fommes tous fui.ets , ils ap¬ prennent à parler plus fobrement 5 ôç n’agaffier celuy qui n’a moyen de fe deffendre, ÔKXiàLi ^Kieiv^àiiKmèiTr^Kayoïi. Du tefte qui prendra garde a la
louange que l’Autheur nous donne en rEpiftre dedicatoire de fes Commentaires Ita¬ liens, enfemble aux pourtraits dont fes exemplaires fe trouueront diuerfifiez , iugera ie m’aifeure auec nous , qu’il n’y a de noftre faute, ains que le tout procède d'ailleurs, Et neantmoins fuyuant fa première intention , 6c fans prendre pied à ce qui pour¬ roit eftre dit contre, prefts 6c appareillez à luy complaire , ôc le fuiure entièrement comme bon précepteur, nous nous fommez eftudiez en çefteimpreffion à remettre ce qui feroit par cy-deuant efehappé , 6c demeuré comme imparfait , adiouftant mefme vne bonne partie des diuerfes leçons : finon auec la perfedion qu’on pourroit requérir, à tout le moins auec telle diligence 6c trauail , que ie ne fçache perfonne de fain iuge- ment, qui n’y trouué dequoy fe contenter- Et d’autant qu’és dernieres impreffions, J’Autheur s’eft en beaucoup d’endroits retradé , 6c a changé, innoué 6c remis plufieurs excellenspafTages, mefrnfs adioufté yn bon nombre de figures, tant eftrangeres 6c ra¬ res , qu’aiitrcs qu’il n’auoit encor fait tailler : chofeaffez difficile en tel amas de matiè¬ res, pour rapporter le tout enfemble, 6c n’oublier en vn lieu ce qui pourroit auoir efte dit ailleurs : nous te fu’pplions qu’eu efgard à telle difficulté, tu nous y fauorifes , 6c exeufeseeque Icgjerement nous pourrions auoir obmis, Ce qud'iem’alTeuretuferas d’autant plus librement, que cognoiftras le grand dcfir qu’auons eu de t’y fatisfaire, Adieu.
A V X SIMPLISTES.
Vils de Chiron , <^oicy pleine matière, || Venezjiaifer cil qui ^om ‘-veut chérir^ Cejfez^ i aller autres jardins quérir : Il lettans au loing l'ingrate Barbarie.
Bt me coure^ dedans cefie quarriere, Icy *XferrezEans nulle flatterie
Le njray moyen pour bien Jf auoir guérir. Ü Tout ce qui peut les hommes pcourir.
* Mente ' a^u/fti^ue.
^Boii fuant.
* Rhodia ru- dix.
+ HippogUf- fum.
DE MALADIES
CCOVSTVME'
CORPS HVMAIN.
Simples , dont a efcrit Diofcoride , des Commentaires de MatthtolM 3 dmipt.j par feSltons 3 chafcune compre-- nant fa parties.
A LA TESTE.
^lOSCORIBE.
Contre la douleur de tejle caufée de froideur.
A c I N E de flambe de leuant ap¬ pliquée auec vinaigre & huile tofat.
Huile d’oliues fauuages enduit. Huile d’amandes , appliqué fcul. Graine d’agnus caftus appliquée à mode de cataplafme.
Amandes ameres pilees ,& appli¬ quées à mode de cataplafme, fur le front , & fut les ioiies , auec
V inaigre, ou huile rofat.
Torpille appliquée feule viue.
Laine fourge appliquée auec vinaigré & huile tofat.
* Sifymbrium pilé , & appliqué fur le front & fur les tcmjrles. lus de grains, ou fueilles de lierre, enduit auec vinaigre, & hui¬ le tofat.
Aloës appliqué fut le front & fur les ioiies auec vinaige & huile tofat.
Mente pilée & appliquée feule.
Serpolet cuit, trempé’en vinaigre & huile tofat, & appliqué. Melilot trempé en vinaigre & huile tofat, & appliqué.
Les fueilles de baccharis appliquées feules.
Rue appliquée auec vinaigre & huile tofat.
Anis pris en breuage fcul.
Spondilium enduite auec tue.
Pcucedanum enduit auec vinaigre & huile rofat.
Gith appliqué fur le front, feul.
La petite conyra , dite l’herbe aux puces, enduite feule.
Les ieunes fueilles * d’anagyris , prifes en vin au poids d’vne dtagme.
>1= La racine qui fent les rofes, appliquée fraifehe auec vn peu d’huile rofat. ‘
Vn chapeau de =1= biflingua.
Les fueilles de la laureole, dite Chamædaphne, pilees & appli¬ quées,
lus de concombres fauuages diftillé dans le nez,auec du laift. Les fueilles & fruifl- de brïïc pris en breuage, auec du vin. Scammonee enduite auec vinaigre & huile tofat.
La vapeur d’eau marine bouillante teceue la telle couuertc.
eJMArrUlO LE.
Galanga mife dans les narines.
Le Nardus d’Italie.
La lauande.
La valerienne entière & fraifehe pilee auec fes racines , & en¬ duite. ■ • ,
Eau diîlillee de cinnamome, & beuc.
Les cubebé mâchées afle^ longuement auec du maflic.
Le baume artificiel, &fon eau appliquez.
Le mufe 1
La ciuette f appliquez à mode de liniment.
L’ambte '
L’huile laurin.
Mumie defFaite auec eau dematiolaine , mife dans le nez , ou bien enduite auec callotium, camphre, & huile de ben.
Maftic mangé auec cite neufue, odorante.
Eau allambiquee des fleurs du diétam blanc , Sc mifes dans les. narines.
Blanc mangé de noyaux de pefehes fait auec eau de vetuei- ne, & mis fur le front & les' temples.
Blanc mangé d’amandes ameres fait en la mcfmc forte.
Cendre de bellettes demeflée en eau & enduite.
La plus grolTe pelure d’oignon cuite en cendres chaudes ,& mife chaude dans l’oreille du collé ou ell le mal , arrouféc l’ayant au prcallable d’huile rofat & laurin , bouchant puis l’oreille de laine auec fon fuin.
Conferue de fleurs de girolHcs mangee.
lus de cyclamen tiré par le nez.
Sept fueilles de lierre , auec autant de noyaux de pefehes émondez, cuits en huile & vinaigre,& rais à mode d’empla- llre fur le front $c les temples.
L’agaric pris en breuage.
* Gramen à fept nœuds mis fur la telle.
Racine’t^ rhodia fraifehe pilee,& appliquée auec eau de mario- laine fur le front & les temples.
L’eau de vetucine, ou bien l’huile mis fur la telle.
d L’eau
* dent de chien,
’i' eu, fentant' les refis.
: quarante louts entiers.
A LA TESTE.
feaude bouillon appliquée fur U front.
Les champignons qui fortent de la plus baffe partie du fureau» deftrempez en eau rofcj & enduits. tz coloquinte ptife en pilules.
■îvloftre quinte-effence deferite au liure 5 .cbap.du vin, tant pri- fe en breuage , qu'enduite fur le front.
t^MAtTHlOLE,
Cmfe douleurs de tefie-inueterées,
< bois de guaia^ ?
* M. dm. Decoaion de j * China > ptife c
C zarzaparilla J lueilles de grenadier , ou leur ius enduit.
Sept fucillcs de lierre, auec autant de noyaux de pefehes émondez , cuites] en huile & vinaigre , & appliquées fur le . front & les temples.
‘Agaric pris en b’reuâge, oupilules. ta coloquinteptife en pilules, ou breuage.
2) r O S C O R / D E,
Contre les douleurs de tefle caufèes de chaleur.
Huile d’oliues fauuages enduit.
Huile tofat applique en Uniment, rieurs de troëfne enduites auec vinaigre.
L’infufion de rofes feiches bien efpveintcs, faite en vin, appli¬ quant ladite infufîon.
Graine d’agnus caftus appliquée.
Pourpier appliqué (eul.
Melilor enduit auec vinaigre, ou huile tofat. .
* Z>ra/>. n'en nénuphar, prife en breuage, ou bien appliquée feu-
ditrien. lé es narines.
Rhodià radix appliquée, auec huile rofat, fur le front & fur les temples.
* autrement *iLe ius de pauot appliqué fut le front auec huile rofat. opium. 1,'herbe aux puces , dite pfyllium , appliquée auec huile tofatj
vinaigre ou eau.
■Vn chappeau de biflingua.
Grande iombatbe enduite auec huile rofat.
Fu'eilles de morelle, ou folatrum des iardins , appliquées, puci lies & tendons de vigne appliquez.
Marbre ferpentin ^ porté pendu au col , ou attaché au bras,
ATT H I O L E.
^ Al. mû fie la douleur.
^eu,eraj[ula
^polygonum.
* autrement herbe àpuces.
Mouffe des arbres ou pierre , fraifche,abbreuuée d'huile rofat, & appliquée fur le froat.
Onguent de peuplier enduit fur toute la tefte.
L’eau qui fort de foy-mefme du tronc du bouleau quand on le perce, appliquée fur le font à mode de liniment.
Huile de troëfne enduit. . , ,
Les rofes, & fpecialement celles qui font purpurines, cuites en vin fude, & appliquées.
Le ius de pommes aigres , enfemble les fantals , mis fur Iç front.
L’humeur vifqueufe que l’on tire d’vn efeargot vif , applique auec huile rofat.
Vin de grenades aigres beu, & appliqué. .
La defpoiiille deierpens cuites en vinaigre. ^
La cendre des bellettes incorporée en eau , & appliquée fur le front,
Le moyeu d’vn œuf frais, enfemble le blanc, battus auec huile rofat & eau rofe, & appliquez.
La miette de pain de froument embeuë d’huile d’amandes & de pauot, & appliquée fur le front.
Le pourpier brqyé, & mis fur le front.
Liniment de plantain appliqué auec huile rofat, à mode de li¬ niment.
Les raclures de céiurges & concombres frais, appliquées fur le front.
lus de laitue, auec huile tofat & vinaigre.
* Fabaria pilee auec vinaigre, & appliquée.
Les fueilles de nénuphar fraifçhes, raifes fur la tefte.
lus de grande * corrigiole enduit.
Les fueilles fraifçhes de iufquianie mifes fur le front.
Mucilages de graine de * pfyllium appliquez fur le front auec huile rofat. ...
lus de morelle, ou folattuni des iardins, mis fur le front.
A’ L A T E S T E.
Les fueilles fraifçhes de mandragore , mifes fut la tefte.
Alfine broyée appliquée.
lus de toutes les fortes de iombarbe,ou l’herbe mefme broyée & enduite.
lus des deux fortes d’vmbilicus veneris enduit,
La cymbalaria commune broyée & enduite.
Infufîon de fruiâ: de * merueille broyé, faite au Soleil en huii» le d’amandes douces & enduites.
' Santal blanc appliqué auec eau rofe.
Camphre mis auec eau rofe.
Huile rofat tiède.
Huile d’oliues fauuages, enduit.
Fueilles de grenadier broyées , ou leur ius enduit auec huile rofat.
Amandes douces broyées auec eau rofe , & mifes fur le front. Infufîon de fleurs de courges faite en huile au Soleil , enduite. Decoétion , ou infufîon de fené, prife en breuage.
Fueilles du fené mefme mifes és leffiues qu’on fait pour lauer la tefte,
ATT H I O L î.
Contre la migraine.
Poudre d’encens & myrrhe demeflée en blanc d’eeuf, & endui¬ te fut le front & les temples.
Mumie mife dans le nez auec eau de mariolaine,
Serapinum pris en breuage auec decoélion de betoine. dt Racine de concombre fauuage cuite en eau , & ptuis broyée & incorporée en huile & abfinche , §£ appliquée fur la dou¬ leur,
2) I O S C O R 7 D E.
Tour purger le cerneau.
lus de chou, de paffe-fleur, de bete, d’efclaire,du grand cycla¬ men, & d’oignons, tirez pat le nez.
Pyretre ,&ftaphis agtia , mâchez longuement.
Coloquinte prife en pilules.
Raifins fecs mâchez auec du poiure.
Vitriol attiré par le nez , & mis dans les narines auec, du cot,- ton.
iA'I A T T H I O L E.
lus de racines de flambe mis dans les narines.
Cubebé mâchées auec maftic.
Maftic mâché auec cire odoranK. lus de-* gattaria diftillé dans les narines, lus de mariolaine tiré pat les narines.
Racine+d’Iraperatoria, mâchée.
Decoélion ou infufîoq de fené prife en breuage.
Serapinum pris en pilules.
Graine de feneué & de nafitort machec.
D 1 O S C O RIDE.
Contre la douleur de tefie.
L’odeur d’huile de ftorax.
Oliuesiaunes , glands, dattes dePhœnicie,& noix, continuées à manger.
Arbouffes, & branches de ferula mangees.
Racines de meu ptifes en trop grande abondance.
Le ius d'abfînthe, pris en breuage.
iAEATTHIOLE.
Bon vin pris outre mefurc.
Mouftarde mife patmy les viandes.
Noix Pontiques mangées en abondance.
Laiél beu en quantité.
dioscoride.
Tour efuetfler les léthargiques.
Graine d’agnus cadus appliquée auec vinaigre , & huile rofat, Caftoriüm diftillé és narines , auec vinaigre, & huile rofai;, Oignons cuits, & mangez.
Mouftarde appliquée fur la tefte rafe.
Spondyliura parfumé , ou diftillé fur la telle auec huile d'o- liue.
Peucedanum enduit auec vinaigre & huile.
* balfamina, ou mpmerdi-
ta.
*filoMefiié.
* autrement Kerba cati. Ipr. herbe du chat.
* ou , Otru- che , eu ben» •ein Franc.
* ou cinn»^
^ menthe
* ou gatta-
* ou otruche, ^TAnfoU,
* ItAl.Aman- Jet Atneres,
^ ConuoluH- Im mit]Or.
A LA TESTE.
^^lATtHlOLE,
' Nardus d’ltalie\tant pris en brcuagc Laucntle J qu’enduits.
• Didillacion de cannelle prife en breuage.
■ L’eau qui fort la première du baume artificiel , la fécondé li¬ queur , & la tierce enduites, lus de * fifymbrium enduit auec vinaigre.
Confei'ue de fleurs de girofiks mangée.
Agaric pris en purgation.
Huyle de fleurs & fueilles enduit.
Stichados ptife auec vne fquille , ou vinaigre fquillitique. Diclam blanc , appliqué comme que ce foit.
Sauge, tant prife en breuage , que fomentee.
Confeiue.de fleurs de fauge. ' -
’l' Herbe du chat , tant ptife en breuage , que fomentée.
Marjolaine & appliquée dehors , & ptife en breuage.
Racine * d’Imperatoria , s’en fetuant ainfi qu’on voudra. Rofmarin , ou conferue de rofmarin.
L’euphorbium , s’èn frottant le derrier de la tefte.
La gérmandree prife en breuage , & liee fur le derrière de la telle. .
Noftre quinte-eflence deferite au j. li. chap. du vin tant beue, que titeç par le nez.
DIOSCORIDE.
Tour faire dormir.
Racine de flambe de Leuant ptife en breuage.
Amomum appliqué fur le front.
Amandes ameres mangees.
Graine d’agnus caftus , ptife en breuage,
Laiélué mangee.
.Aloës appliqué feul , ou auec huyle rofat.
L’odeur de baccharis.
Graine de ioifb Ethiopique , prife en breuage,
Cinq ou fix telles de pauots fauuages cuites en trois cyathes de vin , iufques à confumption de la moitié , prife en bte- uage.
La dcéodion des telles & fueilles de pauot beuë , ou appli¬ quée.
Graine de iufquiame , prife en breuage, & appliquée.
L'efeotee de la racine du folatrum dormitif, prife en breuage en vin au poids d'vne dragroe.
Decoélion de la racine de mandragore, prife en breuage auec du vin à la mefure d’vn cyathe.
L’odeur des pommes de mandragore tirée par le nez. lus de mandragore appliqué à mode de fuppofitoitc.
ttM ATTHIOLE.
Infufion de mouffe d’arbres Ou de pierres, faite en vin,& prife en breuage.
Les fueilles de faux fraifehes mifes és leflîues qu'on fait pour lauer la telle.
L'huylc qu’on fait des * noyaux de pefches,enfemble leur lus appliqué fur le front & temples.
Amandes douces enduitesjiuec eau rofe.
lus de laituë appliqué auec huyl.rrofat fur le front & temples.
Le corail pris en breuage.
DIOSCORIDE.
Chofes qui font fonger de cae terribles ^ ejpomantables.
Feues mangees.
Lentilles mangees.
Graine de pycnocomum, prife en breuage au poids d'vne dra- gme. ^
♦ Graine de grand lifet beuë au poids de trois oboles, auec au¬ tant de dorycnium.
M A r T H I O LE,
Falîols mangez.
DIOSCORIDE,
Tour faire eflermer.
Graine de moullatde pilee , & appliquée au nez.
Fleurs de ptarmica fenties.
Racine de l’herbe aux foulons broyee, & prefentee au nez.
La poudre de la racine de ranunculus , tiree pat le nez,
La taureolc lirce par le nez.
A LA TESTE.
La poudre de la racine d’ellebore blanc , tirée par le nez,
eJM A r T H I O L E.
Le poiure mis en poudre , & tiré pat le nez.
Racine de cyclamen appliquée au nez.
DIOSCORIDE.
Contre les vertiginofîtef.
La graine de baume beuë à part foy.
♦ Peucedanum enduit auec vinaigre ,& huyle rofat. *§lueuSde
L’odeur de galbanum. foreeau.
Racine de coleuurcc , prife en breuage au poids d’vne dragme cous les iours vn an durant.
Les premiers tendrons du + tara , cuits & mangez. , ♦Fi’;« nigrê.
Vin fquillitique beu.
Vinaigre fquillitique beu.
ArtHl O L E.
Eau de cannelle beuë. '
Toutes les çrois liqueurs que l’on tire du baume artificiel, enduites fur l’efpinc coronale.
( Mumie tiree par les narines auec eau de marjolaine.
Efeargots broyez enfemble leurs coquilles , & pris en vinâi- gye. _ ;
Racine de feorzonera , ou fon ius pris en breuage.
Conferue de fleurs de giroffles continuée à manger.
Cubebé continuez tous les iouÿ , en prenant cinq grains à la fois.
Agaric pris en pilules , ou breuage , ou bien s’en feruant en guife de fauen pour lauer la telle.
Sauge tant prife dedans , qu’appliquee dehors.
Conferue de fleurs de fauge , continuée à manger.
îlL’herbe du chat,tant prife en breuage,qu*cnduite pat dehors, ^ottgattit-
Marjolaine & beuë & enduite. ri».
Racine de * benjoin François , s'en feruant és bteuages & fo- ’l' autrement mentatiobs. Imperatori».
Decoélion ou infufion de fené prife en breuage. ou Otruebs,
Rofmarin pris ainfi qu'on voudra.
Conferue de fleurs de rofmarin.
Serapinum tant beu qu’enduit.
Getmandréc , prife en quelque façon que ce foir.
D I O S C O' R IDE.
Contre t apoplexie.
Racine de coleuuree, prife en breuage au poids d’vne dragme tous les iours , vn an durant.
tJ^ATTHIOLE.
Eau de nardus d’Italie , & dé lauende prife en breuage.
Eau de cannelle ptife par la bouche.
Toutes les trois liqueueurs qu’on tire du baume artificiel, en¬ duites.
Agaric pris en breuage ou pilules.
Nollre quinte-elTence deferite au {. liu. de nos Comm. prife en breuage.
D 10 SCO RI D E.
Contre le mal caduc.
Cardamomum beu auec d’eau.
Cancamum , ou lacca , beuë à part foy.
Graine de baume prife en breuage.
=1' Le parfum du bitume, furnommé Naphtha , manifefte le ♦ ou plufioji haut mal : aufli fait le parfum de la pierre gagates. le parfum i»
Grains de tremble pris auec du vinaigre. bitume ma-
Figues feiches mafehees.'
Le patfifm d’vnguis odotatus , ou blatta byzantis.
Caillé de lieurc beu,
La caillette d’vne belette farcie de coriâdres,feichee & raagee.
Le fang de belette , beu.
Foye d’vn afne rofty , & mangé à ieun,
Ongle d’afne btuflée , & prife en breuage.
Suroz de chenaux broyez , & beux en vinaigre.
Pierres trouuees au véntre des premiers petits des arondeltes, lices en cuit de cerf, & ponces pendues au col.
Laiél clair beu en telle abondance qu'il cfmeuuc le ventre.
Caillé de veau matin , pris en breuage.
Fiel d’ours pris à mode d’eleéluaire.
Fiel de tortues mis dans le nez.
Sang de tortnë terrefte , beu.
Fieiue de cigoine beuë auec d’eau.
Plantain
A L A T E S T E.
Pîântain cuit auec lentille & mangé.
Graine de mouftaide broyee & ^refentee au nez.
Poiure longuement mafchc.
Squilie ptife en breuage.
Agaric pris auec oxymel , au poids d’vne dragrae.
Kacine d'etyngium bcue auec d’eau douce.
Graine de rue lauuage prife en breuage.
M*f- Racine & graine de * filer raontanum , prife en breuage. plitnft. Pcucedanum enduit fur la refte , auec vinaigre & huylc rpfat.
Serapinura pris en breuage. ^
+ OH hfer, * lus de lafcrpitium . pris auec vinaigre mielle.
Odeur de ladanum.
Armoniac pris auec du miel à mode d’eleaaaire.
Graine de fueilles de tréfiles , prife en breuage. herhe 0Hiç * Conyza prife auec du vinaigre. fUfes, Anthyllis de la fécondé efpece , prife en oxymeL
Fueilles de betoine prifes en breuage.
Quinte-fueille prife en breuage l'efpace de trente iours. Graine d.e pauot efeumant beué en eau raiellec.
Ellébore noir pris en breuage.
Jus d’hippophasftus, pris en breuage au poids de trois oboles. Coleuuree bcu'è au poids d’vne dtagme , tous les iours , vn an .durant.
nigra, Premiers tendons de ’l' tara cuits & mangez.
Vinaigre miellé , pris en breuage.
Vin & vinaigré fquillitique pris en breuage.
Lapis fpccularis puluetizé & beu.
Poudre de pierre d’aigle , enduite auec onguent de ttoéfne, ou .. gleucinum , ou quelque autre onguent chaud.
Pierre naxienue , prife en breuage.
Ui TT H I O L E.
A L A TESTE.
Vinaigre fquillitique fouuènt continué.
L'antimoine hyacinthin , félon noftrc defeription , pris par la bouche en quelque façon qu’on voudra.
Corail pris en breuage , & pendu au col.
M A t r H I O L S.
Contre ceux qui ont la mémoire comte , qw l’ont jierdaë.
* Baume artificiel , tant pris en breuage qu’appliqué,.
Les anacardi.
Noftre quinte-elfence deferite au liu. j. fouuent continues.
D 10 SCO R IDE.
Contre la fienaifie.
Huyle de faffra ietté fut la refte, ou prefenté au nez, ou enduit. Agnus caftus diftillé auec huylc & vinaigre.
Afperge beu en vin blanc.
Serpollec appliqué auec huylc rofat & vinaigre.
Parfum de fpondylium ou le fpondylium mcfme enduit fut l^f tefte auec d’huyle.
Peuccdaautn enduit auec huyle rofat & vinaigre.
tJMATTHIOLE.
lus de malue pris en breuage au poids de huiél onces.' lus de fueilles ou graine de ^ morelle mis auec linges fur le < deuant de la tefte. ' .
Eau de bourrache ou de buglolTe mife fut la tefte.
Huyle rofat enduit auec earu tofe & vinaigre.
* Italtudiou- fie , prife en foudre,
■+ ou rut» Mp fraria,
♦ Ital.adliu- fl-f y au poids d-vne dra- gme.
^OH hyfericfé. * 4l, klane.
La lauende & lenardus d’Italie, tant pris dedans.qu’appliquez dehors.
La decoiftion d’afarina , & l’herbe mcfme prife en brtuage. Eau de cannelle prife en breuage. _
La première eau , la féconde liqueur , & la tierce qui fe tirent du baume artificiel , enduites.
La mumie titee par les narines auec eau de marjolaine.
Le teft d’vn homme pris en breuage.
Caftotium beu auec oxymel.
Caillé de Heure beu auec vinaigre.
La pierre que l’on ttouuc dans le fiel de bœuf, broyee a la gtof- feur d’vne lentille , & mife parmy les nafî- purges.
Eau diftillee de la fiente de la peefonne prife en breuage. Racine de feorzonera , ou fon ius pris en breuage.
Fleurs de giroffles beus en decoftion de betoine & de marjo-
Conferue de fleurs de giroffles continuée à manger. _ ^
Cyclamen pris en breuage ou olyftetizé, ou Ion ius rais es nafi- purges.
Agaric pris en breuage.
Satrazine ronde beue.
Hyffope pris en quelque façon que ce foit.
Siicados prife auec de fquille , en vinaigre fquillitique.
Racine de diéfam blanc.
Sauge & beuë , '& eftant broyee appliquée.
Marjolaine prife en quelque façon qu’on voudra, lus de * galega beu au poids d*vne once & dcmicv Racine d’Imperatoitc ptife en breuage.
Infufion ou decoiftion de fené beué.
Rofmarin , ou confetue de fleurs de rofraatin.
Serapinura mangé. . ^
Bois de guy de chefne bien puluerize , & pris enbreuag , quarante iours durant. * ■ j • • .
Racines de vincetoxicum broyees auec gcaine de pmoine , & ptifes en breuage. .
Decoftion de chardon beny , ou fa diftillation.
Germandree mife és breua^s. , , • j
Poudre de racine de filipendula , mife fur la viande, poudre de graine de palma Chtifti prife en vin du poids d vne
Decofti^n de Tes racines, en prenant vn long efpace de temps parmy le vin en lieu d’eau.
La pæonia de Galien pendue aü col.
Graine de piuoine enfilée , & portée liee a l’entour du col.
Eau de * mille-pertuis en fleur. , r ■ i.
Decoftion d’iue mufquee continuée pat plufieurs iours en bre¬ uage auec miel rofat & oxymel.
Infufion de racines d’ellebore * noir , ptife en breuage.
Coloquinte beuë ou prife, en pilules. , , .
Noftre quinte- effençc dcfçrite au liu. Ç . ehap. du vin, ftifc en breuage.
7) 1 O S C O R 1 D E.
Contre les inflammations du cerueau.
Raeleures de eoutges appliquées fur le deuant de la tefte. Racleùres de pepons appliquées fut le deuant de la tefte.- Fueilles d'heliotropium appliquées fut le front.
Vinaigre appliqué fut le front.
^ A rriFi I O L E.
Agaric pris en breuage.
Tous fantals enduits auec huyle rofat, & vinaigre, auec vn peu de camfrc.
DIOSCORIDE.
Contre la mélancolie.
Graine de bafilic , prife en breuage.'
Ellébore noir , pris en breuage.
Fueilles de betoine , prifes en breuage.
Epithymum , pris en breuage.
zMATrmOLE.
Pommes douces & leur ius.
Citrons.
Tous fantals. ,
lus de malue pris en breuage -, au poids de fix onces.
Racine de feorzonera^ ou Ion ius , pris en breuage.
Agaric pris en pilules. ■ .
Thym beu auec oxymel , au poids de deux dragraes. . Decoftion ou infufion de fené , prife en breuage,
Racines de vincetoxicum broyees auec graine de bafilic , ou . efcorce de citron , ou bien auec de perles prifes en breuage. Melilfe continuée fouuent en quelque façon que ce foit. Decoftion de ♦ cetrac ptife en breuage.
Decoftion de borrache ou bugloffe faite en vin , ou en eau, ptife en breuage.
Infufion d’cllebote* noir vfutpee en purgation.
Syrop de polypode , félon noftre inftitution.
Vinaigre fquillitique pris en breuage.
Noftre quinte-elfence deferite au liu. j. chap. du vin. L’antimoine félon noftre ordonnance , pris au poids de quatre grains. , , u -a.
Argent vif * précipité , pris en breuage au poids de huift grains.
Le corail.
Les perles.
Huyle de pierre gagates tant beu qu’enduit.
BIOS
* Ital.adioU'. fielecy.
*c’ell le fila., trié hortenfi,
‘l' Ital adieu- fie tecy.
♦ ou afiUnü, eu fiolofen-
% Al. blanc.
♦ e’eflàdire, filon les Al- ehimifies, ré¬ duit tu fou. dre.
A LA TESTE.
dioscoride.
"Four garder d’enymer.
SafFran pris auparauant le repas auce du vin cuit, lus de grenades pris en bteuage.
Choux mangez à TyAue de table.
Aluyne mangée auanc le repas.
MAtTHIOLE.
Vinaigre appliqué auec linge fut les genit'oires.
Eau de fleurs de falFran prife en breuage.
■ Six amandes ametes mangées auparauant que boire.
DIOSCORIDE.
Contre lef catarrhes ^ defluxiom du ctrueau.
HUylc de flambe enduit és narines*
Storax enduite , ou bien patfuméq.
*Ce que tou- + Parfum de bitume nommé Naphtha. tesfiü Biofe. Cinnamome pris en bteuage. . ^
ented de totts Racines de meu broyées & ptifes auec du miel a mode d’ele- f/itumes. âuaire;& fut tout quand les defluxions & catarrhes tia-
uaiüeut l’eftomach.
Auellaincs rofties , &beuës auec vn peu de poiure. _
Racine de la grande ferpentaire cuite fous la braife, ou bouil¬ lie & mangée.
Gemme * Tragacantha prife auec du miel a mode d eleéfuaire. dregunthi. Elyflbpe cuit en eau auec figues, rue, & miel, pris en breuage.
Cheuclcure d'hclichtyfura , prife en breuage en vin & eaa,au poids de trois oboles.
Graine de iufqjiiatne beuë au poids d’vne pbole , auec graine de pauot.
tM AT TH I O L E.
* C'efl lagS- 1-3 * gomme fandaracha parfumée , & efparfe fur la tefte, me de gene- Le fantal roui puluerizé fur la tefte.
ureA‘ion les Le parfum de gitoffles aromatiques tiré par le nez.
Ar^es. Agaric prife en bteuage. ^
Rofmarin , pris eii quelque forte qa on voudra.
dioscoride.
Pour fortifier le cerueau,
*Agalloehil. * Lignum aloës , prife en breuage.
vAdATTHIOLE.
Cubebé mafehées auec maftic.
Eau de cannelle beuë.
Baume artificiel enduite fut la iointure de deuant.
Mufe 1
Ciuette ^ flairez fouuent.
Ambre J
Poudre de giroffles aromatiques efparfe fur la tefte.
Conferue de fleurs de giroffles , continuée fouuent.
Stichados ?
* OH menthe * Mentha Græca r prifes en bteuage.
de noflre Da- Sauge J
me. Séné mis és leffiues qui fe font pour lauer la tefte.
Rofmarin , & la conferue des fleurs.
’l' ou herha Racine de * catyophyllata, flairée.
èeoedîBa: Odeur de la racine Rhodia.ouqui fent les tofcs.-ou prife
François , comme que ce foit.
Benoifie. Noftre quintc-elTence defetite au eh. du vin, prife en breuage,
DIOSCORIDE.
Contre les lignons é" vlceres fluans en la tefie.
Encens & nitre , pour frotter les vlceres.
Laiéf de figuier priué & fauuage, appliqué auec griotte friche. Vrinc gardée , & appliquée.
Senegré appliqué.
Cices appliquez.
Malue^ appliquées à mode de cataplafme,aaec vtine humaine. Cendres d’aulx incorporées en miel, & appliquées. Fomentation de la decoâion de cyclamen.
Bulbes appliquez auec nitre bruflé.
Melilot enduit auec eau , terre de Scie , vin , ou noix de gal¬ les.
FueiUes de ronce appliquées..
AVXNERFS.
Oignons de lys , bruflez & appliquez auec iniel.
Capilli Veneris cuit en Icfflue.
Saumure acide , pour frotter Icfdits vlceres. .
oJIU A TT H I O L E.
Fueillcs de lierre nommée * hélix , arrengées en forme de *c efiad{re, bonnet & mifes fur la tefte. 3*" s’attache
lus de la petite centaliré enduit. aux arbres.
Mente appliquée fraifehe.
A V X NERFS.
DIOSCORIDE,
Contre les jpafmes.
Ireos de Leuant beu en vinaigre.
Decoélion de * calamus odoratus des Apothicaires , prife en ♦ Aeorttm. breuage.
Cardamomum beu auec d’èau.
Racine de fquinanthum , prife au poids d’vnc dragme par cer¬ tains iours, auec femblable poids de poiure.
Coftus pris en vin , auec d’aluync.
Baume pris auec d’eau.
Enula campanâ prife auec du miel , à mode d’eleéluairc.
Onguent de marjolaine appliqué à mode de cataplafme.
Onguent de galbanam enduit.
Bdellium enduit.
Grains de gcncure , pris en breuage.
Fruid de cedre mange.
Racine de * franche-putc , prife en eau miellée , au poids d’v» !(: HaUmm. ne dragme.
Cendre de figuier enduite auec d'huylc.
Flcriflbns terreftres continuez en viande.
Caftoriura enduit , & pris en breuage,
Serpollet pris en breuage.
Fumeés de cheures beuës en vinaigre.
Racine de ferpentaire , cuite fous la cpndre , ou bouillie, man¬ gée, auec du miel.
Afrodilles , pris en breuage , au poids d’vne dragme.
Graine de cappres prife en breuage.
Efcorce de cappres prife en breuage.
Argemone appliquée à mode de cataplafme.
Agaric pris en vin miellé , au poids de trois oboles.
Rheupoiitic pris en breuage.
Racine de gentienne , prife en bteuage , au poids d’vne dra¬ gme.
Sarrazine ronde prife en breuage.
Racine du* grand centaurium beuë en vin. * Rhapontit
Graine de * bedeguar , prife en breuage. commun.
Racines ou fueilles d'acanthiutfi , ou chardon velu , ptifes en *ejpine blan- breuage. che.
Graine d'auronne beuë auec d’eau.
Dccoélion de la racine du * chardon noftre Dame , faite en * Uueaean- vin , & pti fe en breuage.
Origan mangé auec des figues.
Racine d’etyngium , prife en breuage auec eau miellée,
Pouliot pris en breuage auec eau & vinaigre.
Decoéfion de calament prife en bteuage.
Racine de bacchatis cuite en eau , & prife en breuage.
Fanaces Heraclien enduit. ,
Racines de rofmarin appliquées auec farine d’yuraye ,à mode de cataplafme.
Peucedanum enduit auec vinaigre & huyle rofat.
Clinopodium pris en breuage.
Decoàion de germandrée prife en breuage.
Lafet pris au poids d’vne obole , en pilules.
Serapinura pris en breuage.
Galbanum pris en pilules,
Fueilles de betoine , prifes en eau miellée , au poids d’vn de¬ nier.
Racine de fpatula fœtida beuë en vin cuit. «
Confolida maior prife en vinaigre miellé. '
* Pfyllium enduit. * herbe aux
Serpollet pris en breuage ou enduit. puces.
becoâion de bouillon prife en breuage.
Coleuutée prife auec du mieji à mode d’eleAuaire.
Vin fcillitique beu.
Vin de germandrée. .
4 3 Vin
»
A L A T E S T E,
Vîn de tragoriganum. ■ . j.
Racines de facytion prifcs en bteuage ayicc yin gros o£ ruae,
* npee de ♦ Corjs prife en breuagc.
pflle^ferfiéi^. MATttilQL S,
Pdyle d’iteos pnduit. i^ardus -unique ^
Lauende J ^ .
Eau de cinnamorae commun ptifc en bijuage.
Toutes les trois liqueurs du baiime artificiel. p.acines d'enula çampana réduites en poudre.
Huyle de noix enduit. ^ il
JLa mutnie tanp prife dedans qu’appliquée par dehors.
Huyle de graine dç lin enduit. , .
jLe cyclamen pris en breuage , pu clyfterize , ou fou ms tire par le ijcz.
Agaric pris en breuage.
JHuyle de fleurs & fueilles d’hyffope. enduit.
Stichados tant prife pat là bouche , que mifc es baips & tp- mentatious.
Decoftion de pouliot-\
’ Sauge / , _
* otf gêtt»- * Herbe du chat >tauc beus que fomentez.
tf/f, Marjolaine V ,
Racine d’Iraperatoire.-^
Euphorbe enduit auec huyle de violiers iaunes.
Onguent fait de^fuciiles de guy de poirier fauuagç & de grait- fe fraifehe de cbappqn. Voy le chap, du Guy. îGerraandrec mife és fomencacioas ^ es onguens.
Huyle de lys blancs enduit. r , i '
Racine de ch.inure cuite, puis broyee, & mife fut le col a mp- de de cataplafme.
Coloquinte prife eu pilules, ,
Antimoine , feldu noftre façon pris au poids de quatre gruips, à la maniéré qu’on voudra.
Huyle de pierre gagates enduit fur la nuque du col.
tAi AT T H l O L E.
Contre l'efiourâiffement & fiupidité.
Eau de cinnamome commun beue. , . r
Toutes les trois liqueurs du baume artificiel > enduits fut Huyle de graine de mouftarde r les lieux çf-
Huyle de fleurs & fueiilcs d'hyflbpe J Ipürdis.
Pignolats cpntinuez à manger.
Stichados mife es bains & fomentations.
Decoâion de pouliot prife en breuage.
Sauge tant prife dehors que dedans.
Marjolaine % ,
Racines d'Impetatoire ( tant pris en breuage , qu ap- Rofmarin [ pliquez.
Getmandréç ■ , r
Decodlion d’iue mufeate beuë auec miel rolat. ,
Hoftte quinte effence deferite au liure cinquiefme , chapitre
' du vin, tant ptifefc en breuage, qu’appliquee dehors.
DIOSCORIDE.
Contre U fardyfte, & refolution de nerfs
peucedanum enduit auec vinaigre & huyle rofap.
Èfeorce & grains de cappres prife en bteuage.
Scrapinum pris en bteuage.
Racine de garcnce prife en breuage.
Coloquinte clyftctizèc.
% Vitû »kr»> tendons de * ram , cuits & mangez.
Vin fcillitiquc beu.
DIOSCORIDE.
Racines de flambe ponfite en fuepte ou miel mangées au poids d'vue once.
Natdus d’Italie.
Lauende. _ '
La decoftion d’afarma ou l’herbe metme,
Eau de cinnamome commun beuc.
Toutes les liqueurs du baume artificiel enduites.
• Poudre de racine d'enula campana . prife en breuage,
Huyle de graine dp mouftarde appliquée à l’origine des nerfs, Pignolats continuez à manger. ...
La mumie appliquer par dehors auec eau de marjolaine, Hrÿyle de noix enduit auec chaux viuc.
Anacatdi. . ' '
Caftorcura pris en breuage auec eau miellee.
, fleurs de giroffles beus, en decoé^ton de betome & marjolaine.
A y X NERFS.
La conferue de fleurs de giroffles continuée fouuent.
Le cyclamen pris en breuage, clyfteres,& nafi-purges.
Agaric beu ', ou pris en pilules. '
Huyle de fueilles & fleurs d’hyflbpe , enduit.
^cichados mis és bains & fomentations.
Decoélion de pouliot & beuë , & fonicntee.
Sauge tant prife enbfeuage , qu’en fomentations- * Herbe du Chat ^ üquées en quelque façon * Marjolaine _ ce loir. ^ ^
Racines d Imperatoire fa Infufion ou dccoéfion de fené.
Euforbium enduit auec huyle de * yioliets iaunes. , ^ou cheiri.
Germandréè prife & par dedans & pat dehors.
Huyle de lys blancs.
Toutes les fortes de * marguerites , tant prifes en breuage, p/ffjne^^ qu’appliques en fomentation. . -tes.
Eau de mille-pertuis eftant en fleur , prife en breuage.
Decoélion' d’iuc mufquee beuë par plufîeuts ipurs auec miel rofar & oxymel.
La conferue faite de fleurs d’iue raufquée , & les pilules def- «rites au J . liu. chap. d’Iua mufeata.
Coloquinte prife en pilules.
Noftre quinte-effence deferite au liu. 5. chap. du vin , prife cij breuage & enduite.
Noftre antimoine pris au poids de quatre grains, f'huyle de la pierre gagates enduit.
DIOSCORIpE.
Contre les tremblemens de nerfi,
Ccruelles de Heures fricafiees & mangeejy ' .
Caftorium pris en breuage , & enduit.
Choux mangez.
pçcoélion de guymauues prife en breuage.
iM ArtHlO DE.
Eau de cinnamome commun prife en bteuage,
La liqueur & huile de baume artificiel,
Pignolats continuez à manger.
La fauge tant beuë que fomentée.
Marjolaine >
Racine d’Impetatoire ?" pris en quelque façon que ce foit.
Germandree J
Decoéfion d’iua mufeata, prife en breuage auec miel rofat,
Noftre quinte- eflence , tant beuë qu'enduite.
DIOSCORIDE.
Contre les ctttarrhes tombe^ur les nerfs.
Farine de froument incorporée en ius de iufquiame , & appU?
Farine d’orge , incorporée en vinaigre , & appliquée.
DIOSCORIDS.
Contre les doulenn &foibleJfes de nerfs.
Onguent Sicyonien, enduit,
Huyle Laurin enduit,
Elaeomeli enduit.
Huyle de troëfne J
Huyle de eleucinum ( ,
Huyle de Igalbanum _ r induits,
Huyle de gtoffe marjolaine J Bdcllium inféré au cataplafme.
Leffiue de cendre de figuier eddm’te auec d’huyle.
Caftorium pris en breuage, & enduit.
Heriffons terreftres continuez en viande.
Chair de vipere , cuite & mangee.
Decodion de racines de pqtetium prife en breuage,
Pcuce,^anum enduit auec vinaigre , & huyle rofar,
Lafer pris en pilules , au poids d’vne obole.
Petite centauree , prife en.breuage.
Oignon de lys cuit fous la cendre , incorporée en miel, & apr pliqué.
Racine de fatyrion beuë en vin gros & rude.
Racine de guyraauue feule on cuite en vin, ou en eau miellee,
& appliquée à mode de cataplafme.
Graine . d’cfcarlatte enduite auec vinaigre , pour les nerfs, mrfs cofipf.
couppez. peu,,
Fueilles de feneflon enduites , pour le mefme effed.
Oignons de narcilTus cqduits , pour le mefme effed.
^ou metepiUi
A V X NERFS.
Sus d’hippophïftus pris en bteuagc au poids de «ois oboîes, Eau marine pour les baigner.
Vinaigre fcillitique , beu.
Vindefticas.
Vin de thym, r , i c
lugioline enduite , pour fubtilier les nerts.
atthiole.
Huylc de therebinthe appliqué fur la douleur.
Pignolats continuez manger.
rde tetebinthe? . , /
p.efiDes i de meleze Y prifes en pilules auec me mufquce.
C de fapin J ....
, f de noix d'Inde \ tant pris en dedans qu en Huyle noix mufeate /dehors.
noix mulcate J aenors.
Cendre des tiges & gouffes de feues enduite auec vieil oing. Sticados vfitée & es bains & és fomentations.
f prifes en quelque façon qu’on voudra.
Pouliot
Marjolaine _
* DW >)fluc mufeate J , „ r j •.
fitif. Huylc des fleurs de l’herbe nommée Cortufa , enduit,
D I O S C O R 1 D E.
<foHr les nerfs blejfe'^
Efeargots broyez & appliquez.
Vers de terre broyez & applique?.
EueiUes "dr'feneiron appliquées à mode de cataplafmç , manne d’encens. _
Fueilles de la petite fetpcntaire enduites.
Racine de poterion pilée, & appliquée. _
Oignon de lys incorporez en miel & enduits. •
GrSne d'efcarlatte enduite auec vinaigre, pignons de narciflus enduits.
^atthiole.
Baume artificiel enduit.
C terebintne
Huyle de refine de -S meleze C fapin
C fapii •pliquez t
chaud fur la playe. la mefme
* Matlh. e i’efctirt'Ml’
Earme de fapin\ applique
Edïfcargotf broyée auec fleur de farine ,& appliquée à mode de cataplafme. -c ■ i
Huyle de vers de terre appliqué auec baume artifacicl ,ou bien d’huyle de tetebenthine.
Huyle de m.lle.pertuis\^„d„i„
^ autrement Huyle de * merueille J
.Tl'l/i. .JUAtTHIOLt.
»'»• Contre le retirement & durejfe des nerfs,
»- Lagraiflbde + marmontaine -s ! Graiffe de taiflbn ou blaireau/ _ .
Huyle de moyeux d’œufs >enduitS.
Moelle de cerf & de veau \
Huyle de graine de Un
CMArrHlOEE,
Contre les nerfs foulez..
Chair d’efeargots terrefttes broyée auec fleur de farine, & ap¬ pliquée. ^
Farine de feues incorporée auec oxymel. , . , , ,
Racine de ferpentaite appliquée auec miel & fumées de chc»
**’^^*' 7) I O S C O R J D E.
Contre les nerfs engrojfis.
lugioline appliquée à mode de cataplafme.
Cendres de fatment enduites auec fain , ou huyle.
' Tw X Y E V X.
D 10 SCO RID E.
Tour garder de tomber le poil des paupières.
Fomentation de la decoétion de fpîca natdi.
E’hûmcur que iettent les efeargots picqucz auçç vjie efguille, enduite fur les paupières.
A V X Y E V X.
Sain de laine fourge enduit.
Gomme & laift de * chondrilla appliqué, ,
Bolus Arménien enduit.
D/OSCORIDE,
^our l'ajpreté des yeux & des paupières.
Efeorce d’encens bruflée & appliquée,
Suye de poix enduite Licium appliqué.
Os de feiche puluerizé fort menu , & appliqué.
Fiel du feorpeno , ou rafcaflTe enduit.
Fiel d’vne tortue marine , enduit,
Fiel de perdrix enduit.
Fiel d’aigle enduit.
Fiel d’vne poule blanche enduit.
Fiel d’vn daim , ou cheure fauuagc enduit. _ _
Poudre de graine de mouftarde incorporée ep miel,& enduite. Verjus appliqué,
Efcaille de bronze enduite,
Chalcitis enduite,
La pierre ematite incorporée en miel , appliquée,
DIOSCORIDE.
Contre les* fluxions des paupières,
Fueilles de grofle marjolaine enduites auec griotte feiche. Mouron appliquée auec griotre.
Fueilles de paume de Chrift broyées & appliquées auec griot¬ te , à mode de cataplafme.
7)I0SC0RIDE.
Tour fubtilier la grojfeur des paupières.
Cendres de moules lauées comme on laue le plomb , 5^ appli¬ quées.
Cendres de * blatta byzantis appliquée.
T) lOSCORIDE.
*VttgulS odo^
* ou inflam^ mations dot yeux.
^Ejpeee d* laitteron.
^FyxacMtha
Tour guérir la gratelle des paupières.
lus d’oignons auec mefme poids de fpodium , appliqué. Aloës enduit.
Laiél de figuier enduit,
^ Arr H f O L E.
* Gomme draganthi deftrempée en miel , & enduite. Setapinum appliqué auec vinaigre.
ATT B 1 O L E.
Contre l'inflammation des paupières.
Oeuf de poulie crud auec huyle rofati,
Infufion de grains de folatrum hacacabum appliquée. Eau de lentille de marais enduite.
Eau de botrache & de buglofle enduite.
D I O SC O R I D E^
Tour ofler les tayes & taches des yeux.
* ou tragU’ canihe la. chryma.
Opobalfamum enduit 5c diftillé.
Caocamura deftrempé en vin , & appliqué.
Myrrhe enduite.
* Bitume furnommé Naphtha , applique. * ou pluflofl
Cendre de moules lauée , comme on fait le plomb, & enduite, bitume tout
Cendre de * blatta byzantis , appliquée fur les yeux. feul.
Cendre de coquilles d’efeargots incorporée en miel, 8c enduite. ♦ vnguùodo.
Fiel du ’t=Scorpeno ou rafcalfe, diftillé. ratus.
Le mefme font les fiels de tortue marine , de perdrix, d’aigle, ^ Scorpion de
de poule blanche, 8c ccluyd’vüe cheure fauuage, _ Mer.
Vïine d’homme , boiiillic en vn pot de cuyurc'> Ôc enduite.
Laiél de laiéluës fauuages diftillé.
Jus de ferpentaite appliqué, lus d’oienons diftillé.
Gingembre enduit, lus de la petite efule ronde , enduit auec miel. Fueilles d’argemone appliquées.
Atmoniac appliqué.
Orminum appliqué auec miel.
lus de lotus domeftique enduit auec miel.
§el appliqué,
d 4,
^Chamifyee
9
*i,ufieide
* eu hiertt- iium.
* eu bitumn Jiriif liment.
* FranfoU. herbe d'ej^er. nier ou eiee- tée iaune.
^ Aeerum,
■i? ou triolet des cheuaux , ♦ ou grande f^elidoine.
A V X Y E V X.
^îtat iîc fel appliquée.
Saphir appliqué
Bfcaille de btoaze appliquée.
A r T H I O L S.
Mufe mis és collytes.
Racine d’ebene broyée, & diftillée dedans auec eau.
Cendres de belettes bruflées mifes dans les yen*. Oeildextredu chameleon tiré luy viuant , & appliqué auec miel.
lus ♦ du petit cemaurium, appliqué auec miel.
Ijis de * l’herbe d'elperuiet dillillé dans les yeur.
Serapinum laifsé long temps en infufion de jus de rué , & fiel d’oy féaux de proye , & méfié és collyres.
Sarcocolla deftrempée cinq iours entiers en laift dafnefic dans vne tafle de verre, & puis diftillée és yen*, lus de feabieufe enduit auec chryfocolla& vnpcu decamfre. Antirrhinnm lie fur le front.
Cendre de coral raefiee parmy les collyres.
D I 0 S CO RI D E.
Tour effdter les cicatrices des yeux.
Caneamura trempé en vin, Sc diftillé en l’œil.
Myrrhe enduite.
* Bitume , furnommé Naphtha , appliquée.
Refinede cedre enduite.
Cendre d’efeargots appliquée auec miel-
Vrine d’homme cuite en vn pot de cuyure , diftillee en rccil.
Huile de fenegré, auec huile de meurte, appliqué.
Serapinum appliqué.
lus de chamæfyce.ou petite efulc ronde, enduite auec miel. -Verd de gris appliqué.
Lie de vin bfullée, appliquée.
Poudre de corail mife delTus,
Pierre ematite mife deffus.
Saphir appliqué.
M ATT HIO LE.
lus de * hieracium diftillé dans les yeux.
Sarcocolla deftrépée en laift d’anelfe,& diftillée dans les yeux.
D I 0 S C O R I D S.
Contre Us esbloüijfemens , nuées , & fumées des yeux.
lus de * calamus odoratus des Apothicaires diftillé és yeux. Cannelle incorporée en d’autres medicamens oculaires , mife dans les yeux.
Cinnamome mis és yeux.
Gomme de cerifiet mife és yeux. _
Infufion d'acacalis , mife és collyres ordonnez pour efclaircir laveuë.
lus d'acacia laué , & diftillé és yeux. ^
Trois fleurs de grenadier mangées, pour petites qu’elles foyec,
engardent vn an entier d’auoir les yeux chaftieux.
Encens mis fut l’œil.
Crocomagma enduit.
Petites fciutes d’ebçne mifes en infufion de bon vm ,& appli¬ quées à mode de collyre. '
Lyciummisfut l’œil,
Fefine de cedre enduite.
Gomme de prunier enduite.
Chaii’ de vipères cuite & mangée. ^ .
j^rondelles accouftrees & mangees a mode de becque- figues. Cendres d'atondelles btuflees, mifes es collyres.
Gtaiffe dé poiffon enduite.
lus de fenoil diftillé és yeux. , j-
Eiels du fcotpenp ou rafcalfe, d’vne tortue de mer, de perdrix, d’aigle,de poule blanche, ou de cheure fauuagé , diftillez es
Vrfne de perfonne boiiillie en vn pot de çuiute & diftillee és
Lafét de laiftué s fauuagcs diftillé és yeux, lus de racine de la grande fctpentaiif enduit, lus d’oignon diftillé és yeux.
lus de ♦ lotus domeftique diftillé es yeux.
lus * d’efclaire cuit en vn pot de çuiureauec do miel,& enduit,
lus d’othonna , diftillé.
lus de petite centautee diftillé és yeux.
Rue continuée à manger. .
Verjus diftillé és yeux.
Panaces HcracUen endui^
AVX YEVX.
lus des racines & fueillcs de rofmarin diftillé és yeux auec du miel.
Lafer enduit auec miel.
lus de melific, diftillé és yeux, auec miel.
lus de marrube enduit auec miel.
Poudre de pierre ponce mife és yeux.
Fleur de fel mife es yeux.
Lie de vin btuflee,mifc es yeux.
^ Marcaffis mis fur l’œil.
Pierre thy ite mife en l’œil.
Pierre gepdes appliquée.
Sapphir appliqué.
^IATTHIOLE.
Cendre de vipete brufiee auec encens & jus de fenoil, & appli¬ quée de pat foy fur les yeux ,ou mife és collyres.
Fiel de Heure incorporé en fuccre, & enduit.
Fiel de belettes diftillé dedans auec jus de fenoil.
Eau de fiente de la perfonne appliquée.
Laiét d’efcorce de feorzonera diftillé.
doux de girolHes réduits en poudre bien menue, & mis de¬ dans.
lus de la ^ grande chelidoine diftillé dedans auec laiéb de femme.
lus de hieracium,diftillé.
Serapinum laifsé long temps en infufion de jus de tue, & fiel, d’oifeaux de proye , & mis parmy jes collyres.
Sarcocolla deftrempée cinq iours entiers en laiét d'afnefie dans vne talfe de verre, & puis mife dans les yeux.
Vin de fraifes diftillé.
L’euphrage ptife de quelque façon qu’on voudra.
DIOSCORIDE.
Tour 'ofler l‘onglee de fceil.
Poudre d’os de feiche appliquée.
Poudre de tegliffe mife en l’çeil.
matthio le.
Gomme draganthi deftrempée en miel , & enduite.
D l O S C O R I DS.
Tour les blejfeures des yeux,& Us playes fraifehes d’keux.
Laiél de femme diftillé dedans auec d’encens.
Sang de ramier , ou de pigeon , ou de tourterelle , ou de per¬ drix, enduit.
Fueilles de ftœbé , appliquées à mode de cataplafme.
Pierre ematite mife en l’œil , auec dulaiél.
DIOSCORIDE.
Tour les vlceres des yeux.
Suye d’encens ou de tormentinc , ou de beurre enduite. Efcotcc d’encens appjiquee.
Myrrhe iettee en l’œil.
Cendre de corne de cerf, bien lauec St appliquée.
Liniment d’amydon ,■ & fut tout quand les vlceres font cauer- neux. .
Antimoine mife en l'œil. ,
Pierre galaftite , Samienne , & mcfme le faphit , diftillees es yeux auec du laiét.
T) I O S,C O R I D E.
ContreJes erofions qui aduiennent és coings des yeux.
in de laine fourge, enduit, îtjus diftillé en l’œil.
tj^Arrnio LE.
ivede poix appliquée.
DIOSCORIDE.
Contre les fiflules & cauernofitez. des yeux.
oix vieilles broyées , appliquées.
-coétion de mente, diftillee.
alues crues mafchces,& appliquées auec vn peu de fel. antâin appliqué à mode de cataplafme.
condeefpeced’auricula mûris, enduite.
leilles de baccharis, appliquées a mode de çataplalmc , au
çommencement du maU
* Ou lapk pyrites.
uutremttté
efclaire.
A V X Y E V X.
Camomille enduite. ,
* ScUmm Füeilles de ♦ morcllc feachecs menu, & appliquées : ou fou jus
hurtenfe. enduit aucc le rouge de la fiente de poule.
^ A^oiùbt * Coquiole appliquée.
* ^ " Oenanthé , autrement fleur de labrufque , appliquée.
' Tutie alexandrine ou calamine, enduite.
£fcail!e de bronze appliquée.
Poudre d’antimoine mife dans la fiftulc.
D I O S C O R I D E.
Contre les ftaphy tomates & procidences des yettx ,c‘efi à dire lors que les yeux fartent de leur place , comme vn gram de raifin.
Patine de feues incorporée en blanc d’œufs, aucc rofcs& en¬ cens, appliquée à mode de cacaplafme.
.Pueillesde ronces bloyees & appliquées.
Saphir appliqué.
D I O S C O RI D E.
Contre lés inflammations desyeux.
Afflomum enduit auec raifins fecs. . j j r ■
Suye d’encens où de pois appliquée à mode de hm-
Pommes de cyprès enduites auec griotte.
Myttiles appliquez auec fleur de griotte.
Fleurs de coignier appliquées à mode de cataplalme.
Fourmage enduit.
Succre diftillé és yeux.
lugioline cuite en vin , & appliquée.
Pourpier enduit auec gruotte fcche.
Endiue appliquée Icule , ou auec gruotte fcche.
Raclures de coarges appliquées.
^Jmwone. Racine de* paire-fleut,etiduite.. ^
Auticula mûris appliquée auec gruotte , a mode de cata- plafme.
fcs de gentienne enduit. _ , • i-
Auronne cuite auec pommes de coing , ou auec du pam, appli¬ quée à mode de cataplafme.
Melilotusmeflé ,és cataplafmes ordonnez pour lefdues in¬ flammations.
Fueilles de baccharis enduites.
Füeilles de grande iombarbe appliquées.
*$uAche. *PerfiI appliqué auec pain, ou gruotte. _
* Ruhu). Fleurs de * framboyfier enduites auec miel.
idiM. îueilles d’elatiric appliquées auec gruotte. _
lus de pauot incorporé en vn moyeu d œuf cuit en brade , &
en frafFran ,& appliqué. ^ .
Graines & fueiHes de iufquiamc, appliquées auec farine ou gruotte
Fueilles fraifehes de mandragore , appliquées auec gruotte. Füeilles de bouillon qui a les fleurs iaunes, appliquées.
^ Ajlet At- Petite *afpergoutte enduite.
lictu. Fueilles de violettes de Mats,enduitcs.
Fueilles de paume de Chrift appliquées au?e gruotte.
D l O S C O R I D S.
Laiél de femme dans lequel pat trente fois on aura efteint vn
morceau d’encéns allumé, diftillé dans les yeux auec eau rofe.
Camfre mis patmy les collyres.
Efeargots brovezdatis vn mortier bien net,8e incorporez aucc vn œuf de poule qui foit cuit, & appliquez fut le front auec laine furge.
lus de cyanus mis dans les yeux. _ ' •
lus de hieracium diftillé dedans aucc laiét de femme.
Fueilles de betoine broyees & appliquées fut le front.
Fleurs de confolidaregalisbroyces,& enduites fur le front aueç eau rofe.
Vin defraifesmisdans les yeux. . , ^ „
Linges trempez en ius des fueilles & grains de * motelle.
enduits furie front. . r r ■ i
Grains du folatrum halicacabum mis en infufion en vin doux, & appliqués. , . , , r
Eau de lentille de matais , enduite fur le front.
Eau de borrache & buglolfp , enduite 8c dedans 8c de¬ hors.
* La pierre achates regardee.
‘D I O S C O R I D E. pour la douleur des yeux.
Vn moyeu d’œuf cuit foubs la braifs , enduit auec huile rofat.
A VX Y E V X.
de de rafFran.
L’herbe de iugioline cuite en vin, 8c enduite.
lus de bafilic diftillé és yeux.
Aluinc cuite en vin cuit, 8c appliquée.
Rue appliquée à mode de cacaplafme auec griotte. ^
Racine d’aconit , futnommé Pardalianches , mife es mcdica- mens ordonnez pour les yeux.
A TT H I O L E.
Laiifr de femme mcllé aucc eau rofe, dans laquelle on ait eftaint par trente fois vn morceau d’encens allumé , mis dans les yeux.
Camfre mis en collyres.
Efeargots broyez dans vn mortier bien net auec vi poule cuitj enduics fur le front auec laine furge»
lus des aubilfoins dans les ieux. '
Fleurs de confolida regalis broyées 8c enduites auec eau tôle.
Linges trempez en jus de fueilles 8c grains de folatrum de lar- din, appliquez fur le front. '
Les grains rouges du folatrum halicacabum n en vin doux , 8c appliquez.
Eau de lentille de matais enduite.
La pierre achates regardée.
^oa.auhif- foin , ou bla- uelles.
ou , foUtru. de iarditt.
eecy e^ de Pline , let^uet enptitleninfi Jl fuit grand bii aux yeux de regarder U pierre aca~ thés.
a œuf de
s en infuGon
dioscoride.
* tu , ont
la veuè’emr-
*Four ceux * qui ne voyent rien de nuiéî.
Le ius que iectent les foyes de cheure ou de bouc , quand on les roftit.
poye de cheure rofty, 8c mangé.
Eiel de cheure fauuage enduit.
r de ramier, de pigeon,. 3 Sang de tourterelle, de per- > enduit.
C dtix. J
D 1 O S C O R I DS.
Contre les cataraBes & fujfuflons desyeux.
Fiel de * feorpeno appliqué fur les yeux. , *
* Grailles de vipères, incorporées en rCfinc de cedre, miel ex- * Galie n 4p- quis 8c vieux huile. . ^ neuut cefie
Fiels de tortue marine, ou de petdrix, ou d’aigles , ou de geli- reetpte.
nés blanches, ou de cheurcs fâuuages , enduits.
Farine de feues peftriecn vin , Sc appliquée, lus d’oignons diftillé és yeux, lus de cyclamen diftillé.
Serapinum appliqué.
Eufotbe appliqué : * toutesfois il y faut de 1 efgard,
MAtTHIOLE.
♦ Dhfc, dit qu'il le faut mejler auec miel, ou par¬ mi les eolli- res,aeau[e de 30 acrimonie, ^ ou , herbe dejferuier.
lus de hieracium diftillé.
Polium lié fur le front.
dioscoride.
Contre la chajfleufeté des yeux.
Poutf ier , 8c fon ius appliqué Fueilles de grande iombarbe, enduites.
Poudre de chalcitis. * Toutesfois il y ade l’efgard. ^ ^ Car il Fa
Cendres d’efponges, enduites : 8c fur tout quand la chaflieufetc, f^ut ditpiof.
cft feche. _ coride, incor-
Pierre eraatite pilee,& appliquée aucc du laid. forer en miel.
A r r H I O L S.
Eau rofe , dans laquelle on ait eftaint pat ttentefois vn mor¬ ceau d’encens allumé, diftillee dans les yeux, lus de grains d’efpine-vinettc mis en collyres auec tutie 8c eau rofe.
Perles pilees 8c mifes en collyre».
Pierre que l’on ttouue dans le fiel de bœuf , broyce ,8c mife 8c
fouflee dans les narines.
Decodion de fenegré enduite fut le front.
♦ Racineis de patelle fauuage arrachée au delfaut de la Lune, *c'efi félon -portées fus foy. _ . aucuns.
Decodion de langue de ferpent faite en gros vin rude , 8c mi¬ fe és leflîues qu’ont fait pour la tefte. * t i-
lus*d’hieracium diftillé. /it 'Z ou
Euphtage pris en quelque façon que ce foit. d'eJperuier,ou
Vin d’euphrage. Voy liure4. chap. }8.
•dioscoride.
Contre les efbloüiflemens de la veuè'.
Poudre de germandiec fanpoudrec fur les yeux , ûu enduite
ctcoreetaune.
9
A V X Y E V X
aüee d’boyle.
îas de lotus dprneftique appliqué auec lîjicl. jEllebore noir meflé és colUrcs oculaires.
Fleur de bronze mife en rpsil.
zjp^i J rr H i O L E,
pecoftiond? valcrienne faite en yin , ^ diftillée dans les yeuï. , .
yiii d’enula eampana continué fouuent.
Huylc de grains de lentiftjuc mcllé paemy la yiande. lus de roquette mis dans les ycu*.
Èbene broyé'fut vne pierre à aiguifet) & mis fut les yeu? auec vin cuit > à mode de collyre.
Fe ius qui ibrt de l’efcorce dp fauï eftant en fleur entaillée.
diftillc dans les yeuj.
Noix tnufeate mangée.
Perles raifes és- collyres.
La pierre qui fe trouuç dans Ip fiel de bpeuf , broyée , & mifg dans le nez.
lus de choux cuit en miel , & enduit és angles des yeux. Afperges continuez à manger.
. La berie mangée en falade , qu autrement.
Laift de la racine de l’herbe nommée Scorzonçra ..diftillé. Poudre de giroljîcs bien menue mife dans les yeux, lus de hieracium diftillé.
Fleurs de rofroarin frai fehement cueillies, mangées tous les iours auec pain & fel ,& continuées tout le temps que la plante fera en fleur.
Serapium rois en infufion de ius de rue ÿt fie* d’oifeaux de proye ,& meflé és. collyres.
OH tome Vn grain de femence de l’herbe * fclarca porté és yeux,
oninum odor ' ^/OSCOR/DE,
Contre la foibkfe de la veué'.
(Eançamum trempé en vin > & diftillé en l’œil.
Les grains de peupliers qui fortentc quand les peupliers com¬ mencent à brotonnet , enduits auec miel.
Fiel de fçorpeuü enduit.
Choux mangez.
Mourtarde enduite auec miel, lus de mouron tiré par le nez.
Aluyne appliquée auec miel.
Thym pris en viande,
lus 'de rue boiiilly en vne cfcorce de grenade, y adiouftaat du , ius de fenoiiil , & du miel & le diftillant en l’œil, lus de rue fauuage diftillé en l’œil auec vin, miel, fiel de poij*' lailles , & auec ius de fenoijil. '
lus de folatrum dormitif enduit, pleur de fel applique,
D l O S C 0 R i D E.
Contre les catarrhes (^fluxions des yeux.
SalFran enduit auec laiél de femme.
Encens appliqué auec le moyeu , ou le blanc d’yn œuf,
Suye d’encens appliquée.
Suye ou fumée dç poix , appliquéè.
• Les plus tendres fucillçs du p|ane , cuites en vin , & enduites, Séieures d’ebene , fubtilémeht puluerizées , & appliquées, lus de fueilles d’oliuier fauuage diftillé és yeux.
Corne de cerf bruflée ,- lauée , & appliquée. ■
Suye de beurre, enduite.
Amydpn appliqué,
Tutic lauée & appliquée.
- Feues pelées , mafehées , & appliquées fut le front.
Deux dragmes de graine de Bafilic d’eau, incorporées en qua¬ tre dragmes de miel , les appliquant à mode de liniment. Fueilles d’elatiné appliquées auec'griottc.
'Ififcaille, de bronze lauée ,& mife en l’œil, plomb laué & appliqué.
fiertés galaélite , merochthiçnne , & Samienne mifçs en l’œil auec du laiél.
Colature de gr^ne de iufquiamc appliquée,
SarCoçplla diftillée.
Alum appliqué, -
foudre de corail appliqué.
Poudre de pierre ponce appliquée.
. fqgdre de pierre ematite. ' , ,
A V X O. R ,E î L' L E S.
^ tiJlî ^ t T H I O L E,
Mufe réduit en poudre & mis deffus.
Eau de fleurs de troëfne diftillée.
Gomme draganthi mife és collyres.
A V X OREILLER
D I O s C O R I D E.
Contre les douleurs des orèilles.
lus de grains de laurier incorporé en vin vieil & buylerofat* diftillé es oreilles.
lus de fueilles de peuplier diftillé és oreilles. '
Ladanum enduit auec du vin.
Pecoélioh dwtofes feiches cuites en vin , diftillee és oreilles, lus des fdeilles.&efcorcede faux , cuit auec huyle rofat en vne efcorcc de grenade , pour en enduite les oreilles, lus de grenades aigres , cuit auec miel', & diftillé és oreilles.
Opium appliqué auec huyle d’amandes , myrrhe , & faffran.
La defpoijille des ferpens , cuite eh vin, & diftillee és oreilles.
Cloportes, ou porcelets faind Antoine , taillez menus , & el- chaufFez auec huyle rofat en vue cfcorce de grenade, diftil- lez és oreilles,
Graifle de poulmon de renard diftillee és oreilles.
Vers de terre, cuits en gtaifle d'oye , & diftillcz és oreilles, fd’oye 1
Graifle y de renard ^ diftillee é« oreilles.
C de poules J
Vrinc de taureau , ou de fanglier bouillie auec myrrhc.diftil- lec és oreilles.
Miel diftillé és orçilles auec fel minerai.
Graine de iugioline mifç és oreilles , auçc huyle rofat, îug de betc diftillé és oreilles,
lus de pfancaip diftillé , quand la matière peccante eft chau¬ de,
lus de racleures de courges diftillé auçc huyle rofat. lus de la grande & petite ferpeutaire diftillé. lus de pourreaux diftillé auec encens vinaigré Si laiél. lus ou decoébon de mouftàrde diftillé. lus de lierre , & de fes corymbes diftillé.
Aluyne parfnmcç , ou appliquée auec miel, lus d’origan verd diftillé auec laiél. lus de mente diftillé, ; lus de mclilo.t diftillé auec vin cuit, lus de rue cuit en efeotee de grenade diftillé. lus de peucedanum diftillé aueçEuyle rofat. lus de * gratteron diftillé.
Jus de marrube , diftillé auec huyle rofat. lus fie chanutç diftillé. lus de rgnoiiée , ou corrigiole mafle, diftillé. lus de pariétaire diftillé, ' ^
Jus, de bafilic d’eau diftillé auec foulfre & nitre.
Colature de la graine 'de iufquiamç , diftillee. lus de morellc diftillé, lus de mouron diftillé.
lus des fueilles de concombres fautiages diftillé.
Sel auec vinaigre diftillé. . .
A TT H I OLE,
Huyle d'ireos diftillé.
Huyle de iufquiamc mis deflus auec caftorium & faf-
Mumic deftrempée en huylc de * violiers & de iufquiamc, & * • ...
diftillee. fouehem.
Huyle de noyaux de pefehes , diftillé.
Huyle dç feorpions mis dedans.
Caftorium diftillé dedans auçc opium,
tus de grains de fureau cuit auec miel , & diftillé. *
Huyle de moyeux d’œufs.
Chair de loir incorporée en miel , & mangee. lus de maluc diftillé.
lus diftillant de la tige du laitreron cuit auec huyle en vne ef- corce de grenade , & diftillé. •
Graine de * vit de chieft broyee , ou le ius de fes grains mis + ou amm defliis. ’’
lu; de marjolaine fiiftillé,
D l 6 S
* -^parint,.
*Grecs,pm'
tilles.
% ou, rumex. % Eryjîmum.
* ou , herbe #ux puces. 5t= Guliofjis,
^oa,eyeUmi'
ntte.
A V X O R E I L L E S.
dioscoride.
(Rentre les inflammations intérieures des oreilles.
Sâffcan mis es oreilles.
lugiolinc raife és oreilles auec huile tofat.
nJUIArTHIO LE.
Oeuf de poule cru, mis delTus auec huile rofat.
Huile de moyeux d’œuf mis dedans.
lus de racleures de courges diftillé aucc huile rofat.
'DIOSCORIDE.
Contre les * oriüons , apoflumes & enfleures qui viennent dernier les oreilles.
Laine fourge appliquée. ^ _
Fumées de chcures nourries és montagnes , cuites en vin, ou en vinaigre, Scenduites.
Graine de lin broyée , & enduite à mode de cataplafme.
Farine de feues enduite auec miel Si fenegré. |
Lampe cuite & appliquée.
Plantain appliqué à mode d'emplaftte.
Graine de * velàr, pilée, cuite, & appliquée.
Parfum d’hylTopc ,& vn cataplafme d'hylfope. ^
Glu incorporé en mefme poids de cire , & de refîne, applique. Guymauues boiiillies, & réduites à mode de liniment.
* Pfyllimi# appliqué auec huile rofat, eau ou vinaigre.
Fucilles de morelle enduites auec du fel.
* Ortie morte ou puante, appliquée auec vinaigre.
Terre Cimolienne appliquée.
iAlATTHIOLE.
Racines de flambe cuites & btoyécs,& emplaftrées auec farine d'orge.
Farine de fenegré cuite en eau miellée, & enduite aucc omt. Racine d’afphodelus cuitç & enduite.
Racine d’eryngium cuite , & appliquée à mode d’emplaftre.
DIOSCORIDE.
Contre les fons & tintemens des oretües.
Refine de cedrcdiftillée. •
lus de grains de laurier diftillé auec vin vieil & huile rofat. Figues feiches broyées, & incorporées en graine de mouftarde, auec quelque liqueur, Si mifes és oreilles.
Fiel' de toreau diftillé.
Miel appliqué auec fel minerai pilé menu.
lus de porreaux diftillé auec encens I vinaigre & laid;, ,
lusd’oignons diftillé.
Mouftarde broyée, & mife és oreilles, auec figues.
Parfum de vinaigre boiiillant attiré , pîu; vn tuyau , és oreilles.
ALTHIO LE.
Vapeur qui fort du nard & laurier cuits en vin , receuë par vn entÿuneir.
Huile rofat,d’aniandes,de camomille, dans lequel auec vn peu de vin on ait fait cuire les racines dç* pain de pourceau, diftillé goutte à goutte dans les oreilles , Si les racines ap¬ pliquées chaudes deflus.
La colature des mefmes racines btoyées,auee quelques noyaux de pefehes & amandes ametes ,& deftrerapées l’efpace de trois iouçs en eau de vie, diftilées dans les oreilles.
Huile de coloquinte diftillé dedans.
DIOSCORIDE.
'Tour les oretües fangeufes & boüeufes.
Myrrhe incorporée en opium, caftorium, & glauciuKi, mife és oreilles.
Encens diftillé és oreilles auec vin doux, fdeterebinthe'i
J de meleze '.mife dans les oreilles auec miel & IdepaifTc r huile d'oliues.
Ldefapin J Lycium diftillé és orqilles.
Decoeftion de fumach diftillée.
lus de myrtiles diftillé és oreilles.
lus de fueilles d’oliuier fauuage, diftillé en vin.
Fiel de toreau diftillé és oreilles auec laiftdc femme, ou de chente.
Vtinc diftillée és oreilles.
AVX OREILLES.
* Vmbilicus vencris diftillé auec moelle de cerf, lus d'afrodilles diftillé feul , ou auec encens , miel , vin , & myrrhe.
lus d’oignons diftillé.
Alluyne appliquée auec miel.
Anis diftillé aucc huile rofat. lus de fleurs de fphondylium diftillé. lus de corrigiole diftillé.
Decoélionde ftœbe diftillée. lus =f= d'herbe aux puces diftillé.
Verius diftillé auec miel.
Alun incorporé en ius de+ fanguine, diftillé.
Fleur de fel mife és oreilles.
tAdATTHIOLE.
lus de fueilles de pefehier.
Huile de moyeux d’œufs.
lus de l’herbe nommée * Burfa paftoris, diftillé dedans.
DIOSCORIDE.
Tour les oreiües concajfe'es efeathées.
Bulbes appliquez auec gruotte feichc.
Soulphre enduit auec vin & miel.
DIOSCORIDE.
Tour les vlceres des oreilles.
Laine fourge appliquée.
Fiel de porceau diftillé és oreilles,
tAI A TT H 10 LE.
Le pourreau qui n’aura efté tranfplanté, cuit en huile auec des vers de terre, & diftillé de iour à autre és oreilles.
DIOSCORIDE.
Tour la furdité des oreilles.
Decoélion d’afrodilles diftillée és oreilles, auec d’huile, lus d’oignon^ diftillé.
Ellébore noir mis és oreilles , l’y lailTant trois iours entiers fans le tirer.
lus de coleuurée diftillé aucc miel.
La fleur blanche de bronze foufilee auec vn tuyau en l’oreille. Parfum de foulfte mis par vn tuyau en l’oreille.
zAI A T T H I O L E.
Huile de + torraentine, ou fon eau mife dedans.
L’efcume qui fort dufrefnc verd , tandis qu’on le brufte, diftil¬ lée.
lus de raifort boliilli auec huile tant d’amatides douces , qu’a- metes, vin blanc, & vn peu de coloquinte, diftillé. lus d'vn oignon creufé , rempli de poudre de cumin, & cuit en cendres chaudes, diftillé.
Huile de coloquinte, mis dedans.-
DIOSCORIDE.
Contre les vers eftans és oreilles.
Refine de cedre diftillee auec vinaire.
Vtine d’homme bouillie en cfcbtce de grenade , & diftillée. lus de racines de cappres diftillé és oreilles, lus de calamenr diftillé. lus d’hçrbe a puces diftillé.
Vinaigre diftillé és oreilles.
eJHI ATTHIOLE.
Huile de % refine de meleze , ou fon eau,diftillce. lus des fueilles de pefehier diftillé.
Laift de figuier, rais dedans.
lus de * perficaria, diftillé.
lus de la petite centaurée , mts dedans.
lus de mentaftre, diftillé.
lus de germandree, mis dedans.
Decoétion de chanurc, ou fon ius, diftillé.
AV N E Z.
dioscoride.
Four eflancloer le fang coulant du nez.
Poudre d’encens iettée és narines.
Efeargots broyez auec leurs coquilles, & appliquez, lus de graine de pputteauz diftillé és narines auec poudre d’encens.
Rue
% eu^efleudet.
* Pfyllium. =1= C'e(l foly~ genum , au~ trement re- nouée.
“K ou , tahou-
lette de pa~< fleurs.
^ou, reflue de meU%e.
* ou , tour, mentine des Apathie. d' ou,cHrage,
0
* Souty
d’eau.
* DU de fart' daraca des Arabes.
^eUj)CofoUda.
* ou, oreitte de rat,
*orpin rouge.
^ ou , vit de fhien,
AV N E IZ.
Kuë btoyéc, & appliquée, f ueilles d’occies appliquées, auec leur ius.
Cumin appliqué auec vinaigre.
Moelle de fetula mile és narines.
* Lyfîmachie mife és narines,
lus de clymenuin diftillé és narines.
Fleurs d’ortie puanlc mifes és narines, lus de queue de cheual diftilléés narines.
Vinaigre beu, (fe rais és narines.
Mille-fueille appliquée.
Chalcitis diftillee auec ius de pourreaux.
Atr H 1 0 L E.
Encens auec toile d’araignc, incorporé eq huile, & en vu blanc d’œuf, & mis auec cftouppes dans les narines.
Cefte peau blanche qu’on treuue és troncs des vieils arbres de , melczcj mife dedans. ■'
Mafticincorporé en vn blanc d’œuf auec encens, fangde dra- gon,& poils de licute, au^arauant btuflez, mis fur le front. Camphre mis dans les narines auec graine d’ortie , ou enduit fur le front auec ius de iombatbe, ou de plantain.
. Poudre de * gomme de gçneure, incorporée en blanc d’œuf , & enduite fut le front & les temples.
Efçorce de liege ptife en breuage, en eau chaude.
Noix de galle brufléc, Sc mife dedans.
Poils attachez du ventre d’va heure vif, btuflez, & mis de» dans.
Eau de plantain auec autant de fort vinaigre , appliquée fur la palme des mains, la plante des pjeds , & fur le foye.
•Ilis d’oignon mis dedans auec fort vinaigre.
Eau de cyclamen'a'ttiree par les narines.
Eau de ihente en fleup diflillee au bain de Marie , & prife en breuage du poids dé quatre onces.
Fueilles de betoine broyées auec vn peu de fel , & mifes dans les narines.
La peruenche fraifehe mife & entortillée à l’entour du col.
La petite & moycnnc*folidago-j La fanicula /
L’oreille d’ours Umifes dans le nez.
La + pilofelle V
La pytola A
La poudre de millçfueille, mife dans les narines. ,
Fueilles du fureau btuflées , réduites en poudre , & mifes de¬ dans.
Plaftre broyé , & incorporé en blanc d’œuf, enduit fur le front, lafpe pendu ail col, & porté en la main.
?) / O S C O R 1 B E.
Tour fe faire faigner.
Pccoélion de la racine de ctocodilium, prife en breuage.
T) I O S C 0 R 1 D E.
' Contre les poulpes du Nez. & les mit me tangeere.
Pommes de cyprès pilées auec figues, & appliquées.
Racine de grande ferpentaire appliquée, lusde laferpitiura enduit auec vitriol , ou verd de gris racle es lames de bronze tefolüës au vinaigre , ayant au pteallable coupé le poulpe auec des cifeaux.,
Fleur de bronze appliquée.
♦ Sandaracha appliquée auec huile rofat.
o^ATTHIO LE,
lus de racines ’l'^’atum.
Fueilles d’arum bruflecs.
dioscoride.
'Tour les chancres & vlçeres du Nez.,
Racine de grande ferpentaire appliquée, lus de lierre diftillé.
Sandaracha minérale appliquée auec huile rofat.
^lATtH 10 LE.
- Centre la puanteur du Nez...
Eau de fleurs d’oranges diftillee.
J> 10 SCO RI DE.
Centre la roupie Ct difitüations du iVifz..
A LA BOVCHE, &c.
Graine de gith , pilee & liée en vn drappeau , pour la fentir fouuent.
D 1 O S C O R I D E.
Tour faire efternuer.
Coüillons de byeure rais au nez.
Graine de bafilic, ou fon ius rais dans le nez.
Graine de mouftardepileç, & tiree pat le nez.
Racine de * ranunculus feiche, pulucrifee , & tiree pat le nez. ff ' Fleurs de ptatraica tirees pat le irez. .
Racine de l’herbe aux foulons mife au nez.
Poudre d’ellebore blanc tiree par le nez. • ^
zJM A ^ r n 1 O L E.
lus de bete attiré pat les narines.
A LA BOVCHE, ET A
LA L A N G V E.
oSbl A 7 r H I O L E.
Contre la puanteur de la bouche.
Racine de flambe raachee. *
Acorum mangé.
Galanga tenue en la bouche.
Eau de cinnamomc beuë.
Mufe tenu en la bouche.
Confeéfion faite de tnufe , nommee en Italie , MofehardinC, tenue en la bouche.
Cloux de giroffles mâchez.
Racine d’angelica machee.
Or tenu en la bouche.
oJl/ATT H I OLE.
Contre les vlceres de la Bouche ,& de la Langue.
Vin de grenades, auec miel rofat & eau de plantain, appliqué, lusde plantain enduit.
Fueilles de marguerites mangées.
DIOSCORIDE.
„ Contre les chancres é' vlceres corrofifs.
Poudre de racines de fouchet mife en la bouche , encores que les vlceres fuffent chancreux & corrofifs.
Decoélion d!afpalathus, faite en vin Sc tenue en la bouche , de laquelle aufli fe' faut lauer la bouche comte les jlceres malins.
Acacia mife en la bouche, lus de plantain tenu en la bouche.
Decoélion de cappres cqites en vinaigre , pour fe Jauet la bouche.
lus de reglilTc tenu en la bouche, lus d’origan tenu en la bouche.
Fleurs de * cheiri appliquées auec miel.
Coiiillon de chien, furnomméScrapias, appliqué, i ^Violier, )
Camomille machee.
I us de britanica tenu en la bouchç.
lus de * faligots pris auec du miel, à mode d’cleiftuaire. ^ *ou,tr‘ihuliu. Dcceiftion de ronces tenue en la bouche.
Decotftion de racine de quintefueille , pour fe lauct la bouche.
Seconde efpece de verueine , pour s’en lauer la bouche auec du
Staphis agria appliquée auec raie!. —
Fleurs de labrufque , pour en puluerifer l’vlccre.
Alum appliqué auec miel.
Scl-bruflé, Sc appliqué auec griotte.
oybl AT7 H 10 L E,
Eau qui diftillé de la tige du bouleau percec , tenue en U bouche.
Fueilles de troefne maçhéçs,
Or
AVX DENTS, &c.
^OH tpnm-
^ou cçfoliàit.
4: eu marc de bronze.
+ OH mafiic.
* ou fhylli- tù.
*Cefiàd,re, la parole per-
A LA BOVCHE, &c.
Or tenu en la bouche.
Vin de grcnadesjauec eau de plantain, pour s’en lauet la bou- che. '
Fueilles de fau roafehees.
Decoftion de grains & racines de prunier fauuage , renue en labouche.
lus de meutes, s’en lauant la bouche, & s’en gargarizant.
Pourpier mafehé.
lus du grand ^ aubifEbin tenu en la bouche,
Fueilles de marguerites mafehées.
Fueilles de la petite & moyenne * folidago , ou leur ius. Sanicula Oreille d’ours Virga autea Pilofelle Potentille.
Huyle de vitriol enduit.
Diphryges réduit en poudre.
Fleiir de l'el cuite en vin.
Corail, ^
pierre achates tenue en la bouche.
D î O S C O R I D E. faire bonne halaine.
* Gomme de lentifque mafehée.
Myrrhe mafehée.
Citrons mafehez.
Anis mafehé. , ,
Auoine fauuage cuite auec des rofes, tenue en la bouche.
A r r H I O L E.
Decoébion de citron , pour s'eu lauet la bouche.
Noix mufcace mafehée.
Fueilles de laitteron roafehées.
CIoux de giroffles mafehez.
Aneth malché
Racine d’iroperatoire mafehée.
Rofmarin mafehé. ‘
D I O S C O R I B E.
•Tour l’Hfpreté de la langue.
Mente , pour en frotter la langue. _
Graine de fumac.adec du miel, pour faire comme deflus.
kM Atr H I O L E.
Mucilagcs-de graines de coings, enduits.
Prunes fpbeften pelées , & miles .delTas.
La poulpe des tamarindcs,pour s en frotter la langue.
Succrc candit tenu en labouche.
Taillerins de concombres frais, mis deffus.
Chair d’anguries appliquée.
Eau de* langue de cfrf renuë en la bduche.
Decoftion de petite confolida, tenue en la bouche.
nMATrHlOLE.
Contre les inflammations de la langue.
Taillerins dcfconcombres frais, ou d’anguries , rais deflus. Chair d’anguries appliquée.
Huÿle de lentifque.
L’herbe nommée Trinité , cuite en vin brufe.
tjbi Arr H I ô L E,
Contre la ^ paralyfie de la langue.
La mumic & prife en breuage , & s’en frottant la langue.
Eau de cinnamomc tenue en la bouche.
Decoaion de pyrethre & de poiure long , y méfiant du ius de marjolaine tenue en la bouche,
Serapinuro.
Trente grains de graine de pyuoine,cfmondez, broyez , & pris en vin. ;
^1 Afr H I O L E.
^our ceux qui ont la parole empefehee.
Eau d’afpic ou de lauende prife en breuage. , ,
Eau de caunelle tant prife en breuage que tenue en la bouche,,
AVX DENTS, ET
GENCIVE S.
DIOSCORIDE.
Tour nettoyer les dents.
^de pourpres
1‘ de cornets de mer j de moules ' I
Poudre de * blatta byfantis ^pout s’en frotter les dents d’efeargots
I d’os de fciche. }
L de corne de cerf J
Decoaion de racines de plantain , pour s’en lauet les dents.
Atiftologic tonde , pour s’en frotter les dents.
La cinquiefrae éfpece d’alcyonium »
La pierrte ponce (pour s’en frotter les
La pierre Arabefque t dents
La pierre Samienne
A TT H / O L E'
La poudre des pierres que l’oij trouue en la tefle des efereuif- fes , lofs quelles pofent leurs efcaillcs , li on s’en frotte les dents.
Racine de malue enueloppée en papier moiiillé , cuite fous la cendre, puis feichée pour s’en froter les dents, lus de cyclamen enduit auec miel.
DIOSCORIDE.
Contre les douleurs des dents.
Fueilles de pin , ou de pclTe cuites Si broyées pour s’en lauer fouuent les dents. •
Refine de cedre mife au creux de la dent.
Efcorce de plane cuite en vinaigre, pour fe lauer la bouche de fa decoaion.
Decoaion de fueilles de tamatife cuir en vin, tenue en la bouche.
Lie d’huyle cuite envnpot de cuyure , iufques à ce qu’elle foie efpaiffe comme miel , pour s’en lauer la bouche auec vinaigre , vin , ou vin miellé.
Decoaion des fueilles ou de l’efcorce de meutier po'ur s’en lauer la bouche.
Laia de figuier mis au creux de la dent auec laine.
Defpoiiille des ferpens cnite én vinaigre, pour fe lauer la bou¬ che de fa dccoâion. >
L’arefte ou efpine qui auance en la queiic de la tareronde, ap¬ pliquée fur la dent.
Decoaion des gtenoiiilles, cuites en eau & vinaigre, pour s’en lauer la bouche.
Foye de lézard mis au creux de la dent.
Vers de terre bouillis en huyle, & diftillcz en l’oreille oppofi- te , & qui eft de l’autre codé de la dent malade.
Decoaion de lampe pour fe lauer la bouche.
Decoaion des racines d'afperges tenue en la bouche.
lus d’affrodilles diftillé en l’oreille oppofite à la dent malade.
Decoaion d’aux , de torche de pin , & d’encens tenue en la bouche. ■
Decoaion de racine * d’arrefte-bœuf, faite en cau,& vinaigre, *ou lugrane, pour fe lauer la bouche. ou ononk.
Lauement de bouche fait de decoaion de graine de cappres.
Le raefme fait l’efcorce de capprier, & fa racine mafehée.
Racine de *lcpidium pendue au col, ainfi qu’on dit. ^oupyperitk.
Racine de grenoiiillettc appliquée. ■
lus de*mQuron diftillé en la narine oppofite à la dent malade. * ouanagaU Cinq pépins de grains de lierre cuias en huyle rofat , en vne Ik. efcorce de grenade , diftillez en l’oreille oppofite a la dent malade.
Decoaion de* chardonnette , tenue en la bouche.
Lauement de bouche fait de * bedeguaf'.
Racine du * chardon noftre Dame mafehé.
Parfum de la decoaion d’aluyne , tiré par la bouche.
Decoaion d’hyflbpe cuit en vinaigre , tenue en la bouche.
Panacez Hetaclien mis au creux de la dent malade.
Decoaion de pyretre , cuir en vinaigre , tenue en la bou¬ che.
lus de peucedanum mis au creux de la dent malade.
C Déco
/cuites en vin , tenant Lieur decoaion en la l bouche
. * «« vnguU
odoratus.
* où chatne- leon noir.
* ou elpint blanche.
* ou leuea~ cantha.
0
* ou Je fa»- daracha , fe- fon les Ara¬ bes,
* ou 4»m-
fhe.
* ehanseleo» voir.
AVX DENTS.
Pacoélion de gith, cuit en vinaigre, aiicc torche de pin , tenue en la bouche.
Jus de laferpitium mis au creux de la dent.
Galbanum enduit, & mis au creux de la dent.
lauement débouché fait de decoftion de mfcliue.
Decodion deguymauues , cuites en vinaigre,tenue en la bon-
Decodion de betoine, cuite en vin, ou vinaigre.
Peruenche mafehée.
Racine de polemoniamafchéc., , . .
Decodion de la racine de quintefueille, tenue en la bouche.
Lauement de bouche fait de decodion de racines de iulquiar
me cuites en vinaigre.
Pecodion de folatrum dormitif tenue en la bouche. Lauement fait de racines de colchicum ephemerura. Decodion de boiiillon , pour fe laucr la bouche.
Decodion d’ardion cuit en vin, tenue en la bouche. Decodion de concombres fauuages tenue en la bouche. Lauement de bouche fait de decodion de coloquinte. . Decodion de ftaphis agria cuite en vinaigte , tenue en la bou-
... J I
Laid de tithymale futnommé Catacias , mis aux 'creux de la dent, armant de cite ladite dent , de peur que le laid ne tombe au gonfler.
Lauement de bouche fait de vinaigre chaud.
Sory mis au creux de la dent maladt.
M A TT H I O L E.
Maftic raafehéauee cire odorante.
Decodion de noix de cyprez faite en vinaigre , pour s en la- uer la bouche.
Parfum * de gomme de cyprez receu par vn entonnoir. .
Huile de geneure tenu chaud en la bouche.
Noftré quintc-effence deferite au j.de nos Cômmen. chap. du vin, ténue en la bouche.
Decodion de betoine cuite en vin vieux , tenue en la bouche. Pçcodion de gtains de geneure cuit en vin blanc , y adiou- ftant de noix de cyprez, & de fueilles de meute, auec vn peu d’eau de vie, pour s’en lauet fouuent la bouche.
I^ecodion de tamarife, pour s’en lauet la bouche. ^
Çaftoriumdemefléen huile, & diftillé en l’oreille du coite
' 5urots de chenaux broyez , & diftillés en l’oreille auec huile. Racine de plantain mafchçe,, ou mife parroy les lauemens de bouche.
Graine de feneué mafehée.
lus de cteffon Alenois diftillé chaud en l’orcillc du cofte ma¬ lade, ...
lus de cyclament tenu en labouchc auec miel. ^
Racine de flambe mafehée , ou fa decodion, pour s’en lauerla bouche-
pccodionde natdus d’Italie, ou de lauende , tenue en la bou-
Huile âe iufquiarae tenu tiede en la bouche.
Decodion de racines * d’impetatotia faite en gros vin rude. Decodion de rofmarin faite eu vin rude & vinaigre, pour s’en lauer la bouche. •
Poudre de racine de biftotta ,mife aux creux des dents mala¬ des , auec vn peu de pyretre & d’alun.
Decodion de potentilla, pour s’en laucr la bouche.
Pueillesdp millcfueile mafehées.
Racine d’angelica mafehée, & mife au creux des dets malades. Poudre de c&cndula mife au creux des dents malades.
piOSCORIDE,
Pour rompre les dents gajlees.
Refîne de cedre mife au creux delà dent.
Lie d'huile recuite auec verjus , iufqu’a ce qrfelle foit efpame
comme miel, appliquée fut la dent.
L’éfpine qui auance en la queue de la tareronde, mife au creu? de la dent.
Racine de ranunculus, mife au creux de la dent.
Racine de la * chardonnctte.mife au creux de la dent,
^lATtHIOLE.
lus de cyclamen auec miel , tenu en la bouche.
Jus d’efçlaire mis fut les dents creufes.
dioscqri b S,
Pour affermir les dents qui lâchent,
Pçço<aifin de len&if^uc tenue en la boiichç,
AVX DENTS.
Lauement de bouche fait de faumure d’oliues confites,
Huiled’oliues fauuages tenu en labouChe.
Lauement de bouche fait de fory.
Alun rsfplu en vinaigre & mid appliqué.
M A rr H I O L E.
lus * de grains d’efpine-vinettc,tenu en la bouche. _ ^oudebetbe-
Dccoaion de fueilles de viorne cuites en eau & vinaigre, pour f ig commun, s’en lauet la bouche.
Decoélion de neffles tenue en la bouche. ^
Grains de vitga fanguinea , sien feruani; ainfi qu’on voudra.
Decoélion de cornoillcs & cormes.
Pierreque l’ontreuuc és ceftesdes efcreuilfes, broyées, pour en frotter les dents tout bellement.
Pourpier mafehé,
" • /*• / ' ■ -un , obferuant neantmoins que
t touché terre,
Acuités en gros vin rude.
Enula campana malchée à i celle dont on fe feruita n'a f de vitga aurea Décodions de potentilla. t
C du fraifier,&de fes racines 3 Poudre de corahpout s’en frotter les dents.
MATTHIOLE.
Pour hafier Us dents aux petits enfans.
Pierre prife és teftes des limaces qui n’ portée pendue au col.
point d'n croufte,
PIOSCORIDE.
Pour Us dents agacées.
Pourpier mafehé.
PIOSCORIDE.
Pourarrefier Us fluxions desgendues.
Poudre de fouchet appliquée.
Cplaturc des rofes feches , cuite en vin , mife és lauemens de bouche.
Saumure d’oliues confites tenue en la bouche.
Huile d’oliues fauuages tenu en la bouche.
Noix de galles appliquées en quelque forte que ce foi t.
Pleurs de grenadier mifes en infufion en leur decodion , pour s’en lauer la bouche.
Decodion des fueilles de prunier tenue en la bouche,
Lauement de bouche fait de laid d’anclfc. ^
Pouliot fec btuflé , réduit eu poudre , & appliqué,
Decodion de ronces tenue en la bouche.
Lauement de bouche fait de decodion de ftaphis agria.
Verjus appliqué auec mifl.
Lauement de bouche fait de vinaigre.
Enroüilleure de fer , enduite.
Alun appliqué en quelque forte que ce foit.
Sel bruflé& appliqué auec gtuotte.feche.
Poudre d’albaftre,ou d’efmcril appliquée.
D I O S C O R I D El Pour Us genciues rongées & pourries.
* Cancamum appliqué:& eft le meilleur remede de tous, v Lycium concafle , & appliqué, lus de plantain tenu-en la bouche.
Liniment d’aloës fait auec vin, ou miel.
Saligots terreftres & aquatiques appliquez auec miel.
Cendre de fleur de labrufque , enduite auec miel.
Lauement de bouche fait de vinaigre, ydechalcitis "J
f'»»'*» < £p“,r,po.,=
Ldeyerddegris J
,^i A rr H I O L £.
Cendre de coquilles d’efeargots , pour s*en frotter les dents. Cices blancs deftrempez.en eau , puis broyez & enduits.
Potentilla prife en quelque façon que ce foit.
Lauement de bouche faid de decodion de fraifes , & de leurs racines. • , r b 4
Vin de grenades tenu en la bouche, auec miel rolâc K eau de
, plantain.
Foudre de corail appliquée. a I A
^ou trîlttlm.
^ ou iu her- berk des Apo¬ thicaires.
♦ ou menues pëfées cuites.
A LA GORGE,&c.
A LA GORGE ET
AV Govzier.
D 10 SCO RI DE.
Centre U Squinancie.
Pois liquide enduite.
Vin de meures cuit en vn vaze de cuiure , & recuit au foleil enduit auec vn peu de miel.
Cloportes enduites auec miel.
Cendres d’atondclles btuflées appliquées à mode de cataplaf- me auec miel.
Arondelles falces & feichces , prifes au poids d’vne dtagme auec d'eau. .
Fiel de taureau enduit auec miel.
Fiel de tortue enduit.
Vinaigre gargarizc.
Miel gargatizé. lus d’oignons enduit.
Poiure enduit auec mieL
Aluyne enduite auec miel , & nitre. _ _ _ '
Graine de raiffort gargarisée auec vinaigre miellé Decoftion d’hyflbpe cuit auec de figues gargarisée, lus dc làfetpitium gargarisé auec eau miellée; "
Violettes de Mars cuites en eau, & prifes en:b,reuagc. lus de concombres fauuages enduit auec miel , huyle vieil, ou auec fiel de taureau. Ce remedc y eft fingulicr.
Linimcnt fait de fel, miel, buyle,& vinaigre.
lus tiré des gcnefts trempez en eau & pilez pour enduire.
zjMArrnioLE.
Mumie gargatizée auec vinaigre miellé, lus de meures enduit.
Le parfum de 't' k’arabé receu par la bouche auec vn enton-
lus qui fort d’vn efcargot picqué d’vne efguillc , enduit auec vnc plume.
Tefte de vipere liée en vn linge, & portée pendue au col. Fiente blanche de chien réduit en poudre , & foufflée dans la gorge auec vn tuyau.
Decoétion de virga aurea gargarisée.
Jus de racines d’hyeble , enduit chaud à l’entour de la gorge, auec linges.
DIOSCORIDE.
7our les inflammations dugouzier.
A LA GORGE, &:c.
vin de grenades gargarizc auec eau rofe,& eau de plantain.
D/OSCO R IDE.
"Tour rtjferrer (ÿ* réprimer la luette.
lus de laferpitium enduit auec miel.
Decoéfion de fueilks de prunier cuites en vin , gargarisée. Verius appliqué.
Vinaigre gargarisé.
Fleur de bronze bien & fubtilement pnluerizée , appliquée.
^ ATT H I O L E.
Poix liquide efehauffée auec encens & raaftic,& appliquée fur le derrière de la tefte,l’ayant auparauaiwfait raire.
Grains de laurier incorporez en miel auec cumin, hyflbpe,ori- • gaU & euphorbe , & appliquez chauds fur le fommet de la tefte.
Dccoftion de viorne gargarisée.
Coquille d’efeargot bruflée, & appliquée en poudre.
Eau de * langue de cerf gargarisée.
Decoftibn de virga aurea gargarisée.
La pente & moyenne confqlida La faniçula j
L’oreille d’ours ^ appliquées en telle façon
La pilofelle ^ qu’on voudra.
La potentilla {
La pyrola J
Vin de grenades gargatizé auec eau de plantain.
D 10 SCO RI DE.
Contre les catarrhes & diflillations de la gorge.
Decoélion des teftes de pauoi , réduite à forme dé looch aiicc miel : & faut vfer fouuent de cefte compofition.
Bdcllium demefié auec faliue à ieun , & enduit.
Verueine femelle gargatizée auec du vin.
Verjus appliqué.
Fleur de btpnze fubtilement puluetizée & appliquée.
Alum appliqué.
tM A r r H I O L E.
Grains de prunier fauuage , & fes racines meflez es gatga- rifmes.
Gomme draganthi prife à forme de looch.
Vin de grenades aigres gargarisé.
Cendres d’arondelles btuflées, appliquées à mode de cataplaf- me auec miel.
Laift gargarisé.
Grenouilles boiiillics auec huyle, réduites en liniment,pouten enduite les apdftumes du col , & de la nuque ou chinon du col.
Miel enduit.
lus d’origan verd gargatizé.
lus de pariétaire , gargarisé, & enduit en dehors.
Jus des deux fortes d’orties, gargarisé.
Poudre.de chalcitis appliquée.
Alum enduit.
Sel bruflé 8c enduit auec miel.
Vinaigre gargarisé.
Aloës appliqué auec miel , ou vin. lus de britannica enduit.
* Saligots appliquez auec miel, lus de meures de ronces , gargatizé.
Decoétion de'figues feiches gargarisée.
oJrUATTHIOLE.
Cafle laxatiue prife par la bouche.
lus * des grains d'efpine-yinette, gargatizé.
lus des ribes communes.
lus de laittuës gargarisé auec ius de grenade.
* Herbe de la ttinité cuite en' gros vin rude.
Decoftion de virga aurea gargatizée. .
lus de racines d’hyeble enduit chaud à l’cntOur de la gorge auec linges, ,
D lOSCORIDE.
Contre l'ajpreté dugouz-ier, & de la canne du poulmon.
Myrrhe fondue fous la langue.
Ptifane d’orge gargarisée.
Amydon réduit à forme d’eleâruaite,
Jns de mouftarde gargarisé, lus de regliffe fondu fous la langue.
Gomme draganthi prife auec ihiel à mode d’cleéluaire. lus de laferpitium demeflé en eau , pris à mode de looch. Symphytum pettæum mafehé.
Decoétion de racines de quinte- fueille gargarisée.
Æthiopis prife auec miel à mode d’eleâuaire.
Laiét gargarisé,
Ly cium pilé , & pris à mode de looch,
zMATTHIOLE.
Caffe laxatiue prife par la bouche.
Huyle d'amandes douces.
Huyle de iugioline.
Efeargots fans lauer cuits, broyez, & pris en vin cuit.
Blanc d’œuf pris tout ctud
Decoétion des fueilles & racines de malue, gargatizée. Arroches cuites & mangées.
Eau de =1' phyllitis.
Petite confoljda cuite en vinaigre & eau rofe gargatizée,
phySltU.
* ouheriettis des Apothi¬ caires.
^ eu langue de cerf.
* 0» $eucy {teau.
s(< 0» Rhapon- tic commun.
fCecy efiprU
♦ ou gomm* de geneute.
* ou berberù commun.
A tA POICTRIN’E.
A IfA POICTRINE, ET
^ V P O V L M O N.
7) 10 SCO RI DE.
7>our ceux qui crachent & vomijfent le fang.
Oeuf mollet humé tieie,
Cendre de corne de cerf lauée,& prife en brcuage , auec gom¬ me draganthi. ■
Clymenum pris en breuage.
lus de ferpollet beu au poids de.deux dtagip.es , auec vinaigre, fumées de cheurcs demeflécs en vin, ou eau , & prifes en bre-
fatine de froument , cuite comme colle , & prife àmode d'c- leéluaire.
A mydon pris en breuage. . ' .
Moëlle de ferula ye'rde prife en breuagc.
Pourpier bien cuit & mangé.
Plantain pris en quelque forte que ce foit fpecialement fon Graine de plantain prife en breuage.
Gçaine de pourrcaux prife en breuage au poids . de deux dra- gmes auec autant de royrtyles. ^ ' -j •
Agaric pris en breuage auec eau miellée , au poids de trois oboles.
Rhapontic pris en breuage.
lus de *l' Lyîimachie beu , & enduit.
Racine du * grand centaurium, prife en breuage.
Racine de bedeguar prife en breuage. ^
Racine d'efpinc Arabefqne-, prife en breuage.
AJoëspris en eauftaifehe ou-en laiift clair, à la nrefure de deux pueillerées.
l'uè de rendiiée' pris en breuage.
* Pilules de ius de fauge prifes auec miel.
Symphytum perræum pris auec d’eau, lus de mente pris auec du vinaigre.
Decoârion de guymauues prife en breuage. ^
Fucilles de betorac prifes en vin & eau, au poids de trois obo.. les.
Racine de confolida major prife en breuage.
Achillca prife en breuage. ' , _ :
Dix grains de l’herbe tragos beus en vin. _
Racine de bardane prife en breuage auec pommes de pm.
Graine d’ifopyros prife.cn breuage.
Capilli Veneris. pris. en breuage.
Polytrtchon pris en breuage.
lus de fueillcs & tendons de vigne,prjs en breuage.
Pleurs de labrufque prifes en breuage.
Verjus pris modérément.
Poudre de corail prife en breuage.
Poudre de pierre einatite.on de pierre moroehthus, ou de ter¬ re Samienne , prife auec ius de grenades;
^1 ATT H I O LE,
Encens pris en breuage.
Maftic pris en breuage.
Mumic prife en breuage. _
Sandaracha des Arabes , prife en breuage,
Trochifques d’ambre , pris par la bouche. .
Eau de fleurs de iroëfne beuë.
lus de =1^ grains d’efpine-ïinecte,ptis en breuage.
Hypociftis prife par la bouche.
Succre rofat.
Eau de fueillcs de chcfne.bcuë.
Glands, & noix de galle , prifes en breuage,
Gom'me "e pefchîer beuc en eau de plantain , ou de pourpier. Fueilles de mefplier puluerizees , & prifes en breuage,..
Grains de virga fanguinea.
Cornoilles-)^
Cormes. J . ° . ,
PecSionde burfa tachais
* eu langue de ferpent.
* §!ÿelquet ’vns la pren¬ nent pour le panaces chi- ronium.
pris en breuage , en quelque 'façon qu’on voudra.
^ou carie- phyllata,
♦ ou lagopHt,
♦ autrement herbe du tae.
ET AV POVLMON.
Eau de racines de cyclamen du poids de fix onces , auec vnc once de fuccte bien fin, prife en breuage.
* Ophioglolfon pris en breuage en eau de cheualine.
Rhubarbe prife en breuage du poids d’vne dragme , auec vn peu de mumie.
Gomme draganthi prife en breuage. lus de faluia pris en breuage.
L’herbe nommée * plos Solis , broyée auec fes racines, & pri¬ fe en breuage.
Poudre de graine de mille-pertuis prife en breuage en ius de renoiiée.
La pilofellc ^
La petite confolida La moyenne confolida La faniculà L’oreille d’ours La racine de * reflSfe La graine de * pied de Heure La virga aurea '
La potentilla La pyrola
lus de * pulmonaria beu, & l'herbe mefmc prife en quelque maniéré que ce foit.
Fleurs de paffe- velours prifes en breuage. lus de miUe-fueille,ou bien fes fucilles réduites en poudre, & beuës en eau de confolida major & de plantain.
Vin de grenades pris en breuage en eau rofe & pourpier.
Boli Armenil . . i.
Corail- J-pns par la bouche.
lafpe porté au col , & appliqué fur la région du foye.
7) I 0 S C O R 1 D E..
Tour les Thtfiquei.
Piftaches , ou pignolats feuls , ou pris auec miel.
Refine de terebinthe feule , ou prife auec miel à mode d’ele- éluaire.
Poix liquide , prife en miel à mode d’eleétuaire , à la mefatç d’vn cyathe, -• -■ - ,
Grains de geneure pris en breuage.
Grains de laurier pilez , & pris auec miel , ou vin cuit.
Figues feiches cuites auec hylTope & prifes en breuage.
Cancres de riuieres bouillis , pris auec leur bouillon.
Laiéb de femme fuccé des mamroelles.
Bouillons de toutes chofes gralTcs bonnes a manger.
Plantain pris en breuage.
Pourrcaux cuits auec du miel.
Agaric pris en vin cuit.au poids d’vne dragmç. ,
Racines de branca vrfina prifes en breuage.
Fueilles de marrubc , ou leur ius , pris en breuage. - Fueilles de betoine prifes auec miel.
Myrrhis prife en bouillon. ^ , , , i
Fleur de la pierre Affienne , prife en miel a mode de looch.
^1 AtT H I O L B.
Refine de meleze appellée vulgairement Tormentine , prife à mode de looth.
pignolats mangez auec miel ou fuccre. _
Efeargots des forefts nettoyez de leur vifeofite , cuits en laict de vache auec de pas d’afne, s'en feruant en viande. * „„
Gtenoiiilles cuites en bouillon de chappon ou de poule , & go. mangées.
Coiiillons de coqs ieunes cuits & mangez,
Choux bien cuits,continuez à manger.
Laid de graine de melons prife en breuage,
Rcglilfe , & fon ius.
Veronica mafle. , , /■
Pilules de fauge. Voy le Comm. au chap. de la lauge.
Racines de la première efpece de géranium, prifes en vin. ^ ,
lus de * pulmonaria continué fouuent en breuage , ou 1 herbe ^ou herbe du mefme prife à telle façon qu’on voudra. tac.
Raifins de quaiffe meflez parfny la viande.
Boli Armeni , pris à la maniéré qu’on voudra.
Corail en breuage. _
Pierre emaiite prife feule, ou en yin rude,
TilOSCORIDE.
<Tour les apoftumes du poulmon.
Graine de la fécondé efpece de cyclamen , prife en bre-
u tuf, U-
* Tuftlage, eu,f»s ifüfne.
^ OH Pulmo- mtrîH.
♦ Rheupontic eOmrpHti.
* OH Parthe-
* OH , htis fmnt.
^ ftu Lhcch.
^oarejlnede
meleT^.
A la poitrine,
yacre,refpace de quarante ioijrs.
Tiagoriganum, pris auec rnicl, à mode d’eledluairc.
Le parfum de*taconnet humé par la bouche , faiét rompre toutes les apoftemcs eftans dans la podrine.
MA TT H I O LE.
Poulmon de belettes mangé.
Poulmon de renard réduit en poudre, & mangé.
Dccodion de fenegré prife en breuage.
^ L’herbe du tac continuée fouuent en viande. ,
D I O S C O R I D S.
ToHŸcmx qui ont courte haleine.
Grains ^e laurier pilez. & pris auec miel ou vin cuit.
Figues feiches cuites auec hyljbpe , & ptifes en breuage. Poulmon de reuard feiché pris en breuage.
Bouillon de vieux coqs, humé.
Vin d'hylTopebeu.
Plantain cuit auec lentilles mangé.
Rhapontic pris en breuage. ,
Eau miellée beuë.
Arifto^gic tonde prife en breuage.
Racine du grand * centaurium prife en breuage.
Decodion‘_d’hyirope cuit en eau, auec figues, mtcl &rue,pnfe en breuage.
Decodionde fticas cuite en eau , prife en breuage.
Poulfot, pris en breuage auec miel &aloës. ,
Squile réduite à mode d’eleduaite , & prife au poids de trois
Decodion de thym cuit en miel, prife en breuage.
Sarriette prife au mode que deflus.
Decodion des racines de baccharis.ptife en breuage.
Rue prife en breuage.
lus dépeucedanum hunaéen vn œuf mollet.
Githprisenvin.
Galbanum pris en pilules.
Decodion de marrube , ou fon ius pris en breuage.
* Matricafia prife auec oxymel.
Fueilles * d’anagyris prifes en breuage en vin cuit.
Graine de matrifylua beuë auec du vin.
Decodion de capilli venetis prife en breuage.
Polycrichum pris en breuage.
lus de concombres fauuages. C’ell vn bon remede à ceux qui ont courte haleine, lus de thapfia pris en breuage.
Coleuurée prife auec miel, à mode d’eleduaîre.
Sandaracha minérale , prife en pilules.
Souffre parfumé , ou pris en vn œuf mollet.
Agafic pris au poids d’vne dtagme.
^ Caucamum pris en breuage , auec eau ou vin mielle.
M A TTH I O LE.
Decodion de racine d’ireos prife en breuage.
Racines d’ireos confites en miel & fucre , continuées fou¬ uent.
Valerienne cuite fpccialement auec reglifle , palTules & graine d’anis.
Cubebé mangées.
Eau de cannelle prife en breuage.
Moë lie de cafTe laxatiuebeuë en decodion d'hyffope.
Liqueurs 8c huile de baume artificiel. _
Racines d’enulacampana confites continuées fouuent.
Huile d’amandes douces & araeres O .
Huile de graine de cartaraum. > beus.
Pignolatsprisenfuccreoumiel 3
^ Tormentine prife en breuage.
Poix prife en miel à mode d’eleduaire.
Gomme de pefehiet prife en breuage en vin miellé ou deco¬ dion de tulfilag 0 , y méfiant vn peii de faffran. ,
Amandes.
Pignolats.
Huile de noix Indiennes.
Grands efeargots par quelques iours mangez à'demy-cuits,en prenant le premier iour vn „ le fécond deux , le troifiefmc trois , le quattiefmedeux , &le cinquiefroe vn.
Moelle du tronc d vn chou' cuite en laid d’amandes , & ptife en rnicl à mode d’eleduaire.
Laid de laictelfon pris eu breuage.
•
ET AV POVL MON.
CÎoulis des racines nommées Trafi.fait auec vn bouillon de chair , pris en breuage.
Fourreau cuit, & pris en miel, à mode d’elediiairc.
Oignon boiiilly, ou cuit fousJ:a cendre , & mangé auec fuccre & vn peu de beurre frais.
Graine de feneué ihangée ou beuë.
Racine * d’arum cuite & incorporée en miel , mangée.
La mefme cuite fous la cendre , & prife auec huile d’aman- des.
Agaric pris en breuage.
Gentienne , & fon eau. '
Ariftologie ronde *1 pris à telle façon qu'on.
Regliire,& fon jus J voudra.
Vetonicamafle
Sauge
* Herbe du chat , . pris par la bouche , ainlî qu’on * ou, Catta- HylTope >voudra.
Mentaftre Calament
Decodion de marjolaine Racine d’Imperatoria Infufion ou decodion de fené prife en breuage.
Seràpiura pris en breuage en decodion d'enula campana , & d’hylTope.
Decodion de * millegraihe , ou l’herbe mefme,bcuë en déco» ’^ouhottyu dion de reglilTc.i
Boli Armeni pris à mode d’eleduaire.
Graine des deux fortes de fecuridaea prife à mode de loot en
Noftre antimoine hyacinthin pris en breuage du poids de qua-
La feabieufe prife tout ainfi qu’on voudra.
Moelle de graine de cartamum incorporée en fuccre ,& prife 'à mode d’eleduaire.
Noftre quinte elfencedcfcr^teau liure j.chap. duvin,demefléc auec vn iulep violât , & continuée fouuent en bre¬ uage.
T>IOSCORIDE.
Contre U toux.
Flambe de Lcuant prife par la bouche.
Cardamomum , pris en breuage auec d'ea’u.
Cinnamome mangé ou beu.
Parfum de Calamus odoratus feifl, ou auec refinc de therebin- thc.
Eleduairc fait d’enula campana , & de miel.
Myrrhe prife à la grolTeur d’vne feue.
BdXum }pns à mode d’eleduaire.
Eleduafre fait de tefine de therebinthe feule , ou auec du miel.
Maftic pris en breuage.
Grains de geneute pris en breuage.
Fruid de cedre mangé.
Grains de paliurns pris en breuage.
Ladanum mis parmy les medicamens ou emplafires.
Gomme de cerificr , beuë en vin & eau.
Amandes ameres , réduites en eleduaire , auec miel , & laid.
Gomme d’amandes ameres, beuë en vin & eau.
Aueilakies beuës auec eau miellée.
Figues feiches mangées. ,
Decodion de germandrée , prife en breuage. Seordiam.
* Chamatas pris en breuage. _ ^ ou,TuJ[tla-
Parfnm de * pas d’afne tiré par la bouche , bu pris fec.
Parfum de * cire vierge. ;)c ou,propolit.
Miel mangé. _ ^ ^ ^
Bouillie de farine de froument, prife à mode d’eleduaire, auec mente & beurre.
Boiiillie de farine d’auoine , mangée.l Graine de lin prife auec miel Sc poyure.
Feues mangées. . .
Raiffort bouilli & mangé , & fur tout quand la toux eft
Oignons delà grande ferpentaire , cuits fous la cendre ou bouillis pour les manger.
Affrodilles pris en breuage au poids de trois drag-
Aux cruds & cuits ; & principalement quand la toux efl: vieille.
e 3 Graine
J
A LA POICTRINE,
ül; Gtainc de * velar., prife auèc miel, à mode d’eleauaiic,
Eleduaire de poiuix.
Eleduaite de Iquiüe, & de miel , quand la toux dure par trop, ^Khmpontie Racine du grand* centaurium., prife en breuage , quand la commm toux cft inuecerée. . • i
Eleauaire de somme draganthi ,& de miel. ,
Decoaion d-hyffope s cuit en eau , aucc miel , figues , & rue. Sticas préparé comme l’hylTope.
Eleduairc d’origan & de miel. ^
Tcasorisanum préparé comme l’origan.
Pecoftion de racines de bacchans , quand la toux eft inue- terée.
Panax pris en breuage en vin doux.
1f-Se[eli Graine & racine de * filer montanum , prile en breuage,
filmfe. Racines de maceron, mangées.
Graine de daucUs , prife en breuage , quand la toux eft inue-
ïus de peucedanum , pris en vn oeuf mollet.
. lus de laferpitium , pris en la mefme forte.
Dccoéliun de marrube, ou Ion ius , pris en breuage. ^ Galbanum pris en pilules > quand la toux eft inueterce. Seraphinum mangé . quand la toux dure par trop.
^ ^elxine, lus de pariétaire * pris au poids d’vn cyatbe.quad la toux du- re par trop. . , . , -r i
L’herbe Sc la racine de queue de cheual , prife en breuage.
Decoélion de ioncs prife en breuage. • j u
Teftes de pauots cuites en eau mfqu a la conlomption de la moitié •• adiouftant à laditte decodion.du miel , pour la ré¬ duire à mode d’eleétuaire.
Graine de iufquiame prife en breuage. _ ^
Dccoftion de boiiillon , quand la toux cft inueterce.
Racine de cacalia mife en infufion en vin ,& mangée.
Elcéluaire de coleuutée Sc de miel,
Chair de raifins blancs fecs , mangée.
Eau miellée beuë.
Thapfia appliquée à mode de liniment.
PaTfum&ndaracha minérale & de refine, tiré par vn tuyau. Parfum de foulfre ; ou foulfte en vn oeuf mollet.
Arr H 10 L Z,
ï' Vapeur de dccoftion d’acorum teceue par la bouche.
' Racines de valetienne cuites auec reglifle.raifins fecs & anis,
Moelle de caffe laiatiue prife en decodion d hyliope.
Conferue d’enula campana , mangee : ou bien fa poudre beue. Huyle.d’amandes douces pris en breuage.
Dix pilules .préparées d’vne dragirie d encens & de quatre fcrupules d’agaric auec ius d’hyflbpe , en prenant tous les ^ /-J foirs vue auparauant que le mettre au liet.
Eleauaire de * tormentine.
melçx^, 'pignolats mangez auec fuccre ou miel. .
mLic prife en breuage en decoftion de lumbe , d orge , & de febeftem. . .
Noix de cyprès broyées à non-per ,& pnfes en Vin vieux. Decoétion de carouges prife en breuage.
. Gomme de pefchiér beuë en eau miellée, ou decoftion de tuf- Pruncs febeften\ prifes a telle façon qu on
luiubé J voudra.
Succre candit.
Decoftion de fenegré pri fe en breuage.
Coulis de gtainc de melons.
Roquette cuite , & mangée aucc fuccre.
Coulis des racines nommées Trafi .pris en breuage.
Pourreau cuit, & pris en miel à mode dekauaire.
Oignon boiiilly on cuit fous la cendre, mange auec fuccre ou beurre frais. . , „ j
*0» vit dp, Racine* d’arum cuite,& prife en huyled amandes.
fhien. Laiâ auquel on ait fait cuire les racines d’arum , pris en bre-
Agatfc pris en breuage.
Reglifle & fon ius
Vefonica mafle prife en breuage en fon eau mefme.
* «H boirys. pa % raillc-gtaine prife en breuage en decoftion de reglifle: ou fon ius mefme.
Fleurs de confolida tegalis , prifes en breua^.
p.aifins fecs , pris a telle maniéré qu'on voudra.
7) lOSCORIDE.
Cmm les afpretez. de la poiSirine.
lus de reglifle fondu en la bouche.
ÇL^çipç de çaealia trempée en vin,& prife a modç d elcftuaire.
* eu peur teux qui font tnroüea.
ET AV POVLMON.
A TTH 1 O L E.
Moelle de cafl'e laxatiuc bcifë & mangée.
Huyle d’amandes "i l Huyle de iugioline J
Gomme de pefehier prife en breuage en eau miellé, ou de tuf- filago.
Pourreau ciiit , & pris en miel.à mode d’eleftuairc.
Gomme dtaganthi.
l O S C O R 1 D E.
* Tour efdaircir la voix. ’ ^
Myrrhe fondu fous la langue.
Eleftuaite de miel , Sc de gomme dtaganthi.
Lafer demeflé en eau , §£ humé, ïleftuaire de ftorax.
Choux mangez.
Vin d’hyflbpe beu,
eJll A TT H I O L E.
Decoftion de racine d'itcos, prife en breuage Racines d’ircos confites en miel Sc fuccre , mangées,
Huyle d'amandes 7
Huyle de iugioline V pris en breuage.
Huyle de cartaroum J
Styrax calamita , prifes en breuage.
Gomme de pefehier prife en eau miellée.
Huyle de noix d’Inde.
Malue cuite.pouren vfer en viande.
Pourreau cuit , pris auec miel.
Reglifle , & fon ius.
Raifins de quaifle mangez.
10 SCO RI DE. ■
Contre la pleurefie.
Sain de porc laué en, vin.S: incorporé en cendres & chaulx, Sc appliqué. ,
Graine de panais fauuage prife en breuage.
Seraphinum appliqué à mode de çataplafme.
pJM A rr H 1 O L E.
Refîne de terebinthe prife en breuage.
Vnc pomme douce cuite fous la cendre,& mangée auec ius de Reglifle , amydon ,& fuccre.
Amandes , & leur blanc mangé.beuës auec fuccre.
Efeargots hors de coquille pris auec orge mondé : ou broyez,
& appliquez fut la partie malade.
Huyle de graine de lin frais , pris en breuage au poids de de¬ mie liutÇj .
ReglilTe , & fon ius.
Eau de chardon béni prife en breuage auec vnc demie dragme de fa graine.
Decoftion de camomille , prife en breuage ; ou l’eau de fes fleurs.
Syrop violât laxatif pris chaud.
D 10 SCO RI D E.
Contre les douleurs des cojîez. ou n’y a point de fleure.
îumées de cbeure incorporées en huyle & cire , & appliquées à mode de çataplafme.
Linimcnt fait de farine dorge cuite auec melilot & tefte de pauot , en vin miellé.
Troncs de choux verds btuflez , & incorporez en fain de porc,
& appliquez à mode de çataplafme.
Decoftion des racines du* chardon noftre Daraecuytes en Pfeuleuea- vin prife en breuage.
Afrodillçs beus en vin àü poids d’vne dragme.
lus des racines de gentienne pris au poids d’vne dragme.
Atiftologie tonde Beuë en eau.
Racine du * grand centaurium prife en breuag?, " * «« rheupo-
Lafer pris en vn boiiillon. tic commun.
Galbanum enduit.
Pucilles de marrube appliquées auec miel.
Fueilles & graine du treflle bitumineux pris en breuage.
Ethiopis prife en breuage.
Decoftion de * calamus odoratus commun pris en bre- ^cuaeorum.
■
eunthu.
agtllo-
€httm.
‘^ûueryJimU.
♦ U»; eflla mintint.
♦ o» pulmo- n»ria,
*ouleiaflh-’
matiques.
^oufefeli
mjpUenfe.
A LA PoICTRINE,
Coftus pris çn breuage auec aluync , & vin.
. *Lignuraaloës,pris en breuage auec d’eau.
Myrrihc prife à la groffeut d’vne feue.
Bdellium pris en breuage. ^
Tormencine enduite Si appliquée.
Eleâuaire de coleuurce & de nîiel.
‘D 1 O S C O R 1 D E.
Cmtre les inflammations du poulmon.
Bafilic enduit auec gruotte feiche.
Eleâuaite des graines d'orties , & de miel.
Ekftuaire de tragoriganum, & de miel.
Chryfocomc prife en breuage.
Eau miellée beuë.
^lATTHlOLE.
Pulmonaria.
Eau de lentille de matais prife en breuage.
D lOSCORl D E.
Tour ceux qui crachent pourry.
Eleéluaire de ^ velar & de miel.
fueilles de betoine priles au poids de deux dragraeSj en quatre cyaches d’eau miellée.
Racine de bardane prife auec pomme de pin.
. Ethiopis prife en breuage.
Vin d’hyflbpe.
Sandaracha prife en vin miellé. le ne puU approuuer ce medtcu- Parfum de foulfre.ou foulfre pris en vn œuf mollet.
e^/ A ET H I O L E.
Refine de laréze, on tormentine commune, prîfcà mode d'e- leéluàire.
Pignolats mangez auec miel ou fuccre.
* Refine de therebinthe mangée.
Poix liquide incorporée en miel,& mangée.
Eueilles d’orme cueillies' du collé du Leuant à non-per , & broyées auec autant de grains de poiure,bcuës en maluoifie. Amandes & leur blanc mangél^j,^
Pignolats J r
Eleétuaire de gomme draganthi. lus de reglilTe.
Vetonica malle prife en fon eau mefme.
Decoaion de mille-graine beuë par plufieurs iours.ou l'herbe mefme prife en decoélion de rëglilTc.
Poudre de feabieufe prife en breuage, ou le ius de l’herbe ver- de pris en miel à mode d’eleéluaire : enfemble la decoâion de toute l’herbe prife en breuage par plufieurs iours.
* L’herbe du tac, prife en telle maniéré qu’on voudra.
DIOSCORIDE.
Tour^ ceux qui ont difficulté d'haleine.
Grains de laurier pris en miel , ou en vin cuit.
Feues feiches bouillies auec hylTope , pris en breuage.
Vrihe d’vn icune enfant beuë.
Ruë prife en breuage.
Graine de la fécondé efpece de cyclamen , prife en breuage. Racine de grande ferpentaire cuite fous la cendre, ou bouillie réduite en clcéluaire.
Eau miellée prife en breuage.
L’herbe ou la graine de fph^ondylium prife en vn bouillon.
La racine & les fueilles de la queue de cheual prifes en bre¬ uage.
Graine d’auronne,& graine de cyprez, pilées, & beuës en eau. Decoélion d’hylTope , cuit en eau,auec figues,miel,& ruë, prife en breuage.
Decoélion de calaraent prife en breuage.
Vin d’hyffope beu.
Decoélion de thym cuit en miel.
Sarriette beuë auec du miel
* Serf montain pris en breuage.
Cumin beu en eau & vinaigre. '
Racine de raaceron mangée,
Thapfia enduite.'
Atmogiac pris en breuage.
ET AV POVLMON.
Fueilles de meliffe réduites e Parfum de =i' pas d'afnc ti
eleéluaire.
tuyau.
^eu tujjiloi^ ge.
teubotrp.
d’hippophæftus pris au poids de trois oboles.
^ Mille-graine prife en breuage , ou réduite en eleéluaire.
Graine de matrifylua prife en breuage.
Decoélion de capilli veneris prife en breuage.
iLM A TT H I O L E.
Racines d’ireos confites en miel & fuccre. i
Racine de valerienne cuite auec regliffe , & graine d’anis.
Cubebé mangées.
Eau de cannelle prife en breuage.
Moëlle de caffe laxatiuc prife en breuage en decoélion d’hyf- fope.
Liqueurs & huyle de baume artificiel.
Huyle d’amandes ameres pris en breuage.
Huyle de cartamum pris en breuage.
Tormentine commune , ou vraye , prife par la bouche.
Poix liquide prife en miel.
Deux ou trois figues feiches trempées en eau de vie , & man- gées.
Farine d’ers incorporée en raicl,& prife à mode d’eleéluaire.
Ins de laittefTon pris en breuage.
Fourreau cuit , & pris en miel à mode d’elcéluaire.
Oignon boiiilly ou cuit fous la cendre, pris en miel ou beurre.
Graine de Seneué , ou creflbn Alenois prife en breuage, ou mangée. ' .
Racine de * "vit de chien prife en miel , ou huyle d’amandes. * ou arum. Agaric pris en breuage.
Gcntienne , & fou eau beuë.
Ariftologie ronde, prife en breuage.
Vcronicamafle Hyflbpc , i
Sauge. à façon qu’on '
Mcntaflre j voudra.
* Herbe du chat i * ou gatta-
Marjolaine. J ria.
Infufion ou decoélion, de fene.
Scrapinum pris en hrcuage en decoélion d’enula campana & d’yflbpe.
Decoélion de * mille-graine prife auec miel violât ; ou l’her- eu letrys, be mefme beuë en decoélion de reglifle.
Moëlle de graine de cartamum prife en fucer« à mode d’ele¬ éluaire.
Scabieufe , fon ius , & decoélion , prife à telle maniéré qu’on , voudra.
Graine des deux fortes de fecuridaca prife en miel, ou vin cuit.
Noftre quinte- eflence , prife en breuage.
L’antimoine félon notlre compofition, pris en breuage du poids de quatre grains.
TtlOSCORIDE.
Tour faire fortir hors les excrtmtns vifqueux,
(fr difficiles a cracher.
Ireos de Leuant prife en breuage.
Tous caillez pris en breuage.
Raifforts mangez bouillis.
Fourreaux cuits auec orge mondé. ,
Creflbn Alenois boiiilly, St pris en potage.
Bulbes bouillis à halle, Sc man gez.
Armoniac pris à mode de looch.
* Charaaraz pris en breuage. )fc eu feordiS,
Liniment de thapfia.
Eleéluaire de graine de lin.
Trois oboles de fquille feiche réduite en eleéluaire.
Marrube fec pris en breuage , auec poudre d’ireos.
Vin d’hyflbpe peu,
^MATTHIOLE.
Decoélion de racine de flambe , prife en breuage.
Huyle d’amandes douces & afflercs.
Pignolats pris en miel & fuccre.
Eleéluaire de deux fottes de tormentine, ^
Farine d’ers incorporée en miel , & prife a mode d ele¬ éluaire.
Agaric pris en pilule.
Veronica.
e 4 Hab» ,
J
^ouerijÿmu.
^ou todUiii,
^c’eftà dire ^ celle de lareïjC , é" celle de the- rebinthe.
sjf Grecs, em-
fyemat imites.
* eu curye- fhillata.
^OH fyncopes.
^Bugloflum.
A LA POICTRINE &c.
Herbe du tac, piife à telle façon qu’on voudra.
Poudre de fcabieufe,fon lus & decoiftion, pris en breuagc.
ATT H 10 L E.
^our purger h poiBrine,
Tercbenthine mangée.
Agaric pris en breuagc. ,
Infufion ou decoftion de fené.
Decoaion d’hyffope , & de fauge , ptife en breuagc.
Poudre de fcabieufe.ou fon ius.pris auec miel, ou la decoftion de l'herbe mefme, ptife plnfieurs iouts en breuagc.
dwscoride.
Contre ki dtjiillations de la poiUrine.
Graine de * velar prife à mode d’eleduaite auec du miel.
A TT H 1 O L E.
Agaric pris en pilules.
Vctonica mafle.
BolpArmeni pris à mode d’eleduaire auec fuccre rofat.
dioscorid S.
Contre toutes maladies de la poiBrine.
Fourreaux cuits en tniel & mangez lus de reglilTé pris en breuage.
EJefluaire de thym & de miel.
Eieauaite de fartiette , & de miel. , ■ ,
Ekauairc de racine de * filer de Candie, & de miel.
Racines de rofmarin prifes en breuage ^
Symphytum petræum cuir en vin mielle,& pris en breuage. lus de racine de quinte-fucille pris en breuage.
^MATTHIOLE,
Decoftion de racines d'ireos prifes en breuage. ^
Racines d’ireos confites en miel & fuccre , mangées.
* Et l’vne & l’autre cormentine mangées.
Veronica mafle.
Reglilfe.
Raifins iècs pris a telle forte qu on voudra.
^atthiole.
tAux * ApoBumes.
Pulmonaria & fon ius pris en tniel. _
Poudre de fcabieufe.fon ius & decoftion pris en breuage.
M ATT H I O L S.
^ux blefures de la poiBrine.
cuites e
a , donnant >pat-apres en breuage la ■ decodion.
Reflîfe otentillc
ilchimille
■) de biftorta .acines ^ totmentille \
’outes les fortes de co'nfolida anicula )reille d’ours
'ilofellc -r
ce breuage au Lmte 4. chap. 16. Laifins fecs mangez.
AV Ç OE V R
DIOSCORIDE.
Tour les défaillances * dn cœur,
îdeut concombre.
uliot aproché du nez auec vinaigre.
Bourrache prife en breuage, ,
.suatthiole.
U de natdns d’Italie, & de laoandfil prife en bïcuage, & en- duite fut Içs artères, .
AV C OE V R.
Eau de cannelle , prife en breuage.
La fenteur de toutes les fortes de fantals,ou bien eflant pris en breuage.
Mufe pris en breuage , & appliqué fur le cœur.
Confedion de mufe mangée.
Ciuctte enduite.
Ambre pris en breuage-, appliqué , & fenty.
Bafilic trempé en vinaigre , & tenu fous le nez.
Racine de.fcorzonera,ou fon ius, pris en breuage. doux de giroffies mangez, ou appliquez aux narines.
Pleurs de giroffles prifes en telle façon qu'on voudra.
Zedoaire mafehée. ^
Odeur de mente.
Mclilfe. & fon eau. «
Eau de langue de cerf.
Odeur des racines de catyophillata.
Racine d’angelica prife en breuage.
Decodion de bourrache , ou de bugloffe , prife en breuage ou meflée auec du vin , 8c beuë.
Maluoifie , ou quelqu’autre vin excellant , ietté fut la face, ou pris en breuage.
Noftre quintc-efience.defcrite au liu-y.ch.du vin, tant prife en breuagc, qu’enduite aux narines 8c artcres,8c iettée fur la face.
DIOSCORIDE.
Tour les * Cardiaques.
Cicot^e enduite feule ou auec gtuotte.
Aluync cuite en vin cuit , 8c appliquée.
Fueilles de ronce enduites.
zAl A TT H 1 O L E.
Eau de !auande,ou de natdus d’Italie prife en breuagc.
Eau de cannelle prife en breuage.
Tous fantals beus , Sc raeflez és epithémes.
Mufe beu 8c enduit.
Ambre pris en breuagc.
^'Lignum aloës. . _
Mumie prife en breuage en eau de mente , au poids de quatre grains.
lus de rofes 8c leur infufion. '
Odeur de reflîfe.
Vin auquel on ait efteint la pierre gagates. allumée , pris en breuage.'
L’herbe * cardiaca pris en breuagc.
Racine d’angelica prife en breuage.
Bourrache , ou bugloffe prife ainfi qu’on voudra.
Succrc rolat mangé.
Graiids de mcurtc pris à telle façon qu’on voudra,
Eau de fleurs d’orenges , ou de limons , prife en breuage. Citrons.
Orenges.
Limons.
Pommes d’Adam.
Poires cuites 8c mangées.
Soye mife és pteferuatifs.
Perles prifes en breuage.
Osîde cœqr de cerfs pris en breuage.
Racine de feotzonera, ou fon ius pris en breuage.
Cloux de giroffles continuez en viande.
Pleurs de giroffles beuës en decoaion de melifle.
Zedoaire mafehée ou prife en breuage.
Racine d’eringium beuë en decoaion de bugloüe ou de me- lilTe.
Conferue de fleurs de rofmarin. • , .
Racine de vincetoxicum prife en breuage auec graine de ci¬ tron en eau de bugloffe.
Eau de langue de cerf.
% Pain de cocu, ou Alleluya.
Melifle prife ainfi qu’on voudra.
eJddATTHIOLE.
Contre les petillemens de cœur.
Galanga pris en breuagc en ius de plantain.
Eau de cannelle , beuë. . . - . ,
Grains de meurtc mangez,ou pris ainfi qu on voudra.
Racine de feorzonera , ou fon ius. • , ■
Racine de vincetoxicum ptife en breuagc auec graine de ci¬ tron en eau d’ozeille.
MelilTe,
^Ce font per~ formes 5«i tombent en défaillance, k caufe d'vne langueur que ils endurent en la touche de l'efiomac, & par confe- quent au cœur, qui les met tout ert fteur : ce qui aduiëtûu par ieune, ou pat trop grande triftejfe.
agallo-
chum,
* ou carye~ phillata.
’l' ou gripau- me, ou agri- paume.
*ou trifom aeetofum.
AV coevr;
Eau de langue de cerf.
^ounjftfe. Odeur de ^cariophyllata. ^ .. j. '
Noftre quinte - effencc prjfe en breuagc du poids d vne ' once.
Or pris en breuage.
Corail pris en breuagc.
Perles mangces.
tJ^Î A f T H I O L E.
Contre le battement de cœur.
Racine de fcotzonera J ou fon ius. '
Racine de vincetoxicum ptifecn breuage étl eau de bugloffe auec auec grand citron.
, ' MelilTe.
♦ ou phyUitù. Eau de * langue de cerf. ,
Noftre' quinte-VlTencê' défaite au liute. j. ch. du vin, prife en ' breuage au poids d’vne once.
Or b'eù ,
Corail pris en breuage. :
Perles prifes en breuage. . ■
D lOSCORIDE.
Contrôles douleurs du cœur.
Les efpines du pin verd brbyi^ès , & prifes en bon vin.
Racines de fcorzoncra,ou fon ius^prifes en breuage.
MelilTe. , .
Eaii-dei'anguedecerf. , , , • ''i -r
Noftre quinte -effencc' défaite au hu. j. chap. du vi;i,;prile
Or broyé &^beu auec corail & perles.
D I O S G O R I D E.
Contre la durté du diaphragme & des entrailles.
Rhçupontic pris en breuage. , ,, , .■ .
Vin d’abfinthe pris en breuage. . . ..
D 1 O S C O R I D E. '
Les
com-
*
Aux
inflammations
inueterées
des
parties
precordiales.
"^aire^Aux.
*
chamarâz
incorporée
en
cetot