s i J. V^ K^Ki^muMRA^^^ THE LIBRARY OF Sarah Cooper Hewitt presented in memory of her father Abram S. Hewitt and her sister Eleanor Garnier Hewitt 855 NOTICE DU MUSÉE NATIONAL DE VERSAILLES. PAR EUD. SOUL1É, Conservateur adjoint des musées nationaux, chargé du service du Musée de Versailles. 2« PARTIE. PREMIER ÉTAGE. 4" ÉDITION. THE BYRON LIBRARY 8, rue Câstiglione 1 4__ PARIS 1 PARIS, CHARLES DE MOURGUES .FRERES, IMPRIMEURS DES MUSÉES NATIONAUX RUE JEAN- JACQUES ROUSSEAU, 58, 1881 f J MUSEE NATIONAL DE VERSAILLES. ■' NOTICE DU MUSÉE NATIONAL DE VERSAILLES. PAR EUD. SOULÏÉ, Conservateur adjoint des musées nationaux, chargé du service du Musée de Versailles. 2e PARTIE. PREMIER ÉTAGE. 4e ÉDITION. Prix : 2 fran PARIS, CHARLES DE MOURGUES FRÈRES, IMPRIMEURS DES MUSÉES NATIONAUX RUE JEAN-JACQUES ROUSSEAU, 58. 1881 A Monsieur le comte de Nieuwerkerke, Directeur gênerai des Musées Impériaux Intendant des Beaux-Arts de la Maison de l'Empereur, Membre de l'Institut. Monsieur le Comte, J'ai l'honneur de soumettre à votre approbation les épreuves de la 2e partie de la Notice du Musée Impérial de Versailles, com- prenant, ainsi que vous l'avez décidé, la description du premier étage. L'impression de cette 2e partie a été retardée par la nécessité d'y faire rentrer les peintures et sculptures de la nouvelle Salle de Cri- mée.Bes changements importants, entre autres ceux exécutés par votre ordre dans la Chambre de la Reine, sont mentionnés dans cette 2e édition qui, en outre, a été complétée par la description des Tables de bronze de la Galerie des Batailles, sur lesquelles sont inscrits les noms de tous les officiers généraux morts au champ d'honneur, depuis les premiers temps de la monarchie fran- çaise jusqu'à la glorieuse campagne d'Italie en 1859. J'ai l'honneur d'être avec respect, Monsieur le Comte, Votre très-obéissant serviteur, Le Conservateur adjoint des Musées impé- riaux, chargé du service du Musée de Versailles, EUD. SOULIÉ. Versailles, 31 mai 1860. Approuvé : Le Directeur général des Musées impé- riaux, Intendant des Beaux-Arts de la Maison de l'Empereur, O DE NIEUWERKERKE. 0Q3Q PLAN DU PREMIER ÉTAGE DU MUSÉE NATIONAL DE VERSAILLES. 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 Aile du Nord. Vestibule de la Chapelle, Salles de tableaux d'his- toire depuis 1797 jus- qu'à 1835. Escalier de l'aile du Nord. Vestibule de la salle de spec- tacle. Statue et buste. Galerie. Statues et bustes depuis Dagobert Ier jus- qu'à Louis-Philippe Ier. Escalier. Statues. gç) Salles de tableaux depuis Iqq > Charlemagne jusqu'à Na- 101 J _ P°léon III ._ 102 Salle de Grimée. Tableaux et bustes. 103 Salle dite de Constantine. 104 Salle dite de la Siuahla. Partie centrale. 105 Salon d'Hercule, i 106 Salon de l'Abondance. 107 Salon de Vénus. 108 Salon de Diane. 109 Salon de Mars. 110 Salon de Mercure. 111 Salon d'Apollon. 112* Salon de la Guerre. 113 Grande galerie. 114 Salon de la Paix. 115 Chambre de la Reine. 116 Salon ou grand Cabinet de la Reine. 117 Antichambre de la Reine. Salle des gardes du corps de la Reine. Escalier de la Reine. Salle des gardes du Roi. Antichambre du Roi. Petits appartements de la Reine. Salon de l'OEil-de-Bœuf. Chambre de Louis XIV. Salle du Conseil. Chambre de Louis XV. Salon des Pendules. Cabinet des Chasses. Salle à manger de Louis XV. Cabinet de Louis XV. Arrière Cabinet de Louis XV. Salle de la vaisselle d'or. Bibliothèque de Louis XVI. Salon des Porcelaines. Sscalier.. Tableaux. Tableaux du règne de Louis XIV. Salles des gouaches. Salle des États Généraux. Salle du Sacre (ancienne Grande salle des gardes). Salles des tableaux d'his- toire depuis 1792 jus- qu'en 4796. Salle des Aquarelles. Aile du Midi. 147 Escalier des Prince. Statues. 148 Galerie des batailles. Ta- bleaux et bustes depuis Clovis Ier jusqu'à Napo- léon Ier. 149 Salle de 1830. 150 Galerie. Statues et bustes depuis Phillipe VI jusqu'à Louis XVI. 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 La □ EXPLICATION DES ABREVIATIONS. H. — Hauteur. L. — Largeur. Long. — Longueur. Diain. — Diamètre. Cale. imp. — Calcographie impériale. Nota. — Presque tous les tableaux étant peints sur toile, on n'a désigné la matière que dans le cas où les peintures seraient exécutées sur bois ou sur cuivre. Les objets qui portent des numéro: bis et feront été placés dans les Salles pendant l'impression de cette Notice, et se trouvent men- tionnés à la fin du volume sous le titre d'Additions et Correc- tions. MUSÉE NATIONAL DE VERSAILLES, PREMIER ÉTAGE. Aile du N or d. Ce vestibule conduisait à la tribune du roi et aux tribunes latérales de la Chapelle, aux grands appartements et aux appartements de l'aile du Nord ou aile neuve. Il est décoré de colonnes et de pilastres d'ordre corin- thien. Aux quatre angles du plafond, en forme de calotte, sont des bas- reliefs en stuc représentant Les quatre parties du monde dans des médaillons entourés de divers attributs. Les huit arcades qui servent de portes ou de croisées sont surmontées, comme celles des tribunes de le. 'Chapelle, de figures assises, sculptées en bas-relief et représentant des Fertus. Sur les côtés sont deux niches ornées de statues de marbre, représen- tait : Coué de l'aile du Nord. — La Gloire par Vassé. Elle est appuyée sur une pyramide et soutient le médaillon de Louis XV; un enfant assis à ses pieds lui présente une couronne. Côté des grands appartements. — La Magnanimité par Bousseau. Elle lient un sceptre de la main droite; à ses pieds est un lion. SALLE N° 84. « L'aile neuve, dit Félibien, à l'extrémité de laquelle on doit faire la salle des machines pour l'Opéra, sert à l'appartement de Mgr le duc de Berry, à ceux de M. le prince et de madame la princesse de Conty et aux logements de divers seigneurs qui ont encore tous les logements de l'attique. » Sous Louis XV, ces appartements furent occupés par le piince de Dombes, mademoiselle de Sens et le cardinal de Bohan, grand aumônier. Sous Louis XVI, le premier étage de l'aile du Midi fut habité par les enfants du comte d'Artois, les ducs d'Angoulème et de Berry, et par le prince de Poix. Ces appartements étaient séparés par le grand escalier de l'aile du Nord, déjà mentionné Salle n° 8, et dont l'emplacement est occupé au premier étage par la Salle n° 90. I 2 SALLE N° 84. Le panneau placé en face des fenêtres est décoré de six portraits peints parRiGO; ils représentent les clieyks du Caire; Abdoullah-Cherquaouy. El Sadat, Maal Gages, SoleimanEl Fayoumy, El Seyd Kahliï Beltry et Mohammed El Mehdy. 1680. Bataille de Rivoli. — 14 janvier 1797. Par Bâcler d'ALBE. — H. 0,42. — L. 0,80. Ce tableau a été exécuté sur le champ de bat .ille de Rivoli ; on lit au bas : A Rivoli, 25 nivôse, an V. 1681. Combat de Dierdorf. — 18 avril 1797. Par MM, Léon Cogniet et Girardet. — H. 1,11. — L. 1,07. Pendant que l'armée française luttait à Neuwied contre les Autrichiens, Hoche dirigea contre Dierdorf une com- pagnie d'artillerie légère, et les hussards deNey, qui, en p oursuivant les fuyards , atteignirent bientôt le corps de Werneck; celui-ci occupait une position assez avantageuse derrière un ruisseau, qu'il fit mine de vouloir défendre. Le combat s'engagea, mais ne fut pas de longue durée : les hussards français ayant été soutenus par l'infanterie de Grenier, et la réserve de d'Hautpoul, les troupes de Wer- neck prirent la fuite et furent poursuivies l'épée dans les reins par les hussards sur la route de Hachenbourg jus- qu'à la chute du jour. 1682. Entrée du général Bonaparte à Alexandrie. — 3 juillet 1198. Par Colson en 1812. — H. 3,56. — L. 4,86. Lors de l'entrée de l'armée d'Orient dans Alexandrie, les habitants firent, du haut de leurs maisons, un feu très- meurtrier sur les colonnes. Les soldats indignés, escaladè- rent la maison de l'un d'eux qui s'était fait remarquer par une résistance désespérée; ils l'en arrachèrent et allaient le faire périr, lorsque sa famille éplorée, apercevant le gé- néral en chef, s'élance au-devant de lui, implore sa clé- mence et obtient sa grâce. Ce tableau a été exposé au Salon de 1812. 1683. Le général Bonaparte donne un sabre au chef mili- taire d'Alexandrie. — Juillet 1798. Par Mulard. — H. 2,21. — L. 2,90. Après la prise d'Alexandrie, les imans, les cheikhs, les chérifs viennent se présenter à Bonaparte, qui leur renou- SALLE N° 84. 3 velie l'assurance des dispositions amicales et pacifiques de: la République française^ Le général en chef, voulant hono- rer la valeur avec laquelle ils avaient défendu leur ville, fait présent d'un sabre à leur chef militaire. Celui-ci le re- çut à genoux, jurant sur sa tête de ne s'en servir que pour la cause des Français. Ce tableau a été exposé au Salon de 1808. 1684. Bataille des Pyramides. — 21 juillet 1798. Par Hennequin. — H. 3,07. — L. 4,82. La ligne formée dans l'ordre par échelons et par divisions- qui se flanquent, reçoit du général Bonaparte l'ordre de s'ébranler; mais les Mamelouks, qui jusqu'alors avaient paru indécis, préviennent l'exécution de ce mouvement; deux colonnes d'ennemis se précipitent avec impétuosité^ l'une sur les divisions Desaix et Reynier, l'autre sur celles commandées par les généraux Marmont et Rampon. La va- leur et la témérité des Mamelouks leur fait affronter le périt et la mort; les divisions ne laissent pas aux Mamelouks le temps de charger leurs canons, les retranchements sont enlevés à la baïonnette ; quelques pièces démasquées achè- vent de porter le désordre et la confusion, toute retraite leur est coupée, aucun ne veut se rendre, ils sont tous pas- sés au fil de l'épée ou noyés dans le Nil. Sur le devant sont les divisions de Marmont et de Rampon repoussant l'attaque des Mamelouks; les autres divisions sont dans l'éloignement et sur une légère hauteur, vis-à-vis les trois pyramides de Sakarak. Ce tableau. a été exposé au Salon de 1806. 1685. Le général Bonaparte visite les fontaines de Moïse - — 28 décembre 1798. Par Berthélemy. — H. 1,75. — L. 2,19. Bonaparte, parti du Caire le 24 décembre 1798, arrive le 26 à Suez; le 27 il reconnaît la côte et la ville, et le 28 il passe la mer Rouge près de Suez, à un gué qui n'est praticable qu'à la marée basse ; il se rend aux fontaines de Moïse, si- tuées en Asie, à trois Leues et demie de Suez. daté, de Mersebourg du 19 octobre 1806, rapporte : « L'Empereura traversé le champ de bataille de R.osbach; il a ordonné que la colonne qui y avait été élevée fût transportée à Paris, » Ce tableau a été exposé au Salon de 1810, 16 SALLE N° 8G 1721. Napoléon au tombeau du grand Frédéric. — 25 octobre 1806. Par Ponce-Camus. — H. 1,89. — L. 2.85. L'Empereur fut curieux de voir le tombeau du grand Fré- déric. Les restes de cet illustre monarque, sont renfermés dans un cercueil de bois recouvert en cuivre, et déposés dans uns des caveaux de Postdam. Ce tableau a été exposé au Salon de 1808. 1722. Capitulation de Magdebourg. — 8 nov. 1808. Par M. Vauchelet. — H. 0,83. — L. 1,07. La ville de Magdebourg, investie le 22 octobre, capitula le 8 novembre, et le 11, à neuf heures du matin, la garnison défila devant le corps d'armée du maréchal Ney, chargé du siège de cette place. 172J. Napoléon à Osterode. — Mars 1807. Par Ponce-Camus. — H. 1,89. — L. 2,80. Napoléon accueille les familles polonaises qui viennent se mettre sous sa protection, et accorde des grâces aux habitants dont les biens avaient été ravagés par les armées ennemies. Ce tableau a été exposé au Salon de 1810. 1724. Napoléon reçoit à Finkenstein V ambassadeur de Perse. — 27 avril 1807. Par Mulard. — H. 2,30. — L. 2,80. L'Empereur a^ant transporté son quartier général au châ- teau de Finkenstein, y reçut l'ambassadeur de Perse, Mirza, qui lui apportait de très-beaux présents de la part de son maître. Mirza reçut en échange le portrait de l'Empereur, enrichi de pierreries. Ce tableau a été exposé au Salon de 1810. 1725. Entrée de l'armée française à Dantzick . — 27 m ai 1807. Par M. Adolphe Roehn. — H. 2,30. — L. 2.36. Le maréchal Lefebvre étant parvenu à se rendre maître de toutes les positions qui environnent Dantzick, et ayant en même temps enlevé à l'ennemi toutes ses communica- SALLE N° 87. 17 lions du côté de la mer, avait ordonné un assaut le 21 mai du côté de Hagelsberg. Lefeld-maréchal Kalkreuth, n'ayant plus aucun espoir d'être secouru se montra disposé à capi- tuler, et le 24, la capitulation fut arrêtée. Le 27 mai, à midi, le maréchal Lefebvre fit son entrée à la tête de son corps d'armée. 1726. Combat de Heilsberg. — 11 juin 1807. . Par M. Jouy. — H. 1,30. — L. 1,07. L'armée russe s'était mise en mouvement le 6 juin et avait été défaite à Spanden, à Lomitten et à Deppen. Le 10 juin commença l'affaire de Heilsberg, où toute l'armée russe était réunie et avait ses magasins. L'empereur Napoléon passa la journée du 11 sur le champ de bataille. Les Russes se retirèrent, et le 12 l'armée française entra à Heilsberg. 1727 . Hôpital militaire des Français et des Russes à Marienbourg. — Jt/in 1807. Par M. Adolphe Roehn. — H. 1,26. — L. 1,52. Après la bataille de Friedland, le réfectoire du château de Marienbourg fut choisi pour en faire un hôpital militaire. On y transporta indistinctement les Français et les Russes. Ce tableau a été exposé au Salon de 1808. 1728. Entrevue de Napoléon et d'Alexandre sur le Nié' men. — 25 juin 1807. Par M. Adolphe Roehn. — H. 1,25. — L. 1,52. L'empereur Napoléon, accompagné du grand duc de Berg, du prince de Neufchàtel, des maréchaux Bessières et Ney, arrive quelques instants avant l'empereur Alexandre sur le radeau où l'entrevue doit avoir lieu. Le grand-duc Constan- tin est près de l'empereur Alexandre. Ce tableau a été exposé au Salon de 1808. SALLE N° 87. (Voir salle n° 84.) Dépendance de l'appartement du comte d'Eu en 1735 et en 1755. 1729. Bataille de Hoff. — 6 février 1807. Par M. Ch. LÀNGLOIS. — H. 1,13. — L. 1,52. Le 6 février au matin, l'armée se mit en marche pour sui- 18 SALLE N° 87. vre les armées russe et prussienne combinées. Arrivé à Glandau, le grand-duc de Berg rencontra l' arrière-garde ennemie et la fit charger entre Glandau et Hofï. Après dif- férentes attaques sur la droite et sur la gauche de l'ennemi appuyées à un mamelon et à un bois, les dragons et les cuirassiers de la division du général d'Hautpoul firent une brillante charge, culbutèrent et mirent en pièces deux régi- ments d'infanterie russe. Les colonels, les drapeaux, les canons et la plupart des officiers et soldats furent pris. Ce tableau a été exposé au Salon de 1849. 1730. Napoléon reçoit la reine de Prusse à Tilsitt. — 6 juillet 1807. (Voir.n0 1555.) Par Tardieu. — H. 1,12. — L. 1,52. Ce tableau a été exposé au Salon de 1808. 1731. Alexandre présente à Napoléon les Kalmoueks, les Cosaques et les Baskirs de l'armée russe. — Juil- let 1807. Par M. Bergeret. — H. 2,30. — L. 2,48. L'empereur Napoléon, l'empereur Alexandre et le roi de Prusse séjournèrent pendant vingt jours à Tilsitt. Cette petite ville fut alors le point de réunion des deux armées. Ces soldats, qui naguère étaient ennemis, échangeaient des témoignages réciproques d'amitié. L'empereur Alexandre ^ayant fait passer le Niémen à une dizaine de Baskirs, qui donnèrent à l'empereur Napoléon un concert à la manière de leur pays, l'Empereur, en témoignage de son estime pour le général Platow, hetman des Cosaques, lui fit pré- sent de son portrait. Ce tableau a été exposé au Salon de 1810. 1732. Entrée de la garde impériale à Paris après la compagne de Prusse. — 25 nov. 1807. Par TAUNAY. — H. 1,82. — L. 2,21. La garde impériale, ayant à sa tête le maréchal Bessières, fit son entrée solennelle à Paris le 25 novembre 1807, et fut reçue par le corps municipal, que présidait M. Frochot, pré- fet du département de la Seine, sous un arc de triomphe ■que la ville de Paris avait fait élever au dehors de la barrière •de la Villette. Ce tableau a été exposé au Salon de 1810. SALLE N° 87. 19 4733. Napoléon visite l'infirmerie des Invalides. — 11 février 1808. Par Véron-Bellecourt, — H. 1,83. -- L. 2,48. L'Empereur étant à Paris dans le mois de février 1808, visita l'infirmerie des Invalides. Il était accompagné du gé- néral Duroc, grand maréchal du palais, et de l'aide de camp de service : Napoléon fut reçu aux Invalides par le maré- chal Sérurier, qui en était alors gouverneur, et par l'état- major qui le suivit pendant toute sa visite. Ce tableau a été exposé au Salon de 1812. 47d4. Napoléon reçoit ci Erfurth V ambassadeur d'Au- triche. — Octobre 1808. Par M. Gosse en 1838. - H. 0,66. — L. 1,07. Les empereurs de France et de Russie étaient arrivés à Erfurth le 27 septembre; ils y séjournèrent jusqu'au 14 octo- bre qu'ils se séparèrent pour retourner dans leurs États. Tous les rois et princes confédérés de l'Allemagne se trou- vèrent à cette entrevue ou s'y firent représenter par leurs ministres. La Prusse y était représentée par le prince Guil- laume et le comte de Goltz. L'empereur d'Autriche y en- voya le baron de Vincent, porteur d'une lettre à l'empereur des Français. Napoléon reçut à son arrivée à Erfurth l'am- bassadeur d'Autriche. 1735. L'armée française traverse les défilés de la Sierra- Guadarrama. — Décembre 1808. Par Taunay. — H. 2,30. — L. 2,21. Dans sa marche de Madrid sur Valladolid pour attaquer le général anglais Moore, l'armée française, commandée par l'Empereur, traverse la Sierra-Guadarrama malgré la neige, la pluie et un violent ouragan. Ce tableau a été exposé au Salon de 1812. 1736. Clémence de l'Empereur envers Mademoiselle de Saint-Simon. — Décembre 1808. Par Lafond. — H. 2,29. — L. 2,58. Le marquis de Saint-Simon, ancien officier général fran- çais, engagé au service d'Espagne depuis la Révolution, se 20 SALLE N° 87 trouvait à Madrid lors du siège de cette ville. Après l'en- trée des troupes françaises, il fut arrêté, et il allait être tra- duit devant une commission militaire, lorsque mademoi- selle de Saint-Simon se jeta aux genoux de Napoléon pour lui demander la grâce de son père, qui lui fut accordée. Ce tableau a été exposé au Salon de 1810. 1737. Combat de la Corogne. — 16 janvier 1809. Par Hipp. Le<*omte en 1838. — H. 0,90. — L. 1,07. Le duc de Dalmatie donna l'ordre de l'attaque à trois heures après midi, et on se battit jusqu'au soir. La nuit devenant très-obscure, on fut obligé de suspendre le com- bat, et l'ennemi en profita pour s'embarquer. La perte des Anglais fut immense; le général en chef, sir John Moore, fut tué en voulant charger à la tête d'une brigade, qui fut presque entièrement détruite. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 1738. Bataille d'Oporto. — 29 mars 1809. Par M. Beaume. — H. 1,35. — L 1,07. Après le combat de la Corogne, le maréchal Soult se di- rigea sur le Portugal et parut devant Oporto. Le 28 mars, l'évêque d'Oporto, qui commandait dans cette ville, ayant rompu toute négociation, le maréchal Soult fit ses disposi- tions pour attaquer dès le lendemain. Les Français char- gèrent avec impétuosité, s'emparèrent de deux forts prin- cipaux, et le. combat se continua dans Oporto. Plus de quatre mille personnes de tout âge et de tout sexe s'enfui- rent dans le plus grand désordre et s'efforcèrent inutile- ment de traverser le pont de la ville. Un détachement de cavalerie portugaise qui fuyait, traversa au grand galop cette foule épouvantée, et se fraya un chemin sanglant jus- qu'au fleuve. On dit que dix mille Portugais périrent dans cette journée. Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. 1739. Prise de Landshut. -^ 21 avril 1809. Par M. Hersent. — H. 1,83. — L. 2,27. Le général de division Mouton (depuis comte de Lobau) se mit à la tête des grenadiers du 47e régiment de ligne, et leur fit traverser au pas de charge le pont auquel les enne- mis venait de mettre le feu. « Ne tirez pas et marchez », fut son commandement aux grenadiers. Le 13« régiment d'infanterie légère était répandu dans des cours et des mai- SALLE N° 87. 21 sons d'où il faisait feu sur l'ennemi renfermé dans la ville de l'autre côté du pont. Les troupes autrichiennes furent j chassées de leur position, et Landshut tomba en notre pou- * voir. Ce tableau a été exposé au Salon de 1810. 1740. Attaque et prise de Ratisbonne. — 23 avril 1809. Par Charles Thévenin. — H. 1,83. — L. 2,57. L'artillerie étant arrivée, on mit en batterie des pièces de douze" et on reconnut une issue par laquelle, au moyen d'une échelle, on pouvait descendre dans le fossé et re- monter ensuite par une brèche faite à la muraille. Lannes fit passer par cette ouverture un bataillon qui gagna une poterne, et l'ouvrit : on s'introduisit alors dans la ville. Le duc de Montebello, qui avait désigné le lieu du passage, fit porter les échelles par ses aides de camp. Tout ce qui fit résistance fut sabré : le nombre des prisonniers passa huit mille. Cette malheureuse ville souffrit beaucoup : le feu y fut une partie de la nuit ; mais par les soins du général Morand et de sa division on parvint à l'éteindre. Ce tableau a été exposé au Salon de 1810. 1741. Bombardement de Vienne . — 11 mai 1809. Par Bâcler d'Albe. — H. 1,84. — L. 2,27. Un des aides ble camp du duc de Montebello, envoyé en parlementaire et porteur d'une sommation, ayant été in- sulté, l'Empereur ordonna d'attaquer la ville. « A neuf heu- res du soir, une batterie de vingt obusiers, construite par les généraux Bertrand et Navelet, à cent toises de la place, commença le bombardement : dix-huit cents obus furent lancés en moins de quatre heures, et bientôt toute la ville parut en flammes. » (6e Bulletin de la grande armée). 1742. Napoléon ordonne de jeter un pont sur le Danube, à Ebersdorf, pour passer dans Vile de Lobau . — 19 mai 1809. Par Apfiani. — H. 2,89. — L. 4,92. L'Empereur fit jeter un pont sur le Danube, vis-à-vis du village d'Ebersdorf, à deux lieues au-dessous de Vienne. Le fleuve, divisé en cet endroit en plusieurs bras, a qua- tre cents toises de largeur. L'opération commencée le 18, à quatre heures après midi , fut terminée le lendemain. 22 SALLE K° 88. Les généraux Bertrand et Pernety dirigèrent les travaux des deux ponts, l'un de plus de deux cent quarante, l'autre de plus de cent trente toises, communiquant entre eux par une île. L'Empereur vint les inspecter. 1743. Passage du Danube par l'armée française. — 4 juillet i809. Par J.-F. Hue. — H. 1,84. — L. 2,20. L'Empereur ayant fait jeter quatre ponts volants sur dif- férents points, à deux heures après minuit l'armée débou- chait la gauche à quinze cents toises au-dessous d'Enzers- dorf, protégée par les batteries, et la droite surVittau. « Le corps du duc de Rivoli forma la gauche, celui du comte Oudinot le centre, et celui du duc d'Auerstadt la droite. Les corps du prince de Ponte-Corvo, du vice-roi d'Italie et du duc de Raguse, la garde et les cuirassiers, formaient la seconde ligne et les réserves. Une profonde obscurité, un violent orage et une pluie qui tombait par torrents ren- daient cette nuit aussi affreuse qu'elle était propice à l'ar- mée française. » (Campagne d'Autriche, 2L<* Bulletin). il M. Bivouac de Napoléon sur le champ de bataille de Wagram. — Nuit du 5 au 6 juillet 1809. Par M. Adolphe Roehn. — H. 2,29. — L. 2,28. L'Empereur passa toute la nuit à rassembler ses forces sur son centre, où il était de sa personne à une portée de canon de Wagram. Après avoir pris toutes ses dispositions, l'Empereur se retira à son bivouac sur le champ de bataille. Napoléon était entouré de ses généraux et du duc de Bas- sanOj qui l'accompagnait dans cette campagne. SALLE N° 88. (Voir salle n° 84.) Chambre à coucher du comte d'Eu en 1735 et 1755. 1745. Napoléon blessé devant Ratisbonne. — 23 avril 1809. Par Claude Gautheroï. — H. 4,73. — L. 5,20. L'Empereur, qui était venu reconnaître la place, fut atteint d'une balle au pied et se fit panser sur le champ de bataille même. Gomme sa blessure occasionnait de l'inquié- SALLE N° 88. 23: tude, l'Empereur n'attend pas que le pansement soit achevé et s'élance sur son cheval pour se montrer à l'armée. Ce tableau a été exposé au Salon de 1810. 1746. Retour de Napoléon dans Vile de Lobait a/près la bataille d'Essling. — 23 mai d809. Par Charles Meynier en 1812. — H. 4,73. — L. 5,29. « Les eaux du Danube croissant toujours, et les ponts n'ayant pu être rétablis pendant la nuit, l'Empereur a fait repasser, le 23, à l'armée, le petit bras de la rive gauche, et a fait prendre position dans l'île d'In-der-Lobau, en gardant les têtes de pont. On fit traverser le petit pont aux nombreux blessés entassés sur la rive gauche ; ceux mêmes qui ne donnaient que de faibles signes de vie furent emportés dans l'île de Lobau. On fit ensuite passer l'artillerie avec ses cais- sons; on enleva tous ses débris; les pièces conquises sur l'ennemi avaient été emmenées. Il fallait prende les plus grandes précautions, car nos frêles pontons étaient souvent dérangés par l'impétuosité du Danube. Tout l'état-major général fut employé pour diriger le passage. Rien ne fut faissé sur le champ de bataille. » (10e Bulletin de la grande armée). L'Empereur, après avoir passé le Danube, trouve sur le bord de ce fleuve un groupe de soldats dont on faisait le pansement. Aussitôt qu'ils l'aper- çoivent, ils s'échappent des mains des chirurgiens, et, dans les transports de leur joie, oublient leurs blessures et l'acclament. Ce tableau, exposé au Salon de 1812, décorait une salle du palais du Sénat. 1747. Combat de Mautern (en Styrie). — 25 mai 1809. Par Hipp. Lecomte en 1839. — H. 0,75. — L. 1,06. Lorsque l'armée d'Italie marchait sur Knittclfeld, le prince Eugène fut informé qu'une partie des troupes autrichiennes, sous les ordres du général Jellachich, venait de se rallier à plusieurs bataillons de l'intérieur, et se dirigeait sur Léoben au nombre de sept à huit mille hommes. Une des divisions de l'armée d'Italie, commandée par le général Seras, eut aussitôt ordre de forcer de marche pour le prévenir. Le 25 au matin, l'avant-garde française rencontra les troupes du général Jellachich qui débouchaient par la route de Mautern. Les troupes autrichiennes s'étaient établies sur la position avantageuse de Saint-Michel, la droite appuyée à des mon- tagnes escarpées, la gauche à la Muer, et le centre occupant un plateau d'un accès difficile. Vers deux heures, l'attaque commença sur toute la ligne; les. troupes autrichiennes fu- rent partout repoussées. Le plateau fut emporté et la cava- lerie acheva la défaite. Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. 24 SALLE îs° 88. 1748. Bataille de Raab. — 14 juin 1809. Par Hipp. Lecomte en 1841. — H. 0,90. — L. 1,06. « Le 14, à onze heures du matin, le prince Eugène range son armée en bataille, et avec trente-cinq mille hommes at- taque les cinquante mille soldat de l'archiduc Jean. A deux heures après-midi la canonade s'engagea. A trois heures, le premier, le second et le troisième échelon en vinrent aux mains. La fusillade devint vive, la première ligne autri- chienne fut culbutée; mais" la seconde ligne arrêta un ins- tant l'impétuosité de notre premier échelon, qui fut aussi- tôt renforcé et la culbuta. Alors la réserve autrichienne se présenta; le vice-roi, qui suivait tous les mouvements do l'ennemi, marche de son côté avec sa réserve : la belle po- sition des Autrichiens fut enlevée, et, à quatre heures, la victoire était décidée. » (19e Bulletin de la grande armée). Ce tableau a été exposé au Salon de 1841. 1749. Bataille de Wagram (deuxième journée). — 6 juil- let 1809. Par M. Bell ange en 1837. — H. 4,73. — L. 5,78. « L'Empereur ordonna au général Macdonald de disposer les divisions Broussier et Lamarque en colonne d'attaque. Il les fit soutenir par la division du général Nansouty, parla garde à cheval et par une batterie de soixante pièces de la garde et de quarante pièces dé différents corps. Le général comte de Lauriston, à la tête de cette batterie de cent pièces d'artillerie, marcha au trot à l'ennemi, s'avança sans tirer jus- qu'à la demi-portée de canon, et là, commença un feu prodi- gieux qui éteignit celui de l'armée autrichienne et porta la mort dans ses rangs. Le général Macdonald marcha alors au pas de charge; le général de division Reille, avec la brigade de fusiliers et de tirailleurs de la garde, soutenait le généra] Macdonald. La garde avait fait un changement de front pour rendre cette attaque infaillible. Dans un clin d'œil, le cen- tre de l'ennemi perdit une lieue de terrain; sa droite épou- vantée sentit le danger de la position où elle s'était placée et rétrogada en grande hâte. » (Campagne d'Autriche, <2r>cBul- tin). Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 1750. Combat d'Hollabrunn. — 10 juillet 1809. Par Hipp. Lecomte. — H. 1,35. — L. 1,06. L'arrière-garde de l'armée autrichienne, sous les ordres du prince Charles, occupait le village d'Hollabrunn. Le ma- SALLE N° 89. 25 réchal Masséna ayant fait prendre position à l'avant-garde du corps d'armée qu'il commandait en face de ce village, le combat s'engagea avec une vive résistance; le village d'Hol- labrunn, défendu avec opiniâtreté, fut emporté et occupé par nos troupes; les Autrichiens effectuèrent alors leur re- traite sur tous les points. Sur le devant, un officier autrichien, envoyé en parlementaire et accom- pagné d'une ordonnance, se présente devant le maréchal Masséna pour traiter de l'échange des prisonniers. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 1751. Adieux de Marie-Louise à sa famille. — 13 mars 1810. Par Mmc Auzou. — H. 1,12. — L. 1,50. „ Le mariage de l'empereur Napoléon avec l'archiduchesse d'Autriche Marie-Louise, ayant été arrêté, le prince de Neufchàtel épousa solennellement à Vienne, le il mars 1810, au nom de l'empereur des Français, la fille de l'empereur d'Autriche. Marie-Louise quitta Vienne le 13 mars. Avant son départ, elle réunit sa famille dans sa chambre à cou- cher, lui fit ses adieux et distribua les diamants de sa mère à ses frères et à ses sœurs. Ce tableau a été exposé au Salon de 1812. 1752. Arrivée de Marie-Louise à Compiègne . — 28 mars 1810. Par M'"e Auzou. — H. 1,12. — L. 1,50. L'Empereur attendait l'Impératrice à Compiègne : il s'em- pressa d'aller au-devant d'elle, la rencontra à quelques lieues en avant de Compiègne, monta dans sa voiture et l'accompagna jusqu'au Palais. A neuf heures du soir, le ca- non annonça l'arrivée du cortège. Les diverses autorités du pays étaient réunies dans la galerie du palais de Compiègne, où un groupe de jeunes filles offrit à l'Impératrice un corn- plimcrt. des fleurs et des guirlandes. Ce tableau a été exposé au Salon de 1810. SALLE N° 89. (Voir salle n° 84.) Dépendance de l'appartement du comte d'Eu en 1735 et 1755. 1753. Napoléon à Astorga, se fait présenter les prison- niers anglais. — Janvier 1809. Par Hipp. Lecomte. — H. 1,13. — L. 1,52. Depuis l'arrivée de l'Empereur au quartier général d'As- 2 2G SALLE N° 89. torga, les troupes françaises avaient eu plusieurs engage- ments avec l'armée anglo-espagnole qui se retirait du côté de la Corogne. Parmi les prisonniers se trouvaient quinze cents Anglais. L'Empereur se les fit présenter et ordonna de les traiter avec des soins particuliers. Ce tableau a été exposé au Salon de 1810. 1754. Mariage de Napoléon et de Marie-Louise, au Lou- vre. — 2 avril 1810. (Voir n' 1565.) Par M. Rouget en 1810. — H. 1,85. — L. 1,82. 1755. Napoléon et Marie-Louise visitent V escadre mouil- lée dans V Escaut devant Anvers. — 1er mai 1810 (Voir n° 1449). Par J. Van Brée en 1810. — H. 1,85. — L. 2,56. 175G. Le Friedland, de quatre-vingts canons, lancé dans le port d'Anvers. — 2 mai 1810. (Voir n° 1450). Par J. Van Brée en 1810. — H. 1,85. — L. 2,61. 1757. Siège de Lérida. — 14 mai 1810. Par M. Rémond. — H. 2,33. — L. 2,56. A sept heures, un peu avant la nuit, le général Suchet fit donner le signal de l'assaut par quatre bombes à la fois. L'impétuosité des assaillants culbuta d'abord tout ce qui défendait les brèches. Le général en chef fit ensuite avancer les réserves et passa lui-même la brèche pour les diriger. Ce développement de forces ne permit plus aux Espagnols: de continuer la résistance et mit fin à un combat sanglant que le jour cessait d'éclairer. Le 14, à midi, un drapeau blanc flotta sur le donjon, et bientôt après un parlementaire vint proposer de se rendre et demander des conditions. Le général Suchet accorda à la garnison les honneurs de la guerre; elle défila par la brèche, mit bas les a;més et resta prisonnière. 4758. Reddition de Tortose. — 2 janvier 1811. Par M. Rémond. — II. 2,33. — L. 1,82. « Dans la nuit du 1er au 2 janvier 1811, la treizième et la dernière du siège, on ordonna que le feu redoublât de SALLE N° 89. 27 toutes parts ; la dernière batterie- était si rapprochée que son effet était prodigieux. A midi les deux brèches étaient praticables. Le général en chef Suchet, prêt à faire mettre le feu à la mine, disposait en même temps les troupes pour l'assaut. Bientôt trois pavillons blancs flottent sur la ville et les forts; mais comme le gouverneur avait abusé la veille de. ce moyen pour faire des propositions inadmissibles, le feu n'est point suspendu. Les parlementaires sont envoyés dans la place et le général en chef exige, comme condition préalable de tout arrangement, que l'un des forts reçoive à l'instant garnison française. La place se rendit, après treize nuits de tranchée ouverte et cinq jours de feu, abandon- nant aux Français un matériel immense et neuf mille pri- sonniers qui furent conduits en France. » (Mémoires du ma- réchal Suchet). Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 1759. Combat de Castalla. — 21 juillet 1812. Par M. Ch. Langlois en 1837. — H. 1,84. — L. 2,56. « Le 21 au matin, Joseph O'Donnell, à la tête de dix mille hommes en quatre colonnes se porta sur Castalla. Le géné- ral Delort, avec le Ie de ligne, se retira en bon ordre sur une position en arrière rapprochée d'Ibi et reconnue d'a- vance ; il donna ordre en même temps au 24-e de dragons cantonné à Onil et Briard de le rejoindre, et au colonel Mes- clop de l'appuyer... En position avec son infanterie et son artillerie, le général Delort tenait en échec le général espa- gnol et attendait le 24e de dragons qui arrivait par sa droite. La marche de cette cavalerie en plaine donna aux Espa- gnols de l'inquiétude pour leur gauche ; ils dirigèrent con- tre elle une batterie de canons. Le général Delort quittant la défensive se mit alors en mouvement et attaqua avec viva- cité.... Avec ses forces réunies, il pousse, culbute toutes les colonnes du général O'Donnell, les poursuit jusque dans Cas- talla. Là, elles s'efforcent de se rallier et de résister dans les rues ; mais après un combat sanglant, elles cèdent de nouveau et prennent la fuite en désordre vers Alicante. » (Mémoires du maréchal Sachet). Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 1760. Bataille de Smolensk. — 17 août 1812. Par M. Ch. Langlois. — H. 1,84. — L. 2,59. Le 16 et pendant la moitié du 17, on resta en observation;. les Russes occupaient Smolensk avec trente mille hommes 28 SALLK N° 83. et le reste de leur armée se formait sur les positions de la rive droite du Dnieper. Vers deux heures après midi, l'ac- tion s'engagea et on se battit avec acharnement; la cavale- rie française, commandée par Murât, parvint à repousser les cosaques et la cavalerie russe. Le combat continua toute la nuit, cependant la ville était en feu. A une heure après minuit, l'ennemi abandonna Smolensk et repassa la rivière. Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. 1761. Combat de Polotsk. — 18 août 1812. Par M. Ch. Langlois. — H. 2,33. — L. 2,56. « Le 18, à quatre heures après midi, le général Gouvion- Saint-Cyr, commandant les 2e et 6e corps, a débouché sur l'ennemi, en faisant attaquer la droite par la division bava- roise du comte de Wrede. Le combat s'est engagé sur toute la ligne, l'ennemi a été mis dans une déroute complète et poursuivi pendant deux lieues, autant que le jour l'a per- mis. Vingt pièces de canon et mille prisonniers sont restés au pouvoir de l'armée française. Le général bavarois Deroy a été blessé. » (14e Bulletin de la grande armée). Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 1762. Commencement de la bataille de la Moskowa. — 7 septembre 1812. Par M. A. cL'Espinassy. — H. 1,13. — 1,52. 1763. Bataille delà Moskowa. — 11 septembre 181%. Par M. Ch. Langlois en 1837. — H. 4,53. — L. 4,69. <( A six heures du matin, le général comte Sorbier, qui avait armé la batterie droite avec l'artillerie de la réserve de la garde, commença le feu. Le général Pernety, avec trente pièces de canon prit la tête de la division Compans, qui lon- gea le bois, tournant la tête de position de l'ennemi. A six heures et demie, le général Compans est blessé. A sept heures, le prince d'Eckmùhl a son cheval tué. L'attaque avance, la mousqueterie s'engage. Le vice-roi, qui formait notre gauche, attaque et prend le village de Borodino que l'ennemi ne pouvait défendre, ce village étant sur la rive gauche de la Kologha. A sept heures, le maréchal duc d'El- chingen se met en mouvement, et, sous la protection de soixante pièces de canon que le général Foucher avait pla- cées la veille contre l'ennemi, se porte sur le centre. Mille pièces de canon vomissent de part et d'autres la mort. Mais SALLE N° 90. 29 la garde impériale russe avait attaqué le centre de l'armée, quatre-vingt pièces de canon françaises arrêtèrent ses ef- forts; pendant deux heures, l'infanterie russe affrontant le danger, marche en colonnes serrées sous la mitraille. La bataille était encore indécise : le roi de Naples fait alors avancer le quatrième corps de cavalerie, qui pénètre par les brèches que la mitraille de nos canons a faites dans les masses serrées des Russes et les escadrons de leurs cui- rassiers, culbute tout, entre dans la redoute de gauche par la gorge. Dès ce moment, plus d'incertitude, la bataille est gagnée : il tourne contre les ennemis les vingt et une piè- ces de canon qui se trouvent dans la redoute. Le comte de Gaulaincourt, qui venait de se distinguer par cette belle charge, avait terminé ses destinées; il tombe mort, frappé par un boulet. Il est deux heures après midi, la bataille est finie, la canonnade continue, l'artillerie française a tiré près de soixante mille coups de canon; les Russes ne combat- tent plus pour la victoire, mais pour assurer leur retraite.» (18e Bulletin de la Campagne de Russie.) Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 1764. Défense du château de Burgos. — Octobre 1812. Par M. Heim. — H. 2,33. — L. 2,59. Après la bataille de Salamanque, l'armée française avait battu en retraite jusqu'au delà de.l'Èbre, et Madrid était tombé au pouvoir des Anglais. Wellington marchait sur l'Èbre, et peut-être serait-il arrivé jusqu'à notre frontière, s'il n'avait été arrêté devant le château de Burgos. Pendant notre retraite, on avait laissé, pour défendre cette position importante, le général de brigade Dubreton, avec seize cents hommes. Wellington, à la tête de trente-cinq mille Anglo- Portugais, s'obstina à enlever Burgos; mais il fut repoussé dans cinq assauts et obligé de battre en retraite à son tour, après trente-cinq jours de siège. Cette belle défense de Bur- gos fit perdre à Wellington le bénéfice de sa victoire de Sa- lamanque et retarda d'un an son entrée en France. • ■ SALLE N° 90 (Voir Salle n° 84), Cette salle occupe l'emplacement du grand escalier de l'aile du Nord, détruit lors de l'établissement des Galeries historiques. 1765. Prise de Tarragone. — 28 juin 1811. (Voir n° 592). Par M. Rémond. — H. 1,06. — L. 1,58. 30 SALLE N° 90. 1766. Bataille de Lutzen. — 2 mai 1813. Par M. Beaume en 1837. — H. 3,93. — L. 5,40. « Le 2 mai, à neuf heures du matin, l'Empereur ayant entendu une canonnade du côté de Leipsick, s'y était porté au galop : ce fut le signal de l'action. A dix heures du ma- tin, l'armée ennemie déboucha vers Kaïa sur plusieurs co- lonnes d'une noire profondeur; l'horizon en était obscurci, l'ennemi présentait des forces qui paraissaient immenses. L'Empereur fit sur-le-champ ses. dispositions. La bataille embrassait une ligne de deux lieues, couverte de feu, de fumée et de tourbillons de poussière. Au plus fort de Fac- tion, l'Empereur se porta, lui-même à la tête de sa garde, derrière le centre de l'armée, pour secourir le prince de la JMoskowa. Les attaques principales se dirigèrent sur Kaïa, •qui fat pris et repris à plusieurs fois; il était au pouvoir de l'ennemi lorsque notre centre fléchit, « quelques bataillons se débandèrent; mais cette valeureuse jeunesse, à la vue de l'Empereur, se rallia en criant : Vive l'Empereur! S. M. jugea que le moment de crise qui décide du gain ou de la perte des batailles était arrivé : il n'y avait plus un moment à perdre. L'Empereur ordonna au duc de Trévise de se por- ter avec seize bataillons de la jeune garde au village de Kaïa, de donner tête baissée, de culbuter l'ennemi et de repren- dre le village. Les généraux Dulauloy, Drouot et Devaux partirent au galop avec quatre-vingt bouches à feu placées èa un même groupe. Le feu devint épouvantable; l'ennemi îléchit de tous les côtés. Le duc de Trévise emporta sans coup férir le village de Kaïa, culbuta l'ennemi et continua à se porter en avant en battant la charge. Cavalerie, infante- rie, artillerie de l'ennemi, tout se mit en retraite. » (Moniteur du 9 mai 1813.) Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 1767. Bataille de Wurtchen. — 21 mai 1813. Par M. Beaume. — H. 1,78. — L. 1,51. Le 21, à cinq heures du matin, l'Empereur se porta sur les hauteurs à trois quarts de lieue en avant de Bautzen. Les alliés, croyant que leur droite était en danger, y portè- rent toutes leurs forces. Napoléon avait prévu ce mouve- ment, auquel la vieille garde et la cavalerie du général La- ■tour-Maubourg opposèrent d'insurmontables obstacles. Le prince de la Moskowa, puissamment secondé par cette di- version et par celle du duc de Trévise, avec deux divisions de la jeune garde, déborda l'ennemi, qui fut mis dans une déroute complète et laissa près de vingt mille hommes sur le champ de bataille. Le moment représenté est celui où l'Empereur ordonne un mouvement SALLE N° 90. 31 gauche. La jeune garde s'élance sur Kreckwitz et sur les hauteurs de Basankwitz, tandis que la réserve de cavalerie s'avance dans la plaine et que les généraux Dulauloy et Drouot, avec soixante pièces de batterie, se portent en avant. Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. 1768. Bataille de Hanau. — 30 octobre 1813. Par M. Féron, d'après M. H, Vernet. — II. 3,93. — L. 5,40. Le moment représenté est celui où le général Drouot, qui s'était porté en avant sur la lisière du bois avec la seule artillerie de la garde, reçoit la charge des chevau-légers bavarois, qui pénètrent jusqu'au milieu des piè- ces. Le général Drouot aurait été tué par un de ces chevau-légers, si, à l'instant où il allait être frappé, un canonnier français n'avait cassé les reins du bavarois par un coup de son levier de pointage. Sur la gauche du général Drouot, on voit quelques officiers qui se détachent pour le déga- ger. On distingue parmi eux le jeune Oudinot, alors dans les chasseurs à cheval de la garde, le jeune Moncey et. le lieutenant Guindey, qui fut tué à cette bataille. La gauche du tableau représente la charge des chasseurs et des dragons de la garde, qui s'élancent sur les Bavarois. Le général Nan- souty, qui les commandait, est vu par derrière, venant de donner des ordres au comte Elie de Périgord, son aide de camp. Près de lui se trouvent -T - général Flahaut, qui est à cheval, parlant à un officier d'ordonnance, et le général Exelmans, qui est à pied, portant encore sur son habit les marques d'une chute de cheval qu'il vient de faire. Sur la droite du tableau, on aperçoit l'infanterie de la vieille garde, accourant au secours de l'artillerie et prête à déboucher de la forêt. Le tableau original faisait, partie de la galerie du Palais-Royal. 1769. Combat de Champ- Aubert. — 10 février 1814. Par M. Ch. Langlois. — H. 1,34. — L. 1,58. Napoléon apprenant les dispositions militaires du maré- chal Blùcher, qui, avec une armée formidable sous ses or- dres, n'était plus qu'à trois marches de Paris, partit de Se- zanne et se porta sur les hauteurs de Saint-Prix pour la cou- per en deux. A dix heures, le duc de Raguse passa les étangs de Saint-Gond et attaqua le village de Baye. Le 9e corps russe, sous le commandement du général Alsuffiew, et fort de douze régiments, se déploya et présenta une bat- terie de vingt-quatre pièces de canon. Les divisions La- grange et Ricard, avec la cavalerie du 1er corps, tournèrent les positions de l'ennemi par sa droite ; le village de Baye fut enlevé et l'ennemi battit en retraite. Les cuirassiers, les dragons chargèrent les carrés et les cubutèrent. Champ-Au- bert enlevé par les troupes du maréchal Marmont, leur ôta tout moyen de retraite. Poursuivis sans cesse, leurs masses se mêlèrent : infanterie, cavalerie, artillerie, tout s'enfuit dans le plus grand désordre, Acculés à un bois et à des étangs, un dernier effort acheva leur destinée : trente piè- ces de canon et deux cents voitures furent prises ; le géné- ral en chef, les généraux, les colonels, plus de cent officiers, 32 3 ALLE N° 90. et quatre mille nommes furent faits prisonniers; le reste fut tué ou dispersé dans les bois. Ce tableau a été exposé au Salon de 1840. 1770. Bataille de Montmirail. — 11 février 1814. Par M. H. Sgheffer, d'après M. H. Yernet. — H. 3,93. — L. 5,38. Le moment représenté est celui où les chasseurs de la vieille garde, con- duits par le duc de Dantzick, se précipitent sur l'ennemi, dont ils font un effroyable carnage. Sur la droite du tableau, le maréchal dirige et anime cette course intrépide. Le baron Atthalin, général du génie, est à ses côtés et donne des ordres. Le tableau original faisait partie de la galerie du Palais-Royal. 1771. Bataille de Monter eau. — 18 février 1814. Par M. Ch. Langlois. — H. 1,3'k — L. 1,58. ..Le prince de Wurtemberg, à la tête de dix-huit mille ïiommes, défendait la position de Surville et couvrait les ponts et la ville de Montereau. Le 18, à neuf heures du ma- tin, le maréchal Victor en fit attaquer le centre par la divi- sion Château, qui, n'étant pas soutenue, fut repoussée. A gauche, la division Duhesme continuait le combat dans un terrain désavantageux, tandis que le général Pajol com- battait à droite sur la route de Melun. Le général Gérard, commandant la réserve de Paris, entrait en ligne; l'Empe- reur lui donna le commandement en chef de toute cette ar- mée; les attaques recommencèrent partout avec la plus grande énergie ; le plateau de Surville fut enlevé ; les divi- sions Duhesme et Château arrivèrent à l'entrée du pont, pen- dant que la première brigade de cavalerie du général Pajol, conduite par le général Delort, y paraissait de son côté. L'ennemi fut repoussé et l'armée française resta maîtresse du champ de bataille. Ce tableau a été exposé au Salon de 1840. 1772. Combat de Claye. — 27 mars 1814. Par M. Eugène Lami en 1831. — H. 1,05. — L. 1,58. Le 27 mars 1814, l'ennemi faisait déboucher ses colonnes par le pavé de Paris, lorsque le général Vincent, à la tête d'un régiment de cuirassiers, d'un régiment de Cosaques polonais et de quelques escadrons de gardes d'honneur et de dragons, le chargea en avant de Claye. Le général Vin- cent repousssa la colonne ennemie jusque dans la ville et lui fit de trois à quatre cents prisonniers. Ce tableau a été exposé au Salon de 1831. SALLE N° 90. 33 4773. Bataille de Toulouse. — 10 avril 1814 Par M. Beaume. — H. 1,79. — L. 1,51. L'armée anglaise étant arrivée en vue de Toulouse le 27 mars, le duc de Wellington ordonna le passage de la Garonne les 4 et 8 avril, et le 10, à six heures du matin, il attaquait sous Toulouse le corps d'armée du duc de Dalma- tie. Le combat dura toute la journée. Le général Taupin, chargé par le maréchal Soult de couper la ligne ennemie, venait d'être tué, et sa division se retirait en désordre. Le maréchal la raillie en se mettant à la tête du 55e régiment qui était resté en réserve, et fait avancer une brigade de la division d'Armagnac. Avec ces troupes, il attaque les An- glais de front et en flanc, et les ramène sur le plateau de Sypière en leur faisant éprouver de grandes pertes. Pen- dant ce temps, la cavalerie anglaise avait fait une tentative pour surprendre le pont des Demoiselles; mais vigoureu- sement accueillie par l'artillerie de la tête du pont et par l'artillerie embusquée, elle fut également forcée de se re- plier sur le plateau. Ce tableau a été exposé au Salon de 1840. 1774. Napoléon signe son abdication à Fontainebleau. — 4 avril 1814. Par Bouchot et Ferri. — H. 1,34. — L. 1,58. Napoléon, après l'occupation de Paris par les armées alliées, avait réuni ses troupes à Fontainebleau. Il se pro- posait de marcher sur la capitale et de tenter une dernière fois le sort des combats, lorsqu'il apprit que le Sénat avait prononcé sa déchéance, et que les puissances alliées se refusaient à traiter avec lui comme souverain de la France. Le prince de Neufchàtel, le prince de la Moskowa, le duc de Dantzick, le duc de Reggio, le duc de Tarente, le duc de Bassano, le duc de Vicence, le grand-maréchal Bertrand et quelques autres se trouvaient réunis dans le salon. Une conférence s'était ouverte sur la situation des affaires : elle se prolonge dans l'après-midi, et lorqu'elle est finie, on apprend que Napoléon a abdiqué. Il en rédige l'acte de sa main en ces termes : « Les puissances alliées ayant proclamé que l'empereur Napoléon était le seul obstacle au rétablissement de la paix en Europe, l'empereur Napoléon, fidèle à son serment, dé- clare qu'il est prêt à descendre du trône, à quitter la France et même la vie pour le bien de la patrie, inséparable des 34 SALLE N° 90. droits de son fils, de ceux de la régence de l'impératrice, et du maintien des lois de l'empire. « Fait en notre palais de Fontainebleau, le 4 avril 1814. « Signé : Napoléon. » Un secrétaire (le baron Fain) transcrit cet acte, et le duc de Vicence se dispose aussitôt à le porter à Paris. Napo- léon lui adjoint le prince de la Moskowa (Manuscrit de 1814, 'par le baron Fain). Ce tableau, exécuté par M. Ferri, d'après la composition de Bouchot, a •été exposé au Salon de 1843. 1775. Adieux de Napoléon à la garde impériale à Fon- tainebleau. — 20 avril 1814. Par M. Montfort, d'après M. Horace Vernet. — H. 0,98. — L. 4,30. Napoléon, après son abdication, resta quelques jours 'encore à Fontainebleau ; son départ était fixé pour le 20 avril. A une heure, Napoléon sort de son appartement : il trouve rangé sur son passage ce qui lui restait de la cour brillante dont il avait été entouré : c'est le duc de Bas- sano, le général Belliard, le colonel de Bussy, le colonel Anatole de Montesquiou, le comte de Turennè, le général Fouler, le baron de Mesgrigny, le colonel Gourgaud, le baron Fain, le colonel Atthalin, le baron de Laplace, le ba- ron Lelorgne-d'Ideville, le chevalier Jouanne, le général Kosakowski et le colonel Yonsowitch. Napoléon tend la main à chacun, descend vivement l'escalier du Fer-â-che- val, et, dépassant le rang de voitures, s'avance vers 1? garde impériale rangée en haie dans la cour du Cheval- Blanc. Il fait signe qu'il veut parler : tout le monde se tait, et, dans le silence le plus religieux, on écoute ses dernières paroles : — « Soldats de ma vieille garde, dit-il, je vous fais mes adieux. Depuis vingt ans je vous ai trouvés sur le chemin de l'honneur et delà gloire; dans ces derniers temps, comme dans ceux de notre prospérité, vous n'avez cessé d'être des modèles de bravoure et de fidélité. Avec des hommes tels que vous, notre cause n'était pas perdue, mais la guerre était interminable : c'eût été la guerre civile, et la France n'en serait devenue que plus malheureuse. J'ai donc sacrifié tous mes intérêts à ceux delà patrie : je pars ! Vous, mes amis continuez de servir la France; son bonheur était mon unique pensée, il sera toujours l'objet de mes vœux ? Ne plaignez pas mon sort : si j'ai consenti à me survivre, c'est pour servir encore à votre gloire. Je veux écrire les grandes choses que nous avons faites ensemble!.. Adieu, mes enfants ! je voudrais vous presser sur mon cœur ! que j'embrasse au moins votre drapeau ! » A ces SALLE N° 91. 35 mots, le général Petit, saisissant l'aigle, s'avance. Napoléon reçoit le "général dans ses bras et baise le drapeau. Le silence d'admiration que cette grande scène inspire n'est interrompu que par les sanglots des soldats. Napoléon, dont l'émotion est visible, fait un effort et reprend d'une voix plus ferme : « Adieu encore une fois, mes vieux com- pagnons ; que ce dernier baiser passe dans vos cœurs ! » ïi dit, et, s'arrachant au groupe qui l'entoure, il s'élance dans sa voiture, au fond de laquelle est déjà le général Bertrand (Manuscrit de 1814, par le baron Fain). SALLE N° 91. (Voir salle n° 84.) Cette salle formait autrefois deux pièces qui faisaient partie de l'apparte- ment du cardinal de Rohan (Armand-Gaston), grand aumônier de France. Après sa mort, en 1749, cet appartement fut habité par son petit-neveu, Armand de Rohan, cardinal de Soubise, nommé alors à la grande aumônerie. 1776. Louis XVIII aux Tuileries. — 1814. Par Marigny, d'après Gérard. — H. 2,71. — L. 3,17. Le roi est représenté dans son cabinet, aux Tuileries, au moment de son arrivée en 1814, "méditant sur la Charte qu'il va donner aux Français. La petite table devant laquelle il est assis fait partie du Musée des Souverains, au Louvre. Le tableau original a été exposé au Salon de 1827. — Gravé par uirard. {Chalcographie impériale.) 1777. Napoléon part de Vile d'Elbe pour revenir en France, — 1er mars 1815. Par M. Beaume. — IL 1,64. — L. 2,75. Lorsque Napoléon s'embarqua à Porto-Ferrajo (île d'Elbe) pour faire voile vers les côtes de France, il était accompa- gné du général Bertrand, grand-maréchal du palais, du gé- néral Drouot, du général Cambronne, et du reste des fidè- les officiers qui l'avaient suivi dans son exil. Il arriva à sept heures du soir sur le port, où les marins de la garde l'at- tendaient dans le canot impérial. Les autorités de l'île, prévenues à l'instant de son départ, s'étaient rendues à l'embarcadère; l'Empereur leur fit ses adieux, monta dans le canot, rejoignit le brick, et la flotille appareilla pour la France. 1778. Louis XVIII quitte le f)alais des Tuileries clans la nuit du 20 mars 1815. Par Gnos. — H. 4,05. — L. 5,25. Napoléon était débarqué à Cannes le 1er mars : le 13 il 33 SALLE N° 91. quittait Lyon pour marcher sur Paris, et il était arrivé à à Fontainebleau le 20 à quatre heures du matin. Louis XVIII, par une proclamation en date du 19 mars, déclara alors la session des Chambres closes pour l'année 1815, et, dans la nuit du 19 au 20 mars il quitta les Tuileries. Louis XVIII était accompagné du maréchal prince de Wagram, du ma- réchal duc de Tarente, de M. le duc de Duras, de M. le prince de Poix , de M. le comte de Blacas d'Aulps , de M. Hue, et des officiers de service près de sa personne. Le roi trouve à la sortie de ses appartements plusieurs gardes nationaux qui lui témoignent leur douleur, et leur adresse des paroles de consolation. Ce tableau a été exposé au Salon de 1817. 1779. Champ de Mai. — lerji«nl815. Par M. Heim. - H. 4,24. — L. 1,52. Par un décret impérial donné au palais des Tuileries,, sous la date du 30 avril 1815, Napoléon, faisant revivre un ancien usage des premiers siècles de la monarchie, avait convoqué une assemblée du Champ de Mai. Cette cérémo- nie eut lieu le 1er juin suivant dans le Champ de Mars. Ce tableau a été exposé au Salon de 1847. 1780. Mariage du duc de Berry et de Caroline-Ferdi- nande-Louise, 'princesse des Deux-Siciles . — 17 jitin I8lb. Par Renoux en 1843. — H. 0,79. — L. 0,76. Les cérémonies religieuses du mariage du duc de Berry, neveu de Louis XVIII, et second fils de Charles-Philippe de France, comte d'Artois, depuis Charles X, avec la prin- cesse Caroline des Deux-Siciles, eut lieu à Paris, le 17 juin 1816, dans l'église métropolitaine de Notre-Dame. 1781. Inauguration de la statue de Henri IV sur le Pont- Neuf. — 25 août 1818. Par Hipp. Lecomte en 1842. — H. 0,79. — L. 1,14 Cette cérémonie eut lieu le jour de la fête du roi, en pré- sence de Louis XVIII et de la famille royale. 1782. Sépidture de Napoléon à Sainte-Hélène ; allégorie. Par M. Alaux, d'après MM. Horace Vernet et Gérard.— H. 3,25.— L. 2,65. La tombe de l'Empereur, à Sainte-Hélène, est entourée de saules. Dans SALLE N° 91. 37 les airs, Napoléon, assis, et couronné de lauriers, est entouré par les om- bres des guerriers de son temps qui viennent rendre hommage à sa mémoire. 1783. — Séance royale pour l'ouverture de la session des chambres du Louvre. — 28 janvier 1823. Par Rjsnoux en 1813. — H. 0,79. — L. 0,75. Depuis l'année 1814, les sessions législatives avaient tou- jours été ouvertes dans le palais de la Chambre des Dépu- tés; Louis XVIII transporta au Louvre cette cérémonie. L'annonce solennelle de l'expédition que le gouvernement français allait diriger contre l'Espagne donna à la séance d'ouverture de la session de 4823 un nouveau degré d'inté- rêt. 1784. Prise des retranchements devant la Corogne, — b juillet 1823. Par Hipp. Lecomte. — H. 2,27. — L. 2,54. Le général Bourke, détaché du corps du duc de Reggio, ayant appris que le général Quiroga s'était retiré à la Coro- gne et au Ferrol, ordonna l'investissement de ces deux pla- ces, et, tandis que, par ses ordres, le général Huber mar- chait sur le Ferrol, il se rendait de sa personne devant la Corogne. Le 15 juillet il attaque les hauteurs de Sainte-Mar- guerite, qui dominent cette dernière place , et s'en empare malgré la plus vive résistance. Avant que ses loupes soient entièrement déployées, le général aperçoit des rochers où l'ennemi avait négligé de mettre du canon, il indique ce point au général La Piochejacquelin en lui disant : « Là est la victoire. » A la tête du 7° régiment de ligne, le général La Rochejacquelin attaque les retranchements. Le colonel Lambert, qui commandait ce régiment, arrive sur la crête et y attire tout son corps à travers une vive fusillade. L'en- nemi voyant la brigade Berthier qui gagne du terrain sur la gauche, aban- donne ses retranchements, laisse une partie de son artillerie au pouvoir des Français et fuit vers la ville. Ce tableau a été exposé au Salon de 1824. 1785. — Combat de Campillo d'Arenas. — 28 juil- let 1823. Par M. Ch. Langlois. — H. 2,27. — L. 2,54. Le général Molitor ayant rencontré le 24 juillet les trou- pes espagnoles près de Guadix, les attaqua et les contrai- gnit à se retirer devant lui; elles gagnèrent alors les monta- gnes escarpées de Campillo de las Ârenas, où il les suivit, et le 28 les deux armées se trouvèrent encore en présence. Les troupes espagnoles, composées en grande partie d'an- ciens militaires, étaient deux fois plus nombreuses que les troupes françaises; mais malgré la supériorité de leur nom' 38 SALLE a° 91. bre, elles furent battues et toutes leurs positions furent en- levées par les Français. Ce tableau a été exposé au Salon de 1827. 4786. Attaque et prise du fort de l'île Verte, ' — 15 août 4823. Par Gilbert. — H. 1,64. — L. 2,54. Le maréchal de camp Lauriston, envoyé par le comte de Bordessoulle àAlgésiras, y était arrivé le 14. L'ennemi se retira aussitôt dans File Yerte qu'il avait fortifiée, et ou il paraissait, vouloir se défendre; mais le feu des deux frégates françaises la Guerrière et la Galatée, commandées par le capitaine de vaisseau Lemararit, força le commandant à ca- pituler: et, en effet, le 15 il se rendit. Après avoir laissé une garnison de troupes espagnoles dans le fort de l'île Verte, le général Lauriston se porta sur Tarifa. Ce tableau a été exposé au Salon de 1824. 1787. Prise du Trocadéro — 31 août 1823. Par Paul Delaroche en 1827. — H. 4,05. — L. 5,28. Le duc d'Angoulême avait établi le 16 août son quartier général au fort Sainte-Marie, sur la baie de Cadix et en face de cette ville. Pour parvenir à en faire le siège, il fallait d'a- bord se rendre maître de la presqu'île du Trocadéro. La tranchée fut ouverte dans la nuit du 19 au 20 août, et dans celle du 30 au 31 octobre, à deux heures et un quart, les co- lonnes d'attaque formées des compagnies d'élite, de sept bataillons de l'infanterie de la garde et du 34e cle ligne, s'é- lançant de la tranchée, franchirent le canal qui les séparait des retranchements du Trocadéro et s'emparèrent de la po- sition. Au centre du tableau, au pied de la tranchée, le prince suit de l'œil la marche des troupes. Derrière lui se trouvent le duc de Guiche, le général Dode de la Brunerie,le duc de Liancourt, le général Guilleminot et le géné- ral Tirlet, plus loin, à droite, le commandant des Essarte, aide de camp du général Dode de la Brunerie, se distingue dans un groupe d'officiers d'é- tat-major. A gauche au fond, les Français, partagés en deux colonnes d'atta- que, ont déjà commencé le combat. Ce table lu a été exposé au Salon de 1827. 4788. Prise de Pampelune. — 7 septembre 1823. Par Carie Vernet. — H. 1,64. — L. 2,54. Le maréchal de Lauriston, chargé du siège de Pampe- lune, le fit commencer le 25 août. Le 3 septembre il at- SALLE N° 92. 3^ taqua les postes avancés espagnols et se rendit maître du faubourg de la Rocheappea. La place et la citadalle de Pam- pelune capitulèrent le 17 septembre 1823. Le maréchal, entouré de son état-major, reçoit les parlementaires espa- gnols qui lui sont envoyés à la tranchée. Des aides de camp sont dirigés sur tous les points pour faire cesser le feu. Le combat dure encore dans la plaine de la Rocheappea, entre la ville et les tranchées de la rivière de i'Arga. v Ce tableau a été exposé au Salon de 1824. 1789. Combat du Puerto de Miravete . — 30 septem- bre 1823. Par M. Eugène Lami. — H. 1,24. — L. 1,52. La brigade du général. La Rochejacquelin, postée sur le T âge, atteignit au Puerto Miravete un corps de l'armée es- pagnole constitutionnelle. Les escadrons français et espa- gnols furent entièrement mêlés pendant un quart d'heure, et l'ennemi fut mis en déroute après un combat des plus vifs. Le moment représenté est celui où les deux têtes de colonnes de cavale- rie se choquent à l'entrée du défilé formé par un ravin et par des hauteurs, que le 7e léger gravit au pas de charge pour en débusquer les fantassins ennemis. Ce tableau a été exposé au Salon de 1824. SALLE N° 92/(Voir salle n° 91.) Grand cabinet des cardinaux de Renan et de Soubise. C'est dans cette pièce que Mmo de Vintimille, maîtresse de Louis XV, qui avait été installée provisoirement dans cet appartement pendant l'absence du grand aumô- nier, mourut en couches le 9 septembre 1741. 1790. Le roi Charles X se rend à l'église Notre-Dame. — 27 septembre 1824. Par M. Gosse. — H. 1,92. — L. 1,54. Après que le corps de Louis XVIII eut été transporté a SainUDenis, Charles X fit son entrée solennelle à Paris le 27 septembre 1824. Le roi se rendit à l'église métropolitaine ou il fut reçu par l'archevêque de Paris à la tête de son clergé. Après la cérémonie religieuse, le roi sortit de Notre- Dame et rentra aux Tuileries. 1791. Revue passée au Champ de Mars par Charles X — 30 septembre 1824. Par M. Horace Vernet en 1824. — H. 3,86. — L. 3,22. Quelques jours après son entrée à Paris, Charles X passa 40 SALLE H° 92. la revue de la garde nationale au Champ de Mars. Le roi était accompagné du dauphin, des ducs d'Orléans et de Bour- bon et d'un nombreux cortège d'officiers généraux et supé- rieurs, parmi lesquels on distinguait le maréchal duc de Tarente, le maréchal duc de Reggio, les ducs de Fitzjames et de Maillé, aides de camp du roi. 4792. Sacre de Charles X à Reims. — 29 mai 1825. Par Gérard. — H. 5,14. — L. 9,72. Le moment choisi par le peintre est celui qui, dans l'or- dre delà cérémonie, a suivi l'intronisation, lorsque le roi, monté sur son trône, donne l'accolade aux dauphins et aux princes de la famille royale. Alors un mouvement général a succédé à l'ordre imposant qui régnait dans la basilique, chacun s'est levé, et le cri de : Vive le roi! s'est fait enten- dre de toutes parts. Le roi est salué par les drapeaux, les hérauts d'armes distribuent des médailles, et l'archevêque de Reims, descendant des marches du trône pour retour- ner à l'autel, appelle les bénédictions du ciel sur le monar- que et sur la France. Le roi, assis sur son trône, donne l'accolade au duc d'Angoulème qui s'incline, les ducs d'Orléans et de Bourbon sont debout et prêts à la rece- voir à leur tour. Derrière le trône, le duc d'Havre, le duc de Bell une, le baron de Glandevès, le marquis de Rivière et le duc de Morterhart. Le cardinal de Latil, archevêque de Reims , lève les mains au ciel. Sur le pre- mier plan, en commençant par la gauche du tableau, on reconnaît M. Serre, garde de la manche, tenant une hallebarde; le général Moncey, qui rem- plissait les fonctions de connétable, brandit 'son épée; derrière lui, les ducs de Crussol, de Fitzjames et de Maillé, aides de camp du roi. Le duc d'Uzès, représentant le grand maitre de France, se retourne du côté du trône; plus loin, le vicomte Dambray, chancelier de France, et le prince de Talleyrand debout; derrière le chancelier, le marquis de Dreux-Brézé, grand-maître des cérémonies, s'appuie sur sa Garnie ; au fond, le marquis de Boisgelin, le baron de Saint-Félix, le duc d'Avaray et le marquis de B.o- chemore. Sur le premier plan, le vicomte de Latour-Maubourg vu de pro- fil, et le duc d'Aumont, portant le manteau de l'ordre du Saint-Esprit, puis le cardinal de Clermont-Tonnerre debout et vu de dos, et le cardinal de La Fare, assis. Enfin, dans le dernier groupe à droite, le maréchal de Lauris- ton, le comte de Cossé-Brissac, le maréchal Jourdan, le vicomte de La Ro- chefoucauld, le maréchal Mortier et le maréchal Soult. Au fond, dans une tribune aux armes de France, sont assises la duchesse d'Angoulème, la duchesse de Berry tenant sur ses genoux le duc de Bordeaux, la duchesse d'Orléans et mademoiselle d'Orléans. Ce tableau fut l'c" jet d'une exposition spéciale dans le grand Salon du Louvre en 18_9; il devait faire pendant à l'Entrée de Henri IF à Paris, parle même artiste. 1793. Revue au camp de Saint-Léonard à Reims. — ; 31 mai 1825. Par Gros. — H. 3,86. — L. 2,82. Lors de la cérémonie du sacre, un ©amp avait été dressé SALLE N° 92. 41 sous les mars de la ville, dans une vaste plaine le long de la rivière de Vesle. On y avait réuni dix-sept bataillons d'in- fanterie de la garde et de la ligne, seize escadrons de l'une et de l'autre, un escadron de la gendarmerie d'élite, une. batterie d'artillerie à cheval de la garde royale, et quelques escadrons des gardes du corps. Le 31 mai, le roi passa les troupes en revue; le corps diplomatique y assistait. Ce tableau a été exposé au Salon de 1827. 1794. Entrée de Charles X à Paris après le sacre. — 6 juin 1825. Par le général Lejeune. — H. 1,79. — L. 4,54. Huit jours après le sacre, Charles X revint à Paris et fit son entrée par la barrière de la Villette. Le roi fut reçu à la barrière par le corps municipal de Paris, ayant à sa tète le comte de Chabrol, préfet du département delà Seine. Le roi était dans la voiture du sacre, ayant à sa gauche la dau- phine; le dauphin était placé en face du roi, ayant à sa droite la duchesse de Berry. Un corps très-nombreux d'of- ficiers généraux et supérieurs formait le cortège. 1795. Bataille de Navarin. — 20 octobre 1827. Par E.-L. Garneray. — H. 1,79. — L. 2,62. La Porte ayant refusé de se soumettre à l'ultimatum qui lui avait été présenté par les ambassadeurs des trois puis- sances alliées, les escadres réunies de France, d'Angleterre et de Russie reçurent l'ordre d'agir hostilement contre la flotte turque. Le commandement fut déféré au plus ancien des trois amiraux, sir Ed. Codrington. Le 20, à midi, lèvent se trouvant favorable, les trois escadres se mirent en ligne de bataille. A cinq heures du soir, la première ligne des Turcs était détruite, les vaisseaux et frégates rasés, coulés, incendiés; le reste s'en allait à la côte où ils se brûlaient eux-mêmes. Plus de cinquante bâtiments furent brûlés ou détruits. Au premier plan, à gauche, la batterie de Pile Sphactérie, attaquée par le Cambrion et te Glasgow, frégates anglaises. Dans le fond, à droite, le fort du nouveau Navarin, et en avant, l'explosion de la frégate égyptienne t'Iso- nia. A l'horizon, les montagnes de la Messénie. 1796. Bataille de Navarin. — 20 octobre 1827. Par M. Bouterwek, d'après M. Ch. Langlois. — H. 1,70. — L. 1,52. Sur le premier plan, des Turcs sur des débris de bâtiments rasés et in- cendiés; dans le fond, l'explosion de i'Isonia. 42 SALLE K° 92. 1797. Mort de Bisson. — 5 novembre 1827. Par M"" Rang en 1837. — H. 1,70. — L. 1.10. Henri Bisson, enseigne de vaisseau, avait été placé avec quinze hommes d'équipage à bord d un brick pirate grec, pris par la corvette la Lamproie, qui faisait partie en 1827 de la station du Levant, sous le commandement de l'amiral de Rigny : assailli par des pirates grecs pendant la nuit du 5 au 6 novembre, et voyant son navire envahi, il prit la ré- solution de mettre le feu aux poudres, et de mourir pour l'honneur de son pavillon. 1798. Entrée du roi Charles X à Colmar. — 10 septem- bre 1828. Par M. Wachsmut. — H. 0,92. — L. 1,10. Vers la fin du mois d'août 1828, Charles X fit un voyage •dans les départements de l'Est. Il quitta Paris le 31 août et arriva le 10 septembre à Colmar. A l'entrée de la ville le roi trouva le baron de Muller, maire de Colmar, qui, à la tête du corps municipal, lui remit les clefs de la ville. 1799. Entrevue du général Maison et d'Ibrahim-Pacha à Navarin, — Septembre 1828. Par M. Ch.-LANGLOis. — H. 1,92. — L. 2,62. L'armée française, sous les ordres du général Maison, se trouvait dans son campement auprès de Modon, lorsqu'un jour Ibrahim-Pacha, suivi d'une partie de ses officiers, tra- versa la mer sur une légère barque et se dirigea vers le quartier général français, escorté de toute la population grecque, surprise de voir au milieu d'elle le chef de ses persécuteurs. Le général Maison s'empressa d'offrir un de ses chevaux au fils de Méhémet-Ali. L'armée française était sous les armes. Ils passèrent ensemble devant le front des troupes, qui manœuvrèrent et défilèrent devant les deux gé- néraux en chef. Ibrahim fut ensuite reconduit avec tous les honneurs dus à son rang, et il retourna à Navarin sur le même canot qui l'avait conduit à Modon. Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. 1800. Prise de Patras. — -4 octobre 1828. Par Hipp. Lecomte. — H. 1,55. — L. 1,92. Le général Schneider, chargé de s'emparer de Patras, se SALLE X° 92. 43 présenta le 4 octobre devant la ville. Le commandant turc semblant peu disposé à la rendre, les Français commen- cèrent quelques démonstrations d'attaque La capitulation ne se fit point attendre, et l'on prit possession de la place. Il fut convenu avec le commandant de Patras que le châ- teau de Morée serait remis également aux troupes françai- ses. Ce tableau a été exposé au Salon de 1841. 1801. Prise de Coron. — 9 octobre 1828. Pjr Hipp. Lecomïe en 1840. — H. 1,79. — L. 1,55. La brigade du général Tiburce Sébastiani se porta le 7 oc- tobre devant Coron. Le commandant de la place se refu- sant d'en faire la remise aux troupes françaises, on fit aus- sitôt mettre les pièces en batterie. Ces démonstrations suffirent pour réduire le commandant de Coron; le 9, la ville ouvrait ses portes. Ce tableau a été exposé au Salon de 1840. 1802. Prise du château de Morée. — 30 octobre 1828. Par M. Ch. Langlois en 1836. — H. 2,42. — L. 1,94. Après la capitulation de Patras, conformément à la con- vention conclue entre le général Schneider et Ali-Abdalla Pacha, le château de Morée devait être remis aux troupes françaises ; mais les agas qui y commandaient ayant dé- claré qu'ils s'enseveliraient sous les ruines plutôt que d'en faire la remise, le général Maison, commandant l'armée française en Morée, ordonna d'entreprendre sans délai le siège de cette place. La brèche était ouverte le 30 octobre, lorsqu'un parlementaire sortit de la place, où le drapeau blanc venait d'être arboré en signe de paix. Deux compa- gnies du 16e et du 42e prirent possession de la porte. La remise des armes coûta beaucoup aux Turcs ; mais le gé • néral voulait les punir de leur résistance à la capitulation de Patras, et il fut inflexible. 1803. Combat de Sidi-Ferruch. — 14 juin 1830. Par M. Carbillet, d'après M. Ch. Langlois. — H. 1,70. — L. 1,52. La flotte portant l'armée destinée à l'expédition d'Alger était arrivée le 13 juin en vue de la côte d'Afrique; des ordres furent donnés pour que le débarquement commen- çât le 14. La première division atteignit la terre avant cinq heures du matin, sans éprouver aucune résistance; les- 44 SALLE K° 92. deux autres divisions débarquèrent successivement. La division Berthezène, formée en colonnes d'attaque, se diri- gea sur la position occupée par l'armée du dey; la pre- mière brigade, commandée par le général Poret de Morvan, attaqua la gauche de l'ennemi; la seconde, aux ordres du général Achard, se porta directement sur ses batteries, tandis que la brigade Glouet, en seconde ligne, servait de réserve. « Bientôt les batteries ennemies commencèrent leur feu et le continuèrent, quoiqu'elles fussent battues di- rectement par notre artillerie de campagne et prises d'é- charpe par les bâtiments, qui s'étaient placés à l'est de la presqu'île. Le général Berthezène reçut l'ordre de tourner par la gauche la position qu'occupait l'ennemi. Le mouve- ment eut le résultat qu'on en attendait; les batteries furent abandonnées : treize pièces de seize et deux mortiers tom- bèrent en notre pouvoir. Les divisions Loverdo et d'Escars suivirent le mouvement de la première. A onze heures, le combat avait cessé, et l'ennemi fuyait de toutes parts. » (Rapport du général Bourmont, du 14 juin, au président du conseil des ministres). 4804. Attaque d'Alger par mer. — 29 juin 1830. Par M. Th. Gudin en 1831. — H. 1,29. — L. 1,93. - L'escadre défile sous les batteries du fort d'Alger, depuis celles du fort des Anglais jusqu'à celles du môle, et riposte à leur feu. Sur la côte, nos soldats sont aux prises avec les Kabyles et s'emparent des approches de la ville. Ce tableau a été exposé au Salon de 1831. 1805. Attaque d'Alger par mer. — 3 juillet 1830. Par M. Morel-Fatio. — H. 0,74. — L. 1,09. « A deux heures quarante minutes, dit l'amiral Duperré dans son rapport au ministre de la marine, le capitaine de vaisseau Gallois, commandant la Bellone, en avant de l'ar- mée, a ouvert, sur le fort des Anglais, à petite. portée de ses canons de dix-huit, un feu vif et bien soutenu. L'en- nemi y a riposté aussitôt. A deux heures cinquante minutes, le vaisseau-amiral, à demi-portée de canon, a commencé le feu, et successivement tous les bâtiments de l'armée, je dirai même jusqu'aux bricks, ont défilé, à demi- portée de canon, sous le feu tonnant de toutes les batteries, depuis celle des Anglais jusqu'à celle du môle inclusive- ment. Les bombardes ont riposté sous voiles aux bombes nombreuses lancées par l'ennemi. Le feu vient de cesser à cinq heures avec le dernier bâtiment de l'armée (Supplé- ment au Moniteur du 12 juillet 1830). Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. SALLE N° 93. 45 1806. Prise du fort de V Empereur. — 4 juillet 1830. Par M. Wachsmut. — H. 1,70. — L. 1,09. « A quatre heures du matin, une fusée donna le signal, et le feu commença. Celui de l'ennemi , pendant trois heu- res, y répondit avec beaucoup de vivacité. Les canonniers turcs, quoique l'élargissement des embrasures les mît presque à découvert, restaient bravement à leur poste; mais ils ne purent lutter longtemps contre l'adresse et l'in- trépidité des nôtres, que le général Lahitte animait de son exemple et de ses conseils. A huit heures le feu était éteint; celui de nos batteries continua de ruiner les dé- fenses. L'ordre de battre en brèche avait été donné et commençait à s'exécuter, lorsqu'à dix heures une explo- sion épouvantable fit disparaître une partie du château. Des jets de flammes, des nuages de poussière et de fumée s'élevèrent à une hauteur prodigieuse. Des pierres furent lancées dans toutes les directions ; mais sans qu'il en ré- sultât de graves accidents. » {Moniteur du 13 juillet 1830). Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 1807. Entrée de V armée française à Alger. — 5 juil- let 1830. Par M. Eug. Flandin. — H. 0,66. — L. 0,87. Aussitôt après la prise du fort l'Empereur, le dey s'était empressé d'envoyer des parlementaires près du général en chef des troupes françaises. Cependant rien n'était encore terminé dans la journée du 4; seulement les hostilités avaient été suspendues. On se préparait le 5 à recommen- cer les attaques, lorsque le dey accepta enfin les conditions qui lui avaient été proposées. A onze heures du matin, le 5 juillet, l'armée française traversa les rues d'Alger, et prit possession de la Casaubah. Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. SALLE N° 93. (Voir Salle n° 84.) Dépendance de l'appartement de M11" de Sens en 1735. 1808. Arrivée du duc d'Orléans au Palais-Royal. -— 30 juillet iS30. Par M. Carbillet, d'après M. H. Vernet. — H. 1,21. — L. 0,87. Lors des événements de juillet 1830, les députés, pré- sents à Paris, avaient invité le duc d'Orléans à se rendre 46 SALLE N° 93. clans la capitale. Le prince partit à pied de Neuilly, accom- pagné de M. de Berthois, son aide de camp, du colonel Heymès et de M. Oudard, et arriva au Palais-Royal le 30 juillet, à dix heures du soir. 1809. Le duc d'Orléans signe la 'proclamation de la lieu- tenance générale du royaume. — 31 juillet 1830. Par M. Court. — H. 3,72. — L. 5,36. Les députés, réunis à Paris, avaient résolu d'envoyer au duc d'Orléans, une députation composée de douze membres désignés par le sort, pour lui présenter la résolution qui l'appelait à exercer les fonctions de lieutenant général du royaume. Ces députés furent reçus au Palais-Royal, et le duc d'Orléans signa alors au milieu d'eux la proclamation adressée aux habitants de Paris, par laquelle le prince ac- ceptait la lieutenance générale du royaume. Le duc d'Orléans et les députés sont réunis autour d'une table ronde dans un salon du Palais-Royal. Les personnages représentés sont, en com- mençant par la gauche du tableau : MM. Augustin Périer, Kératry, Bérard, Benjamin Delessert (vu de dos), le duc d'Orléans, le général Sébastiani, le baron Auguste de Saint- Aignan, le baron Charles Dupin, André Gallot, Dugas-Montbel, le comte Duchaiïaul, le général comte Mathieu Dumas et Bernard de Rennes. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. 1810. Leduc d'Orléans signe la proclamation de la lieu- tenance générale du roy aume. — 31 juillet 1830. Par M. Court. — H. 0,86. — L. 0,86. Esquisse du tableau précédent. 1811. Lecture à V Hôtel de Ville de la déclaration des dé- putés et de la proclamation du lieutenant général du royaume. — 31 juillet 1830. . Par M. François Dubois, d'après Gérard. — H. 1,03. — L. 0,86. Le duc d'Orléans, reçu par le général La Fayette, par les membres du gouvernement provisoire et par ceux du nou- veau conseil municipal, monta à la grande salle de l'Hôtel de Ville. Là, un cercle étant formé, M. "Viennet, l'un des députés, lut à haute voix la déclaration des députés et la proclamation du lieutenant général du royaume. Aussitôt après cette lecture, les membres du gouvernement provi- SALLE N° 93. 47 soire s'empressèrent de reconnaître que leur mission était terminée, et remirent leurs pouvoirs au duc d'Orléans. 1812. Le duc d'Orléans reçoit, à la barrière du Trône, le 1er régiment de hussards, commandé par le duc de Chartres. — 4 août 1830. Par Ary Scheffer. — H. 1,18. — L. 0,88. m_ Le duc de Chartres se trouvait à Joigny avec le 1er régi ment de hussards, dont il était colonel, pendant les événe- ments du mois de juillet. Appelé à Paris par le duc d'Orléans son père, le jeune prince y entra, à la tête de son régiment, le 4 août 1830. Le duc d'Orléans, accompagné du duc de- Nemours, alla le recevoir à la barrière du Trône. 1813. Le duc d'Orléans et le duc de Chartres rentrent au Palais-Royal. — 4 août 1830. Par M. Amédée Faure. — H. 0,90. — L. 0,88. Après avoir reçu à la barrière du Trône le 1er régiment de hussards, le duc d'Orléans rentre au Palais-Royal, ac- compagné des ducs de Chartres et de Nemours. 1814. La chambre des députés présente au duc d'Orléans Vacte qui V appelle au trône et la charte de 1830* — 7 août 1830. Par M. Heim en 1834. — II. 2,30. — L. 3,40. La chambre des députés ayant achevé la discussion d'où sortirent la Charte de 1830 et la déclaration qui appelait au trône le duc d'Orléans, il fut décidé que la chambre se ren- drait en corps auprès du prince pour lui présenter l'acte constitutionnel qui devait être soumis à son acceptation. Le duc d'Orléans, entouré de sa famille, reçut les députés au Palais-Royal, et M. Laffltte, comme président, lut à haute voix la déclération que la chambre venait d'adopter. Le duc d'Orléans, debout au milieu de la galerie du Palais-Royal, reçoit l'acte que lui présente M. Laffitte. Madame Adélaïde, la duchesse d'Or- léans, les princesses et les princes sont près du duc d'Orléans. A gauche, derrière M. Laffitte, on reconnaît Casimir Périer, le général La Fayette, le général Gérard et le général Clausel. Dans l'angle, à droite, se trouvent le général Atthalin et le général Heymès, aides de camp du duc d'Orléans. L'artiste a fait entrer dans ce tableau, qui a été exposé au Salon de 1S35, les portraits de cent quarante-quatre personnages. 48 SALLE N° 93. 1815. La chambre des pairs présente au duc d'Orléans une déclaration semblable à celle de la, chambre des députes. — 7 août 1830. Par M. Heim. — H. 2,30. — L. 3,40. Le duc d'Orléans, accompagné de sa famille, reçoit au Palais-Royal l'acte que lui présente M. le baron Pasquier, président de la chambre des pairs. Comme dans le tableau précédent, le peintre a introduit, dans cette com- position, un grand nombre de portraits de personnages qui assistaient «- cette solennité. 1816. Distribution des drapeaux à la garde nationale. — 29 août 1830. Par MM. F. et E. Dubois en 1830. — H. 0,65. — L. 1,01. Le roi était placé sous une tente qui était préparée de- vant l'École Militaire, au Champ de Mars. Les cléputations de chaque légion s'approchèrent, l'une après l'autre, pour recevoir leurs drapeaux, et La Fayette, tenant à la main les quatre drapeaux de chaque légion qui lui étaient donnés ■par le roi, les remit successivement après avoir reçu le serment de tous les chefs de légion et de bataillon. Ce tableau a été exposé au Salon de 1831. 1817. La garde nationale célèbre, dans la cour du Palais- Royal, l'anniversaire de la naissance du Roi. — 6 octobre 1830. Par M. F. Dubois en 1837. — H. 0,93. — L. 0,88. Le 6 octobre 1830, premier anniversaire de la naissance du roi, depuis qu'il avait été appelé au trône, la garde montante entra dans la cour du Palais-Royal, chaque canon de fusil orné d'un bouquet d'immortelles. Le roi descendit entouré de ses cinq fils, tous revêtus de l'uniforme de la garde nationale, et remercia les gardes nationaux et les soldats de la ligne qui, rangés en même temps en bataille, lui avaient offert leurs communes félicitations. 1818. Le Roi refuse la couronne offerte par le congres belge au duc de Nemours. — 17 février 1831. Par M. Gosse. — H. 1,18. — L. 0,88. Le congrès national de Belgique, ayant élu roi des Belges le duc de Nemours, envoya à Paris une députation qui fut SALLE N° 93. 49 reçue au Palais-Royal, le 17 février. Le roi, assis sur son trône, avait à sa droite le duc d'Orléans et à sa gauche le duc de Nemours. M. Surlet de Chokier, président du con- grès, lut et remit ensuite l'acte qui appelait le jeune prince au trône ; mais le roi n'accepta pas la couronne destinée à. son fils. 1819. Distribution des drapeaux à V armée. — 27 mars 1831. Par M. François Dubois en 1836. — H. 0,65. — L. 1,01. Un pavillon élevé avait été construit pour recevoir le roi devant l'École militaire et à cent mètres de la façade. Les drapeaux étaient groupés devant le pavillon; à gauche de celui-ci, et à cinquante mètres de distance, 1 infanterie était rangée en colonne serrée par régiment; à droite, et à la même distance, la cavalerie était en bataille par brigade, c'est-à-dire sur quatre lignes ; l'artillerie avait été formée en bataille sur deux lignes, occupant le quatrième côté du parallélogramme qui correspond à l'École militaire; les sa- peurs étaient devant la droite de la première ligne d'artil- lerie, à la gauche de l'infanterie. Les drapeaux furent pré- sentés au roi par le maréchal Soult, ministre .de la guerre, et le roi les remit au colonel de chaque régiment. Des sal- ves d'artillerie annoncèrent le serment du drapeau; les tam- bours et les fanfares l'accompagnèrent. 1820. Le roi Louis-Phi lippe visite le champ de bataille de Valmy. — S juin 1831. Par Mauzaisse en 1837. — II. 0,90. — L. 0,88. Le roi, visitant les départements de l'Est, au mois de juin 4831, voulut voir le champ de bataille de Valm^, qui lui rappelait ses premières armes. Après avoir examiné l'em- placement des batteries qu'il commandait lui-même en avant et à l'ouest d'un moulin qui fut abattu pendant la bataille, le roi se rendit à ïa pyramide élevée en l'honneur du maré- chal Kellermann et sous laquelle son cœur a été déposé, se- lon ses dernières volontés. Au pied de ce monument se trouvait le brave Jametz, vétéran, qui avait eu le bras em- porté à Valmy. Le roi lui donna la croix de la Légion d'hon- neur et une pension. 1821. Prise de Bone. — 27 mars 1832. Par M. Bouterwerk, d'après M. II. Vernet. — H. 0,87. — L. 0,69. Le duc de Rovigo, gouverneur général de l'Algérie, avait 50 SALLE N° 93. expédié avec des vivres le chébec algérien la Casaubah sous l'escorte de la Béarnaise, capitaine Fréart, ayant à son bord le capitaine d'artillerie d'Armandy, et le jeune Joussouf. A leur arrivée devant Bone, ils trouvèrent cette ville occupée par les troupes d'Achmet qui venaient de l'emporter d'as- saut. Le capitaine d'Armandy, de concert avec Joussouf. forment le hardi projet de s'emparer sur-le-champ deia ci- tadelle par un coup de main. Le capitaine Fréart choisit vingt-cinq hommes de son équipage qu'il met sous les or- dres de son second, M. Ducouedic et d'un élève, M. Luci • nière. Avec cette petite troupe, à laquelle ils ont joint trois canonniers, MM. d'Armandy et Joussouf se présentent har- diment devant la citadelle. Les portes leur en sont livrées; cent Turcs de la garnison se déclarent pour eux; et le 27 mars, à dix heures du matin, le drapeau tricolore est ar- boré sur la citadelle et salué par les canons de la Béarnaise qui s'était embossée à portée de la place. 1822. Le Roi au milieu de la garde nationale. — Nuit du 5 juin 1832. Par M. Biard. — H. 0,78. - L. 1,00. En apprenant l'émeute du 5 juin 1832, le roi avait quitté le palais de Saint-Gloud pour accourir dans la capitale. Il arriva aux Tuileries vers neuf heures du soir et se rendit aussitôt sur la place du Carrousel, où stationnaient de nom- breux bataillons de garde nationale et de troupe de ligne. 1823. Le Roi visite les blessés. — 6 juin 1832. Par M. Pojbio, d'après M. Aug. Debay. — H. 1,17. — L. 1,19. Le 6 juin, dans la matinée, quand la lutte n'était pas en- core terminée, le roi sortit à cheval des Tuileries, accom- pagné du duc de Nemours. Il parcourut les boulevards, se rendit jusqu'à la barrière du Trône, par la rue du Faubourg- Sain t-Antoine, et revint par les quais de la rive droite aux Tuileries. Plusieurs fois, dans cette longue marche, des blessés portés sur des civières s'offrirent à ses regards. Le roi, tristement ému, s'arrêtait toujours pour leur parler: il prenait leurs noms, leur promettait son intérêt pour eux et pour leurs familles et leur adressait des paroles de con- solation. Le tableau a été exposé au Salon de 1835. SALLE N° 93. 51 1824. Le duc d'Orléans dans la tranchée au siège de la citadelle d'Anvers. — Nuit du 29 au 30 novem- bre 1832. Par M. Lugardon, d'après M. Adolphe Roger. — H. 1,18. — L. 0,88. Le 29 novembre au soir, le maréchal Gérard ordonna d'ouvrir la tranchée. Le règlement de service en campagne autorisait le duc d'Orléans à monter la première garde de tranchée, et le prince s'empressa de réclamer ce périlleux honneur. Vers le milieu de la nuit, le maréchal voulut ins- pecter les travaux. Le duc d'Orléans, accompagné du lieu- tenant général Baudrand, son premier aide de camp, du lieutenant général de Flahaut, du général Marbot et des officiers de sa maison, se mit en marche en même temps que le maréchal; et, sous une pluie battante, enfonçant à chaque pas dans une boue épaisse, ils parcourent, pendant près de quatre heures, toute l'étendue de la tranchée. 1825. Le duc de Nemours dans la tranchée au siège de la citadelle d'Anvers. — Décembre 1832. Par M. Amédée Faure. — H. 1,18. — L. 0,88. Le duc de Nemours, comme colonel du ler régiment de lanciers n'était pas appelé au service de la tranchée ; il voulut, cependant, contribuer par sa présence à animer le zèle et le courage des soldats. Il accompagna le maréchal Gérard dans une visite à la tranchée, et il y fut couvert de terre par un boulet parti de la citadelle. 1826. Prise de la lunette Saint-Laurent. — 14 décem- bre 1832. Par M. Jouy, d'après M. Bellangé. — H. 0,90. — L. 0,88. L'instant représenté est celui où les grenadiers du 65e de ligne, après avoir couronné la brèche, s'élancent tous à la fois sur la garnison hollan- daise, qui, surprise et enveloppée, met bas les armes après une courte ré- sistance. Pendant ce temps, deux autres détachements, munis d'échelles, débouchaient par la droite et la gauche, et attachaient la lunette par la gorge, pour fermer toute retraite à la garnison. 1827. Combat de Doël. — 23 décembre 1832. Par M. Bonhomme, d'après M. T, Guclin. — H. 0,57. — L. 0,84. Le 23 décembre 1832, un détachement de deux mille qua- tre cents Hollandais, soutenu par une frégate, deux cor- 52 . SALLE N° 93. vettes, quatre bateaux à vapeur et vingt chaloupes canon- nières, vinrent attaquer une compagnie du 8e de ligne, de la brigade du général de Rumigny, postée près du village de Doël. Aux premiers coups de fusil, le bataillon tout en- tier se porta sur le point attaqué. Les Français se précipi- tèrent sur les Hollandais la baïonnette au bout du fusil, les culbutèrent au delà de la digue et les forcèrent de se sau- ver en toute hâte vers l'Escaut et vers les forts de Lief- kenshoëk. 1828. La garnison hollandaise met bas les armes devant les Français sur les glacis de la citadelle d'An- vers. — 24 décembre 1832. Par M. Eugène Lami. — H. 0,79. — L. 1,04. D'après les termes de la capitulation, la garnison hollan- daise, prisonnière de guerre, devait mettre bas les armes et livrer au maréchal Gérard la citadelle d'Anvers avec les forts qui en dépendent. Dix mille hommes d'infanterie fran- çaise, cinq cents canonniers et huit cents sapeurs du génie étaient rassemblés sur le glacis. La garnison prisonnière s'ébranla au bruit des clairons. Les tambours français bat- taient aux champs, et les officiers supérieurs des deux nations se saluaient mutuellement. Arrivés à la gauche de la ligne française, les Hollandais se mirent en bataille, for- mèrent les faisceaux, déposèrent leurs buffleteries, ainsi que leurs tambours et leurs clairons, les officiers gardant leurs épées ; puis toute la troupe sans armes rentra dans la citadelle, où tous les postes étaient déjà occupés par des détachements français. 1829. Le Roi et la famille royale se rendent à bord de la frégate l'Atalante, en rade de Cherbourg. — 3 septembre 1833. Par M. T. Gudin en 1834. — H. 0,57. — L. 0,83. Le roi s'était rendu à Cherbourg pour y visiter les grands travaux du port. Le 3 septembre, à onze heures, il s'em- barqua avec la famille royale sur le bateau à vapeur le Sphinx. Au sortir du port, le Sphinx se dirigea vers l'esca- dre mouillée dans la rade. Le Sphinx jeta l'ancre au milieu de l'escadre, en face de la frégate l'Atalante, qui portait le pavillon amiral. La mer paraissait difficile à tenir avec une légère embarcation, néanmoins la famille royale descendit dans un canot pour aller visiter l'Atalante. Elle fut reçue à SALLE N° 93. 53 bord de cette frégate par le contre-amiral de Mackau, com- mandant de l'escadre. Ce tableau a été exposé au Salon de 1834. 4830. Funérailles des victimes de V attentat du 28 juil- let 4835, célébrées aux Invalides. — 5aotiM835. Par Alfred Johannot. — H. 1,17. — L. 1,44. Le 28 juillet 1835, une machine infernale, dirigée contre la vie du roi, avait éclaté sur le boulevard du Temple et avait fait de nombreuses victimes, parmi lesquelles se trou- vaient le maréchal Mortier, le général de La Chasse de Véri- gny, le lieutenant-colonel de la garde nationale Rieussec, le capitaine Villate, aide de camp du maréchal Maison, plu- sieurs gardes nationaux et une jeune fille. L'église des In- valides fut désignée pour la cérémonie des funérailles; le roi reçut dans la cour d'honneur les quatorze cercueils, puis lé cortège s'avança vers l'église. 1831. Combat du Sig. — 1er décembre 1835. Par M. Beaume. — H. 0,93. — L. 0,88. Le maréchal Glausel était sorti du camp du Sig, à une heure après midi, emmenant avec lui le bataillon d'Afrique, un bataillon du 17« léger, un du 2e de la même arme, les zouaves, les Arabes d'Ibrahim, le 2e régiment de chasseurs à cheval et la batterie de campagne. Nos troupes enlevèrent un poste défendu par quinze ou dix-huit mille Arabes, pénétrèrent dans leur camp et leur firent éprouver de gran- des pertes. Ce combat dura près de cinq heures. Ce tableau a été exposé au Salon de 1841. 1832. Combat de VHàbrah. — 3 décembre 1835. Par M. Théodore Leblanc. — H. 0,93. — L. 0,88. La brigade Oudinot attaque et franchit le ravin où s'était embusquée l'infanterie régulière d'Abd-el-Kader. Le duc d'Orléans se jette vers le bois avec l'infanterie pour en chasser les Arabes. 1833. Marche de V armée française après la prise de Mas- cara. — 9 décembre 1835. Par M. Th. Leblanc. — H. 0,93. — L. 0,88. Après avoir mis le feu aux principaux édifices de Mas- 54 VESTIBULE DE LA SALLE DE SPECTACLE, K" 95. cara, l'armée française part, de cette ville, emmenant sous sa protection la population juive qui s'y trouvait. La pluie avait rendu les chemins affreux; des femmes chargées d'enfants, des vieillards infirmes, se traînaient dans la boue où ils tombaient à chaque pas. A la suite de cette triste avant-garde venaient les brigades Perregaux et Màrbot; es zouaves fermaient la marche. ESCALIER DE L'AILE DU NORD, N° 94 (Voir n° 13). Dépendance de l'appartement de Mlle de Sens en 1735. 1834. Louis XVI, roi de France. (Voir n° 719.) Par Houdon en 1790; buste en marbre. — H. 0,94. VESTIBULE DE LA SALLE DE SPECTACLE, N° 95. 1835. Réaumur (René-Antoine Ferchault de), 2^iys^en et naturaliste. Par J.-B. Lemoine en 1751; buste en plâtre. — H. 0,45. Né à La Rochelle en 1683, il vint à Paris en 1703 et fut reçu de l'Académie des sciences en 1708. Ses travaux em- brassèren tour à tour les arts industriels, la physique gé- nérale et l'histoire naturelle. On lui doit un Traité sur l'art de convertir le fer en acier, publié en 1722, et le thermomè- tre qui porte son nom, qu'il fit connaître en 1731. Réaumur mourut le 18 octobre 1757 à sa terre de la Bermondière, dans le Maine. Le buste oiiginal est au Cabinet d'histoire naturelle, à Paris. 1836. Trudaine (Daniel-Charles), intendant général des finances. Buste en plâtre. — H. 0,63. Né à Paris en 1703, il fut conseiller d'État, intendant gé- néral des finances et membre de l'Académie des sciences. Comme directeur des ponts et chaussées, il fit construire les ponts d'Orléans, de Tours, de Moulins, de Saumur et commencer celui de Neuilly. Il mourut en 1769. 1837. Valbelle ( Joseph- Alphonse- Orner, comte de), maré- chal des camps et armées du roi. Par Houdon; buste en plâtre. — H. 0,62. Né en 1729, le comte de Valbelle, d'une famile distinguée VESTIBULE DE LA SALLE DE SPECTACLE, N° 95. 55 de Provence, quitta la carrière militaire pour se livrer à la littérature. Il laissa un legs de vingt-quatre mille livres, une fois payé, à l'Académie française, afin qu'elle disposât, tous les ans, du revenu de ce capital en faveur d'un homme de lettres. Il mourut en 1778, et, l'année suivante, son buste, fait par Houdon, fut exposé au Salon, avec cette inscription : Joseph-Alphonse-Omer, comte de Valbelle, bienfaiteur des let- tres. — 1779. « Dalembert fit son éloge, qui fut moins ap- plaudi que le buste, » (Mémoires de M»™ de Genlis, tome II, p. 289.) 1838. Soufflot (Jacques- Germain) , architecte. (Voir n° 864.) Par Prévôt ; buste en plâtre. — H. 0,57. 1839. Falconet (Etienne-Maurice), sculpteur. . Buste en plâtre. — H. 0,45. Né à Paris en 1716, de parents originaires de Suisse, il fut en 1754 membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture, et professeur en 1761. Appelé à Saint-Péters- bourg, il y exécuta, en 1766, la statue équestre de Pierre le Grand et un groupe colossal représentant l'Annonciation. De retour en France, il fut nommé adjoint à recteur de l'A- cadémie en 1783, et mourut le 25 janvier 1791. — Ses Œu- vres littéraires ont été publiées en 1781 à Lausanne. 1840. Franklin (Benjamin), président delà Pensylvanie, Par Houdon ; buste en plâtre. — H. 0,54. Né à Boston en 1706, il fut d'abord ouvrier imprimeur et devint, en 1729, chef d'une imprimerie à Philadelphie; secré- taire de l'assemblée de Pensylvanie en 1736, il devint mem- bre de cette assemblée en 1747, fut nommé en 1753 maître général des postes en Amérique, se rendit en Angleterre comme député en 1757 et quitta Londres en 1775. Député de la Pensylvanie au congrès de 1776, il eut une grande part à la déclaration de l'indépendance des États-Unis, fut envoyé en France et y demeura jusqu'en 1785. De retour en Amérique, il fut nommé président de la Pensylvanie et mou- rut en 1790. Homme d'État, diplomate, physicien, moraliste, Franklin est l'inventeur du paratonnerre et a laissé un grand nombre d'écrits populaires. Le buste original est à l'École des ponts et chaussées. 56 GALERIE N° 9G. 1841. Nogaret (Armand-Frédéric-Ernest). Par Giusta en 1801, buste en plâtre. — H. 0,62. Né en 1734, il fut secrétaire des commandements du comte de Provence (Louis XVIII), et mourut en 1806. 1842. Thouin (André), botaniste. Buste en plâtre. — H. 0,56. Né à Paris en 1747, il succéda à son père en 4764, comme jardinier en chef du jardin du Roi, augmenta l'école de bo- tanique et fut nommé membre de l'Académie des sciences. Membre du conseil général du département de Paris en 1790, professeur d'économie rurale à l'école normale en 1792; il se rendit en Hollande en 1194 et en Italie en 1796. Membre de l'Institut dès sa création et chevalier de la Légion d'hon- neur, il fonda une école d'agriculture pratique. Thouin mou- rut en 1823. Le buste original est au Cabinet d'histoire naturelle, à Paris. GALERIE N° 96. Cette galerie servait autrefois de dégagement et de couloir de service pour les appartements du premier étage de l'aile du Nord. A la place des niches pratiquées vis-à-vis clés fenêtres, se trouvaient les baies des portes commu- niquant aux Salles n" 85 à 93. Un groupe de marbre par Bosio (1) représen- tant Y histoire et les Arts consacrant les Gloires de la France, occupe le milieu de cette galerie. 1843. Dagobert 1er, roi des Francs. (Voir n° 662.) Par M. DusEiGNEUii.en 1836; statue en marbre. — H. 2,02. Le modèle de cette figure a été exposé au Salon de 1836. 4844. Charles-Martel, maire du palais. (Voir ne 241.) Par M. Debay père en 1839; statue en marbre. — H. 2,09 Cette statue a été exposée au Salon de 1839. 1845. Charlemagne ou Charles Ier (le Grand), roi des Francs, empereur d'Occident. (Voir n° 674.) Par M. NANTEUiLen 1840; statue en marbre. — H. 2,20. (1) Ce groupe a été exposé au Salon de 1844. GALERIE N° 96. 57 4846. Hugues Capet, roi de France. (Voir n° 686.) Par M. Raggi en 1837; statue en marbre. — H. 4,94. 1847. Sager, abbé de Saint-Denis. Par M. Foyatier en 1837; statue en marbre. — H. 2,09 Élevé dans l'abbaye de Saint-Denis, il devint abbé de ce monastère en 1122. Conseiller et ministre des rois Louis VI et Louis VII, il fut régent de France pendant la seconde croisade (1147-1150), et reçut, au retour de Louis VII, le titre de Père de la patrie. A la fin de sa vie, il provoqua une nouvelle croisade et allait la conduire lui-même en Asie lorsqu'il mourut en 1152. Cette statue a été exposée au Salon de 1837. 1848. Philippe II (Philippe -Auguste), roi de France. (Voir n" 692.) Par M. Jaley ; statue en marbre. — H. 2,10. Le modèle de cette statue a été exposé au Salon de 1837. 1849. Blanche de Caslille, reine de France. Par M. Etex en 1837; statue en marbre. — H. 1,59. Fille d'Alphonse IX, elle épousa. à Purmor (Normandie), le 23 mai 1200, le roi Louis VIII, et fut couronnée avec lui à Reims en 1223. Régente du royaume pendant la minorité de saint Louis (1226-1236); elle gouverna encore pendant son absence lors de la seconde croisade, en 1248. Elle mourut le 1er décembre 1252. Cette statue, exécutée en marbre français, a été exposée au Salon de 1837. L'artiste a donné à la reine Blanche les traits de Catherine de Courtenay .voir n° 266), dont la statue figurait alors à Saint-Denis sous le nom de Blanche de Castille. 1850. Joinville {Jean, sire de), sénéchal de Champagne. (Voir n° 460.) Par M. Bua ; statue en plâtre. — H. 2,00. Cette figure a été exposée au Salon de 1836. 1851. Charles V, dit le Sage, roi de France. (Voir n° 702.) Par M. Valois ; statue en marbre. — H. 2,17 Il froisse avec colère le traité de Bretigny imposé au roi Jean, son père, prisonnier des Anglais. Cette figure a été exposée au Salon de 1339. 53 GALERIE N° 96. 1852. Du Guesclin (Bertrand), connétable de France. (Voir n° 945.) Par Foucou ; statue en marbre. — H. 2,14. Cette figure a été exposée au Salon de 1789. 1853. Charles VII, roi de France. (Voir n° 704.) Par M. Emile Seurre ; statue en marbre. — H. 2,11. 1854. Jeanne d'Arc, surnommée la Pucelle d'Orléans. Par la Princesse Marie d'Orléans en 1837 ; statue en marbre. — H. 1,90. Née en 1410 à Domrémy en Lorraine, elle était fille d'un paysan nommé Jacques d'Arc. Entraînée par une inspira- tion divine, elle vint trouver Charles VII à Ghinon en 1429 et fit lever le siège d'Orléans. Après la victoire de Patay, elle assista, à Reims, au sacre du roi et fut faite prison- nière à Compiègne en 1430. Condamnée par les Anglais comme sorcière, elle fut brûlée à Rouen le 30 mai 1431. 1855. Louis XI> roi de France. (Voir n° 705.) Par M. Jaley en 1838; statue en marbre. — H. 2,03. Cette figure a été exposée au Salon de 1839. 1856. Charles VIII, roi de France. (Voir n° 706). Par M. J. Debay en 1839; statue en marbre. — H. 2,00. Cette figure a été exposée au Salon de 1839. 1857. Louis XII, roi de France. (Voir na 707.) Buste en plâtre. — H. 0,66. Ce buste a été moulé d'après la figure n° 312. 1858. Foix (Gaston de), duc de Nemours, Par M. Dieudonné ; buste en marbre. — H. 0,78. Né à Mazères le 10 décembre 1489, il était neveu de Louis XII par sa mère Marie d'Orléans. Il porta d'abord les titres de comte d'Étampes et de Beaufort, puis celui de comte de Foix, et enfin celui de duc de Nemours en 1507. GALERIE N° 96. 59 Après avoir accompagné Louis XII dans l'expédition de Gênes et combattu à la journée d'Agnadel, il reçut en 1512 le gouvernement du Milanais et le commandement de l'armée française en Italie. Il fit lever le siège de Bologne, s'empara de Brescia et gagna la bataille de Ravenne, où il fut tué le 16 avril 1512, à l'âge de vingt- trois ans. Ce buste a été exposé au Salon de 1835. 1859. François IQr, roi de France. (Voir n° 709.) Par M. Valois ; buste en plâtre. — H. 0,78. Ce buste a été exposé au Salon de 1836. 1860. Charles- Quint, empereur d'Allemagne et roi d'Es- pagne. (Voir n° 635.) Buste en marbre. — H. 0,53. Ce buste faisait partie du Musée des monuments français, où il était at- tribué à Jean Cousin. La tête est en marbre blanc et lé corps en marbre de couleur. • 1861. Chabot (Philippe), amiral de France . (Voir n° 915.) Buste en plâtre. — H. 0.62. Ce buste a été moulé d'après la figure n° 1302. 1862. Henri II, roi de France. (Voir n° 710.) Par Germain Pilon; statue à genoux, plâtre. — H. 0,52. La figure originale est en bronze, à Saint-Denis. 1863. Henri II, roi de France. (Voir n° 710). Par Germain Pilon ; buste en plâtre. — H. 0,63. Le buste original est au Musée du Louvre, n° 129 de la Description des sculptures modernes, par M. H. Barbet de Jouy. 1864. Catherine de Médicis, reine de France. (Voir n° 325). Par Germain Pilon; statue à genoux, plâtre. — H. 1,46. La figure originale en bronze est à Saint-Denis. 1865. Maigné (Charles), capitaine des gardes delà porte. Par Ponce ; buste en plâtre. — H. 0,56. Il succéda en 1540 à François D'Anglure, vicomte d'Esto- GO GALERIE N° 96. ges, comme commandant des gardes de la porte, et mou- rut vers 1556. Ce buste a été moulé d'après une statue placée autrefois aux Célestins de Paris et qui se trouve aujourd'hui au Musée du Louvre, n* 37 de la Des- cription des sculptures modernes, par M. H. Barbet de Jouy. 1866. Charles IX, roi de France. (Voir n1 712.) Par Germain Pilon ; buste en plâtre. — H. 0,62. Le buste original est au Musée du Louvre, n° 130 de la Description des sculptures modernes, par M. H. Barbet de Jouy. 1867. L'Hôpital {Michel de), chancelier de France. (Voir n° 652). Par Gois père ; buste en marbre. — H. 0,63. Ce buste, exposé au Salon de 1801, avait été exécuté pour la galeries des Consuls aux Tuileries. 1868. Angoulême (Diane, légitimée de France, duchesse iï), de Castro et de Montmorency. Buste en plâtre. — H. 0.57. Fille naturelle de Henri II et de Philippe Duchi, demoi- selle piémontaise, elle fut mariée en 1552 à Horace Far- nèse, duc de Castro; et en 1557 à François, duc de Montmo- rency, maréchal de France. Charles IX lui donna en 1563 le duché de Chàtelleraut, et en 1571 celui d'Étampes. Étant devenue veuve en 1578, Henri III lui donna en 1582 le du- ché d' Angoulême en échange de celui de Chàtelleraut. Elle mourut à Paris le 11 janvier 1619, âgée de quatre-vingts ans. Ce buste a été moulé d'après une figure originale placée autrefois dans l'Eglise des Minimes de la place Royale, et qui se trouve aujourd'hui à Saint- Denis. 1869. Henri III, roi de France. (Voir n° 713,) Par Germain Pilon; buste en plâtre. — H. 0,63. Le buste original est au Musée du Louvre, n° 131 de la Description des sculptures modernes, par M. H. Barbet de Jouy. 1870. Henri IV, roi de France. (Voir n^ 714.) Par Barthélemi Prieur; buste en plâtre. — II. 0,67. Le buste original est au Musée du Louvre, n' 115 de la Description des statues modernes, par M. H. Barbet de Jouy. GALERIE N° 96. 6>1 1874. Phéhj peaux (Raymond), ministre secrétaire d'État. Statue à genoux; marbre. — H. 4,38. Raymond Phélypeaux, Ile du nom, seigneur d'Herbault, de la Vrillière et du Verger, né à Blois en 1560, fut successive- ment secrétaire de la chambre du roi en 1590, trésorier des parties casuelles en 1591, trésorier de l'épargne en 1599, succéda à Paul Phélypeaux seigneur de Pontchartrain, son frère cadet, dans la dignité de secrétaire d'État en 1621, et mourut à Suse, en Piémont, le 2 mai 1629. Cette statue, qui se trouvait dans la première chapelle du couvent des Feuillants à Paris, fit ensuite partie du Musée des Monuments français. 187 2. Schomberg (Gaspard de), colonel des reîtres. Statue à genoux; marbre. — H. 1,29. Gaspard de Schomberg, gentilhomme allemand du pays deMisnie, servit dans les guerres de religion, en qualité de colonel des reîtres. Charles IX lui accorda des lettres de naturalité en 1510, lui donna le gouvernement de la Haute et Basse-Marche, le fit intendant des finances et conseiller d'État en 1513. Confirmé dans toutes ses charges par Henri III et Henri IV, il mourut le 17 mars 1599. — Il avait acquis en 1578, du duc de Guise, le comté de Nanteuil. Il est vêtu d'une casaque sur laquelle se trouve un lion, armes de la mai- son de Schomberg. 4873. Sully (Maximilien de Béthune, duc de), surinten- dant des finances, grand maître de V artillerie. (Voir n° 991.) Par Mouchy en 1801 ; buste en marbre. — H. 0,63. Ce buste, exposé au Salon de 1801, avait été exécuté pour la galerie des Consuls aux Tuileries. 4874. Louis XIII, roi de France. (Voir n° 716.) Buste en plâtre. — H. 0,72. Le buste original en bronze est au Musée du Louvre, n° 172 de la Des- cription des scuti turss modernes, par M. H. Barbet de Jouy. 62 GALERIE N° 96. 1875. Richelieu (Armand-Jean du Plessis, duc de), car- dinal. (Voir n° 928.) Par Coyzevox ; buste en plâtre. — H. 0,67. Le buste original est au Musée du Louvre, n° 235 delà Description desseulp. tures modernes, par M. H. Barbet de Jouy. 1876. La Porte (Amador de), grand prieur de France. Par Michel Bourdin ; statue à genoux, marbre. — H. 1,46. Amador de la Porte, chevalier, grand'croix de l'ordre de Malte, grand prieur de France, ambassadeur, de son ordre en France, gouverneur d'Angers en 1619, du Havre en 1626, lieutenant' du roi au pays d'Aunis en 1633, mourut à Paris, le 31 octobre 1644. Il est revêtu d'une casaque sur laquelle se trouve la croix de l'ordre de Malte. — Cette figure, placée autrefois dans l'église du prieuré du Temple, fit ensuite partie du Musée des Monuments français. 1877. Brulart de Léon (Charles), conseiller d'État. Buste en marbre. — H. 0,52. Charles Brulart, chanoine de l'église de Paris, abbé de Joyenval et de Neaufle, prieur de Léon, en Bretagne, ce qui le fit connaître sous le nom de Brulart de Léon, fut ambas- sadeur à Venise de 1612 à 1615, et à la diète de Ratisbonne en 1640. Il mourut doyen du conseil du roi, le 25 juillet 1649. Ce buste faisait partie d'un tombeau élevé par Charles Brulart de Léon, de son vivant, dans la chapelle de Saint-Charles, au couvent des Grands- Augustins de Paris. — Millin. Antiquités nationales, — Tome III, n° XXV, page 33. 1878. Lesrat (Guillaume de), président au parlement de Paris. Buste en marbre. — H. 0,58. Guillaume de Lesrat, chevalier, seigneur de Lancrau, d'a- bord conseiller au parlement de Bretagne et ensuite à celui de Paris en 1613, fut procureur du roi au Ghâtelet en 1618, président aux requêtes du palais en 1628, et président au Parlement de Paris. Il mourut le 17 septembre 1644. Ce buste, placé autrefois dans l'église des Minimes, de la place Royale, fit ensuite partie du Musée des Monuments français. GALERIE N° 96. 03 1879. Vitry (Nicolas de L'Hôpital, duc de), maréchal de France. (Voir n° 1030.) Statue à genoux; marbre. — H. 1,38. Cette statue et la suivante étaient placées autrefois dans l'église du collège de Chaumont-en-Bassigny. 1880. Vitry (Lucrèce-Marie Bouhier, duchesse de). Statue à genoux; marbre. — H. 1,28. Fille de Vincent Bouhier, seigneur de Beaumarchais, tré- sorier de l'épargne. Elle épousa en 1610, Louis de La Tré- moille, marquis de Noirmoustier, et en 1617, Nicolas de L'Hôpital, marquis de Vitry. Elle mourut à Argues, en Bre- tagne, le 19 février 1666. 1881. Montmorency (Henri II, duc de), amiral et maré- chal de France. (Voir n° 927.) Par F. Anguier; statue demi-couchée; plâtre. — H. 1,06. Après l'exécution du maréchal de Montmorency à Tou- louse, en 1632, son coeur fut enterré dans l'église de la mai- son professe des jésuites de cette ville, et son corps, déposé dans l'église de Saint-Sernin, fut, depuis, transporté dans le monastère des filles de Sainte-Marie, à Moulins, où la du- chesse de Montmorency lui fit élever un tombeau. Le monument original, par Franco1 S et Michel Anguier, est placé aujour- d'hui daits la chapelle du collège dé Moulins. 1882. Montmorency (Maria-Félice Ursini, duchesse de). Par François Anguier; statue assise; plâtre. — H. 1,15. Fille de Virgilio Ursini, duc de Bracciano? elle fut la se- conde femme de Henri II, duc de Montmorency, auquel elle fut mariée en 1612. Après la mort de son mari, elle se re- tira au monastère des filles de Sainte-Marie, de Moulins, où elle fit élever en 1652, par François Anguier, un magnifique mausolée à son époux. En 1657, après vingt-cinq ans de viduité, elle prit l'habit de religieuse, dans le même mo- nastère, sous le nom de Marie-Henriette, en devint supé- rieure et y mourut, le 5 juin 1666, dans sa soixante-sixième année. Son corps fut enterré auprès de celui de son mari. 6fc GALERIE N° 96. 1883. Tresmes (René Potier, duc de), capitaine des gar- des du corps du roi. Statue à genoux ; marbre. — H. 1,47. "Il porta d'abord le nom de comte de Tresmes, fut bailli et gouverneur de Valois dès 1599, chambellan ordinaire du roi et gouverneur de Ghâlons en 1608. Capitaine de la première compagnie des gardes du coups en 1611, chevalier de l'or- dre du Saint-Esprit en 1619, et conseiller d'État en 1629, il fut créé duc et pair en 1648, mestre de camp d'un régiment de cavalerie en 1652 et capitaine du gouvernement du Pon- teau-de-Mer en 1661. Il mourut à Paris le 1er février 1670. René Potier est représenté à genoux, les mains jointes, armé de sa cui- rasse par dessus laquelle il porte le manteau de Tordre du Saint-Esprit. Cette statue et les deux suivantes étaient placées dans la chapelle de Gesvres, aux Célestins de Paris. Elles firent ensuite partie du Musée des Monuments français. — Millin, Antiquités nationales, tome I, n° III, pi. 7, pag. 41. 1884. Tresmes (Marguerite de Luxembourg , duchesse de). Statue à genoux; marbre. — H. 1,29. Fille de François de Luxembourg, duc de Piney, elle fut mariée en 1607 à René Potier, comte, puis duc de Tresmes, mourut le 9 août 1645 et fut enterrée dans l'église des Cé- lestins de Paris. Elle est vêtue d'une robe avec un corps à baleines fort serré; elle a une fraise très-frisée et des manches très-bouffantes. ». — Millin, Antiquités na- tionales, t. I, n° III, pi. 8, pag. 45. 1885. Gesvres (Louis Potier, marquis de), maréchal des camps et armées du roi. (Voir n° 555.) *~ ^âr^LEHONGRE ; statue à genoux; marbre. — H. 1,32. Le tombeau de Louis Potier se trouvait, ainsi que ceux de son père "et de sa mère, dans la chapelle de Gesvres, aux Célestins de Paris. « L'autre tom- beau, qui est de M. le marquis de Gesvres, désigné maréchal de France quand il perdit la vie au siège de Thionville, en 1043, est de marbre noir, et au-dessus on voit sa statue de marbre blanc. II est représenté tout armé et à genoux ; on y voit aussi un bas-relief fort bien travaillé, où M. Lehongre a représenté ce marquis dans le combat de Sailly, proche d'Arras. » {Mémo - re historique des ouvrages de M. Lehongre, par Guillct de Saint-Georges). Le bas- relief de Lehongre, qui n'existe plus, est reproduit dans les Antiquités na- tionales de Millin, t. I, iv III, pi. 9. 1886. Harcourt {Henri de Lorraine, comte d'), grand écuyer de France. Buste en marbre. — H. 0,62. Né le 20 mars 1691, il fit en 1620 ses premières armes à GALERIE N° 96. 65 la bataille de Prague, servit, comme volontaire, dans les guerres de 1621, 1627, 1628, et se trouva au combat du Pas- de-Suze en 1629. Chevalier des ordres du roi en 1633, géné- ral de l'armée navale en 1636, il la commanda conjointement avec l'archevêque de Bordeaux (Henri d'Escoubleaude Sour- dis), de 1636 à 1639. Général de l'armée d'Italie en 1639, il fit les campagnes de 1639 à 1641. Gouverneur et lieutenant gé- néral de Guyenne en 1642, il commanda la même année l'armée de Flandre et fut nommé grand écuyer de France en 1643. Vice-roi de Catalogne en 1644, et commandant les troupes de cette province en 1645 et 1646, il se rendit maî- tre de Roses et de Lérida. Le comte d'IIarcourt commanda en 1649 dans la Normandie, fut nommé gouverneur et lieu- tenant général d'Alsace, commandant l'armée de Flandre, et s'empara de Condé, de Maubeuge et du château de l'Es- cleu. Il commanda de nouveau l'armée de Normandie, sous le roi, en 1650, fut général de l'armée de Guyenne en 1651, et gouverneur d'Anjou en 1659. Il mourut dans l'abbaye de- Royaumont le 25 juillet 1666. Ce buste faisait partie du Musée des Monuments français. 1887. H ar court {Henri de Lorraine, comte d'), grand écuyer de France. (Voir n» 1886.) Bas-relief en plâtre. — H. 1,52. Le médaillon du comte d'Harcourt est sotitenu par une figure de Minerve- qui a été moulée d'après le n° 1902. 1888. Briçonnet (Thomas), conseiller à la cour des aide» de Paris. Buste en marbre. — H. 0,58. Thomas Briçonnet, seigneur des Tournelles, conseiller à la cour des aides de Paris, mourut le 20 décembre 1658 et fut enterré dans l'église des Cordeliers, où la famille de& Briçonnet avait une chapelle particulière. Ce buste a fait partie du Musée des Monuments français. 1889. Louis XIV, roi de France. (Voir w m ) Par le Bernin ; buste en marbre. — H. 0,75. 1890. Louis XIV, roi de France. (Voir n° 717.) Bas-relief en plâtre. — H. 1,52. Le médaillon du roi est supporté par une figure de Minerve moulée d'a- près le n' 1902. €6 GALERIE tfl 96. 1891. Le Tellier (Michel), IIIe du nom, marquis de Bar- bezieux, chancelier de France. Par Mazeline et Hurtrelle; groupe en plâtre. — H. 1,18. — L. 2,20. Né à Paris le 19 avril 1603, il fut conseiller au grand con- seil en 1624, procureur du roi au Châteïet de Paris en 1631, maître des requêtes en 1638, intendant de justice de Pié- mont dans l'armée d'Italie en 1640, et fut proposé par le cardinal Mazarin à Louis XIII pour remplacer Bes Noyers comme secrétaire d'État. Grand trésorier clés ordres du roi en 1652, chancelier et garde des sceaux de France en 1677, il mourut à Paris le 30 octobre 1685. . Ce magistrat est représenté à demi- couché : à ses pieds un génie en pleurs soutient l'écusson des Le Tellier. Le monument original, exécuté d'après le dessin de Philippe de Champagne, est placé dans l'église de Saint-Gervais, et a fait partie du Musée des Monuments français. 4892. Chabot (Henri), duc de Rohan, gouverneur d'An- jou. Par François Anguier ; groupe en marbre. — H. 0,80. — L. 1,78. Henri Chabot, seigneur de Saint- Aulaye, ayant épousé, en 1645, Marguerite, duchesse de Rohan, princesse de Léon, comtesse de Porhoët, fut chef de la branche de Rohan-Gha- bot. Gouverneur d'Anjou en 1647, duc et pair de France en 1652, il mourut le 27 février 1655, âgé de trente-neuf ans, et fut enterré dans la chapelle d'Orléans de Féglise des Céles- tins de Paris. « Il est représenté mourant, enveloppé dans son manteau ducal, dont un génie ailé le couvre en gémissant, pendant qu'un autre, également affligé, lui soutient la tête au moment de le déposer dans son tombeau. — Millin, antiquités nationales, tome I, n° III, pi. 11, page 55. 1833. Le Jay (Charles), maître des requêtes au parle- ment de Paris. Buste en marbre. — H. 0,55. Charles Le Jay, baron de Tilly, de la Maison-Rouge, de Saint-Fargeau et de Yilliers-sur-Seine, fut conseiller au grand conseil en 1638, maître des requêtes en 1642, inten- dant d'abord à Limoges en 1664, puis à Tours, à Bordeaux et en Lorraine. Il mourut le 25 novembre 1671, à l'âge de cinquante-huit ans. Ce buste faisait partie du monument de la famille Le Jay, qui se trouvait ■dans l'église des Minimes de la place Royale, et fut ensuite transporté au Musée des Monuments français. GALERIE N° 96* 67 1894. La Chambre (Marin Cureau oie), médecin. Par Tuby; bas-relief en marbre. — H. 1,60. Né au Mans en 1594, Martin Cureau de La Chambre fut protégé par le chancelier Séguier et par le cardinal de Ri- chelieu. Nommé médecin ordinaire du roi, il entra à l' Aca- démie française en 1635, fut un des premiers membres de l'Académie des sciences en 1666 et mourut le 29 novem- bre 1669. Le médaillon de Cureau de La Chambre est soutenu par l'immortalité. On lit autour de ce médaillon : MARINVS DE LA CHAMBRE ARCIHAÏER OBIIT 1669 JETAT 75. Ce monument, exécuté par Tuby. d'après un dessin du cavalier Bernin, était placé dans l'église de Saint-Eustache et fit ensuite partie du Musée des Monuments français. 1895. Monument deLouvois et d'Anne de S ouvré. Par Girardon et Van Cléve; groupe en plâtre. — H. 1,55. — L. 2,08. François-Michel LeTellier, marquis de Louvois, de Cour- îenvaux et de Barbezieux, né à Paris le 18 janvier 1641, mi- nistre et secrétaire d'État, chancelier et commandeur des ordres du roi en 1671, surintendant des bâtiments, arts et manufactures de France, vicaire 'général des ordres de No- tre-Dame du mont Garmel et de Saint-Lazare de Jérusalem, et général des postes de France, mourut à Versailles le 16 juillet 1691. Anne de Souvré, marquise de Courtenvaux, fille unique et héritière de Charles de Souvré, fut mariée en 1662 au marquis de Louvois et mourut le 2 décembre 1715, âgée de soixante-neuf ans. Le sculpteur Desjardins avait été chargé, quelque temps avant sa mort, de faire une partie du tombeau du marquis de Louvois, inhumé dans l'é- glise des Capucines. « Des quatre figures qui sont posées sur ce tombeau, il devoit en faire deux, l'une de marbre pour représenter madame la mar- quise de Louvois, et l'autre de bronze pour représenter la Vigilance. Quand sa dernière maladie l'a empêché d'agir, cette figure de la Vigilance étoit déjà moulée et prête à jeter en bronze, ce qui a été heureusement exécuté par les ordres de M. son fils. A. l'égard de la figure de marbre qui repré- sente madame la marquise de Louvois, M. Desjardins est mort (1694) dans le temps qu'il en achevoit le modèle, et c'est d'après ce modèle que M. Van Clève, professeur de l'Académie, a travaillé très-correctement cette figure. Mais les deux autres figures de ce tombeau seront de la main de M. Girar- don. L'une sera de marbre et représentera M. le marquis de Louvois, l'autre sera de bronze et représentera la Prudence. » (Mémoire historique des principaux ouvrages de M. Desjardins, par Guillet de Saint-Georges.) Le monument original, transporté de l'église des Capucines au Musée des Monuments français, fut, lors de la dispersion de ce Musée, envoyé à Ton- nerre et placé dans l'église de l'hôpital civil de cette ville. Le comté de Tonnerre avait été acquis par Louvois. C8 GALERIE N° 96. 1896. Créquy (Charles de Blanche fort, IIIe du nom, duc de), lieutenant général des années du roi. Par Mazeuxe et Hurtrelle; groupe en plâtre. — H. 1,38. — L. 2,30. Le duc de Créquy commanda la cavalerie dans les ar- mées de Catalogne et d'Italie pendant la guerre de 4647 à 1649, fut lieutenant général des armées du roi en 1651, duc et pair en 1652, chevalier des ordres en 1661, et ambassa- deur à Rome en 1662. Gouverneur de Paris en 1676, il mou- rut à Paris le 13 février 1683, à l'âge de soixante-trois ans. Le duc , à demi-couché, est soutenu par l'Espérance. — Le monument original, qui se trouvait aux Capucines de la place Vendôme, est mainte- nant placé dans l'église de Saint-R.och, à Paris. 1897. Vauban (Sébastien- Le Prestre, teigneur de), ma- réchal de France. (Voir n- 1059.) Par Coyzevox; buste en marbre. — H. 0,74. Ce buste est signé : A. COYZEVOX F. 1898. Argouges (François d')9 premier président du par- lement de Bretagne. Par Coyzevox; bas-relief en marbre. — H. 1/5. François d'Argouges, chevalier, marquis du Plessis-Patté, premier président du parlement de Bretagne et conseiller d'État, fut nommé par la reine Anne d'Autriche pour être un des exécuteurs de son testament. Il mourut en 1691 et fut inhumé dans l'église de Saint-Paul. La Justice soutient le médaillon de François d' Argouges; ce bas-relief était placé autrefois dans l'église de Saint-Paul. 1899. Fourcy (Henri de), comte de Chessy, prévôt des marchands de Paris. Bas-relief en plâtre. — IT. 1,60. Né en 1626, il fut d'abord conseiller au Châtelet et ensuite au Parlement de Paris en 1652. Président aux requêtes en 1653, et conseiller d'honneur au Parlement de Paris, il fut élu prévôt des marchands en 1684, eut la place de con- seiller d'État en 1691, et mourut à Chessy le 4 mars 1708. Ce bas-relief est composé avec le moulage du médaillon de Henri de Fourcy, dont l'original, par Coyzevox, est au Louvre, et avec la figure de l'Immortalité qui soutient le médaillon de Cureau de La Chambre. (Voir n> 1894.) GALERIE N° 96. 09 1900. Louis de France, dauphin, surnommé le Grand Dauphin. (Voir n° 133.) Par M. Desprez; buste en plâtre. — H. 0,84. 1901. Orléans (Philippe, duc cf), régent du royaume. (Voir n° 169). Par J.-L. Lemoyne ; buste en marbre. — H. 0,72. On lit derrière ce buste: Philippe d'Orléans, Bér/ent du Royaume de France en 1715 âgé de 41 ans fay par J.L. Lemoyne de Paris. 1902. Conty (François-Louis de Bourbon, prince de). Par Nicolas Coustou; bas-relief en marbre. — H. 1,51. Troisième fils d'Armand de Bourbon, prince de Conty. Né à Paris, le 30 avril 1664, il porta d'abord les titres de comte de la Marche, de comte de Glermont, de prince de La Ro- che-sur-Yon, et ne prit celui de prince de Conty qu'après la mort de son frère Louis-Armand de Bourbon en 1685. Élève du Grand Condé, il fit ses premières armes au siège de Luxembourg. L'an 1685, il servit en Hongrie contre les Turcs dans les troupes de l'empereur, fit ensuite la cam- pagne de Flandre sous le maréchal de Luxembourg en 1689, combattit à Fleurus en 1690, à Steinkerque en 1692, et à Nerwinde en 1693. Compétiteur de l'électeur de Saxe au trône de Pologne, après la mort de Jean Sobieski, il fut élu roi et se rendit en Pologne en 1697, mais ne put prendre possession de la royauté. Nommé général de l'armée de Flandre en 1709, il mourut le 22 février 1709. — Il avait '^ épousé, en 1688, Marie Thérèse de Bourbon (Mademoiselle de Bourbon), fille aînée de Henri-Jules de Bourbon, prince de Condé. f Le médaillon du prince de Conty est soutenu par Minei've appuyé sur un } ion. Ce monument était placé autrefois dans l'église de Saint-André-des- i Arcs. La figure de Minerve a été moulée pour servir de support aux mé- daillons nos 1887, 1890, 1904 et 1909. 1903. Orléans (Louis d'Orléans, duc iï). (Voir n* 479). Par M. Valois, d'après Crescent ; buste en marbre. — H. 0,66. 1904. Asfeldt [Claude-François Bidal7 marquis d'), ma' réchal de France. (Voir n° îosi.) Bas-relief en plâtre. — H. 1,52. Ce bas-relief est composé avec le moulage du médaillon du maréchal d'Asfeldt, dont l'original était placé autrefois dans l'église de Saint-Roch, et avec la figure de Minerve qui soutient le médaillon du prince de Conty. (n° 1902.) 70 GALERIE N° 96. 1905. Dupleix {Joseph , marquis), commandant général des comptoirs français dans l'Inde. Buste en marbre. — H. 0,67. Fils d'un directeur delà compagnie des Indes, il fit, dans sa jeunesse, plusieurs voyages en Amérique et dans les Indes orientales. Nommé en 1720, par la compagnie, pre- mier conseiller du conseil judiciaire et commissaire ordon- nateur des guerres, il fut, en 1730, directeur du comptoir de Chandernagor. Gouverneur de Pondichéry, commandant général des comptoirs français dans l'Inde en 1742, et che- valier de l'ordre de Saint-Michel en 1742, il défendit en 1746 Pondichéry contre les Anglais, et fut nommé chevalier de Saint-Louis en 1747. Rappelé en France en 1754, il mourut à Paris en 1763. 4906. Saxe (Arminius-Maurice, comte de), maréchal de France (Voir n° 1086.) Par Pigalle ; buste en plâtre. — H. 0,67. Le buste original est au Musée du Louvre, n° 271 de la Description des sculptures modernes, par M. H. Barbet de Jouy. 1907. Lowendal (Ulric-Frédéric Woldemar, comte dé)y maréchal de France. (Voir n° 1087.) Buste en marbre. — H. 0,74. Ce buste faisait partie du Musée des Monuments français. 4908. La Vrillière (Louis Phély peaux, duc de), ministre secrétaire d'État. Par J.-B. Lemoyne; buste en marbre. — H. 0,65. Né le 18 août 1705, il fut d'abord connu sous le nom de comte de Saint-Florentin. Secrétaire d'État et des comman- dements et finances du roi en 1723, commandeur et secré- taire des ordres du roi en 1736, membre honoraire de l'A- cadémie des sciences en 1740, chancelier de la reine en 1743, ministre d'État en 1751, surintendant des ordres du roi en 1756, membre de l'Académie des inscriptions et bel- les-lettres en 1757, il fut créé duc et pair en 1770, et prit alors le titre de duc de la Vrillière. Il mourut le 27 février 1777. GALERIE N° 96. 71" I 1909. Chevert (François de), lieutenant général des ar- mées du roi. (Voir n° 1199). Bas-relief en plâtre. — H. 1,52. Le médaillon original de Chevert est placé dans l'église de Saint-Eustache. Le moulage de ce médaillon est soutenu par la même figure de Minerve que le n° 1902. 1910. La Galissonière {Roland-Michel Barrin, marquis de), lieutenant général des armées navales. Par M. Caillouet ; buste en marbre. — H. 0,80. Né à Rochefort en Aunis, le 11 novembre 1693, il entra au service en 1710, comme garde de la marine. Enseigne de vaisseau en 1712, lieutenant en 1726, capitaine de vaisseau en 1738, il fut commissaire général de l'artillerie à Roche- fort en 1745 et nommé gouverneur général du Canada la même année. Chef d'escadre en 1749, il commanda en 1756 une escadre destinée à s'emparer de Minorque. Il mourut à Nemours le 26 octobre 1756. Ce buste a été exposé au Salon de 1810. 1911. Bemis (François-Joachim de Pierre de), cardinal. Buste en plâtre. — H. 0,80. Né à Saint-Marcel de l'Ardèche, le 22 mai 1715, il fut élève du séminaire de Saint-Sulpice, où il prit les ordres, et fut reçu de l'Académie française en 1744. Ambassadeur à Venise en 1751, à Madrid en 1755, à Vienne en 1756, minis- tre d'État en 1757, cardinal en 1758, archevêque d'Alby en 1764, il fut envoyé en ambassade près du Saint-Siège en 1769. Il fixa sa résidence à Rome, et y mourut le 2 novem- bre 1794. 1912. Montpensier (Antoine-Philippe d'Orléans, duc de). Par M. Trouchaud, d'après "Westmacott ; statue couchée, marbre. — Long. 2,10. Second fils de Louis-Philippe- Joseph, duc d'Orléans. Né le 3 juillet 1775, il entra en 1791 comme sous-lieutenant dans le 14e dragons, dont son frère était colonel, et devint son aide de camp lorsque le duc de Chartres fut nommé maréchal de camp. Il se signala à la bataille de Valmy, fut 72 GALERIE N° 96. nommé lieutenant-colonel adjudant général, combattit à Jemrr^pes et passa à l'armée d'Italie sous le général Biron. Aitô* \ Nice en 1793, il fut transféré à Marseille au fort Notrt: Jame-de-la-Garde, puis au fort Saint-Jean, où son père et son jeune frère, le comte de Beaujolais, vinrent bientôt partager sa captivité. Rendus à la liberté en 1796, le duc 88. Le signal est donné. La charge sonne. La colonne d'atta- que de droite, composée de deux bataillons de zouaves, du 5° bataillon de chasseurs à pied, de cent hommes d'élite du 16e de ligne et de trente sapeurs du génie, s'élance sur la brèche. Le colonel Ganrobert, des zouaves, marche en tête de cette colonne. Quatre officiers, seize sous-officiers ou soldats de bonne volonté raccompagnent. Deux de ces officiers sont tués (MM. Toussaint et Rosetti, des spahis), deux sont blessés (MM. Besson, de F état-major, et Dechard, des zouaves); sur seize soldats douze sont tués ou blessés. L'élan irrésistible de cette colonne contribua puissamment à la prise de la ville (Moniteur du 4 janvier 1850). Ce tableau a été exposé au Salon de 1857. 1943. Assaut et prise de Laghouat. — 4 décembre 1852. Par M. J.-A. Beaucé en 1853. — H. 2,55. — L. 3,84. o L'obstacle consistait en trois tours reliées par des courtines. Le feu fut dirigé d'abord sur la tour centrale plus élevée que les deux autres, afin d'en déloger les dé- fenseurs, puis sur celle de droite, puis enfin sur les cour- tines reliant ces deux tours peur faire brèche et livrer pas- sage aux colonnes d'assaut. Vers dix heures la brèche était praticable, malgré les efforts de l'ennemi pour la réparer. « Déjà j'avais fait organiser les colonnes d'attaque. Deux bataillons de zouaves, l'un du 1er régiment, sous les ordres du chef de bataillon Barrois, l'autre du 2e, sous ceux du chef de bataillon de Malafosse, devaient se réunir sur la brèche en passant, le premier sur le versant est du mara- bout, le second sur le versant ouest. Dans chacun de ces bataillons, j'avais fait encadrer des pelotons de travailleurs et les porteurs d'échelles. Le commandant Morand, avec son bataillon de zouaves au centre duquel brillait l'aigle du 2° régiment, devait appuyer le mouvement des deux pre- miers ; et enfin, le lieutenant-colonel Gérard, avec deux compagnies d'élite du 50° et les compagnies d'occupation du marabout, couvraient la queue de l'attaque et les flancs de ses colonnes d'assaut. Le capitaine du génie Brunon devait marcher à la tête de cette disposition... Les colon- nes d'attaque s'élancèrent comme l'ouragan et balayèrent SALLE N ' 99 8J les défenseurs de la brèche malgré la résistance la plus fanatique et la plus opiniâtre. Le commandant de Malafosse et le capitaine Manouvrier de Fresne pénétrèrent les pre- miers dans la place. Je me portai avec mon état-major et le lieutenant-colonel Cler, des zouaves, à la tête delà colonne Morand; je franchis la brèche et je compris que la ville était à nous. ^(Extrait du rapport du général Pélissicr.) Ce tableau a été exposé au Salon de 1853. 1944. Rentrée du Prince Président à Paris. — 16 octo- bre 1852. Par M. LÀRIVIÈRE. — H. 3,45. — L. 5,02. Un magnifique arc de triomphe avait été construit sur la place Walhubert avec cette inscription : La ville de Paris à Louis Napoléon, empereur. Les noms des villes visitées par le Prince se détachaient en lettres d'or avec leurs armes sur le frontispice. L'escorte du Prince se composait de cinquante-deux es- cadrons de cavalerie et le cortège marchait dans l'ordre suivant : Un escadron de garde nationale à cheval ayant le général Lawœstine en tète. Le général Magnan, commandant en chef de l'armée de Paris, à la tête de son état-major et de seize escadrons de cavalerie. Ljes officiers d'ordonnance de la maison du Prince Prési- dent, les aides de camp, le premier écuyer, aide de camp du Prince. Le Prince seul; à quelques pas derrière lui, le ministre d'État, le ministre de la Guerre et le ministre de l'Intérieur, suivis de généraux de division. Venait ensuite le reste du cortège, commandé par les généraux de brigade, chacun à la tète de son corps. Cent jeunes filles du 42e arrondissement ont offert à Son Altesse des bouquets de fleurs, et les députations des di- vers corps, d'état du 12e arrondissement, bannières en tête, se sont approchées pour voir le Prince de plus près. « Arrivé sur la place Walhubert, le Prince s'est dirigé vers le pavillon occupé par le Préfet et le Conseil munici- pal de la Seine. Son Altesse a été reçue par M. le Préfet. » (Moniteur universel du 17 octobre 1852). Ce tableau a été exposé au Salon de 1859. 1915. Prise de Tiguert-Hala (expédition de Kabylie). — limai 1857. Par M.Decaen, — H, 2,96. — L. 4,40. La division Ilenault était formée à cinq heures et demie 82 SALLE N° 100. du malin en colonnes d'attaque qui se mirent en mouve- ment à un signal donné. La colonne de droite (général de Liftiers) flanquée à droite par un escadron du ler"chasseurs d'Afrique (colonel deFénelon) se porte vivement, par la li- gne des crêtes, sur le village de Djemma qu'elle enlève avec la plus grande vigueur, puis elle poursuit son mouve- ment offensif et gravit en bon ordre les pentes abruptes qui mènent à Tiguert-Hala, point dominant de la crête des Irdgers. La colonne de gauche (colonel Rose), pour s'élever au village de Taramint, avait à gravir des pentes roides et boi- sées; elle les aborde résolument et s'empare du village après quelques minutes d'une vive résistance. Elle continue ensuite sur Tiguert-Hala par des pentes dont la roideur j ointe au feu de l'ennemi apporte à sa marche de grandes difficultés. Les abords du village de Tiguert-Hala avaient été forti- fiés. Les Kabyles le défendent avec énergie, mais cette ré- sistance n'arrête pas l'élan de nos soldats. La colonne de Liniers enlève la position, où elle est bientôt rejointe par les troupes aux ordres du colonel Rose. Le général Renault arrêta ses troupes au village d'Ouai- tel. Les Kabyles continuèrent le feu toute la journée contre les troupes occupant les positions qu'ils avaient évacuées. (Extrait du rapport du maréchal gouverneur de l'Algérie, — Moniteur universel du 3 juin 1857.) Ce tableau a été exposé au Salon de 1859. SALLE N° 100 (Voir Salle n° 84). Cette salle et la suivante formaient un appartement occupé, à 1 1 fin du règne de Louis XIV et sous Louis XV par le duc et la duchesse de Saint-Si- mon; en 1743, cet appartement fut donné au duc de Ruffec, fils aîné de Saint-Simon. « Cet arrangement, dit le duc de Luynes dans ses Mémoires sur la cour de Louis XV, s'est fait de conceit avec M. de Saint-Simon, quia demandé cette grâce pour son fi] s. » En 1755, cet appartement était occupé .par le duc de Bouillon, grand chambellan. 1946. Fondation du Collège royal par François Ier. — 1539. Par M. Delorme en 1847. — H. 4,21, — L. 5,87. François Ier conçut le projet de l'établissement du Collège royal dès les premières années de son règne. En 4517, il ordonna que sur le terrain de l'hôtel de Nesle s'élevât le Collège des trois langue*, ainsi nommé parce qu'il devait être spécialement consacré à l'enseignement de l'hébreu, du grec et du latin. Quelques années après, il y ajouta l'ensei- SALLE N° 100. 83 gnement u, à mathématiques, de la philosophie grecque et de la médecine, et ce ne fut que vers la fin de 1539 qu'il approuva les plans sur lesquels le collège devait être bâti. n '^bleau a été exposé au Salon de 1847. il. Achille de Harlay dans la journée des Barricades, — 12 mai 1588. Par M. Abel de Pujol en 1842. — H. 4,21. — L. 3,76. Henri III s'était retiré à Chartres laissant les ligueurs maîtres de la capitale. Après le départ du roi, le duc de Guise se rendit chez le premier président du parlement, Achille de Harlay : « Il le trouva, dit La Vallée, qui se pour- menoit dans son jardin, lequel s'étonna si peu de leur ve- nue, qu'il ne daigna pas seulement tourner la tête, ni dis- continuer sa pourmenade commencée, laquelle achevée qu'elle fut, étant au bout de son allée, il. retourna, et en retournant, il vit le duc de Guise qui venoit à lui. Alors ce grave magistrat, haussant la voix, lui dit : C'est grand'pitié quand le valet chasse le maître. Au reste, mon âme est à Dieu, mon coeur est à mon roi, et mon corps est entre les mains des méchants : qu'on en fasse ce qu'on voudra. » [Discours de la vie et de la mort du président de Harlay). Ce tableau a été exposé au Salon de 1843. 1948. Bataille d'Ivry. — 14 mars 1590. Par Charles Steuben. — H. 4,21. — L. 8,07. Mayenne, à la tête de vingt-quatre mille combattants, dont un grand nombre Flamands, Espagnols, Suisses, Alle- mands, s'avançaient pour faire lever le siège de Dreux à Henri IV. Le roi résolut d'attendre l'ennemi de pied ferme, et dans une position qui lui laisserait tous ses avantages. On connaît les belles paroles que, le malin de la bataille, en mettant son casque, il adressa à ses compagnons d'ar- mes : « Mes compagnons, Dieu est pour nous ; voici ses ennemis et les nôtres ; voici votre roi; donnons à eux. Si vos cornettes vous manquent, ralliez-vous à mon panache blanc : vous le trouverez au chemin de l'honneur et de la victoire. » Lorsque la victoire fut décidée, le cri du roi fut : « Sauvez les Français et main basse sur l'étranger ! » Dès ce moment, il ne périt pas un Français de plus. Ce tableau est une répétition du plafond exécuté par le même artiste dans une des salles du Musée du Louvre. 84 SALLE N° 401. 1949. Le parlement de Paris casse le u^amènt ux, Louis XIV, et confère au dite d'Orléans la régence du royaume. — 2 septembre 1715. Par M. Jean Alaux en 1849. — H. 4,21. — L. 5,80. Le 2 septembre 1715, le duc d'Orléans se rendit au lement, accompagné des princes du sang, du duc Maine, du comte de Toulouse et des ducs et pairs. L'am- bassadeur d'Angleterre, lord Stairs, se faisait remarquer dans une tribune. « Le parlement, dit Lémontey, impatient de sentir sa liberté, s'était rassemblé dès la pointe du jour. Philippe put reconnaître, à son entrée dans la grand'cham- bre, tout l'ascendant de son parti. Le premier président de Mesmes, son ennemi, fut obligé de le haranguer lui-même avec soumission. » Le prince n'en éprouva pas moins un grand trouble quand ce fut à lui de prendre la parole : l'au- torité de Louis XIV était si imposante encore, même dans la lettre morte de son testament ! Le discours du duc d'Or- léans était habilement composé : il supposa au feu roi des dispositions contraires à celles que le testament renfer- mait. « Puis, continue Lémontey, il promit un gouverne- ment sage, économe, réparateur et toujours éclairé parles remontrances du parlement, etc. A ces derniers mots, tous les cœurs tressaillirent de joie. Aussi, quand il proposa de prononcer, séparément et en premier lieu, sur le droit que sa naissance et les lois du royaume lui donnaient à la ré- gence, un empressement sans frein dépouilla l'assemblée de la gravité d'un corps délibérant. Le testament fut ap- porté, un conseiller nommé Dreux le lut d'une voix basse et rapide, et personne ne daigna l'écouter. Les tètes rouil- lantes des enquêtes ne souffrirent même pas qu'on recueil- lît les voix dans la forme accoutumée, et une impétueuse acclamation nomma le duc d'Orléans régent, en vertu de sa naissance et des lois du royaume. » (Hist. de la Ré- gence et de la Minorité de Louis XV). Ce tableau a été exposé au Salon de 1850. SALLE N° 101. (Voir salle n°100). 1950. Serment du Jeu-de-Paume. — 20 juin 1789. Par SI. Auguste Couder en 1848. — II. 4,21. L. 5,80. Le lendemain de l'ouverture des états généraux, une scission avait éclaté entre les trois ordres. Les deux or- dres privilégiés voulaient une salle des séances distincte, et des votes séparés; le tiers état prétendait appeler sur SALLE N° 101. 85 les bancs où il siégeait le clergé et la noblesse, et y voter en commun. Après un mois passé en délibérations sans issue et en vains essais de conciliation, les communes tran- chèrent le débat en se constituant souverainement sous le grand nom d'Assemblée nationale (i6 juin). Une séance royale fut dès lors annoncée pour le £2 juin, et, sous prétexte êtes" préparatifs qu'exigeait cette solennité, on ferma la salle des séances et on la lit garder par des troupes. Le 20 juin, les députés se présentent à la porte de cette salle, l'entrée leur en est refusée. Le président Bailly les conduit alors à la salle du Jeu--de-Paume, et sur la proposition de Mounier, les députés prêtent et signent un serment conçu en ces termes : « Nous prêtons le serment solennel de ne jamais nous séparer, de nous rassembler partout oii les circon- stances l'exigeront, jusqu'à ce que la constitution du royaume soit établie et affermie sur des fondements so- lides. » Un seul député, nommé Martin d'Aueh, refusa sa signature. Ce tableau a été exposé ait Salon de 1843. 1951. Fédération nationale an Champ de Mars. — U juillet 1790. Par M. Auguste Couder. — H. 4,21. — L. 8,47. La municipalité de Paris avait proposé de fêter l'anniver- saire de la prise de la Bastille par une fédération générale de toute la France, qui serait célébrée le 14 juillet au milieu de la capitale, par les députés de toutes les gardes natio- nales et de tous les corps de l'armée. L'Assemblée nationale ayant accueilli cette proposition, et le roi ayant sanctionné son décret, les députés fédérés arrivèrent de toutes parts à Paris, formant une réunion d'environ cent trente mille ihommes. Le jour fixé, cette grande armée fédérale était formée par départements et par districts, chaque départe- ment portant sa bannière. Un pont temporaire, construit sur l'emplacement actuel du pont d'Iéna, servit de passage à cette armée, qui se déploya dans le Champ de Mars, pen- dant que l'Assemblée se rendait sur les gradins qui avaient et' érigés devant l'École-Militaire, et ou le roi s'était rendu de sqn côté. Assis sur son trône, au centre de cette solen- nelle réunion, il avait à sa droite le président de l'Assem- bl '••. ci Un balcon élevé derrière le roi., portait la reine et la cour. Les ministres étaient à quelque distance du roi, et les députés rangés des deux côtés. Quatre cent mille spec- tateurs chargeaient les amphithéâtres latéraux; soixante mille fédérés armés faisaient leurs évolutions dans le champ intermédiaire; et au centre s'élevait, sur une base de vingt- cinq pieds, le magnifique hôtel de la Patrie. Trois cents 80 SALLE N° 101. prêtres, revêtus d'aubes blanches et d'écharpes tricolores, en couvraient les marches et devaient servir la Messe. En- fin, la cérémonie commence : le ciel, par un hasard heu • reux, se découvre et éclaire de son éciat cette scène solen- nelle. L'évêque d'Autun (Talleyrand), commence la Messe ; les chœurs accompagnent la voix du Pontife; le canon y mêle ses bruits solennels. Le saint sacrifice achevé, La Fayette descend de cheval, monte les marches du trône, et vient recevoir les ordres du roi, qui lui confie la formule du serment. La Fayette la .porte à l'autel et, dans ce moment, toutes les bannières s'agitent, tous les sabres étincellent. Le général, l'armée, le président, les députés crient : Je le jure! Le roi debout, la main étendue vers l'autel, dit : Moi, roi des Français, je jure d'employer le pouvoir que m'a légué l'acte constitutionnel de l'État, à maintenir la constitution dé-. crétée par l'Assemblée nationale et acceptée pur moi. » (Histoire de la Révolution française, pvar M. Thiers). Ce tableau a été exposé au Salon de 1844. 1952. Le général Bonaparte au Conseil des Cinq- Cents, à Saint-Cload. — 10 novembre 1799. Par François Bouchot en 1840. — II. 4,21. — L. 4,01. Après avoir laissé le commandement de l'armée d'Orient à Kléber, le général Bonaparte avait quitté l'Egypte le 22 août et était arrivé à Paris le 16 octobre. Objet d'une attente universelle et d'un enthousiasme extraordinaire, il prépara a^ec deux des membres du Directoire, Sieyès etPvOgerDu- cos, l'acte connu sous le nom du Dix-huit brumaire, qui remplaça le Directoire par le Consulat. Bonaparte avait été nommé commandant delà 17e division mil'Laire, et, sur la proposition de Régnier, le corps législatif avait été trans- féré à Saint-Gloud. Le 10 novembre, les Anciens étaient réu- nis dans la galerie du château et les Cinq-Cents dans l'oran- gerie. Bonaparte se présente d'abord à la barre des Anciens, puis il se rend au conseil des Cinq-Cents, présidé par son frère Lucien. Il entre, la tête nue, accompagné seulement de quatre grenadiers. A peine a-t-il franchi la porte, que les cris de : hors la loi ! se font entendre. Vainement il ta- che de prendre la parole, il ne peut y parvenir; ses plus ar- dents ennemis, au nombre desquels on distingue Aréga et Destrem, s'avancent contre lui, armés de poignards. Les gre- nadiers qu'il avait laissés à la porte accourent, repoussent les députés et le saisissent au milieu du corps. Lucien quitte le fauteuil, se rend près de son frère, prononce la dissolu- tion du conseil des Cinq-Cents, et bientôt un bataillon de grenadiers^ la baïonnette en avant, s'avance dans toute la SALLE DE CRIMÉE, N° 102. 87 largeur de l'orangerie, et disperse les députés, qui s'en- fuient les uns par les couloirs, les autres par les fenêtres. 4953. Installation du ConseÀl d'État au palais du petit Luxembourg. — 25 décembre 1799. Par M. Aug. Couder. — H. 4,21. — L. 4,01. Les conseillers d'État étant réunis dans la salle préparée] à cet effet, Le premier Consul ouvre la séance et reçoit le serment des présidents de sec- tion : Boulay de la Meurthe (législation), Brune (guerre), Defermon (finan- ces), Ganthaume (marine), Rœcïerer (intérieur). Le premier Consul arrête et signe deux proclamations au peuple français et à l'armée. Le second consul Cambacérès, et Lebrun, troisième Consul, assistent à la séance. Locré, secrétaire général du Conseil d'Etat, rédige le procès-verbal. 1954 Séance royale pour V ouverture des chambres et la proclamation de la charte constitutionnelle . — 4 juin 1814. Par Vinchon en 1841. — H. 4,21. — L. 5,76. Le roi Louis XVIII est assis sur son trône, entouré des princes de sa fa- mille. Le chancelier Dambray, debout devant le roi, lit un discours annon- çant la charte constitutionnelle. Les ministres secrétaires d'Etat, les minis- tres d'Etat, les maréchaux de France et diverses députations sont placés sur des banquettes au-dessous et de chaque côté du trône. Les pairs et les dé- putés des départements siègent en face du trône circulairement. Ce tableau a été exposé au Salon de 1842. SALLE DE GRIMÉE N' 102. Cette salle occupe une partie de l'emplacement d'un appartement habité, sous Louis XV, par le marquis de Sassenage, chevalier d'honneur de la' daiqmine. La voussure, peinte par M. H. Vernet, est ornée de figures de nègres, formant termes, d'enfants, de trophées, d'animaux, et de quatre bas- reliei's, peints en camaïeux, dont les sujets sont : Signature du traité de Tan- ger à bord du bâtiment du prince de Joinville. — Réception de l'ambassadeur de Maroc au palais des Tuileries. — Réception au Maroc de l'envoyé de France, — Remise des prisonniers à Melilla. Ces peintures avaient été exécutées à l'épo- que où on avait projeté de placer dans cette salle des sujets appartenant à la campagne du Maroc en 18'i4. Elle est aujourd'hui destinée à rappeler les principaux faits et les personnages de l'expédition de Crimée; mais l'arran- gement n'en est pas définitivement arrêté. 1955. Débarquement de l'armée française à Old-Port {Crimée). — 14 septembre 1854. Par M. Barrias. — II. 4,80. — L. 6,00. A huit heures trente minutes, le pavillon français flotte sur la terre de Crimée, placé par les mains du général Ganro- bert. Presque aussitôt, on voit se dresser les guidons indi- cateurs sur les emplacements ou doivent se former les trois 88 SALLE DE CRIMÉE. N° 102. divisions, rouges pour la lrc, blancs pour la 2°, bleus pour la 3e. Comme répondant à ce signal, les chalands, les ena- loupes, les canots-tambours, les canots ordinaires, remplis de soldats, couvrent la mer et s'avancent vers la plage. Toutes les troupes arrivent en masse et se forment au cri de : vive V Empereur... A dix heures, les troupes anglaises avaient également pris terre. A deux heures, le maréchal Saint-Arnaud, accompagné de son état-major, quitte levais- seau-amiral e' descend sur la plage II monte aussitôt à che- val. A la vue du commandant en chef, les hourras éclatent de toutes parts, les képis des oi'fic u's, les armes des sol- dats s'agitent en l'air, le visage da maréchal rayonne, ses yeux s'humectent de larmes, il salue le drapeau de la France, il remercie Dieu. (L'Expédition de Crimée, par le ba- ron de Bazangourt.) Ce tableau a été exposé au Salon de 1859. 1956. Bataille de l'Aima. — 20 septembre 1854. Par M. ITipp. Bellangè. — H. 2,00. — L. 3,48. Attaque du centre. — Le canon du général Bosquet annonçant que sa di- vision vient de tourner la gauche des Russes en escaladant les hauteurs qui bordent la mer, le maréchal Leroy de Saint-Arnaud fait attaquer la po- sition du télégraphe, centre des Russes, par les divisions Napoléon et Can- robert, soutenues par la divivision Forey. Pendant ce temps, les divisions anglaises attaquaient la droite des Fuisses. Ce tableau a été exposé au Salon de 1855. 1957. Bataille de VAlrîia. — 20 septembre 1854 Par M. A. Rivoulon. — H. 4,68. — L. 2,49. Les aigles françaises sont arborées sur la tour du télégraphe par le 2° de zouaves, colonel Cier, 393 de ligne, colonel Betiret, 3° division de S. A. I. le prince Napoléon, 1er zouaves, colonel Bourbaki, 1er et 9e chasseurs à pied, lCc division Canrobert. Le colonel Cier a saisi l'aigle de son régiment, qu'il arbore sur la tour au cri de : rive CEmpcrcir ! Le sergent-major Fleury, du Ie'' zouaves, s'élance sur les échafaudages de ce bâtiment en construction et balance le drapeau qui s'affaisse avec l'intrépide sous-officier frappé au front par une balle de mitraille. Le drapeau du \"' zouaves flotte aussi sur ce glorieux trophée; un éclat d'obus le brise à la hampe. Le lieutenant Poitevin, du 39% se précipite à son tour, et vient, au milieu d'une grêle de projectiles, planter son dra- peau; un boulet le frappe en pleine poitrine. Sur Ja gauche, le général Can- robert est frappé à l'épaule par un éclat d'obus; près de lui est le comman- dant Cornely. Ce tableau a été exposé au Salon de 1857. 1958. Bataille de Balaklava. — 25 octobre 1854. Par M. A.-Y. Jumel, — H. 1,98. — L. 5,00. Le 25 octobre 1854, à sept heures du matin, les Russes enlèvent successivement quatre recloutes défendues par les Turcs et s'établissent dans les trois premières. SALLE DE CRIMÉE, N° 102. 89 A dix heures, une brigade russe de Hulans, envoyée en reconnaissance du côté de Balaklava, est repoussée par la brigade de grosse cavalerie anglaise et par le feu meurtrier des Higlanders restés en bataille. Vers midi, la brigade de cavalerie légère anglaise, à la- quelle un pli de terrain avait dérobé la vue des Hulans, reçoit trop tard l'ordre démarcher; elle s'élance, et charge sur l'armée russe tout entière!... La cavalerie française dégage le flanc gauche des Anglais en chargeant les Russes sur les monts Fédioukine. Le spectateur a devant lui les lointains de Balaklava; à droite ceux de la Tchernaïa; à gauche, il regarde le sud; derrière lui, à droite, à sept kilo- mètres est Sébastopol. A droite, en avant des états-majors: le général Canrobert et lord Raglan; à l'extrême droite du tableau, sur la hauteur, le général Bosquet. Au centre, dans la plaine : le 1" chasseurs d'Afrique ; une batterie et la grosse cavalerie anglaise; deux brigades d'infanterie et une batterie fran- çaise. La brigade de cavalerie légère anglaise charge sur l'armée russe tout entière. Les Russes sont au fond de la plaine à cinq kilomètres. A gauche, sur les monts Fédioukine : deux escadrons du 4e chasseurs d'Afrique chargent l'infanterie et l'artillerie russe. Ce tableau a été exposé au Salon de 1859. 1959. Bataille d'Inkermann. — 5 novembre 1854. Par M. G. Doré. — H. 4,80. — L. 5,00. ce Ce n'est point une bataille où la stratégie militaire peut agir, où le coup d'œil exercé du chef peut concevoir une habile manoeuvre qui change la face des choses et ramène la victoire flottante entre les deux partis. L'élan, la force, le courage, sont les maîtres de la situation. C'est un assaut terrible, multiple, infini, qui, semblable au flot sur la grève, se retire et revient toujours. Le plateau sur lequel se livre le combat est étroit, resserré, inégal, entouré d'ondulations infinies du sol qui révèlent à tout instant de nouveaux en- nemis marchant en colonnes épaisses. Cette mêlée, qui dura plus de sept heures, défie toutes les descriptions et toutes les analyses. Actes d'héroïsme, terribles combats corps à corps, ralliements découragés, attaques désespé- rées dans les ravins, dans les broussailles ; voilà Inker- niann ! » (L'Expédition de Crimée, par le baron de Bazan- çoxjrj). Ce tableau a été exposé au Salon de 1857. i.UGO. Les chirurgiens français pansant des blessés russes à la bataille d'Inkermann. — 5 novembre 1854. Par M. J. RlGO. — H. 3,70. — L. 3,60. « On a vu des blessés russes tellement attendris des 90 SALLE DE CRIMÉE, N° 10*2. soins qu'on leur prodiguait qu'ils baisaient les mains en- sanglantées du chirurgien qui les pansaient. » (Extrait du rapport du général en chef). Les portraits sont ceux de M. Scrive, médecin en chef de l'armée d'O- rient, et de M. Périer, médecin major de la 3e division. Ce tableau a été exposé au Salon de 1857. 1901. Les Sœurs de charité secourant des blessés. Par Eug. Appert. — H. 2,90. — L. 3,8S. 1962. Siège de Sébastopol. — Hiver de 1854. Par M. J. RiGO. — K. 2,54. — L. 3,73. Le général en chfef, Canrobert, venant le matin visiter une tranchée atta- quée pendant la nuit par les Russes,- distribue aux blessés des encourage- ments et des récompenses. Ce tableau a été exposé au Salon de 1859. 1963. Attaque de la redoute Selinghinsk. — Nuit du 23 au 24 février 1855. Par M. Fontaine. — H. 1,42. — L. 1,92. La redoute Selinghinsk (Ouvrages-Blancs), est attaquée pendant la nuit du 23 au 24 février, sous le commandement du générai de Monet, par 900 zoua- ves et 450 hommes d'infanterie de marine formant la réserve, contre 9,000 Poisses. Ce tableau a été exposé au Salon de 1859. 1964. Attaque et prise du Mamelon-Vert et des Ouvrages- Blancs. — 7 juin 1855. Par M. P.-A. Protais. — H. 3,85. — L. 5,85. La lre brigade de la 2e division (général Camou), chargée de la première ■ attaque, est divisée en trois colonnes : les tirailleurs algériens (colonel Rose,' à droite, le 50e de ligne (colonel de Bran ci on) au centre, et le 3S zouaves (co- lonel Poihène) à gauche. Cette brigade, conduite par le général "Wimpffen, après avoir franchi les deux contre-parallèles russes, arrive au fossé du Mamelon-Vert, se jette dans les embrasures et escalade Jes épaulements. Le colonel de Brancion est tué en plantant son drapeau. Cette brigade est suivie de celle du général "Vergé, ayant en tète le 3e chas- seurs à pied 'commandant Tixier). A ce moment même, sur la droite, les troupes de la 3e division (général Mayran), attaquent les Ouvrages-Blancs. La brigade du général Lavarande, après s'être emparée du premier Ouvrage- Blanc (ouvrage du 22 février), s'élance sur le deuxième r ouvrage du 27 fé- vrier). Cette brigade se compose du 97e de ligne (colonel Lacroy-d'Orion), du 3" zouaves (colonel Saurin) et du 19' chasseurs à pied. L'attaque se fait sous le feu de Malakoff, du Petil-Redan, du Carénage, de la Maison en Croix, de la batterie de la Pointe, de la batterie du Cimetière •et des bateaux à vapeur embossés dans la baie du Carénage. Ce tableau, exposé au Salon de 1559, a été tx:cutù d'après un dessin pris SALLE DE CRIMÉE, N° 102. 9j par l'auteur pendant l'action auprès du général Bosquet, qui dirigeait l'at- taque dans la batterie des Lancustvcs. , 1965. Mort du colonel de Brandon. — 7 juin 1855. Par M. P.-A. Protais. — H. 1,90. — L. 2,35. Le colonel de Brancion s'empare du drapeau pour que tous, au moment du danger, voient flotter devant eux l'é- tendard de la France; il s'élance sur le parapet ennemi, et, pendant que d'une main victorieuse, il plante sur les épau- lements de la redoute l'aigle d'or du régiment, de l'autre il agite son épée et appelle ses braves soldats autour de lui. Mais la mitraille s'acharne sur ce point où flotte notre dra- peau, et le colonel de Brancion tombe glorieusement ense- veli dans son triomphe. » (L'Expédition de Crimée, par le baron de Bazangourt.) Ce tableau, exposé au Salon de 1857, a été exécuté d'après un dessin fait dans l'intérieur de la batterie russe. 1966. Le 3e régiment de zouaves et le 50e de ligne s'em- parent du Mamelon-Vert. — 1 juin 1855. Par M. F.-E. Hersent. — H. 3,24. — L. 4,54. j Ce tableau a été exposé au Salon de 1857. 1967. Bataille de Trakiir. — 16 août 1855. Par M. A.-Y. Jumel. —H. 1,28. — L. 2,98. Le lendemain de cette bataille, le général en chef de l'ar- mée d'Orient adressa à son armée, l'ordre général suivant : « Soldats, dans la journée du 16 août, vous avez vaillam- ment combattu, et vous avez puni l'armée russe de son aventureuse tentative contre nos positions de la Tchemaïa. « Pour avoir été remportée le lendemain de la saint Na- poléon, votre victoire n'en célèbre pas moins dignement la fête cle votre Empereur. Rien ne pouvait être plus agréa- ble à son grand cœur que le nouveau laurier dont vous avez décoré vos aigles. « Cinq divisions d'infanterie russe, soutenues par une artillerie nombreuse et des masses considérables de cava- lerie, et présentant un effectif d'environ 60,000 hommes, ont fait effort contre vos lignes. L'ennemi comptait nous en chasser et vous refouler sur le plateau de la Ghersokèss. Vous avez confondu ses présomptueuses espérances; il a échoué sur tout son front d'attaque, et les Sardes, ■ i\ votre droite, se sont montrés vos dignes ,émules. Le pont de 92 SALLE DE CRIMÉE, N° 102. Traktir a été le théâtre d'une lutte héroïque, qui couvre de gloire les braves régiments qui l'ont soutenue. « Soldats ! cette affaire, où les Russes ont perdu plus de 6,000 hommes, plusieurs généraux, et laissé entre nos mains plus de 2,200 blessés ou prisonniers, et leur maté- riel préparé de longue main pour le passage de la rivière, fait le plus grand honneur au général Herbillon, qui com- mandait les lignes de la Tchernaïa et à sa division. Les di- visions Camou et Faucheux ont été à la hauteur de leur vieille réputation. Les généraux de brigade de Failly sur- tout, Cler et Wimpffen, les colonels Douay, de Polhès, Dan- ner et de Gastagny ont droit à la reconnaissance de l'armée. Je ne puis nommer ici tous les émules de leur valeur, mais je dois signaler particulièrement l'habile direction que le co- lonel Forgeot a imprimée à nos énergiques canonniers, la brillante conduite de l'artillerie de la garde impériale et des divisions. Une natterie de position sarde, du sommet qui domine Tchorgoun, nous a puissamment aidé à décider le mouvement de retraite de l'ennemi sans engager nos réser- ves. Les Turcs, débarrassés d'une fausse attaque, nous ont apporté l'appui de six bataillons et d'une batterie. La cava- lerie anglaise était prête, avec les escadrons sardes, à se- conder les braves chasseurs d'Afrique du général Morris, si la poursuite de l'ennemi eût pu ajouter utilement au succès. Mais je n'ai pas perdu de vue notre grande entreprise, et j'ai voulu ménager votre sang, après avoir obtenu ce résul- tat, qui consacre une fois de plus votre supériorité sur cette infanterie russe si vantée, vous présage de nouvelles victoi- res., et augmente vos droits à la reconnaissance du pays. » Ce tableau a été exposé au Salon de 1857. 1968. Prise de Sébastopol. — S septembre 1855. Par M. A.-V. Jumel. — H. 1,28. — L. 2,98. L'artillerie des attaques de droite commençait dès le M août un feu plus nourri contre Malakoff, le Redan du Ca- rénage, les défenses voisines et la rade, afin de permettre au génie d'établir des logements rapprochés de la place, d'où les troupes pussent se lancer promptement sur l'en- ceinte. Le génie préparait, en outre, ses engins de franchis- sement et d'escalade, et toutes nos batteries de la gauche ouvraient, le 5 septembre, un feu très-violent contre la ville. De leur côté, les Anglais battaient vivement le Grand-Re- dan et son réduit qu'ils devaient attaquer. « Tout était prêt; je résolus, de concert avec le général Simpson, de faire donner l'assaut le 8 septembre, à l'heure de midi « A midi juste, les divisions Mac-Mahon, La Motte-Rouge SALLE DE CRIMÉE, N° 10*2. 9u et Dulac, électrisées par leurs chefs, s'élancent contre Ma- lakoff, la Courtine et le Petit-Redan. du Carénage. Après des difficultés de franchissement inouïes, et une lutte corps à corps des plus émouvantes, la division Mac-Manon par- vient à se loger dans la partie antérieure de Malakoff. L'en- nemi faisait pleuvoir sur nos braves troupes une grêle de projectiles de toute nature; le Redan du Carénage surtout, ; battu par la Maison en Croix et les bateaux à vapeur, avaient 'dû être évacués après scn occupation; mais la division La ; Motte-Rouge tenait bon sur une partie delà Courtine, et la division Mac-Manon gagnait du terrain dans Malakoff, ou le général Bosquet dirigeait incessamment les réserves dont je pressais l'arrivée. . . . Convaincu que la prise de Malakoff devait décider du succès, j'empêchai le renouvellement des autres attaques, qui, en retenant l'armée ennemie sur tous les points de sa vaste enceinte, avaient déjà rempli leur principal objet; et je concentrai toute mon attention sur la possession de Malakoff, dont le général de Mac- Mahon avait pu s'emparer complètement. Un moment de crise du reste se préparait. « Le général Bosquet venait d'être atteint par un gros éclat de bombe, et j'avais dû donner son commandement au général Dulac. Un magasin à poudre de. la Courtine voi- sine de Malakoff venait de sauter, et m'avait fait appréhen- der les plus graves conséquences. « Les Russes, espérant profiter de cet accident, s'avan- çaient en masses profondes et attaquaient en trois colonnes le centre, la gauche et la droite de Malakoff. Mais des dis- positions avaient pu déjà être prises à l'intérieur de l'ou- vrage ; le général de Mac-Mahon disposait, pour le défendre, de troupes intrépides que rien n'étonne, et après des efforts désespérés, les Russes se virent contraints de battre en retraite. Malakoff était à nous et ne pouvait plus nous être enlevé. Il était cinq heures. » (Extrait du rapport du maré- chal commandant en chef l'armée d'Orient). Ce tableau a été exposé au Salon de 1857. 1969. Prise de la tour de Malakoff. — 8 septembre 4855. Par M. Adolphe Yvon. — • H. 6,00. — L. 9,00. Conformément aux instructions du général Pélissier, commandant en chef l'armée française en Crimée, le général de Mac-Mahon, qui avait sous ses ordres la première division d'assaut, sous le commandement supérieur du général Bosquet , donne le signal à l'heure précise de midi. Le l°r batail- lon du lor zouaves s'élance de la septième parallèle et marche droit à l'an- gle d'épaule qui relie la courtine à la face gauche de Malakoff. Les deux autres bataillons suivent immédiatement. Les hommes, après avoir franchi le fossé couronnent le parapet; les plus lestes, les plus braves ou les plus heureux, sont déjà dans l'intérieur de l'ouvrage. Le colonel Collineau les conduit: il a été blessé à la tèle au moment où il y pénétrait le premier. 94 SALLE DE CRIMÉE, N° 102. Le combat s'est engagé sur le parapet et le talus intérieur où les canon- niers russes se font tuer sur ^rs pue 33 en se défendant avec acharne- ment à coups de crosses, de leviers, découvrions, de pierres et déclats de projectiles. Le 7e de ligne, ayant à sa tête le colonel Decaen, a débouché des tranchées à la suite du 1er zouaves; il se dirige sur le saillant de MalakofT, de manière à laisser sur sa droite le 2e bataillon de zouaves; sa tète de colonne gravit les parapets et pénètre par les embrasures. Le 1er bataillon de chasseurs à pied, commandant Gambier, formant la tète de la 2° brigade de la division de Mac-Manon, sort des tranchées après le 7° de ligne. On voit ses premiers hommes arriver au sommet du talus. Le chef de bataillon du génie Piagon , commandant une escouade de sa- peurs, se précipite dans la redoute avec quelques-uns de ses hommes ar- més de pelles et de pioches; le reste de sa troupe apporte les échelles-ponts destinés à faire franchier plus facilement le fossé aux assaillants. Un détachement de canonniers, conduits par le capitaine d'artillerie Grou- zat, et munis des outils d'enclouage, se précipitent sur les pièces malgré la résistance de l'ennemi. Au moment où se passe cette scène, au moment où un enfant de Paris, le jeune Lihaut, caporal de zouaves, fait flotter le premier drapeau français sur Malakoff, le général de Mac -M xh on a franchi le fossé. Il plante son épée sur le terrain déjà conquis par nos troupes, et donne ses premières instruc- tions au colonel Lebrun, son chef d'état-major. A ses pieds, tombe le colo- nel d'état-major de La Tour-du-Pin, frappé d'un éclat d'obus. En arrière de la première ligne, on voit le général Yinoy, qui entraine au sortir de la tranchée, la tète de colonne de la 2e brigade (20e et 27e de ligne). Cette tète de colonne marche dans les traces du 2e bataillon de zouaves, de manière à arriver dans l'angle formé par la courtine et l'ouvrage. A cent ou cent cinquante mètres du général Yinoy, se prononce le mou- vement de la division La Mette-Reuge, derrière laquelle on voit arriver, dans la poussière, les 6e et 9e batteries de campagne du 10e d'artillerie, com- mandées par le chef d'escadron Souty, qui vont intrépidement se mettre en position sous le feu de la Courtine et du Petit-Redan. Au-dessus, sur l'emplacement d'anciennes carrières, le général Bosquet vient d'être atteint d'un éclat de bombe. C'est derrière ce plan que sont massées en réserve les troupes deda garde, ' iû, quelques instants plus tard, vont faire des prodiges de valeur sur la burtine et au Petit-Iledan. Derrière le Ie de ligne, sortant de la sixième parallèle, les zouaves de la ^arde, colonel Jannin, et la brigade YVimpl'fen, (tirailleurs algériens, 3e zoua- ves et 50e de ligne), désignés pour former la réserve de la division de Mac-Manon se dirigent sur le drapeau qui domine Malakoff , et à l'appel ■des clairons du 1er de zouaves qui, formés en petit groupe, ne cessent de sonner la charge. A cinq cents mètres en arrière, se voit, à travers les flots de poussière, le Mamelon-Yert occupé par l'état-major générale! le général Pélissier, qui, de là, peut embrasser l'ensemble des attaques de l'extrême droite à l'ex- trême gauche. Le spectateur est censé placé sur la plate-forme qui couronne les ruines delà tour Malakoff, faisant face aux saillaits de l'ouvrage et aux travaux de l'attaque française, et ayant à dos la gorge de la redoute, le faubourg de Karabelnaia et la ville de Sébastbpol. {Extrait d'une note communiquée an c imp de Traktir par le général de Mac-Mafwri). Ce tableau a été exposé au Salon de 1857. 1970. La gorge de Malakoff. — 8 septembre 1855. Par M. Adolphe Yvox. — H. 5,00. — L. 7,50. Les premiers épaulements de Malakoff escaladés, les troupes de la divi- sion Mac-Mahon se trouvèrent en face de tout un système de traverses ou barricades en terre, d'où elles durent successivement déloger les Russes. SALLE DE CRIMÉE, N° 102. 95 Après de sanglants efforts, les assaillants réussirent à expulser complète- ment l'ennemi et arrivèrent à la gorge de l'ouvrage, espace ouvert de qua- tre mètres de large environ, qui servait, en quelque sorte, de porte de communication entre la redoute et la ville de Sébastopol. C'est cet espace ou gorge que représente le tableau. Le général Vinoy, commandant la 2" brigade de la division d'assaut (20e et 27° de ligne) lança le premier ses hommes dans ce labyrinthe et, après des pertes douloureuses, occupa la gorge. Debout, au sommet d'une traverse, à l'extrême droite du tableau, il dirige les efforts de sa troupe pour conser- ver une position chèrement achetée et toujours disputée. Au mileu de la fumée des gabionades incendiées eiHte la mousqueterie se dresse, sur le sol conquis, le drapeau glorieux du 20e de ligne, colonel Orianne. Les zouaves de la garde, colonel Jannin, suivent de près la brigade Vinoy et prennent part à la lutte. Cependant les cartouches s'épuisent et le colonel Douay, à qui on en fait demander, arrive lui-même et s'engage résolument avec une poignée de ses voltigeurs de la garde. Efforts généreux qui ne réussissent à repousser les retours offensifs des Poisses qu'au prix de bien du sang! Déjà de nombreuses victimes obstruent le fatal passage : Russes et Français, hommes et choses sont horriblement amoncelés. A la base de cette digue héroïque, gisent le colonel Adam et le commandant Iratsoqui, du 20e de ligne. Enfin arrive le général Wimpffen à la tête de sa brigade de réserve. Ce sont les tirailleurs algériens que conduit le colonel Rose. Jaloux de rivali- ser avec les Français, leurs frères d'armes, ils se précipitent comme un tor- rent et jettent à î'envi, pour fermer la terrible ouverture, sacs-à-terre, ga- bions et leurs propres corps. Les chefs donnent partout l'exemple : l'un d'eux, le brave lieutenant-colonel Roques, est frappé mortellement en plan- tant le premier gabion. Pour les animer à la lutte, un Arabe, le sergent Mustapha, s'élance sur l'épaulement, et, sous le feu le plus terrible, ne cesse de jouer les airs indigènes sur l'instrument national (kenob). Avec eux débouche le 3e régiment de zouaves, colonel Polhès, puis le 50° de ligne, colonel Nicolas. Tous se précipitent, et la gorge est enfin littérale- ment comblée par l'intrépide hécatombe. C'est alors que les Russes, las de se briser devant un obstacle qu'augmen- tent incessamment leurs propres cadavres, se résignent à se retirer sur les /orts du Nord et à nous laisser la victoire,' Malakoff et Sébastopol. Ce tableau a été exposé au Salon de 1859. 4971. La courtine de Malakoff. — 8 septembre 1855. Par M. Adolphe Yvon. — H. 5,00. — L. — 7,50. A l'extrême gauche, au dernier plan, le drapeau français flotte sur Mala- koff: la division Mac-Mahon inonde la redoute de nos soldats. La division La Motte-Rouge s'est élancée sur la courtine qui relie Mala- koff au Petit-P>.edan, et envahit la seconde ligne de défense. Mais la mitraille écrase les tètes de colonne, une terrible explosion engloutit une partie des combattants, et cette brave troupe est forcée de se replier sur la Courtine, d'où elle entretient un feu nourri de mousqueterie. Pour répondre à l'artillerie russe, qui cause dans nos rangs de si cruels ravages, l'ordre est donné au commandant Souty d'amener devant la Cour- tine les deux batteries du 10° régiment qu'il commande. Les pièces traver- sent au galop le terrain effondré que labourent les projectiles et engagent résolument une lutte héroïque, mais inégale, dans laquelle hommes, che- vaux, affûts, caissons, sont bientôt broyés par les calibres supérieurs de l'ennemi. Le général Bosquet, placé de manière à diriger l'ensemble des attaques, est frappé à ce moment d'un éclat de bombe qui l'atteint au flanc droit, un peu au-dessous de l'épaule. Ses forces trahissent son courage; le coup avait 06 SALLE DE CRIMÉE, N° 102. causé un profond ébranlement. On est forcé de l'emporter sur une civière; mais telle est la pluie de projectiles, que le fanion du général est brisé dans les mains du maréchal-des-logis Rigodit, et qu'à plusieurs reprises les por- teurs du brancard sont tués. Cependant la division Duîac, écrasée par des feux innombrables, est reje- tée en arrière du Petit-Redan, et les réserves de la garde s'élancent pour la soutenir. C'est le bataillon de chasseurs à pied de la garde, dont l'intrépide com- mandant Cornulier de Lucinière est frappé a mort en entraînant sa troupe. Ce sont les 1" et 2e régiments de grenadiers de la garde, colonels Blan- chard et d'Alton, qu'enlève le général Mellinet, franchissant audacieusement les épaulements de nos tranchées. C'est enfin le général de Failly, avec les voltigeurs de la garde, colonel Montera, qui reçoit une blessure mortelle. Ce tableau a été exposé au Salon de 1859. 1972. Assaut de Sébastopol. — 8 septembre 1855. Par M. A.-J. Duva'ux. — H. 1,20. — L. 1,88. Ce tableau a été exposé au Salon de 1857. 1973. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. II. Duraxd-Brager. —H. 0,56. — L, 2,70. « La tranchée ayant été ouverte le 9 octobre 1854, ii y a donc eu trois cent trente jours de travaux à exécuter sous le feu de la place, et malgré les sorties des assiégés. Sur plusieurs points il a été fait jusqu'à sept parallèles. « Le feu ayant été ouvert le 17 octobre 1854, et la ville ayant été prise le 8 septembre 1855, Sébastopol a été bom- bardé et canonné pendant trois cent vingt-deux jours. » (L'Expédition de Crimée, par le baron de Bazancourt.) Panorama des attaques de gauclie, pris de l'observatoire du maréchal Canrobert. Il y avaitt constamment sur ce point un officier d'état-major chargé de surveiller les mouvements de la place et d'en rendre compte au général en chef, Les factionnaires empêchaient d'arriver au poste de cet officier, pour ne pas y attirer le feu de l'ennemi. C'était un des points où l'on pouvait le mieux apercevoir l'ensemble des attaques. A l'extrême gauche, le bastion de la Quarantaine se voyait par le bastion central, un peu sur son avant, puis le ravin de la Ville et le bastion du Mât. En avant des deux premiers , les plis du terrain permettent d'apercevoir les batteries 1, 2, 3, 4, 5, 6, établies dans les premiers jours d'octobre. Puis, en descendant le ravin de la Ville, les batteries 7 et 8 échelonnées devant celles-ci ; les batteries 16, 17, 18 et 19, ces deux dernières formant une même batterie angulaire, et enfin la batterie 20, de ce côté-ci du ravin de la Ville. En premier plan, la batterie 9, puis en face, le bastion du Mât, les batteries 10, 11, 23, 26, 36, 15 et 24 bis, ainsi que les entonnoirs. Les autres batteries sont masquées par les terrains. Au cen- tre du tableau, le ravin du Sud ou de l'Arsenal, le petit Mamelon-Vert, la batterie 6 des Anglais, autrement appelée batterie duR.avin, la batterie fran- çaise de mortiers 25, et plus loin, dans le fond de la baie, les batteries russes du fond du port et du Zouave. SALLE DE CRIMÉE, N° 102. 97 Sur le mamelon occupé par la ville, on distingue parfaitement les batte- ries de la Pointe, celles dites circulaires et la batterie du Théâtre. A droite de la baie, le fort Paul, ainsi que les casernes et les batteries des casernes en face les batteries anglaises 11, 7 et 9, puis le faubourg de Karabel-naïa, le Grand-Redan.- vis-à-vis, les ouvrages des Carrières et lai batterie 10 des Anglais; puis enfin les grandes attaques de gauche anglaises et MalakoiT. A l'extrémité du tableau, le versant du .Mamelon-Vert. De l'autre côté de la rade, en allant de gauche à droite du tableau, la pointe delaKutcha; immédiatement au-dessus du fort Constantin, les batteries Chappe et du Télégraphe, puis le fort du Nord, les forts Michel, Catherine, la batterie des Poules, et, enfin, la quantité incroyable de batteries diverses armées par les Russes. Ce tableau et les vingt suivants ont été exposés au Salon de 1857. 4974. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. — H. 0,56. — L. 2,70. Panorama des attaquas de gauche; vue prise de l'extrême gauche des attaques. Tl a fallu, pour rendre ce panorama possible, que la vue soit prise à vol d'oiseau jusqu'au plateau occupé par nos attaques, en laissant celle de la ville telle qu'elle était, vue de la gauche de la batterie n° 1; car, sans cette précaution, le mamelon occupé par les batteries 1,2, 3, 4, 5, 6, masquerait complètement le bastion central et une partie de celui du Mât. A gauche, sur la même ligne perspective, le fort Génois, le Lazaret et la baie de la Quarantaine, le fort de la Quarantaine, celui de Constantin; de l'autre côté de la Rade, les batteries Chappe et du Télégraphe, et à l'horizon l'embouchure du Belbec. Le premier bastion à gauche est celui de la quarantaine, qui se relie au fort du même nom par une ligne de batteries ; vient ensuite le mur crénelé, qui se relie lui-même au bastion central. Ce mur crénelé forme deux espè- ces de bastions irréguliers dont les courtines avaient des poternes; la plus rapprochée du côté du bastion central était couverte par une forte batterie en terre, que les Russes appelaient lunette Boutakoiï. Le cimetière se trou- vait en face de ces ouvrages; une ondulation assez forte du terrain le sépa- rait du mur crénelé. En face le bastion central et ses deux lunettes, se trouvent nos batteries 1 à 6 et, en descendant vers le bastion du Mât, les batteries 7 et 8. On aperçoit Malakotï par-dessus le bastion du Mât , et le ravin de la Ville, qui se distingue facilement entre celui-ci et le bastion central. Vis-à-vis le bastion du Mât, en allant de gauche à droite, et sur plusieurs lignes, les batteries 9, 15, 27, 24, 29, 10, 11, 26 et 23. Sur l'avant du bastion du Mât, on distingue le saillant du Grand-Redan, au-dessus, le Mamelon-Vert, et sur la droite les feux de quelques-unes des attaques anglaises. Sur le premier plan du tableau se trouve le grand ravin des Boulets, qui va aboutir à la baie de la Quarantaine, et de l'autre côté de ce ravin, à la droite du tableau, la maison du Clocheton, d'où partent les travaux de siège et, un peu plus à gauche, la maison des Carrières. 1975. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. — H. 0,9S. — L. 1,72. fur de Kamicsch, prise du fond du poil. Kamicsch, au moment de l'occupation par l'armée française, n'offrait à i 98 SALLE DE CRIMÉE, N° 102. l'œil que trois fermes entourées de plantations et de vignes. Deux petits villages tartares et un camp russe occupaient, à droite et à gauche, les hauteurs d'où le panorama est pris. Le premier plan est occupé par la ville marchande. Toutes les construc- tions à la droite de l'entrée de la baie appartenaient à l'armée. Magasins de toutes sortes, écuries, établissements de l'artillerie et du génie, du train, barraques de l'intendance, des postes, de la direction du port, ambulances de dépôts et d'évacuation, barraques de la garde et des- troupes qui débarquaient, etc., etc. La baie de Kamiesch a contenu à la fois plus de huit cents bâtiments de guerre ou de commerce ; elle a été d'une utilité immense. Toute cette ville improvisée a disparu depuis la levée du siège. 1976. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. — H. 0,98. — L. 1,73. Panorama de Sébaslopol, vue prise de la mer% C'est peut-être le point d'où l'ensemble des attaques se comprend le mieux. A gauche du spectaleur, le fort Constantin, les batteries Chappe, du Télé- graphe et le fort du Nord; la ligne courbe intérieure suivie par la baie em- pêéhe de voir les forts Catherine, Michel, etc., etc. Dans le fond du port, la batterie du Phare et l'embouchure de la Teher- naïa. A droite de l'embouchure de la Tchernaïa, les hauteurs d'Inkermann, puis les feux des Ouvrages-Blancs, séparés de Malakoff par le ravin du Ca- rénage. Sur le premier point culminant, à gauche du fort Malakoff, se trouve le Petit-Bedan, puis la Courtine qui relie ces deux ouvrages. Au delà de Malakoff, le Mamelon-Vert ; à droite, le Grand-Bedan, masqué en partie par les grandes casernes et le mamelon occupé par la ville. Au pied du plateau de Malakoff se trouve le fort Paul, et un peu plus sur le premier plan, le fort Nicolas, qui couvre la partie nord de la ville. L'entrée de la baie du Sud est entre ces deux forts. Après le fort Nicolas, la baie de l'Artillerie,, les ouvrages dits de l'Artille- rie, le fort Alexandre et celui de la Quarantaine. • En remontant de ce dernier et suivant la ligne des deux contre-batteries de la Quarantaine, on arrive au sommet du plateau sur lequel se trouvent les bastions de la Quarantaine, Central et du Mât, les uns par les autres. On n'aperçoit même que la pente intérieure du dernier, que couronnent les batteries" des Jardins. Les lignes indiquées par les feux en dehors de la place sont celles de nos attaques, en arrière desquelles se trouvent les camps et les diverses ramifications des ravins. Sur l'arrière plan, les vallées de Balaklava et de Baïdar se trouvent indi- quées par les divers plans de montagnes. Tout à fait à l'horizon, le cap Aïa. 1977. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. — H. 0,56. — L. 0,90. Le fort Génois. Anciennes fortifications génoises occupées, dès le commencement du Siège, par une batterie de la marine française commandée par le capitaine de vaisseau Penhoat, que l'on fut obligé d'abandonner, car elle était acca- blée par le feu ennemi. Un peu en arrière, et masquée par le mamelon, se SALLE DE CRIMÉE, N° 102. 99 trouvait la chapelle Saint- Wladimir. Ce point servit d'avant-poste jusqu'à la prise du Lazaret. Les maisons qui' sont- situées au fond de la petite baie étaient occupées par un abattoir et une fonderie de suif incendiés par les Russes en se retirant. 1978. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. — H. 0,55. — L. 0,98. Le Lazaret. - iAu niois de janvier 1855, il ne restait déjà plus que les ruines de ces vas- tes bâtiments, que les Paisses n'avaient pas eu le temps d'incendier, tant leur retraite fut précipitée. Les débris servirent en partie à faire les revê- tements de nos tranchées de ce côté. 1979. Siège de Sébastopol, —- Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. — H. 0,56. — L. 0,88. Fond de la baie du Lazaret et bastion de la Quarantaine. Les tranchées partant du fort Génois se reliaient sur ce point à celles descendant des hauteurs de la Maison brûlée. Longtemps encore les Pois- ses occupèrent l'autre côté de la baie, où la grotte et les accidents de ter- rain leur permettaient de faire un feu de tirailleurs continuel. sur nos tra- vailleurs. 1980. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- fcrel855. Par M. H. Durand-Brager. — H. 0,64. — L. 1,19. Bastion de la Quarantaine. Saillant de l'extrême droite des fortifications de Sébastopol, ce bastion était revêtu en pierres sèches. Sa face droite était défendue par un petit flanc percé de deux embrasures casematées, et entre ce flanc et celui du bastion se trouvait une Courtine crénelée, avec poterne. 1981. Siège de Sébastopol, — Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. Durand-Brage,r. — H. 0,56. — L. 0,88. Le grand Cimetière, Le vallon dans lequel se trouvait le cimetière, est séparé du ravin qui longe le mur crénelé de la ville par une croupe sur laquelle se trouvaient les embuscades russes enlevées dans le mois d'avril et le 23 mai 1855. 100 SALLE DE CRIMÉE, N° 102. 4982. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. — H. 0,55. — L. 0,90. Maison des Carrières. Elle servit d'abord d'ambulance de tranchées ; mais trop exposée au feu de l'ennemi, on fut obligé de l'évacuer; elle fut convertie en poste militaire. En arrière, se trouvait une grande poudrière. Les gardes de tranchée dMilaient sur ce point pour se rendre à leurs pos- tes, mais quelquefois le feu de l'ennemi était tellement violent qu'il était presque impossible d'y passer. Cette vue, prise à vol d'oiseau, permet d'apercevoir la maison du 39% où était l'armurier de tranchée, la redoute du 39*, l'observatoire de la gauche, la maison des chasseurs et le fort Génois. Le fameux ravin des Boulets et de la Quarantaine sépare ces positions de la maison des Carrières. 1983. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. — H. 0,72. — L. 1,29. Bastion central. Cet ouvrage important dans la défense de la place occupait l'extrémité d'un plateau, dont un des versants s'étendait en avant du mur crénelé du bastion de la Quarantaine et des contre-batteries jusqu'au fond da la baie de la Quarantaine ; l'autre versant formait la berge gauche du ravin de la Ville. Le bastion central était flanqué de deux lunettes, la lunette Schwartz, à droite du tableau, et la lunette de droite du bastion central à gauche. Une forte tour casematée et crénelée, avec diverses constructions, en occupait le centre au commencement du siège, mais elle fut promptement détruite par nos batteries. Sur ses ruines, les assiégés avaient élevé une forte em- buscade dont les feux plongeants gênaient nos tirailleurs. C'est en avant de la face gauche de ce bastion, que les Russes avaient construit les fameux ouvrages dits du 2 mai, nuit -pendant laquelle ils leur furent enlevés. Au-dessus du bastion on aperçoit la Maison-Verte et le mamelon de la Ville ; à droite du tableau, les grandes casernes, le dôme de l'église de l'hôpital et la croupe de Maiakoff. 1984. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- • bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. — H. 0,56. — L. 0,88. Lunette de droite du bastion central. C'est à droite de cet ouvrage que fut pratiquée, à la seconde réouverture du feu, une brèche large de plus de 15 mètres d'étendue; mais, en arrière, les Russes avaient élevé une forte redoute dont les batteries dominaient et tiraient par dessus le mur crénelé. SALLE DE CRIMÉE, H» 102, 101 1985. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. DuRand-Brager. — H. 0,55. — L. 0,88. Ravin de la Ville ou de l'Artillerie, vue prise de gauche en dehors, de la batterie 24 bis. On aperçoit les deux contre-forts du bastion central à gauche et du bas- tion du Mât adroite; le fond du ravin était traversé par deux lignes de bat- teries, et dans les ruines des maisons se trouvaient une assez grande quan- tité de pièces isolées et mises en batteries par les Russes. Au fond, la baie de l'Artillerie et l'extrémité gauche du fort Nicolas. 1986. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. — H, 0,56. — L. 0,88. Face droite du bastion du Mât, Cette vue est prise de la partie extrême de nos attaques, en avant des entonnoirs. Primitivement, les abatis ne formaient qu'une ligne en avant du fossé» mais les projectiles avaient fini par les éparpiller. Cette face était la seule dont le feu s'étendait sur nos attaques de gauche. La face gauche et la petite contre-batterie de cinq pièces qui était au sail- lant tirait sur les batteries anglaises et seulement sur trois ou quatre des nôtres, situées sur le promontoire qui s'avançait entre le ravin des Anglais et la ramification qui longeait ladite face du bastion du Mât. TSlle fait donc plutôt partie des attaques anglaises. Le bastion du Mât était défendu par un fossé large et profond, sa contres- carpe était revêtue en planches, avec galerie intérieure; son escarpe, sans revêtements, était fortement palissadée; une batterie blindée balayait le fossé. L'intérieur de l'ouvrage était couvert de traverses de toutes espèces, et en arrière se trouvaient les fameuses batteries des Jardins, formant un ouvrage presque aussi important que le bastion du Mât lui-même. 1987. Siéqe de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem* bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. — H. 0,56. — L. 0,88, Les entonnoirs, en face le bastion du Mât, Dans la nuit du 15 avril 1855, après l'explosion des mines, deux compa- gnies d'élite du 39*, les soldats du génie et un détachement de travailleurs se précipitèrent, sous une grêle de boulets, d'obus, de bombes, auxquels se joignait une fusillade terrible, dans les deux espèces de fossés pratiqués par les mines, l'un à droite et l'autre à & vache. Le matin, on fut obligé de les évacuer ; une seule compagnie y resta tout le jour, blottie et exposée à un feu cruel. Dans la nuit du 21 au 22 seulement, les communications purent être assu- rées entre les entonnoirs reliés et la troisième parallèle. Pendant ces six jours les Russes ne ralentirent pas leur feu un seul instant et vinrent plusieurs foi» se ruer à la baïonnette jusque sur les épaulements. 102 SALLE DE CRIMÉE, N*> 102. 1988. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. — H. 0^56. — L. 0,88. t Ravin des Anglais. C'était l'extrême droite des attaques de gauche. La petite batterie, au sommet dir mamelon", était' armée de quatre pièces de marine, deux mor- tiers, et d'un ou deux chevalets de fusées; 'elle était aux Anglais et portait le n3 6. La batterie de mortiers à sa gauche était notre n" 25. La grotte qui est sur la route servait de poudrière et avait été fermée avec des gabions. 1989. Siège de Sébastopol. — Octobre, 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. -- H. 0,56. — L. 0,88. Port du Sud ; vue prise en avant de la. batterie anglaise du ravin. On aperçoit, au centre du tableau, la batterie du fond du port et celle du Zouave; en arrière, l'arsenal, la passerelle de Karabehiaïaetle.fortPaul. Dans ^ commencement du siège, chaque nuit, un vaisseau russe de 74, mouillé de jour à l'abri de la pointe, se mettait en travers, de manière à balayer tout le fond du port; plus tard, notre feu força les Russe? à se retirer. ,A gauche, le mamelon de la Ville, avec ses batteries, puis la croupe dû Bastion du Mât. A droite, les pentes ou terrasses du plateau sur lequel sont situées les' grandes casernes. 1990. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- bre 1855. ; Par M. H. Durand-Brager. — H. 0,56. — L. 0,87. Le petit Mamelon-Vert. Ce mamelon, relié par une croupe au plateau situé entre le ravin des An- glais et le ravin de "Voronzoff, sur lequel se développaient les attaques de gauche anglaises, fut bien longtemps au pouvoir des tirailleurs russes qui, solidement abrités dans un cimetière qui en occupait le sommet, entrete- naient avec nos tirailleurs un feu des plus vifs. Il fut enlevé par deux compagnies de chasseurs. Le versant du côté-de la ville était couvert, dans sa partie inférieure, par un petit village et des vergers. De ce côté-ci se trouvaient des constructions variées, et entre autres, la maison dite du Balcon. 1991; Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. — H. 0,60. — L. 4,19. Le Roland forçant la baie.de Strélitzka. " Le 6 octobre 4854, l'amiral Bruat ayant été, avec une division d'embarca- tions et quelques compagnies de débarquement, reconnaître le fort ' Génois SALLE DE GRIMÉE, N° 102. 103 pour y établir une batterie de la marine, la corvette à vapeur le Roland, com- mandée par le capitaine de vaisseau baron de La Roncière le Noury, entre dans la baie sous une grêle de projectiles, pour soutenir au besoin le mou- vement de l'amiral et y prendre position» 1992. Siège de Sèbastopol. •* Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M» H. Durand-Brager. — H. 0,55. ** L. 0,56. Batterie de fusées de Strélitzka, sur le plateau en arrière du fort Génoii* 1993. Siège de Sébastopol. — Octobre 1854 à septem- bre 1855. Par M. H. Durand-Brager. «■ H. 0,56. — L. 0,88. Le clocheton. Quartier général de la tranchée : résidence du major de tranchée. C'est de <5e point que partent les travaux du siège. 1994. Congrès de Paris. — Du 25 février au 30 mars 1856. Par M. Edouard Dubufe. — H. 3,08. — L. 5,10. Paris ayant été choisi pour le siège du congrès, d'où de- vait sortir la paix, les plénipotentiaires y arrivèrent dans le courant de février et la première séance eut lieu le 25 février. Les représentants des puissances étaient : France :- comte Walewski, baron Bourqueney. Autriche : comte de Buol Schauenstein, baron de Hûbner. Grande-Bretagne : comte de Clarendon, lord Cowley. Prusse : baron de Manteuffel, comte de Hatzfeld. Russie : comte Orlofî, baron de Brunnow. . Sardaigne : comte de Cavour, marquis de "Villamarina. Turquie : Aali-Pacha, Mehemmed-Bey. Le 30 mars 1856, les plénipotentiaires réunis à l'hôtel des affaires étrangères, apposèrent leur signature au traité qui mettait fin à la guerre et qui réglait la question d'Orient. Ce tableau, exposé au Salon de 1857, a été gravé par M. Aug. Blanchard. 1995. Bineau (Jean-Martial), ministre des finances. Par M. Daman jeune; buste en marbre. — H. 0,68. Né à Gennes (Maine-et-Loire), le 18 mai 1805. Élève de l'Ecole polytechnique, il entra dans le corps des ingénieurs des mines, et devint ingénieur en chef, en 184A. Député de 104 SALLE DB CRIMÉE, N° 102. Maine-et-Loire depuis 1841 jusqu'en 1848, il siégea à l'As- semblée constituante, fut membre du comité des finances et rapporteur du budget de 1848. Ministre des travaux pu- blics en 1849, commandeur de l'ordre de la Légion d'hon- neur en 1851, il fut appelé en 1852 à diriger le ministère des finances et fut nommé sénateur. Grand officier de la Légion d'honneur en 1853, il se démit de ses fonctions en février 1855, fut nommé grand-croix de la Légion d'hon- neur et membre de l'Académie des sciences morales et politiques pour la section de politique, administration et Jinances. Il mourut le 8 septembre 1855, le jour même où parvenait à Paris la nouvelle de la ; prise de Malakôfï. ~ M. Baroche, président du conseil d'État, dans le discours prononcé à ses funérailles, s'exprimait en ces termes : « Saint-Arnaud, Ducos, Bineau, ont été, à quelques mois d'intervalle, frappés par la maladie, par la mort. Tous trois, on peut le dire, ils sont morts au champ d'honneur, car ils ont succombé aux préoccupations, aux fatigues de tous les jours. » (Moniteur universel du 12 septembre 1855). Ce buste a été exposé au Salon de 1859. 1996. Ducos (Théodore), ministre de la marine et des colonies. Par M. Lèscorné ; buste en marbre. — H. 0,65. Né à Bordeaux le 22 août 1801, il fut député de Bordeaux de 1835 à 1848, siégea aux assemblées constituante et lé- gislative en 1848 et 1849, et fut nommé ministre de la marine et des colonies en 1.851. Sénateur en 1853, président du conseil général de la Gironde en 1854, il mourut à Paris le 17 avril 1855. Ce buste a été exposé au Salon de 1857. 1997. Saint-Arnaud (Arnaud-Jacques Leroy de), ma* réchal de France. Par M. Lariviére. — H. 2,15. — L. 1,40. Né à Paris le 20 août 1798. Garde surnuméraire dans les gardes du corps du roi (compagnie de Gramont) en 1815, sous-lieutenant à la légion départementale de la Corse en 1818, il passa à la légion des Bouches-du-Rhône en 1819, et fut sous-lieutenant au 49e régiment d'infanterie légère en 1827. Lieutenant au 64e régiment d'infanterie de ligne en 1831, il passa à la légion étrangère en 1836; capitaine en 1837, il fut cité dans le rapport du général commandant en chef l'armée expéditionnaire de Gonstantine, comme s'étant distingué pendant le siège de cette place, oi reçut SALLE DE CRIMÉE, N° 102. 405 la croix de la Légion d'honneur. Il se fit remarquer en 1840 dans l'expédition du Médéah, où il fut blessé d'un coup de feu au bas-ventre, et fut nommé chef de bataillon au 18° ré- giment d'infanterie légère. Passé au corps des zouaves en 1841, il se distingua dans plusieurs combats livrés près de Médéah et devant Milianach, aux expéditions deTagdemptet de Mascara, au combat de l'Oued-Melah et de Chaïba-el» Ketta, et fut nommé officier de la Légion d'honneur. Lieu- tenant-colonel du 53e régiment d'infanterie de ligne en 1842, il dirigea deux expéditions aux environs de Milianah. Colo- nel du 32* en 1844, il se fit remarquer dans un combat livré aux Kabyles de Souk-el-Tleta, et passa au 53* de ligne. En 1845, il fut cité pour sa conduite contre les Ouled-You- nés et les Flissa-el-Bahr. Commandeur de la Légion d'hon- neur en 1846. maréchal de camp en 1847, il fut mis à la dis- position du gouverneur général de l'Algérie. Commandant la division de Constantine en 1850, général de division en 1851, il fut appelé au commandement de la 2' division de l'armée de Paris, puis nommé ministre de la guerre. Séna- teur, grand officier de la Légion d'honneur, maréchal de France et grand ôcuyer en 1852, il fut grand'eroix de la Lé- gion d'honneur en 1853. Nommé commandant en chef de î'armée d'Orient en 1854, il remporta sur les Russes la ba- taille de l'Aima, et mourut en mer, à bord du Berthollet, le 29 septembre 1854. Ce tableau a été exposé au Salon de 1855. 1998. Pélissier (Aimable- Jean- Jacques), duc de Mala- koff, maréchal de France. Par M. G. Crauk ; buste en marbre. — H. 0,61. • Né à Maromme (Loire-Inférieure) le 6 novembre 1794. Élève de l'École d'artillerie de La Flèche, puis de l'École militaire de Saint-Cyr en 1814, il servit comme sous-lieute- nant dans l'artillerie de la maison du roi, dans le 57e régi- ment d'infanterie de ligne et dans la légion départementale de la Seine-Inférieure en 1815. Attaché au corps royal d'é- tat-major en 1819, il fut aide-major au régiment des hus- sards de la Meurthe. Lieutenant en 1820, il passa dans le 51e, puis dans le 35e régiment d'infanterie de ligne. Placé à l'é- tat-major général du 1er corps de l'armée des Pyrénées en 1823, il fut admis dans le cadre des lieutenants du corps royal d'état-major, fit la campagne d'Espagne comme aide de camp du général Grandler et reçut la croix de la Légion d'honneur. Successivement aide de camp du général Bourke en 1824, du général Vallin en 1825 et du général Ledru des Essarts en 1826, il fut placé au 13e régiment d'infanterie de ligne (à la suite), et passa au 6e régiment d'infanterie de la 10$ SALLE DE CRIMÉE, N° 102. garde royale en 1827, capitaine au corps royal d'état-major en 1828, il fit la campagne de Morée en 1828 et 1829 comme aide de camp des généraux Jamin, Durrieu et Ledru des Essarts. Attaché à l'état-major général de l'armée d'Afrique en 1830, il se trouva àla prise d'Alger. Chef de bataillon et officier de la Légion d'honneur en 1830, aide de camp du généra] Clément de la Roncière en 1831, il fut employé au dépôt de la guerre et aide de camp du général Pelet en 1832, et fuf employé à l'état-major de la place de Paris en 1833. Aide de camp du général Reille en 1836, détaché en 1837 pour rem plirles fonctions d'aide de camp auprès du général Blan- card, il fut en 1839 chef d'état major de la division de cui- rassiers du corps de rassemblement sur la frontière du nord, aide de camp du générai Faudoas et lieutenant-colo- nel. Chef d'état-major de la 3e division des troupes en Afri- que, il servit en Afrique de 1840 à 1854, et fut successive- ment chef d'état-major h Oran en 1840, colonel en 1842, com- mandeur de la Légion d'honneur en 1843, maréchal de camp en 1846, inspecteur général du 17e arrondissement d'infan- terie et commandant de la division d'Oran en 1848, inspec- teur général du 24e arrondissement d'infanterie en 1849, gou- verneur provisoire de l'Algérie, général de division et ins* pecteur général du 21* arrondissement d'infanterie en 1850, gouverneur général par intérim de l'Algérie et grand officier de la Légion d'honneur en 1851, reprit en 1852 le comman- dement de la division d'Oran et fut inspecteur général du 18e arrondissement d'infanterie. Grand-croix de la légion d'honneur en 1853, il fut en 1853 et 1854 inspecteur général du 20e arrondissement d'infanterie, et exerça de nouveau les fonctions de gouverneur général par intérim de l'Algé- rie. Appelé en 1855 à commander le 1" corps, puis au com- mandement en chef de l'armée d'Orient, il fut nommé maré- chal de France, et reçut en 1856 le titre de duc de Malakoff. Ambassadeur près S. M. la reine du royaume-uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande en 1858, le maréchal duc de Malakoff a été nommé en 1859 grand chancelier de l'ordre impérial de la Légion d'honneur. Ce buste a été exposé au Salon de 1857. 1999. Canrdbert {François-Certain), maréchal de France. Par M. Horace Vernet. — H. 2,15. — L. 1,40. Né à Saint-Ceré (Lot) le 27 juin 1809. Élève à l'École spé-, ciale militaire en 1826, caporal en 1828, il entra au 47e ré- giment d'infanterie de ligne , où il fut successivement sous-lieutenant en 1828, lieutenant en 1832, lieutenant adju- dant-major en 1836, capitaine adjudant-major en 1837. Il «ALLÉ DE CRIMÉE, N0 102. 107 servait depuis 1835 en Afrique, lorsqu'il fut blessé à la prise de Constantine en 1837, et reçut la croix de la Légion d'hon- neur. Il revint en France en 1839, entra en 1840 au 6e batail- lon de chasseurs à pied et retourna en Afrique en 1841. Chef de bataillon au 13é régiment d'infanterie légère, puis au 5* bataillon de chasseurs d'Orléans en 1842, il fut officier de la Légion d'honneur en 1843 ; lieutenant-colonel au 16*, puis au 22° de ligne en 1845, au 64e de ligne en 1846, au 2" de ligne en 1847, il fut la même année colonel du 3° d'infante- rie légère, puis du 2" de ligne, commanda en 1848 le 2* ré- giment de la légion étrangère, puis le régiment de zoua- ves, fut nommé commandeur de la Légion d'honneur en 1849 et général de brigade en 1850. De retour en France, il reçut le commandement d'une brigade d'infanterie de la 1" division active des troupes à Paris en 1850, et en 1851 celui de la 3e brigade de la Ve division de l'armée de Paris. Aide de camp de l'Emperenr et général de division en 1853, il commanda la division d'infanterie réunie au camp d'Hel- faut , près de Saint-Omer , et fut inspecteur général du 5* arrondissement d'infanterie. Commandant de la lre divi- sion d'infanterie de l'armée d'Orient en 1854, puis comman- dant en chef de cette armée, après la mort du maréchal de Saint-Arnaud. Il fut nommé grand officier de la Légion. d'honneur. Remplacé sur sa demande dans le C0fi*!E*u> dément en chef de l'armée d'Orient, il rendit le comman- dement de la 1" division d'infanterie, iut nommé sénateur et grand-croix de la Légion d'honneur. Maréchal de France le 18 mars 1856, commandant supérieur des divisions de l'est à Nancy en 1858, il fut désigné pour commander en chef le camp de Châlons. Ce tableau a été exposé au Salon de 1857. 2000. Bosquet (Pierre-Joseph-François), maréchal de France. Par M. Horace Vernet. — H. 2,15. — L. 1,40. Né à Mont-de-Marsan (Landes) le 8 novembre 1810. Elève de l'Ecole polytechnique en 1829, élève sous-lieutenant à l'Ecole d'application de Metz en 1831, il entra dans l'artille- rie avec ce grade en 1833, et partit pour l'Afrique en .1834. Lieutenant en 1836, il reçut la croix de la Légion d'honneur, fut nommé capitaine en 1839 et fut blessé en 1841 au com- bat de Sidi-Lakhdar; chef de bataillon dans les tirailleurs indigènes d'Oran en 1842, il passa en 1845, avec le grade de lieutenant-colonel, au 15e léger; colonel au 53e de ligne en 1847, général de brigade en 1848, il fut blessé dans la campagne de Kabylie. Général de division et commandeur 108 SALLE DE CRIMÉE, N° 102, de la Légion d'honneur en 1853, il fut nommé en 1854 au commandement de la 2* division d'infanterie de l'armée d'Orient, se distingua à la bataille de l'Aima, reçut la croix de grand officier de la Légion d'honneur en 1854, reçut une blessure grave à l'assaut de Sébastopol, fut nommé séna* leur et grand-croix de la Légion d'honneur en 1855. Maré- chal de France le 18 mars 1856, il fut nommé en 1858 com- mandant supérieur des divisions du sud-ouest à Toulouse. Ce tableau a été exposé au Salon de 1857. 2001. Bosquet (Pierre- Joseph-François), maréchal de France. (Voir n° 2000.) Par M. le comte de Nieuwerkerke ; buste en marbre. — H. 0,65. Ce buste a été exposé au Salon de 1857. 2002. Bruat (Armand-Joseph), amiral. (Voir n* H93.) Par M. Eugène Giraud en 1856. — H. 2,15. — L. 1,40. Ce portrait a été transporté de la quatorzième salle des Maréehaux dans la salle de Crimée, depuis l'impression de la première partie de eette Notia • 2003. Elchingen (Michel-Louis-Fêlix Ney, duc d'), gé~ néral de brigade. Par M. Jaley ; buste en marbre. — H. 0,67. Né à Paris le 22 avril 1804, il était le second fils du maré- chal Ney, prince de la Moskowa. Il servit d'abord en Suède, au régiment d'artillerie de Svea, comme sous-lieutenant en 1824, puis comme lieutenant en 1826. Rentré en France en 1830, il fut officier d'ordonnance du général comte Girard, puis capitaine au 1" régiment de carabiniers, prit part à l'expédition de Belgique en 1832, et reçut la croix de la Lé- gion d'honneur en 1833. Officier d'ordonnance du duc d'Or- léans, il le suivit à l'expédition de Mascara en 1835. Chef d'escadron au 1" régiment de carabiniers en 1837, puis au 4° de cuirassiers en 1838, il prit part en 1839 à l'expédition des Portes-de-Fer, en 1840 à l'expédition de Médéah, et .fut nommé officier de la Légion d'honneur. Lieutenant-colonel au 5° dragons en 1841, colonel du 7* dragons en 1844, géné- ral de brigade en 1851, commandant une brigade de la division de cavalerie de l'armée d'Orient en 1854. Il mourut du choléra à Gallipoli le 14 juillet 1854. 2004. Carbuccia (Jean-Luc-Sébastien-Bonaventure), gé- néral de brigade. Par M. Nanteuil ; buste en marbre. — H. 0,65. Né à Bastia (Corse) le 14 juillet 1808. Elève à l'Ecole spé- SALLB DE CRIMÉE, S° 102. 109 ciale militaire en 1825, caporal en 1826, il entra en 1827 comme sous-lieutenant au 17* de ligne. Il commença à servir en Afrique dès 1830, fut lieutenant au 15* de ligne en 1831, rentra en France en 1836 et fut nommé capitaine au 4* de ligne. Passé au 24* de ligne en 1839, il retourna en Algérie, fut blessé au combat du blockhaus d'Ouledel-Kebir et re- çut une seconde blessure l'année suivante à El-Mezzanoni. Chef de bataillon au 33* de ligne en 1841, chevalier de la Légion d'honneur en 1843, lieutenant-colonel au 58* de ligne en 1846, il passa en 1847 au 8e léger; colonel au 57e de li- gne, puis au 2e régiment de la légion étrangère en 1848, officier de la Légion d'honneur en 1850, il continua à servir en Algérie jusqu'en 1851. Général de brigade en 1852, il commanda la 3* subdivision de la 21* division militaire, et, en 1853, la 2* brigade de la 3e division d'infanterie de l'ar- mée de Paris. En 1854, il fut chargé du commandement des deux régiment de la légion étrangère à l'armée d'Orient, et mourut du choléra à Gallipoli, le 17 juillet 1854. 2005. Bizot (Michel-Brîce), général de division. Par M, Oliva ; buste en marbre. — H. 0,69. Né àBitche (Moselle) le 3 octobre 1795. Élève à l'École polytechnique, il entra en 1813 comme élève sous-lieute- nant du génie à l'École d'application de Metz, et prit part en 1814 à la défense de cette ville. Lieutenant en second à la défense de Besançon en 1815, lieutenant en premier en 1818, il fut attaché à l'état-major comme capitaine en second de sapeurs, puis au 1" régiment du génie en 1821, il fit la campagne d'Espagne en 1823 et reçut la croix de la Légion d'honneur. Rentré à Montpellier en 1824, il fut successive- ment employé à Besançon, à Strasbourg, à Metz et à Arras. Capitaine de 1" classe à l'état-major du génie, il fut em- ployé à Belfort en 1831 ; chef du génie à Bitche en 1832 et à Strasbourg en 1835, il fut employé au dépôt des fortifica- tions à Paris en 1838. Embarqué à Toulon pour l'Afrique en 1839, il servit en chef dans la province d'Oran, fut nommé chef de bataillon en 1839, officier de la Légion d'honneur et chef du génie à Belfort en 1841, passa à Bitche en 1842 et devint lieutenant-colonel en 1845. Colonel en 1849, il fut directeur des fortifications à Constantine et àBlidah. Géné- ral de brigade, commandant supérieur du génie en Algérie, puis commandant de l'École polytechnique en 1852, il fut appelé en 1854 à commander le génie à l'armée d'Orient, fut nommé commandeur de la Légion d'honneur et géné- ral de division en 1855, et fut tué devant Sébastopol le 16 avril 1855. Ce buste a été exposé ou Salon do 1S59. 110 SALLE DE CRfMEE, N° 102. 2006. Lavarande (Louis-Léopold Pecqueult de), général de brigade. Par M. H. de Vauréal ; buste en marbre, — H. 0,67. Né à Paris le 25 mai 1813. Élève à l'École spéciale mili- taire en 1831, caporal en 1832, il entra comme sous-lieuté*- nant au 13e léger en 1833. Lieutenant en 1840, il servit jus- qu'en 1853 en Afrique, où il fut successivement capitaine et chevalier de la Légion d'honneur en 1843, capitaine adju- dant-major en 1844, officier d'ordonnance de M. le duc d'Aumale en 1847, chef de bataillon au 10e léger, puis au régiment de zouaves en 1848, officier de la Légion d'hon- neur en 1850, lieutenant-colonel en 1851 et colonel du 7° ré- giment de ligne en 1853; il fut cité douze fois à l'ordre de l'armée en Afrique. Appelé à l'armée d'Orient en 1854, il eut un cheval tué sous lui à la bataille de l'Aima et fut nommé colonel du 1" régiment de zouaves et commandeur de la Légion d'honneur. Colonel du régiment de zouaves de la garde impériale, puis général de brigade en 1855, il com- mandait une brigade de la 3e division d'infanterie du 2e corps de l'armée d'Orient, lorsqu'il fut tué par un boulet dans l'ouvrage dit du 27 février, pendant l'une des journées des 7 et 8 juin 1855. 2007. Perrin-Jonquière (Amédée-Célestin) , général de brigade. Par M. Dantan aîné; buste en marbre. — H. 0,67. Né à Arles (Bouches-du-Rhône) le 19 mai 1809. Élève à l'École spéciale militaire en 1826, sous-lieutenant au 43e de ligne en 1828, lieutenant en 1832, capitaine, puis adjudant- major en 1838, il passa au 2e bataillon de chasseurs à pied en 1840. Chef de bataillon au 36e de ligne en 1846, il servit en Afrique de 1843 à 1848. Lieutenant-colonel du 74e de li- gne en 1849, colonel du 42° de ligne, puis du 51" en 1852, il servit en Italie, puis à l'armée d'Orient. Nommé général de brigade en 1855, il fut appelé à commander la 26 brigade de la 2e division d'infanterie du corps d'armée de réserve d'O- rient, et mourut aux ambulances le 31 juillet 1855. Ce buste a été exposé au Salon de 1S59. 2008. Brnnet {Jean- André-Louis), général de division. Par M. Sornet en 1858 ; buste en marbre. — H, 0,71.- Né à Valence (Drôme) le 3 février 1803. Élève à l'École spéciale militaire en 1819, sous-lieutenant au 51e de ligne •' 3, .- ' .r, SALLE DE GRJMÉE, ffl 102. ï I f ^ en 1821, fit en 1823 la campagne d'Espagne. Lieutenant en 1825, il servit jusqu'en 1832 à la Guadeloupe; capitaine en 18325 chevalier de la Légion d'honneur en 1837, chef de bataillon au 7' léger, puis au' 48e de ligne en 1840, il servit en Afrique et fut nonimé lieutenant-colonel au 71° de ligne en 1841; colonel au 15e de ligne en 1845, il reçut la croix il'officier de la Légion d'honneur en 1847. Général de brigade en 1851, il commanda la lre subdivision de la 2' division militaire à Lille, et en 1852, la 2e subdivision de la 3° divi- sion militaire: Commandant une brigade de la division d'oc- cupation à Rome, il fut commandeur de la Légion d'hon- neur en 1853. Général de division en 1854, inspecteur général du 29e arrondissement d'infanterie (troupes de la Baltique), il commanda1 la 9° division d'infanterie de l'armée d'Orient, et fut tué à l'attaque de la tour -Malakoff le 18 juin 1855. !; : : : '' <' - 2009. May r an (Joseph-Décius-Nicolas), général de divi- sion. Par M. le comte de Nogent ; buste en marbre. — H. 0,66. Né à Saint-Domingue (Antilles) le 19 janvier 1802. Élève à l'École spéciale militaire en 1819, sous-lieutenant, puis garde du corps de 3e classe (compagnie de Gramont) en 1821, il fit la campagne en 1823 et 1824. Garde du corps de 2e classe (lieutenant) en 1828, il fut licencié en 1830. Lieu- tenant au 22e de ligne en 1831, il fit la campagne de Belgi- que. Capitaine adjudant-major à la légion étrangère en 1836, il fut blessé devant Constantine en 1837, reçut la croix de la-Légion d'honneur, servit en Afrique jusqu'en 1840, et fut nommé chef de bataillon au 61e de ligne, puis au 1er batail- lon de chasseurs à pied en 1841. Lieutenant-colonel au 60e de ligne en 1844, puis aul3e en 1845, il servit de nouveau en Afrique de 1815 à 1847, et fut nommé colonel au 58e de ligne. Officier de la Légion d'honneur en 1850, général de brigade en 1851, il commanda la 3e subdivision de la 7e di- vision militaire à Avignon, puis la 2e subdivision de la 53 di- vision (Meuse) en 1852. En 1854, il commanda la brigade d'occupation du Pirée, fut nommé commandeur de la Légion d'honneur et commandant d'une brigade de la 6e division d'infanterie de l'armée d'Orient. Général de division com- mandant la 2e division d'infanterie du 2e corps de l'armée d'Orient en 1855, il commanda ensuite la 3e division d'in- fanterie du même corps, fut blessé à l'attaque des ouvra- ges de Malakoff le 18 juin 1855 et mourut des suites de ses blessures le 22. 112 SALLE DE CRIMÉE, K° 102. 2040. Marolles (Louis-Roger de), général de brigade. Par M. Dantan jeune en 1857; buste en marbre. — H. 0,66. Né le 18 janvier 1808 à Batavia (île de Java), il entra en 1824 à l'Ecole spéciale militaire, fut en 1820 sous-lieutenant au 9* régiment d'infanterie de ligne et servit en Espagne de 1826 à 1828. Lieutenant en 1831, capitaine en 183ô, il passa en 1840 dans le 9e bataillon de chasseurs à pied. Employé à l'armée d'Afrique en 1843, il fut blessé au combat de Sidi- Bel-Azig en 1844 et fut nommé chevalier de la Légion d'hon- neur; chef de bataillon au 12° régiment d'infanterie légère en 1846, puis au 1er bataillon de chasseurs à pied en 1S47, il revint en France en 1849, il servit à l'armée d'Italie, fut nommé lieutenant-colonel au 33e régiment d'infanterie lé- gère et reçut en 1850 la croix d'officier de la Légion d'hon- neur. Colonel au S" régiment d'in anterie légère en 1852 et au 2e régiment de voltigeurs de la garde impériale en 1854, il fut nommé en 1855 général de brigade à l'état-major gé- néral et mis à la disposition du général en chef de l'armée d'Orient. Il fut tué à l'assaut de Sébastopol le 8 septem- bre 1855. 2011. Pontevès (Louis- Jean-Baptiste-Edmond, comte de), général de brigade. Par M. Mathieu-Meusnier ; buste en marbre. — H. 0,69. Né à Marseille le 24 juin 1805. Élève à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1822, sous-lieutenant au 20e de li- gne en 1824, il servit en Espagne de 1826 à 1828 et entra au 1er régiment d'infanterie de la garde royale en 1829. Lieute- nant au 4* de ligne en 1830, il servit en Afrique de 1831 à 1834, et fut nommé chevalier de la Légion d'honneur. Capi- taine en 1837, chef de bataillon au 25% puis au 13* léger en 1844, il fut officier de la Légion d'honneur en 1846, lieu- tenant-colonel en 1848, et servit en Afrique de 1844 à 1848. Colonel du 75' de ligne en 1849, il fit la campagne d'Italie et reçut la croix de commandeur de la Légion d'honneur en 1852. Général de brigade en 1854, il commanda une bri- gade de la division d'occupation à Rome. Commandant des dépôts de la garde impériale en France en 1855, il reçut en- suite le commandement de la 2e brigade de la division de la garde impériale en Grimée, et mourut le 9 septem- bre 1855 des blessures qu'il avait reçues à l'assaut de Sé- bastopol. 2012. Saint-Pol (Jules de), général de brigade. Par M. Lévèque ; buste en marbre. — H. 0,69. Né à Reims (Marne) le 14 décembre 1810. Élève à l'école SALLE N° 103. 113 spéciale militaire de Saint-Cyr en 1827, il entra comme sous-lieutenant au 7* régiment d'infanterie de ligne en 1829. De 1831 à 1833, il fit la campagne de Belgique, pen- dant laquelle il fut nommé lieutenant. Capitaine en 1840, il passa au régiment de zouaves en 1842 et servit jusqu'en 1848 en Afrique, où il fut successivement chef de bataillon au 8e bataillon de chasseurs d'Orléans, puis au 9* régi- ment d'infanterie de ligne en 1847 et chef de bataillon de chasseurs à pied en 1848. Chevalier de la Légion d'hon- neur en 1850, lieutenant-colonel au 52(î régiment d'infante- rie de ligne en 1851, il servit en Italie. Lieutenant-colonel au 2« régiment de la légion étrangère en 1852, il fut blessé d'un coup de feu a la tête, dans la Kabylie orientale, chez les Beni-Aouat, reçut la croix d'officier de la Légion d'hon- neur et fut nommé colonel du 25' de ligne. Il servit de nouveau en Italie en 1853, et fut en 1854 colonel du 50» de ligne. Colonel du 3' régiment de zouaves en 1854, il fut employé à l'armée d'Orient; nommé général de brigade en 1855, il eut le commandement de la lr- brigade de la 4* di- vision d'infanterie du 2* corps de l'armée d'Orient, et fut tué devant Sébastopol le 8 septembre 1855. SALLE NM03. Cette salle, qui occupe toute la largeur du pavilllon dit de Noailles, for- mait autrefois deux appartements. La partie à droite de l'entrée fut habi- tée, sous Louis XV d'abord, par le marquis de Gacé, puis en 1741, par la comtesse de Mailly, dame du palais de la reine, et en 1755, par le marquis de Matignon. La partie à gauche de la porte d'entrée formait, en 1735, l'ap- partement du comte de Talleyrand, et en 1755 celui du maréchal de Coi» gny. La voussure de cette salle, décorée par M. Féron, sous la direction de M. H. Vernet, est ornée de bas-reliefs dont les sujets rappellent des scènes de la vie militaire, et de médaillons en camaïeux d'or représentant la Fidé- lité, la Prudence, la Force, la Vigilance, la Valeur, ta Persévérance, la Justice et la Tempérance. Aux angles sont des trophées composés de palmiers, do drapeaux et de canons. 2013. La flotte française force Ventrée du Tage. — li juillet 1831. Par M. Horace Vernet. — H. 2,31. — L. 2,37. Plusieurs sujets français ayant été dépouillés et empri- sonnés à Lisbonne, une escadre, composée des vaisseaux le Suffren, le Trident, l'Alger, le Marengo et la Ville de Mar- seille avec les frégates la Didon et la Pallas, fut envoyée dans le Tage sous le commandement au contre-amiral Roussin. Elle s'y présenta le 11 juillet 1831, fit amener le pavillon de tous les bâtiments de guerre portugais, s'em- ÏÏ4 SALLE N° 103. bossa sous les quais de Lisbonne et obtint toutes les sa- tisfactions que le gouvernement français avait dictées* On distingue sur le pont du vaisseau la Fille de Marseille l'amiral Roussin et le capitaine Olivier. 2014. Entrée .de V armée française en Belgique, — 9 août 1831. Par M. Horace Vernet en 1841. — H. 2,00. — L. 1,53. L'avènement du roi Léopold au trône de Belgique avait été pour les Hollandais le signal de recommencer les hosti- lités. La Belgique invoqua le secours de la France. C'était le 4 août que l'assistance d'une armée française avait été .demandée, et le 9 du même mois cette armée, sous les or- dres du maréchal Gérard, franchissait la frontière belge. Le duc d'Orléans prit le commandement du 5e régiment de dragons ; il organisa militairement l'avant-garde, et ce fut avec ce faible commencement d'armée que le maréchal Gé- rard se mit en marche, sans attendre la réunion des trou- pes qui s'avançaient de toutes parts. Le maréchal Gérard est représenté à cheval entre les ducs d'Orléans et de Nemours; à gauche, on reconnaît le général Baudrand et le général de Flahault. 2015. Occupation d'Ancône par les troupes françaises. — 23 février 1832. Par M. Horace Vernêt.— H. 2,00. — L. 1,53. Les Autrichiens étant entrés à Bologne, le gouvernement français voulut occuper la ville d'Ancône. Une division na* vale, composée du vaisseau le Suffren et des deux frégates l'Artémise et la Victoire, partie de Toulon avec des troupes le 8 février 1832, fut mise sous les ordres du capitaine de vaisseau Gallois et, le 22 du même mois, elle mouillait à trois mille de la ville d'Ancône. La nuit venue, les disposi- tions furent prises pour le débarquement. A trois heures du matin, deux bataillons descendirent à terre, et marchèrent sur la ville dont on trouva les portes fermées. Les officiers pontificaux ayant refusé de les ouvrir, l'une d'elles fut en- foncée à coup de hache par les sapeurs du 66e aidés de quelques matelots. Les Français entrèrent alors dans An- cône, et se dirigèrent sur les différents postes occupés par les troupes pontificales, qui ne firent aucune résistance. Au point du jour ils étaient maîtres de toute la ville et, vers midi, le colonel Combes faisait flotter sur la citadelle le dra* peau français à côté du drapeau pontifical. Le colonel Combes, le capitaine Gallois et le capitaine d'Alpuzet enfon cent une porte de la ville. SALLE N° 103. 115 2016. Attaque de la citadelle d'Anvers. — 22 décem~ bre 1832, Par M. Horace Vernet en 1840, — H. 542. — L. 6,96. . Une armée française, sous les ordres du maréchal Gérard, avait franchi la frontière se dirigeant sur la Citadelle d'An- vers, pour en assurer la remise au roi des Belges. Les ducs d'Orléans et de Nemours se rendirent à l'armée; les trou- pes arrivèrent le 20 à Anvers, et le 21, elles étaient établies dans les positions qu'elles devaient occuper pendant le siège. Le 29, malgré la nature marécageuse du terrain et les pluies abondantes qui l'avaient inondé, la tranchée fut ouverte sous la direction du lieutenant- généralHaxo, commandant le génie, et les soldats, ayant de l'eau jusqu'à la ceinture, travaillèrent avec un zèle infatigable. La pre- mière parallèle fut bientôt terminée, la seconde parallèle fut achevée le 7 décembre; on ouvrit ensuite la troisième le 10, et le 12 la quatrième était entièrement terminée. Le 23, le général Chassé demandait à capituler,, et le 24 la garnison hollandaise jnit bas les armes. ? « Un plan est déroulé sur une table formée de tambours. M. le maréchal Gérard explique à M. le duc.d'Orléans et à M. le duc de Nemours l'ordre et la marche de l'attaque. Près de lui, le général- Hàxo; la tète découverte, se baisse pour mieux indiquer sur la carte les travaux exécutés par le génie ; à droite sont les généraux~Baudrand, Hugues^Sàint-Cyr et Neigre, et le co- lonel Vaillant, chef d'état-major du général Haxo, qui donne un ordre à un sapeur du génie, couvert de l'armure dé tête de sape. Derrière le maréchal Gérard, le colonel Lafontaine est vu de profil. » A gauche, plusieurs officiers d'état-major de la garde nationale de Paris sont assis dans la boue; celui qui tient un livre ouvert est le peintre Ary Scheffer ; les deux autres sont le duc de Bassano et le duc d'Istrie. Plus loin, on reconnaît le capitaine de Sercey qui tient un plan, le comte de Chabannes, M. le capitaine Louis Dubreton et le duc d'Elchingen. Au fond, le général de Rumigny observe avec une lunette au-dessus d'une pièce de canon ; près de lui se trouvent le général Marbot et le comte de Ghevelrin. A droite, sur le premier plan, une vivandière est assise contre une traverse* « Cette vivandière est Toinette Mouron, qui donna un rare exemple de courage. Des mineurs avaient été envoyés pour miner le rempart de* la lu- nette Saint-Laurent; enfermés sous le feu des Hollandais, dans la niché même qu'ils avaient creusée, ils n'avaient de vivres que ceux que Toinette Mouron allait leur porter la nuit, au milieu des projectiles lancés par l'en- nemi. » (Description de la salle de Constantine, par M. L. W*.-— Versailles 1842.) 2017. Prise de Bougie. — 2 octobre 1833. Par M. Horace Vernet. — H. 2,00. — L. 4,53. Le 22 septembre 1833, une division navale, composée de la frégate la Victoire, des corvettes l'Ariane et la Circê, du brick le Cygne et des bâtiments de charge la Durance, l'Oise et la Caravane, fit voile de Toulon vers la côte d'Afrique pour attaquer la ville de Bougie, située entre Bone et Alger. Le 116 salle n° 103. capitaine de frégate Parseval-Deschênes commandait la flot- tille, et le général Trézel les troupes de débarquement. Le 29, à neuf heures, près de mille hommes étaient en mou- vement pour débarquer, le général Trézel à leur tête. Les troupes s'élancèrent à terre, où elles furent accueillies par une vive fusillade à bout portant. La position élevée et for- midable de Bougie, les ravins plantés d'arbres, dont la ville est sillonnée jusqu'au bord de la mer avait permis à bon nombre d'Arabes de se glisser inaperçus au lieu du débar- quement; mais en ce moment nos troupes enlevèrent au pas de course les hauteurs principales: les forts furent aus- sitôt occupés ; trois matelots désarmés y plantèrent les premiers notre pavillon. Au bout de cette première journée les forts principaux étaient tombés aux mains des troupes françaises. Mais les Kabyles de Bougie, les plus belliqueux et les plus civilisés à la fois de la côte d'Afrique prolongè- rent encore trois jours leur résistance, et il y eut de san- glants combats livrés dans la ville môme. Enfin, dans la journée du 2 octobre, l'occupation de Bougie fut complète- On reconnaît au fond le général Trézel et sur le devant à gauche, le capi- taine Molière qui est blesse. 2018. Combat de VHabrah. — 3 décembre 1835, Par M. Horaee VerîOït en 1840. — H. 5,12. — L. 7,13. Le 3 décembre à la pointe du jour toute l'armée passa le Sig sur deux ponts jetés par le génie, et Ton se porta sur l'Habrah. On marcha trois quarts de lieue environ sans es- suyer d'autre feu que celui de quelques tirailleurs répan- dus sur les flancs de l'armée, lorsque soudain un coup de canon à poudre se fit entendre : c'était le signal par lequel Abd-el-Kader rappelait à lui ses tribus dispersées. En ce moment les colonnes françaises entraient dans une sorte de défilé formé par un bois épais de tamarins et par le pied de la montagne, qui se rapprochaient. Devant on apercevait quatre grands marabouts qui se détachaient en blanc sur le noir delà forêt. En avant de ces marabouts se trouvaient des ravins bordés d'aloès, avec des cimetières remplis de buttes et de pierres tumulaires; et, en outre de ces diffi- cultés, la plaine était encore rétrécie à gauche par de hau- tes broussailles qui entouraient le grand bois. L'armée était à trois cents pas de l'angle de ce bois, lorsqu'une fusillade très-vive partit du ravin où s'était embusquée l'infanterie régulière d'Abd-el-Kader, en même temps qu'une batterie, composée. de cinq petites pièces de trois ou de quatre, en- voyait ses boulets assez maladroitement dirigés. Le 2e lé- $er surpris par cette attaque imprévue, hésita un moment ; SALLE N° 103. 117 Suais le 2e de chasseurs d'Afrique partit au galop, passa impétueusement le ravin et déblaya l'autre côté à coups de fusil et de pistolet. L'artillerie, mieux dirigée que celle des Arabes, compléta le succès de cette brillante charge. Pendant ce temps, à la gauche, le commandant Bourgon, voyant fuir en désordre les cavaliers auxiliaires d'Ibrahim- Bey, lançait au plus épais du bois une compagnie du 17e, et le bataillon d'Afrique, entraîné par le duc d'Orléans, achevait de nettoyer le bois. Une heure après ce combat, l'armée arrivait tranquillement sur l'Habrah. Le duc d'Orléans attaque le bois de l'Habrah à la tête des voltigeurs du 17* de ligne. Parmi les officiers qui le suivent, on distingue le général Marbot, le général Baudrand qui porte des lunettes, le duc d'EIchingen, le comte de Chabaud-Latour, le général Oudinot, M. Baudens, chirurgien, et M. Salles, aide de camp du général Valée. En avant, M. de Létang, colonel au 2* régiment des chasseurs d'Afrique, tire un coup de pistolet sur un kabyle ; près de lui est M. Auguste Bertin de Vaux. A gauche, sur le devant, les Arabes tout en se défendant se retirent vers l'intérieur du bois, empor- tant leurs morts et leurs blessés ; un père charge sur ses épaules son fils expirant. Plus loin, un chef à cheval se retourne vers les Français en bran- dissant son long fusil. Au fond, le maréchal Clausel dirige les tirailleurs; près de lui est le capitaine de spahis Villiers. 2019. Combat de la Sickak {province d'Oran). — 6 juil~ letl83G. Par M. Horace Vernet. — H. 2,00. — L. 1,53. Le général Bugeaud, commandant les troupes françaises dans la province d'Oran, voulait ravitailler la place de Tlem- cem, où était une garnison qui attendait de lui toutes ses ressources. Abd-el-Kader, de son côté, avait rassemblé tou- tes ses forces pour frapper un coup qui, en même temps, écraserait l'armée française et lui livrerait Tlemcen affa- mée. L'émir avait derrière lui un plateau facile pour la ca- valerie, de deux à trois lieues d'étendue, et entouré sur trois côtés par la Sickak, Tisser et la Tafna. Après un combat acharné, tout fut culbuté; la cavalerie arabe, em- barrassée par son nombre môme, perdit beaucoup d'hom- mes, d'armes et de chevaux ; ses morts et ses blessés res- tèrent en notre pouvoir. Le général Bugeaud est représenté faisant des prisonniers sur l'ennemi qui est en fuite. 2020. Combat de Somah. — 24 novembre 1836. Par M. Horace Vernet. — H. 2,00. — L. 1,53. Le 13 novembre 1836, le maréchal Clausel quitta Bone, à la tête d'un corps d'armée de sept mille hommes, pour at- taquer la ville de Constantine. La rigueur inaccoutumée de la saison, jointe à l'insuffisance des moyens d'attaque, fit échouer cette entreprise, et il fallut lever le siège à peine commencé. La première journée de retraite fut très-diffi- f. 118 SALLE N° 103. V \ \' cile, la garnison entière et un grand nombre de cavaîiersVr arabes nous attaquant avec acharnement, surtout à l'arrière- \ garde. Mais le 63e régiment et le bataillon du 2e léger du commandant Changarnier, formés en carré, soutenus par 1 les chasseurs à cheval d'Afrique, repoussèrent brillamment ( toutes les attaques, tuèrent beaucoup de monde à l'ennemi ■ et le continrent constamment. L'infanterie française attaque et culbute à la baïonnette les Arabes. Le i commandant Changarnier est à cheval au centre du carré. 2021. Siège de Constaniine. — L'e?inemi repoussé des hauteurs de Coudiat-Ati. — 10 octobre 1837. Par M. Horace Vernet en 1838. — H. 5.12. — L. 5,18. Dans la journée du 10, une troupe de Kabyles, profitant des ; ravins et de l'escarpement du terrain, s'en vint tirer près- ] que à bout portant sur le petit retranchement dont le ma- gaelon de Coudiat-Ati était couronné. Il fallut alors qu'offi- ciers et soldats courussent ensemble pour repousser une attaque si déterminée. Le duc de Nemours, l'épée à la main, s'élança des premiers avec le colonel Boyer, son aide j de camp, et M. de Chabannes, un des officiers de son état- major, et tous pêle-mêle, au milieu des pierres d'un cime- tière africain, ils entraînèrent à leur suite quelques braves de la légion étrangère, qui mirent en fuite ces audacieux ennemis. Une partie de l'armée occupe le cimetière de Constantine où les pierres des tombes ont servi à construire un retranchement. Sur le sommet du mamelon, le duc de Nemours, un pied posé sur les pierres du retranche- ment, est entouré du baron Boyer, son aide de camp, du comte de Cha- bannes et du prince de la Moskowa, ses officiers d'ordonnance, du baron Christian Dumas, chef d'escadrom .d'état-major, et de M. Baudens, chirur- gien major. Derrière ce groupe accourt la légion étrangère, en tète de la- quelle marche le capitaine Baileu. A droite, au bas du mamelon, le lieute- nant général comte Danrémont, commandant en chef, suit l'action des yeux; derrière lui se trouvent le général Rullière, commandant le camp de Coudiat-Ati et le général baron de__ Perregaux qui écrit appuyé sur un ta- lus. Sur le premier plan, deux officiers blessés. MM. Maclan et Raindre, capitaines de la légion étrangère , sont rapportés par des soldats. Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. 2022. Siège de Constantine. — Les colonnes d'assaut se mettent en mouvement. — 13 octobre 1837. Par M. Horace Vernet en 1838. — H. 5,12. — L. 10,39. (( Le 13, à trois heures et demie du matin, dit le général Valée dans son rapport, la brèche fut reconnue par M. le capitaine du génie Boutault et M. le capitaine de zouaves de Garderens. Le rapport de ces deux officiers fut qu'elle était praticable, et que l'ennemi n'avait pas cherché à en déblayer le pied. ce A quatre heures, je me rendis dans la batterie de brè- che avec S. A. R. Mgr le duc de Nemours, qui devait, SALLE NM03. 119 comme commandant de siège, diriger les colonnes d'assaut, et M. le général Fleury. Les colonnes d'attaque, au nombre de trois, furent formées. La première, commandée par M. le lieutenant-colonel de Lamoricière, fut composée de qua- rante sapeurs, trois cents zouaves, et des deux compa- gnies d'élite du bataillon du 2e léger. « La deuxième colonne, commandée par M. le colonel Combes, ayant sous ses ordres MM. Bedeau et Leclere, chefs de bataillon, fut composée de la compagnie franche du deuxième bataillon d'Afrique, de quatre-vingts sapeurs du génie, de cent hommes du 3e bataillon d'Afrique, de cent hommes de la légion étrangère, et de trois cents hommes du 47e. « La troisième colonne, aux ordres de M. le colonel Cor- bin, fut formée de deux bataillons composés de détache- ments pris, en nombre égal, dans les quatre brigades. « La première et la deuxième colonne furent placées dans la place d'armes et dans le ravin y attenant ; la troi- sième fut formée derrière le bardo. « La batterie de brèche reprit son feu exclusivement di- rigé sur la brèche ; les autres batteries dirigèrent le leur sur les défenses de la place qui pouvaient avoir action sur la marche des colonnes d'assaut. « A sept heures j'ordonnai l'assaut. « S. A. II. Mgr le duc de Nemours lança la première co- lonne. Dirigée par M. le lieutenant-colonel de Lamoricière, elle franchit rapidement l'espace qui la séparait de la ville, et gravit la brèche sous le feu de l'ennemi. » (Moniteur du 8 novembre 1837). L'artillerie, établie sur un terrain défoncé par les pluies, a ouvert une large brèche dans les murailles de la ville. A gauche, la première colonne d'assaut, composte du 1" bataillon des zouaves et d'une compagnie d'élite du 2" bataillon du 2' léger, s'élance, conduite par le lieutenant-colonel de Lamoricière ; d'une main il tient son épée, et de l'autre il indique la brèche. M. Garderens de Boisse, capitaine de zouaves, court en avant, un drapeau à la main, suivi par le sergent-major Debray. A la suite du commandant Lamoricière, on remarque MM. Vieux, commandant du génie, de Riche- panse, capitaine au 3* régiment de hussards, et Napoléon Bertrand, capi- taine de spahis. La batterie de brèche, composée de quatre pièces de canon, occupe toute la partie à droite du spectateur, tin iMe de la batterie, le duc de Nemours, accompagné du colonel baron Boyer, du lieutenant-colonel comte de Cha- bannes et du prince de Moskowa, donne le signal de l'attaque. Près de la pi tanière pièce de canon se trouve le chef de bataillon d'artillerie d'Armandy. Dans l'intérieur de la batterie, la deuxième colonne d'assaut est formée; elle est précédée d'un peloton d'officiers, parmi lesquels on reconnaît les capi- taines du génie Hackell, Leblanc et Potier, le baron Frossard, chef d'esca- dron d'état-major de la garde nationale de Paris, M. Roussel, capitaine de cuirassiers autrichiens. A la suite de ce groupe, sur le premier plan, sont deux autres officiers étrangers, sir Grenville Temple, lieutenant-colonel anglais, et M Bernard, capitaine saxon, Assis sur la seconde pièce de canon, le lieutenant général comte Valée tient une montre; debout devant lui, le colonel Combes, commandant de la 120 S1LLE N° 103. Seconde colonne d'assaut, attend ses ordres. Dans le groupe d'officiers dont il fait partie, on remarque le général marquis de Caraman, commandant en second l'artillerie, le lieutenant général baron Rohault de Fleury, comman- dant du génie, M. Munster, capitaine d'artillerie, M. Pajol, lieutenant au corps royal d'état-major. Derrière le général Valée se tiennent le colonel de Tournemine, chef d'état-major de l'artillerie, et les capitaines d'artillerie Borel, d'Hilliers et de Mac-Manon. En tête de la compagnie franche du 2* bataillon léger d'Afrique, on recon- naît le capitaine Guignard, appuyé sur son sabre; derrière lui, les soldats restent immobiles dans la boue, attendant l'ordre de marcher. A l'extrême droite du tableau, des soldats portent ïe baron Christian Dumas qui vient d'être blessé; près de lui est M. Baudens, chirurgien major. Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. 2023. Siège de Constantine. — Prise de la ville. — 13 oc- tobre 1837. Par M. Horace Vernet en 1839. — H. 5,12. — L, 5,18. « Le colonel de Lamoricière et le chef de bataillon Vieux, 'aide de camp de M. le général Fleury, arrivèrent les pre- miers au haut de la brèche, qui fut enlevée sans difficulté. Mais bientôt la colonne, engagée dans un labyrinthe de maisons à moitié détruites, de murs crénelés et de barri- cades, éprouva la résistance la plus acharnée de la part de l'ennemi. Celui-ci parvint à faire écrouler un pan de mur qui ensevelit un grand nombre des assaillants, et entre au- tres le chef de bataillon de Sérigny, commandant le batail- lon du 2e léger. « Dès que la première colonne eut dépassé la brèche, je la fis soutenir par deux compagnies de la deuxième co- lonne, et successivement, à mesure que les troupes péné- traient dans la ville, des détachements de deux compagnies vinrent appuyer les mouvements de la tête de colonne. « La marche des troupes dans la ville devint plus rapide après la chute du mur, malgré la résistance de l'ennemi. A droite de la brèche, après avoir fait chèrement acheter la possession d'une porte qui donnait dans une espèce de réduit, les Arabes se retirèrent à distance, et bientôt une mine fortement chargée engloutit et brûla un grand nom- bre de nos soldats. Plusieurs périrent dans ce cruel mo- ment; d'autres, parmi lesquels je dois citer le colonel de Lamoricière et plusieurs officiers de zouaves et du 2e lé- ger, et les officiers du génie Vieux et Leblanc, furent griè- vement blessés. A la gauche, les troupes parvinrent à se loger dans les maisons voisines de la brèche; les sapeurs du génie cheminèrent à travers les murs et l'on parvint ainsi à tourner l'ennemi. La même manœuvre, exécutée à la droite, força l'ennemi à se retirer et décida la reddition de la place. » (Rapvort du général Valée. — Moniteur du 8 novembre 1837). La 2e colonne d'attaque escalade la brèche. Au centre, le colonel Combes se retoupne vers ceux qui le suivent, et il élève en l'air son képi en criant SALLE N° 103. 121 « Tambours et clairons, la charge ! » A droite, sur le premier plan, sept tam- bours et trompettes, commandés par le tambour-major du 47° de ligne, exécutent l'ordre du colonel. Sur le devant, M. Négrier, garde du génie, por- tant une échelle, et M. Pâté, chef de bataillon des tirailleurs d'Afrique, gra- vissent la brèche. A la droite du colonel Combes, on retrouve le prince de la Moskowa, la comte de Chabannes, M. Roussel, capitaine de cuirassiers autrichiens, et à sa gauche le capitaine Guignai-d, le baron Frossard et îe lieutenant Pàjol. M. Sanzai, capitaine aux zouaves, qui vient d'être blessé, est soutenu par des soldats. Derrière lui, M. de Sérigny, chef de bataillon au 2e régiment d'infanterie légère, est renversé par l'écroulement d'un pan de mur. Plus loin, à gauche, M. Niel, capitaine du génie, se cramponne à la partie du mur restée intacte. En haut de la brèche, le lieutenant-colonel de Lamoricière, armé d'une hache, étend le bras droit auquel est suspendu son épée, et semble donner des ordres au capitaine de génie Leblanc, qui esca- lade un talus. On remarque près de lui le capitaine Richepanse et M. Gar- derons de Boisse, qui est tombé en élevant son fusil surmonté d'un drapeau. Plus loin, le capitaine de génie Vieux, qui fut tué dans l'action, et M. Napo- léon Bertrand, capitaine de spahis. A droite, les zouaves, conduits par le lieutenant Samary, poursuivent l'ennemi. =v Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. 2024. Prise du fort Saint-Jean d'Ulloa. — 27 novem- bre 1838. Par M. Horace Vbrnet en 1841. — H. 5,12. — L. 7,12. Le 1er septembre 1838, la frégate la Néréide, sur laquelle le contre-amiral Baudin avait arboré son pavillon, partit clc Brest, accompagnée de la corvette la Créole, commandée par le prince de Joinville. La Néréide rallia à Cadix les deux frégates la Gloire, sous les ordres du commandant Laine, et la Médêe, sous ceux du commandant Leray. Cent trois artilleurs de la marine et trente mineurs du génie étaient adjoints à l'expédition. Arrivé le 27 octobre au mouillage de Sacrificios, l'amiral Baudin employa tout un mois à nég-ocier avec le gouvernement mexicain": le 27 novembre à midi était le dernier terme assigné à ces négociations. Le résul- tat n'en ayant point été satisfaisant, l'amiral fit embosscr près du récif de Gallega les trois frégates la Néréide, Vlphi- génie et la Gloire, avec les deux bombardes le Vulcain et le Cyclope et se mit en mesure d'ouvrir le feu contre le fort Saint-Jean d'Ulloa. A quatre heures vingt minutes, la tour des signaux, éle- vée sur le cavalier du bastion de Saint-Grispin, sauta en l'air en couvrant de ses débris le cavalier et les ouvrages environnants. Une autre explosion eut lieu vers les cinq heures, et dès lors le feu se ralentit considérablement. Au coucher du soleil, la forteresse avait complètement cessé son feu, et le lendemain elle fut occupée par les Français. Le prince de Joinville, debout sur la dunette delà corvette la Créole, écoute le rapport de M. Penaud, lieutenant de vaisseau. A gauche, sur le devant ciu tableau, trois hommes de l'équipage sortent par un sabord pour examiner le dommage causé à la muraille de la corvette par un boulet. A droite, la 122 SALLE N° 103. frégate la Gloire, sur l'arrière de laquelle on distingue l'amiral Baudin. Au fond, l'explosion de la tour du Cavalier. 2025. Combat de VÂffroun. — 27 avril 1840. Par M. Horace Yernet. — H. 2,00. — L. 1,53. Le 25 avril le corps expéditionnaire destiné à occuper Mé- déah, prit position sur la Ghiffa, de Koléah au camp de Bé- liclah. Il était fort d'environ neuf mille hommes de troupes de toutes armes, en face d'un ennemi qui n'avait pas moins de dix à douze mille cavaliers et de six à sept mille fantas- sins. Le 27 avril, l'armée passa la Chiffa : elle marcha sur quatre colonnes. Il était quatre heures lorsque l'ennemi, jusqu'alors invi- sible, commença à paraître. C'était toute la cavalerie du khalifa de Milianah qui débouchait par la gorge de l'Ouâd- Jer, et se déployait parallèlement au flanc gauche de l'ar- mée française. Le maréchal Yalée ordonna aussitôt un mouvement dont l'effet devait être de déborder les Arabes sur leurs deux côtés, et de les rejeter dans les montagnes de Mouzaïa. Le duc d'Orléans, qui, avant de recevoir les or- dres du maréchal, avait prévu lemouvement, était déjà à por- tée de l'ennemi. Il commanda aussitôt au 1er régiment des chasseurs d'Afrique de charger contre les Arabes. Le soin de porter cet ordre fut remis au ducd'Aumale, qui remplis- sait les fonctions d'officier d'ordonnance auprès de son frère. Cette brillante charge eut pour effet de rejeter l'en- nemi sur la rive droite de l'Ouàd-Jer. Une autre charge, di- rigée par le lieutenant-général Schramm, les accula au pied des hauteurs d'Affroun. Les Arabes, culbutés de toutes parts et dispersés dans la vallée du Bou-Roumi, virent leur fuite protégée par la nuit. Sur le premier plan, le maréchal des logis Meuziau combattant contre un Arabe. Au fond, le duc d'Aumale, accompagné du capitaine Jamin, son aide de camp, et du général Bourjolly. 2026. L'armée française occupe le Téniah de Mouzaïa. — 12 mai 1840. Par M, Horace Vernet. - H. 5,12. — L. 6,96. Le maréchal Yalée avait résolu d'attaquer le Téniah de Mouzaïa où il était informé qu'Abd-el-Kader avait ramassé de formidables moyens de défense. Le duc d'Orléans fut chargé d'enlever la position avec sa division. Il la forma sur trois colonnes : celle de gauche, commandée par le gé- néral Duvivier, était composée de deux bataillons du 2e lé- ger, d'un bataillon du 24e et d'un bataiilon du 44e. Elle était SALLE N° 104. 123 forte d'environ mille sept cents hommes, et sa mission était d'attaquer le piton par la gauche et de s'emparer de tous les retranchements que les Arabes y avaient élevés. La se- conde colonne, sous les ordres du colonel Lamoricière, était composée de deux bataillons de zouaves, du batail- lon de tirailleurs et d'un bataillon du 15e léger; cette colonne, ibrte de mille huit cents hommes, devait, dès que le mou- vement de gauche serait prononcé, gravir par une crête de droite, afin de prendre à revers les retranchements arabes» et se prolonger ensuite sur la crête jusqu'au col. La troi- sième colonne, sous les orclree du général d'Houdetot, était composée du £3e de ligne et d'un bataillon du 48e. Elle était destinée à aborder le col de front, dès que le mouvement par la gauche aurait forcé l'ennemi à évacuer les crêtes. II fallut, gravir, pendant plus de sept heures, à travers tous les obstacles d'un terrain roide et escarpé, avant de songer à commencer l'attaque. Enfin, les retranchements des Ara- bes furent successivement emportés par les trois colonnes, après un combat acharné. Ce fut un beau moment que celui où débouchèrent à la fois sur le col soldats et officiers confondus des trois colon- nes, tout haletants, couverts de sueur et de poussière, plu- sieurs même de leur sang, mais oubliant leurs fatigues ou leurs blessures dans l'ivresse de la victoire. Dès que le col fut occupé, l'ennemi se retira dans toutes les directions, et à neuf heures du soir, le corps expédi- tionnaire prit position sur le col même, en continuant d'oc- cuper le piton et les crêtes de Mouzaïa. Le duc d'Orléans à cheval, tient la main du duc d'Aumale, qui est à pied, et porte l'uniforme de colonel du 23e de ligne. A gauche, le général d'Hou- detot, le duc d'Elchingen, le colonel Delarue, MM. de Chabaud-Latouiv Edmond de Montguyon, Bertin de Vaux; le général Marbot blessé est pansé par M. Pasquier, chirurgien des Invalides; plus loin, le général de Rumigny est porté sur un brancard. Dans un groupe placé sur une hauteur on re- connaît, en commençant par la gauche, MM. de Luzi, Levaillant, Pistoulet, le général Duvivier, qui porte un bournous blanc et élève son képi, Laiton, Lorgeris, le colonel Lamoricière et le colonel Changarnier qui tient le dra- peau du 2e léger. A droite du spectateur, le peintre a représenté MM. Ja- min, Regnault, Ganel, Drolovaux, Marin, Montlouis, Porion, Granchette*. Bessière, Brunel et Debray, lieutenant au 2e léger. SALLE N° 104. Cette salle occupe la place de plusieurs appartements. La partie qui touche à la salle précédente était habitée sous Louis XV par le maréchal de Belle-Isle et par les officiers des sardes. La partie la plus rapprochée de la chapelle servait de salle d'assemblée aux musiciens de la chapelle et de logement aux Pères de la Mission, chargés de célébrer le service divin. 124 SALLE N° 104. 2027. Prise de la smahla à" 'Abd-el-Kader à Taguin. — 16 mai 1843. (Voir n° 580.) Par M. Horace Vernet. — H. 4,89. — L. 21,39, Au centre du tableau, le duc d'Aumale, monté sur un cheval blanc, fait un signe de commandement aux chasseurs d'Afrique. Il est accompagné du commandant Jamin, son aide de camp, de M. de Beaufort, son officier d'or- donnance, et de M. Grandvallet, capitaine au 4e chasseurs; près d'eux est le porte fanion Aboudi, la fille de Sidi-Embarak et la famille de Ben-Alal implorent la clémence du prince ; M. Urbain, interprète, est à cheval près de ce groupe. Sur le devant, des Arabes aident le marabout Sid-el-Aradj à sortir d'une tente qui s'est affaissée sur lui. Derrière le groupe du prince se trouve le corps de gendarmerie d'Afriqiie, commandé par le capitaine Grandjean et le maréchal des logis Chamber. Plus loin un détachement du 4e chasseurs, commandé par le sous-lieutenant de Ganclaux. Sur le premier plan, un groupe de chasseurs à cheval exécute une charge; on reconnaît dans ce groupe MM. Cadic, capitaine adjudant-major, de Marguenat, officier d'ordonnance, Durrieu, capitaine d'état-major, et les chasseurs Potier, Hilz- man, Kriner, Lemoine et Dreux. En avant de ce dernier, le lieutenant-colo- nel Morris est tiré à bout portant par un fantassin arabe, qu'il va abattre. d'un coup de pistolet; le capitaine d'état-major Dupin ajuste le même Arabe. Plus loin, M. Lichtlin, lieutenant au 1er chasseur, sabre un Arabe qui se défend avec la crosse de son fusil. A l'extrême gauche, M. d'Epinay, capitaine au 4e chasseurs, charge à la tète de quelques cavaliers. Au fond, M. Bewré, chirurgien major, panse un blessé. A droite du spectateur, et devant le groupe du prince, les chasseurs d'A- frique sont aux prises avec les Arabes ; on reconnaît le maréchal des logis Laroche, le sous-lieutenant Delage ; parmi les Arabes se trouve un Espa- gnol nommé Léra, déserteur de la légion étrangère. Au fond, au delà du ruisseau de Taguin et au pied d'un fort turc en ruine, se trouvent les ten- tes d' Abd-el-Kader, devant lesquelles le colonel Yusuf, accompagné de Ben- Aïssa, son porte fanion et du lieutenant aux spahis Legrand, disperse les Arabes. La mère d'Abd-el-Kader, Lilla Zahra, fuit devant eux, accompagnée de quelques serviteurs. Plus loin, Sidi-Embarak, commandant la smahla en l'absence d'Abd-el-Kader, et poursuivi par les saphis, commandés par le chef d'escadron d'Allonville, le capitaine Piat, le lieutenant Fleury et le sous-lieutenant de Breteuil. A l'extrême droite, sur le premier plan, est la famille de Mohammed-bel-Karoubi, marabout et chancelier d'Abd-el- Kader. Au fond, l'ancien fort de Taguin. Ce tableau a été exposé aux Salons de 18i5 et de 1855. 2028. Bataille d'isly. — 14 août 1844. (Voir n° 581.) Par M. Horace Vernet. — H. 5,14. — L. 10,40. Le colonel Yusuf présente au maréchal Bugeaud les étendards et le para- sol de commandement, enlevés par les spahis et les chasseurs à la prise du camp du fils de l'empereur de Maroc. Le maréchal, accompagné du colonel Foy, est à cheval devant la tente du fils de l'empereur de Maroc. Le parasol est porté par Mohammed-Ben-ba- bor, maréchal des logis aux spahis. Derrière le colonel Yusuf se trouvent le chef d'escadron d'Allonville, le capitaine Legrand et l'adjudant-major Fleurv. Le chef douair Kaïd-Mohammed-Ben-Kaddour et le spahis Moham- med-Ôuld-Amedoa agitent des drapeaux pris sur l'ennemi. Derrière eux se trouvent les maréchaux de logis Veiher et Cordier. Plus loin, sur le pre- mier plan, M. Roche, interprète, montre une lettre à M. Rivet, capitaine SALLE N° 104. 125 d'artillerie; près de lui est M. Gentil Saint-Alphonse, capitaine au 2« hus- sards. A l'extrême gauche est le colonel Tartas, du 4* chasseurs, suivi du brigadier Lestoquoy. A droite du spectateur, devant le groupe du maréchal, on reconnaît, par- mi les blessés, M. Rosetti, sous-lieutenant aux spahis, le maréchal des logis Gérard et M. Damotte, lieutenant aux spahis. M. Philippe, chirurgien prin- cipal de la colonne, donne des soins à ce dernier. Derrière ce groupe on dis- tingue MM. Guilleminot, capitaine au 1" chasseurs, Gavaignac, colonel au 32% de Loë, capitaine au 4° chasseurs, Offroy, capitaine aux spahis, le gé- néral de Lamoricière, de Creny, lieutenant-colonel, le général Bedeau, le capitaine Espivent, le commandant Gaillié, le colonel Eynard, les capitaines d'ètat-major de Garraube et Appert. A l'extrême droite, sur le premier plan, le commandant Froment-Coste marche à la tête des chasseurs à pied du 8" bataillon, morts depuis, le 23 septembre 1845, à l'affaire du marabout de Sidi-Brahim. Plus loin, M. Roguet, colonel du 14V Au fond, la ville d'Ous- chda. Ce tableau a été exposé aux Salons de 184^ et de 1555. 2029. Abd-el-Kader-ben-Mahhi-Eddin. Par M. Ange Tissier en 1853. — H. 2,28. — L. 1,46. Né aux environs de Mascara vers le commencement de 4807, fils d'un marabout de la tribu des Hachems, nommé Sidi-el-Hadji-Mahhi-Eddin, Abd-el-Kader fut de bonne heure versé dans la lecture du Koran, se livra à l'étude de l'élo- quence et de l'histoire, et s'habitua en même temps aux exercices du corps. Il fit deux fois le pèlerinage de la Mec- que et vécut dans l'obscurité jusqu'au moment où son père le fit proclamer émir par les habitants de Mascara. Il se mit alors à prêcher la guerre sainte et vint avec dix mille cava- liers tenter une attaque contre la ville d'Oran. Après avoir étendu sa domination dans la province d'Oran, il soutint contre les Français, depuis 1835, une guerre tantôt sourde, tantôt ouverte, et se soumit à la France en 1847. Conduit à Toulon en 1848, il fut captif au fort Lamalgue, puis au châ- teau d'Amboise. Rendu à la liberté par l'empereur en 1852, Abd-el-Kader habite aujourd'hui Brousse en Asie-Mineure. Ce tableau a été exposé au Salon de 1853. 2030. Vue générale de la ville de Rome et des travaux de siège exécutés par l'armée française. — 29 juin 1849. Par MM. Th. Jung et Gobaut en 1851. — H. 2,28. — L. 4,16. Il est de cinq à six heures du soir; nos batteries sont établies dans l'in- térieur des bastions 6 et 7. Elles contrebattent les pièces placées sur les derniers retranchements des Romains, derrière la muraille Aurélienne, près de la porte Saint-Pancrace et de l'église Saint-Pierre in Jloittorio. On voit, sur le premier plan, la maison aux six volets verts, où a été trans- porté le quartier général pendant les assauts des 22 et 29 juin, et qui ser- vait d'ambulance pendant le combat. A l'extrême droite, et de l'autre côté du Tibre, les batteries du mont Testaccio et de Saint-Alexis, qui prennent d'écharpe nos tranchées et nos batteries de brèche. A gauche, et sur le se- cond plan, la villa Parnphili, le couvent Saint-Pancrace, la villa Corsini; et 126 SALLE ÎH 104. à droite de la porte 'Saint-Pancrace, la maison de Garibakli, qui domine Le terrain, et dont il ne reste plus que tes quatre murs ruinés. Au centre, et toujours sur le second plan, l'enceinte baslionnée et les brèches ouvertes aux bastions 6, 7 et 8. Au troisième plan, la basilique de Saint-Pierre, le Monte- Mario, le Ponte-Mole, le château Saint-Ange et la ville de Rome avec ses principaux monuments. Plus loin, le Tibre, dont les méandres se perdent dans la campagne de Piome. Enfin, à l'horizon, le Monte-Sorato, les monta- gnes de Tivoli et les derniers chaînons des Apennins. Ce tableau, exposé au Salon de 1852, a été exécuté au Dépôt de la Guerre. •2031. Siège de Rome, — Prise du bastion n° 8. — 30 juin 1849. Par M. Horace Vernet. — H. 4,89. — L. 9,97. Le succès de l'assaut, donné le 21 juin aux bastions '6 et 7, nous permit d'établir une batterie de brèche destinée à ou- vrir le flanc gauche du bastion 8. Dans la journée du 29, la brèche étant devenue praticable, un nouvel assaut dut être livré sur ce point, dont la possession nous rendit maître de Rome, par son commandement sur le Transtevère et sur la ville. Le 30 au matin, les dispositions préliminaires étaient exécutées sous la surveillance du colonel Niel, chef d'état- major du génie ; les colonnes s'élancèrent au signal convenu. La première, sous les ordres du chef de bataillon Lefèvre, gravit avec peine et malgré une vive fusillade, la brèche qui n'avait que deux mètres de large à son sommet. Les dé- combres opposèrent un obstacle qui fit dévier la colonne; elle se jeta à droite et s'engagea dans une tranchée faite par l'ennemi à la gorge du bastion. Cependant la colonne de soutien, commandée par le chef de bataillon Laforest, partie un peu à l'avance, avait été fractionnée en deux parties; elle devait s'élancer du couron- nement de la brèche du bastion 7, enlever les retranche- ments ennemis et attaquer le bastion 8 par la gorge, favo- riser le débouché de la première colonne et prendre la bat- terie par le flanc pour paralyser son effet meurtrier. La fraction de droite de cette colonne, forte de deux compa- gnies, 22e, 32«, et de quinze sapeurs avec le lieutenant de génie Brière. refoule par ses tirailleurs l'ennemi vers le Ti- bre, attaque J^a Yilla-Spada, escalade le mur Aurélien et s'empare de la batterie après en avoir tué et dispersé les défenseurs. La fraction de gauche, que conduisait lui-même le chef de la colonne, culbute à la baïonnette les défenseurs d'une tranchée sur la courtine 7 et 8, dont le feu s'opposait ■à sa marche, et opère sa jonction dans l'intérieur de la bat- terie, dont elle bouche les embrasures, eneloue et brise les affûts des pièces. Ce fut alors que la première colonne arriva avec le capi- taine du génie Doutrelaine, et se rabattit par la droite sur SALON d'hercule, n° 105. 127 les défenseurs du bastion, qui, retirés vers le saillant et occupant un petit pavillon hexagonal, continuaient une vive fusillade. Bientôt la coopération bien combinée des deux colonnes, sous la direction du lieutenant-colonel Espinasse, nous rendit tout à fait maîtres du bastion 8. Le point de vue est pris pendant l'action, du quartier général, en avant de la maison dite des Six-Volets-Verts, d'où l'on domine les bastions attaqués, ainsi que la villa Pamphili et le cours du Tibre. A droite, M. de Bonnières, sous-lieutenant de grenadiers au 32e de ligne, s'empare de la batterie Auréllenne avec quelque?» homme de sa compagnie. Plus loin, au second plan, le capitaine du génie Doutrelaine gravit un talus et désigne la partie du bastion qui n'est pas encore occupée. Au milieu et dans la batterie, les Français font plusieurs prisonniers, parmi lesquels se trouvent des Polonais, des soldats de Garibaldi, des Lombards et des Ro- mams. A gauche, sur le second plan, le lieutenant-colonel Espinasse, du 22" léger, accompagné de deux ofhciers, gravit le talus de la batterie et dési- gne le combat qui se livre entre la maison ruinée qui se trouve à l'entrée de la brèche et un petit pavillon occupé par les Romains. Sur ie premier plan, à gauche, le sous-lieutenant Ferrières fait prisonnier un groupe de défen- seurs du bastion. Ce tableau a été exposé au Salon de 1852. Partie centrale. SALON D'HERCULE, N° 105. Le salon d'Hercule, qui sert aujourd'hui d'entrée aux grands apparte- ments, fut pendant une grande partie du règne de Louis XIV (1682-1710) la chapelle du château. La partie du palais dans laquelle se trouvent ce salon et le vestibule au-dessous relie l'aile du nord à la partie centrale. C'est sur cet emplacement que s'élevait dans toute la hauteur du rez-de-chaussée et du premier étage, une chapelle dont le tableau représentant Dangeau reçu grand maître de l'ordre de Saint-Lazare (voir n° 164), reproduit la disposi- tion intérieure analogue à celle de la chapelle actuelle. Dans la partie basse se trouvait l'autel et la chaire où prêchaient tour à tour Bossuet, Bourda- loue et Massillon ; le haut était occupé par les tribunes avec deux oratoires pour le roi et pour la reine. Les principales cérémonies qui se firent dans cette chapelle sont : le mariage du duc de Bourbon avec mademoiselle de Nantes en 1685, la grande promotion des chevaliers du Saint-Esprit, en 1689, le mariage du duc de Chartres (depuis régent) et celui du duc du Maine en 1692, le mariage du duc de Bourgogne en 1697. Après l'inaugura- tion de la chapelle actuelle en 1710, la partie basse de l'ancienne fut con- vertie en vestibule de communication entre la cour de la chapelle et les jardins, et la partie haute devint un immense salon qui servait de passage pour aller des grands appartements à la chapelle, et dont la décoration ne fut terminée que sous Louis XV. Ce salon devait servir de vestibule au grand escalier projeté par Cabriel après la destruction de l'escalier des Ambassadeurs. Louis XV donna le 26 janvier 1739. un grand bal dans le salon d'Hercule ; le 5 janvier 1769, il y soupa au grand couvert à l'occasion du mariage du duc de Chartres. Louis XVI y soupa à son grand couvert le 13 janvier 1782, à l'occasion de la naissance du Dauphin ; le 10 août 1788, le roi y reçut les ambassadeurs de Tippo-Saïb. Enfin, c'est dans le salon d'Hercule que, le 123 SALON d'hercule n° 105. 6 octobre 1789, la députation de l'Assemblée nationale, an nombre de trente-six membres, se réunit pour remettre entre les mains de Louis XVI le décret par lequel cette assemblée se déclarait inséparable du roi. Ce salon est entièrement revêtu en marbres de différentes couleurs; vingt pilastres d'ordre corinthien dont les bases et les chapiteaux sont de métal doré, soutiennent une corniche ornée de consoles et de trophées dorés. « Bans le milieu, dit le Dictionnaire géographique de Bruzen de la Martini ère, il y a une grande cheminée de marbre d'Antin, venant des nouvelles carrières ouvertes dans les Pyrénées depuis quelques années, dont le travers qui est d'une seule pièce a dix pieds de longueur; les jambages sont en grosses consoles, qui portent la fermeture de la cheminée en cintre surbaissé, en- tourée de la même corniche qui couronne les consoles, lesquelles sont ornées de grosses tètes de lion, avec des pattes entrelacées qui tombent au- dessous : au milieu du cintre qui forme le travers on voit une tète d'Her- cule sur un cartouche, d'où naissent des espèces de cornets qui répandent des fleurs et des fruits ; on remarque au-dessus, .un attique avec deux con- soles qui supportent un grand tableau; on aperçoit dans le milieu un trophée de carquois et d'une rondache sur laquelle on a exprimé un des travaux d'Hercule : on peut être satisfait du bon goût de ces différents ornements de bronze doré au feu, qui sont du Yassé, sculpteur très-habile en orne- ments. » PLAFOND. Le plafond commencé par Lemoins en 1729 et terminé en 1736, valut à l'artiste le titre de premier peintre du roi (1). Il représente V Apothéose d'Hercule, par allusion, dit-on, à un des prénoms d'André-Hercule, cardinal de Fleury. « Le dessein du peintre, dit Lemoine lui-même, dans une des- cription imprimée et présentée au roi a été de faire voir dans ce garnd tableau que la Vertu élevé L'homme, au-dessus de lui-même, lui fait surmonter les travaux les plus difficiles et le* plus grands obstacles, et le conduit enfin à l'immortalité. Les travaux d'Hercule et son apothéose lui ont paru très- propres à développer cette pensée. » Hercule présenté à Jupiter par l'Amour de la Vertu est dans un char tiré par les Génies du même amour. Jupiter assis auprès de Junon lui présente Hébé, déesse de la Jeunesse, conduite par l'Hymen; Ganymède est près d'Hébé. A gauche Bacchus assis et appuyé sur le dieu Pan est accompagné de deux Syîvains; au-dessus de Bacchus sont Mercure et Amphitrite et au- dessous Vénus avec l'Amour et les trois Grâces. Plus bas Diane et Pandore sont près de Cornus qui porte une pique entourée de guirlandes de fleurs, et au-dessous Mars et Vulcain contemplent la chute des Monstres et des Vices précipités au bas du char d'Hercule; ces monstres sont : la Colère, la Haine, la Discorde et l'Envie. Deux Renommées sonnent delà trompette. A droite Cybèle est sur un char traîné par des lions; au-dessus d'elle Minerve et Gérés, et plus loin Neptune, Pluton, Eole, Saturne auquel le génie de l'é- ternité montre un serpent qui se mord la queue; au-dessous de Saturne est un groupe dans lequel Zéphyre, Flore et les Génies de l'air se jouent avec une guirlande; la Rosée penche son urne sur des nuages et Morphée est endormi. Du côté opposé au groupe d'Hercule, Apollon est assis devant le temple de Mémoire et accompagné du Génie des beaux-arts ; Iris est sur son arc-en-ciel au bas duquel on voit l'Aurore accompagnée de plusieurs étoi- les personnifiées. Au dessous d'Apollon les neufs Muses célèbrent l'apo- théose du nouveau dieu ; l'Histoire exhorte la peinture à immortaliser les hé- ros et les belles actions. Au-dessus d'Uranie, la constellation de Castor et de Pollux, et plus bas Silène avec une troupe de faunes et d'enfants formant une fête bachique. (1) « Ce vaste et magnifique tableau fut dévoilé aux yeux du roi et à ceux du public, le 26 de septembre 1736, car jusqu'à ce jour il avoit été caché par les cchafauds. Sa Majesté le vit en allant à la messe et en revenant. Comme elle aime les arts et qu'elle s'y connoit, elle l'examina avec beaucoup d'attention et en fut si satisfaite qu'elle nomma sur-le-champ le sieur Le Moine, son premier peintre. » (PlGANIOL DE LA FORCE. — Description de Versailles.) SALON DE L'ABONDANCE, N° 106. 129 Au pourtour de ce plafond règne un attique feint de marbre blanc avec une corniche dorée qui encadre la peinture. Dans les angles de l'attique sont quatre Vertus assises sur des piédestaux, la Force, la Constance, la Valeur et la Justice. Dans les milieux, des cartels rehaussés d'or offrent les attributs des travaux d'Hercule accompagnés par des Génies de la Vertu soutenant une guirlande de chêne qui règne autour de l'attique. Le pre- mier cartel au-dessus de la cheminée représente Cerbère et la peau du lion de Némée ; le second à droite le sanglier d'Eurysthée et le centaure Nessus ; en face de la cheminée Diomède dévoré par ses chevaux, et dans le dernier cartel la biciie aux cornes d'or et Cacus. On compte dans cette immense composition, qui porte 18 mètres 50 cen- timètres sur 17 mètres, cent quarante-deux figures : l'esquisse originale de Lemoine se trouve au Musée du Louvre. 2032. Louis XIV. (Voir n° 717.-) Par Pierre Mignard. — H. 3,59. — L. 2,60. Le roi à cheval et en armure, est couronné par la Victoire, Dans le loin- tain on découvre la ville de Maëstricht. Ce tableau était placé, en 1682, dans le salon de l'Abondance et fut en- suite transporté dans le grand appartement du roi à Trianon. La bordure placée au-dessus de la cheminée est soutenue par des con- soles en bronze doré, est de Vassé. Elle renfermait autrefois un tableau attribué à Paul Véronèse, représentant Eliézer et Rébecca, qui se trouve au Musée du Louvre. 2033. Passage du Rhin. — 12 juin 1676. (Voir n° 126.) Par P. Franque, d'après Lebrun et Vander Meulen. — H. 4,57. -- L. 9,85. Deux groupes de figures allégoriques se trouvent dans le ciel : le premier représente la Valeur et la Victoire volant au-dessus de Louis XIV et le couronnant ; dans le second, la Piété, la Clémence appuyée sur un lion, et la Religion, sont assises sur un nuage. Ce tableau, composé de bandes provenant de modèles de tapisserie (1) destinés à la manufacture des Gobelins, a été repeint entièrement en 1834. La bordure, surmontée des armes de Fiance et soutenue par quatre con- soles en bronze doré, ornées de tètes de lion, a été sculptée par Vassé. Dans cette bordure se trouvait un tableau de Paul Véronèse donné à Louis XIV par la république de Venise en 1665, et représentant le Repas chez Simon le Pharisien. Ce tableau est aujourd'hui dans le grand Salon du Musée du Louvre. SALON DE L'ABONDANCE, N" 106. Cette salle ne faisait pas d'abord partie des grands appartements du roi. Elle servait de vestibule aux tribunes de l'ancienne chapelle (Salon d'Her- cule, a" 105) et au cabinet des Antiques (Salle des Gouaches, n° 137), auquel on montait par cinq marches. Les jours d'appartement on y dressait des buffets pour les rafraîchissements. « Ce qu'on appeloit appartement , dit Saint-Simon, étoit le concours de toute (1) Sous Louis XIV, les modèles peints destinés à être exécutés en tapis- serie de basse-lice étaient divisés en bandes et se plaçaient sous la chaîne du métier pendant toute la durée du travail. Ces bandes, retrouvées dans magasins de la manufacture des Gobelins, ont été rentoilées et ont servi à recomposer divers tableaux du règne de Louis XIV. 130 SALON DE L'ABONDANCE, N° 106. la. cour, depuis sept heures du soir jusqu'à dix, que le roi se mettoit à tr- Me, dans le grand appartement, depuis un des salons du bout de la grande galerie jusque vers la tribune de la chapelle. » Cet usage commença dès la première année de l'installation définitive de Louis XIV à Versailles. « Le roi, dit le Mercure de décembre 1682, permet l'entre e ue son grand appar- tement de Versailles, le lundi, le mercredi et le jeudi de chaque semaine pour y jouer à toutes sortes de jeux depuis six heures du soir jusqu'à dix, et ces jours-là sont nommés jours d'appartement Chacun se présente à l'heure marquée pour être reçu dans ces superbes appartements. Aucun ne se présente qu'il n'ait su auparavant que l'entrée lui est permise. Les uns choisissent un jeu et les autres s'arrêtent à un autre. D'autres ne veu- lent que regarder jouer et d'autres que se promener pour admirer l'assem- blée, et la richesse de ces grands appartements. Quoi qu'ils soient remplis de monde, on n'y voit personne qui ne soit d'un rang distingué, tant hom- mes que femmes. La liberté de parler y est entière, et l'on s'entretient les uns les autres selon qu'on se plaît à la conversation. Cependant, le res- pect fait que personne ne haussant trop la voix, le bruit qu'on entend n'est point incommode. Le roi, la reine et toute la maison royale descendent de leur grandeur pour jouer avec plusieurs de l'assemblée qui n'ont jamais eu un pareil honneur. Ce prince va tantôt à un jeu, tantôt à un autre. Il ne veut ni qu'on se lève ni qu'on interrompe le jeu quand il approche. Lors- qu'on est las d'un jeu, on joue à un autre. On entend ensuite la symphonie ou Ton voit danser. On fait conversation. On passe à la chambre des liqueurs ou à celle de la collation. La manière dont on est servi a des agréments qu'on ne sauroit concevoir. On y voit ceux qui servent qui ont des juste-au- corps bleus avec des galons or et argent. Ils s'ont derrière toutes les tables de joueurs et ont soin de donner des cartes, des jetons et les autres choses dont on peut avoir besoin. Même selon les jeux où Ton joue, ils épargnent aux joueurs la peine décompter, comme au Trou-Madame, où ils calculent Ses points qu'on a faits et les écrivent Dans le salon où sont dressés les buffets, des bas-reliefs représentant l'Abondance sont au-dessus de la porte de marbre. La frise est enrichie de festons convenables à ce sujet. La tapis- serie, les portières et les tabourets sont de la même richesse que dans la salle de Vénus. A la droite de la porte est un tableau d'une hauteur mé- diocre où le Carrache a peint Enée qui porté son père Anchise. Il est de cinq pieds sur trois pieds neuf pouces. A la gauche, un tableau de même grandeur, fait par le Guide, représentant une Fuite en Egypte. Un saint Pierre et un saint Paul, de quatre pieds de haut sur trois de large sont aux côtés des portes de cette salle et du cabinet des raretés qui donne dans ce lieu. On voit à la droite un portrait du roi de neuf pieds de haut sur sept pieds neuf pouces, peint à cheval, grand comme le naturel, et vis-à-vis il y a un David près de Bethsabée, peint par Paul Véronèse. Huit bustes de porphyre, posés sur des scabelons de même matière, sont aux côtés des portes et de la fenêtre. Plusieurs guéridons, or et azur, qui portent des gi- randoles, éclairent ce salon aussi bien qu'un lustre d'argent qui pend au milieu. Trois grands buffets sont aux côtés du même salon. Celui du milieu, au-dessus duquel on voit une grande coquille d'argent, est pour les boissons chaudes, comme café, chocolat, etc. Les deux autres buffets sont pour les liqueurs, les sorbets et les eaux de plusieurs sortes de fruits. On donne de très-excellent vin à ceux qui en souhaitent et chacun s'empresse à servir ceux qui entrent dans ce lieu, ce qui se fait avec beaucoup d'ordre et de propreté. Cette salle et les suivantes, ajoute Félibien, sont tendues et meu- blées en hiver, « les unes de velours vert et les autres de velours de feu avec des crépines et des galons d'or, et toutes sont tapissées en été de bro- cards à fleurs d'or, d'argent et de soie de diverses couleurs, avec des cam- iDanes de point d'Espagne d'or. » Les lambris et les chambranles de cette salle sont revêtus de marbre; l'en- tablement est orné de consoles surmontées de tètes ailées et de petits bas- reliefs dorés. Au-dessus des portes d'entrée et de sortie sont deux bas-re- liefs également dorés, représentant des enfants assis près d'une cassolette et tenant des guirlandes. Un médaillon ovale, peint en camaïeu dans le cintre de la porte de l'ancien Cabinet des Antiques représente la Magnificence sous la figure d'une femme assise sur des nuages, tenant un pi >n et une corne d'abondance d'où sortent des coiironnes et des médailles. SALON DE L'ABONDANCE, N° 106. 131 PLAFOND. Le plafond, peint par Houasse, représente l'Abondance ou plutôt la Magnificence royale. «Au-dessus de la corniche, dit Félibien (1), le plafond s'élève en manière de voûte. On a feint une balustrade d'or, où dans le mi- lieu des grandes faces il y a des piédestaux remplis de bas-reliefs représen- tant des Enfants et des jeunes Tritons qui se jouent. Devant cette même balustrade, dans les encoignures du plafond, l'on voit de grands vases d'or portés par des coquilles ornées de guirlandes et qui soutiennent d'autres vases plus précieux. Le reste est couvert de riches tapis, sur lesquels il y a des cassolettes d'or et des vases d'agate de différentes figures, principale- ment au-dessus de deux frontons, dont la fenêtre et une arcade semblable qui renferme à l'autre bout la porte du cabinet, sont couronnés. Car on a même pris un soin très- particulier en ces endroits d'imiter ce qu'il y a de plus excellent dans le magnifique amas que ce cabinet contient. «De jeunes filles et de jeunes hommes, peints comme or du vestibule au derrière de la balustrade, s'occupent à ranger ces ouvrages si précieux à mesure que des enfants ailés, qui remplissent une partie du haut du plafond, semblent en apporter encore de toutes parts. L'action et le mouvement qui paroît dans toutes les figures exprime la diligence avec laquelle tant de choses rares ont été rassemblées dans ce riche cabinet. « Sur des nuages et proche les quatre grands vases d'or à un bout du pla- fond, on voit Pluton et Neptune avec Thétis, et à l'autre bout vers le cabinet sont deux femmes assises. Celle qui est du côté gauche représente l'Asie ; elle a un turban sur la tête, et dans ses mains une cassolette remplie de par- fums : et celle qui est du côté droit est l'Europe ; auprès d'elle, on voit plu- sieurs sortes d'armes et d'instruments. « Dans la partie la plus élevée du plafond est une belle femme, dont le corps est à demi découvert. Une couronne de rayons environne sa tète (2) ; de la main droite elle porte un sceptre d'or, s'appuyant du même bras sur une corne d'abondance, d'où se répandent quantité de médailles, de perles et de joyaux, et de la main gauche, qu'elle étend vers le cabinet, elle marque les ordres qu'elle prescrit. C'est la Magnificence. De deux femmes qui l'accom- pagnent, l'une, assise auprès d'elle est l'Immortalité avec un obélisque et une palme, et l'autre a des ailes au dos, une flamme sur la tète (3) et dans ses mains des instruments propres aux beaux-arts pour en marquer le progrès.» 2034. — Prise de Charleroi. — 12 juin 1667. Ecole de Vander Meulen. — H. 2,57. — L. 1,26. , Le marquis de Castel Rodrigo, gouverneur des Pays-Bas, avait fait élever sur la Sambre, à six lieues de Namur, une Cl) La Description sommaire de Versailles ancienne et nouvelle, par M. Féli- bien des Avaux, historiographe des bâtiments du roy. — Paris, 1703, donne sur les plafonds de Versailles des détails d'autant plus précieux qu'André Félibien le père avait été chargé de désigner aux artistes les sujets des pein- tures faites pour le roi. Un autre livre non moins curieux sous ce rapport est Y Explication historique de ce qu'il y a de plus remarquable dans la Maison royale de Versailles et en celle de Monsieur à Saint-Cloud, parle sieur Combes. — Paris, 1681. Ce livre est accompagné d'approbations signées par Coypel, Paillette, Regnaudin et Coysevox, certifiant qu'ils n'y ont trouvé rien qui ne soit conforme aux sujets de peinture et de sculpture. Nous avons, pour la description des plafonds, suivi ces deux auteurs, de préférence à Piganiol de la Force. (2) Ce détail a disparu à la suite d'une des nombreuses restaurations fai- tes à ce plafond depuis longtemps dégradé. (3) Ce dernier détail a également disparu. 132 SALON DE l'abondance, n° 106. forteresse qu'il avait nommée Gharleroi. A l'approche de l'armée de Louis XIV, jugeant qu'il n'avait pas assez de troupes pour la défendre, il l'abandonna et fit sauter les bastions. Turenne se rendit maître de la place, et Louis XIV en fit relever les fortifications par Vauban. On reconnaît sur le devant Turenne à cheval donnant des ordres, et plus loin Vauban à la tète d'une troupe de cavaliers. 2035. — Prise de Lille. — 27 août 1667. École de Vander Meulen. — H. 2,55. — L. 1,23. Louis XIV, accompagné de son frère (Monsieur, duc d'Orléans), arriva le 10 août devant Lille, et fit ouvrir la tranchée dans la nuit du 18 au 19. Pendant le cours du siège, le roi ne manqua pas un jour d'en suivre les tra- vaux; il se trouva en personne aux attaques du chemin couvert et des demi-lunes, et encouragea tellement les troupes par sa présence, que la ville se rendit le huitième jour de tranchée. Sur le devant Louis XIV, à cheval, indique avec sa canne les retranche- ments de la ville. 2036. — Siège de Valenciennes. — Mars 1677. (Voir n° 603.) Par Vander Meulen. — H. 2,55. — L. 3,79. Louis XIV,- monté sur un cheval isabelle, indique ses gardes du corps qui sont sur un plan plus éloigné. Ce tableau était placé dans un vestibule du château de Marly. — Grave par R. Bonnart (Chalcographie impériale). 2037. — Prise de Cambrai. — 5 avril 1677. Par Vander Meulen. — H. 2,02. — L. 3,83. Louis XIV fit ouvrir la tranchée dans la nuit du 28 au 29 mars et fut jour et nuit à cheval pendant le siège. Le 2 avril, Vauban ayant fait les dispositions pour attaquer les trois demi-lunes en même temps, le roi donna à dix heu- res du soir le signal de l'attaque, et la ville capitula le 5. Louis XIV, monté sur un cheval tigré, est accompagné des maréchaux de Schomberg, de la Feuillade, de Luxembourg et de Lorges. Ce tableau était placé dans un vestibule du château de Marly. — Gravé par lt. Bonnart (Chalcographie impériale). 2038. — Siège de Fribourg. — 17 novembre 1677. Ecole de Vander Meulen. — H. 2,50. — L. 1,25. Le maréchal de Créquy, après avoir rendu inutile par sa SALON DE VÉNUS, N° 107 133 prudence les desseins du duc Charles de Lorraine qui, à la tête d'une armée de soixante mille hommes, voulait faire une irruption en Champagne, vint assiéger Fribourg et s'en rendit maître en cinq jours de tranchée ouverte. Sur le deva.it sont des prisonniers, et dans le fond le maréchal de Cré- quy, à cheval. 2039. — Prise de Leewe. — 4 mai 1678. (Voir n» 132.) Ecole de Vander Meulen. — H. 2,59. — L. 1,50. Cette salle fut, dans l'origine, la première des grands appartements du roi, pavés et enrichis de différentes sortes de marbre, et où « l'on a observé, dit Félibien, d'employer ceux qui sont les plus rares et les plus précieux dans les lieux les plus proches de la personne du roi. » Les portes devaient être de bronze travaillé à jour. « Et comme, ajoute Félibien, le soleil est la devise du roi, l'on a pris les sept planètes pour servir de sujet aux ta- bleaux des sept pièces de cet appartement. » Ces projets furent modifiés lors de la construction delà grande galerie et des salons qui l'accompagnent; le nombre des pièces se trouva réduit à cinq, et le pavé de marbre fut rem- placé par des parquets de menuiserie. La salle de Vénus donnait sur le grand escalier du roi ou des ambassadeurs. Les jours d'appartement, cette salle était destinée pour la collation. « On voit tout autour, dit le Mercure de 1G82, plusieurs tables sur lesquelles elle est dressée; ces tables sont cou- vertes de flambeaux d'argent et de corbeilles de filigrane rondes, longues et carrées. Les fruits crus, les citrons, les oranges, les pâtes et les confitu- res sèches de toutes sortes, accompagnées de fleurs, les remplissent en pyramides. Comme toute cette collation n'est servie que pour être entière- ment dissipée, elle demeure exposée pendant les quatre heures que durent les divertissements, et chacun choisit et prend soi-même ce qui est le plus de son goût... Deux grands lustres d'argent pendent sur deux foyers de deux pieds de haut sur trois de diamètre : huit girandoles de cristal portées par des guéridons dorés, éclairent les quatre coins de la salle. Les portières et les tabourets sont de velours vert galonné d'or. » Après la suppression du grand escalier, sous Louis XV, ce salon servit de principale entrée à l'ap- partement de Madame Adélaïde. « On ne voit point de peinture dans la face opposée aux fenêtres, dit Fé- libien. Des pilastres et des colonnes ioniques de marbre, avec des bases et des chapiteaux de bronze doré ornent de ce côté la porte du grand escalier, et une fausse porte qui fait symétrie avec la véritable, y ayant entre deux une niche et sur un piédestal, au milieu de cette niche, la statue antique de Lucius Quintius Cincinnatus. » Avant la statue de Cincinnatus, on voyait dans cette niche la statue de Louis XIV, par Warin, placée aujourd'hui sur le pallier du premier étage de l'Escalier des Princes, et le Cincinnatus transporté au Louvre a été remplacé depuis par un groupe en marbre re- présentant Les Trois Grâces, par Pradier (1) Les lambris, entre les portes et les fenêtres, sont ornés de peintures par Rousseau, et continuent l'architecture delà salle. « Deux, entre les portes des bouts de la salle, représentent des édifices et des jardins en perspective. Les autres, entre les trois fenêtres des deux grandes faces, font voir comme des niches enrichies de coquilles et de bas-reliefs d'or, avec des statues de Méléagre et d'Atalante; mais peintes avec tant d'art et dans un jour si (4) Ce groupe, exposé au Salon de 1831, a 1,61 de hauteur. iort SALON DE DIANE, Ne 108. favorable qu'on a peine à croire qu'elles ne soient pas de relief, et même quatre pilastres peints de marbre et d'ordre ionique, aux côtés de ces ni- ches, semblent si vrais, que les yeux y sont trompés de près comme de loin. » (FÉLIBIEN.) PLAFOND. Toutes les peintures du plafond sont de Houasse, et ont pour sujet Vé- nus assujettissant à son empire les Divinités et les Puissances. Le compartiment du milieu, qui est de forme ovale, représente Vénus sur son char, s'appuyant sur un cygne; les trois Grâces la couronnent; l'Amour vole au-dessus d'elle, un arc et une flèche à la main; une guirlande de fleurs lui entoure le corps. Des Amours chargés de corbeilles remplies de fleurs portent un carquois et un flambeau, et soutiennent en l'air de gran- des guirlandes de roses que Vénus a dans ses mains, et qui viennent enla- cer Mars, Vulcain, Bacchus, Neptune et Jupiter. Ces guirlandes se prolon- gent dans les quatre angles du plafond, et entourent des figures d'hommes et de femmes assises de chaque côté de trépieds d'or chargés de trophées et de palmes ; des amours resserrent les liens de ces figures, qui représentent Titus et Bérénice, Marc-Antoine et Cléopâtre, Jason et Médée, Thésée et Ariane. Deux bas-reliefs de forme ronde « peints en manière de camaïeux d'azur rehaussés d'or, » accompagnent le sujet du milieu du plafond, et représen- tent Europe enlevée car Jupiter métamorphosé en taureau et Ainphitrile. police sur un dauphin,. Le milieu des voussures est orné, sur les quatre côtés, d'un tableau posé sur un bas-relief peint en camaïeu. Les bas-reliefs des deux grands côtés sont surmontés de satyres assis sur des frontons brisés, soutenant des guirlandes qui commencent par être feintes et finissent par être en relief. « Les quatre tableaux d'histoire, colorés comme au naturel, sont les ima- ges de ce qu'une grande passion produit de glorieux quand elle agit dans le cœur d'un véritable héros, et ces exemples mémorables d'engagement sin- cère, de réjouissance publique, de magnificence royale et de valeur à défen- dre les droits d'une reine tendrement aimée, ont' été choisis comme plus conformes à ce qui s'est passé dans le mariage du roi, si célèbre par la pompe de sa solennité, par les courses de têtes et de bagues faites à Paris, dans le Carrousel de l'année 1662, par les travaux somptueux dont les mai- sons royales commencèrent alors d'être embellies, et enfin par la conquête crue le roi fit en très-peu de temps, pour la reine son épouse, de tout ce que l'Espagne refusait alors d'accorder à ses justes prétentions. » Les ca- maïeux « expriment les peines que l'amour cause. » Ces peintures représentent : Côté de la salle de l'Abondance. — Auguste présidant aux jeux du Cirque (Carrousel de 1662). Le bas-relief a pour sujet : Pan et Syrinx. Côté en face des fenêtres. — Nabuéfiodonosor et S émir amis font élever les jar- dins de Babylone (Allusion aux travaux des Maisons royales), Les bas-re- liefs représentent : Saturne enlevant Cybèle Qt Neptune enlevant Coronis. Côté du salon de Diane. — Alexandre épousanl Roxaue (Allusion au ma- riage de Louis XIV;. Le bas-relief a pour sujet : Apollon et Daphné. Côté des fenêtres. — Cyrus fait passer ses troupes en revue devant un-e prin- cesse qu'il voulait secourir (Allusion à la guerre de 1667j. Les bas-reliefs re- présentent ; Orythie enlevée par Borée et Plut on enlevant Proserpine. SALLE DE DIANE, N° 108. C'était sous Louis XIV la chambre du billard, dont le Mercure de 1682 dé- crit aussi le riche ameublement. « Quatre grands lustres d'argent et quatre chandeliers de même matière, et de deux pieds de haut, posés sur des guéridons dorés de six pieds, sont aux angles d'un billard couvert d'un grand tapis, traînant à terre, de velours cramoisi, garni d'une frange d'or au bas. Quatre formes du même velours galonné d'or, posées sur deux es- trades couvertes de tapis de Perse, rehaussées d'or et d'argent servent aux dames quand elles veulent s'asseoir pour regarder jouer au billard. Quatre SALON DE DIANE, N° 108. 135 -caisses d'orangers d'argent, de trois pieds de haut et de deux de diamètre, posées sur des bases de même matière, hautes d'un pied, et quatre giran- doles d'argent portées par des guéridons dorés, sont au côté des formes. Une grande cassolette, quatre grands vases et quatre plus petits parent le nord de la cheminée, et deux chenets d'argent de deux pieds de haut sont au foyer. » PLAFOND. Le plafond, peint par Blanchard, a pour sujet Diane, présidant à la navi- gation et à la chasse. « Cette déesse, dit Combes, y est représentée sur son char, accompagnée des Heures de la nuit qui sont toutes ses filles, lesquel- les sont autour de son char et ont des ailes de papillon; celles qui devan- cent le char représentent les Heures fraîches du matin, qui répandent sur la terre la rosée et les fleurs. Celle qui tient l'horloge marque l'heure qui nous appelle à notre travail. Derrière le char est l'heure du repos qui dori dans le temps qu'un petit amour lui pousse les vapeurs du sommeil et l'o- deur des pavots. A côté d'elle est l'Heure de la veille qui sert aux études et aux méditations; elle tient une lampe et s'appuie sur des livres. La Navi- gation y est représentée par une femme sur un vaisseau qui en tient le gou- vernail et une ancre; elle est accompagnée d'enfants qui tiennent ce qui sert à la Navigation. La chasse est représentée par une femme qui tient un filet qui sert à prendre les oiseaux, accompagnée d'enfants dont l'un tient un cor et les autres des lesses de chiens. » Les quatre sujets des voussures rappellent également lâchasse et la na- vigation. « Il n'est pas difficile de connoitre, dit Félibien , que de tels sujets ont été choisis par rapport au roi, qui s'est fait de bonne heure un plaisir de la chasse et qui n'a pas plutôt pris en main le gouvernement de son état, que, pensant à tout ce qui pouvait contribuer à la félicité de ses peu- ples, Sa Majesté commença d'établir le commerce dans les contrées les plus éloignées et envoya dès lors, pour cet effet, des colonies françoises à Mada- gascar et en divers autres lieux. » Ces sujets représentent : Côté de la salle de Vénus. — Cyrus à la chasse du sanglier, par Audran. Côté en face des fenêtres. — Jules César envoie une cjlonie romaine à Car- tilage, par Audran. Côté du salon de Mars. — Jason et les Argonautes abordant à Colchos pour conquérir la Toison d'Or, par LAFOS.SE. Côté des fenêtres. — Alexandre à la chasse du lion, par Lafosse. Au-dessus des portes qui communiquent dans les Salles de Vénus et de Mars, « sont figurés en manière de bas relief.d'or » Diane et Jctéon, Diane protégeait Aréthuse contre le fleuve Alphée. une offrande de fleurs et un sacri- fice faits à Diane « pour le vœu de chasteté qui est marqué par une ceinture qu'une jeune fille offre à cette déesse. » La décoration de cette salle était complétée par deux tableaux de Blan- chard et de Lafosse, représentant Diane et Endymion et le Sacrifice d'Iphi- génie, placés, l'un au-dessus de la cheminée, et l'autre vis-à-vis. Dans la tablette delà cheminée est incrusté un petit bas-relief en marbre par Sar- razin, représentant la Fuite en Egypte. 2040. — Louis XIV. (Voir n° 717.) Par le Bernin ; buste en marbre. — H. 0,80. « Vis-à-vis les fenêtres, dit Félibien, il y a clans l'enfoncement du milieu un pîédotiehe avec des trophées de bronze en bas-relief posés ensemble sur un grand socle. C'est là que le buste du roi, fait en marbre par le che- valier Bernin, est placé sous une couronne portée par des enfants ailés, fis sont de bronze doré et s'avancent de dessus une corniche en manière de fronton, qu'un petit avant-corps et des consoles de bronze attachées au devant soutiennent. » Ce buste fut exécuté par le Bernin, lors de son voyage en France en 1665. « Le cavalier, rapporte Charles Perrault dans ses Mémoires, proposa, dès qu'il fut arrivé, de faire le buste du roi. Ce fut un bon moyen de faire sa cour. On porta chez lui le plus beau bloc de marbre qu'on put trouver. Il 136 SALON DE DIANE, N° 108. travailla d'abord sur le marbre et ne fit point de modèle de terre, selon l'usage des autres sculpteurs; il se contenta de dessiner en pastel deux ou trois profils du visage du roi, non, à ce qu'il disoit, pour les copier dans son buste, mais seulement pour rafraîchir son idée de temps en temps, ajoutant qu'il n'avoit garde de copier son pastel, parce qu'alors son buste n'auroit été qu'une copie qui, de sa nature, est toujours moindre que son original. » 2041 . — LOUIS XIV. (Voir n° 717.) Par Hyacinthe Rigaud. — H. 3,13. — L. 2,05. Il est debout, couvert du manteau royal, et s'appuie sur son sceptre ; la couronne et la main de justice sont posées sur un coussin à côté de lui. Ce portrait est une répétition par Rigaud du portrait original, peint en 1701 , qui se trouve au Musée du Louvre. 2042. — Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France. Attribué à Beaubrun. — H. 1,92. — L. 1,92. Fille unique de Philippe IV, roi d'Espagne. Née à Ma- drid le 20 septembre 1638, elle fut mariée à Saint-Jean-de- Luz, le 9 juin 1660, à Louis XIV, et mourut à Versailles le 30 juillet 1683. « Louis XIV, rapporte Y Art de vérifier les da- tes, disoit que la reine ne lui avait jamais causé d'autre chagrin que celui de sa mort. » La reine, portant une robe et un manteau fleurdelysés et doublés d'her- mine, est assise près d'une table sur laquelle est un coussin portant la couronne royale. Deux colonnes torses soutiennent un rideau au-dessus de sa tête. 2043. — Marie-Thérèse d'Autriche. (Voir n° 2042.) Par M. Desbœufs en 1835 ; buste en marbre. — H. 0,69. 2044. — Louis de France, dauphin, surnommé le Grand Dauphin. (Voir n- 133.) Par Coyzevox ; buste en marbre. — H. 0,63. Il porte une armure ornée de fleurs-de-lys et de dauphins, et, par des- sus, le cordon de l'ordre du Saint-Esprit et un manteau. Un dauphin en bas-relief décore le piédouche. 2045. — Philippe de France (Monsieur), duc d'Orléans. (Voir n° 817.) Par M. Dantan jeune en 1836 ; buste en marbre. — H. 0,70. 2046. — Condé (Louis de Bourbon, IIe du nom, prince de), surnommé le Grand Condé. (Voir n° 1335.) Par M. Grévenich; buste en marbre. — H. 0,69. SALON DE MARS, N° 109. 137 2047. — Turenne (Henri de La Tour d'Auvergne, vi- comte de) , maréchal de France. (Voir n° 999.} Par Coyzevox ; buste en plâtre. — H. 0,70. Le buste original est au Musée du Louvre. 2048. — Philippe d'Orléans, duc d'Orléans, régent du royaume. (Voir n° 169). Par M. Bra ; buste en marbre. — H. 0,73. 2049. — Vendôme (Louis -Joseph, duc de).. (Voir n° 1197.) Par M. Guillot en 1836 ; buste en marbre. — H. 0,74. 2050. — Villars (Louis-Œaude-Hector , duc de), maréchal de France. (Voir n° 1057.) Par M. Bougron en 1835; buste en marbre. — H. 0,76. SALON DE MARS, N° 109. Cette salle reçut diverses destinations, comme nous rapprend Monicart dans Versailles immortalisé : Cher curieux qui me regardes Apprends aujourd'hui qu'autrefois On me donna le nom de la Salle des gardes Du plus magnifique des rois ; Mais on a fait de moi depuis un autre usage : Je sers d'appartement, de montre et de passage ; Et comme mon circuit est grand et spacieux, Je suis le rendez-vous des plaisirs et des jeux. Quand Louis veut donner un festin magnifique, Des hais, des concerts de musique, Pour voir réjouir et rassembler la cour, Il choisit pour cela mon commode séjour. Les jours d'appartement, cette salle des gardes fut d'abord choisie pour l'assemblée des joueurs. « Six portraits du Titien, dit le Mercure de 4682, sont sur les quatre portes et sur deux cabinets de marqueterie d'ufte déli- catesse merveilleuse. Six groupes de figures d'argent, quatre statues et quatre buires de même métal, hauts d'un pied et demi, ornent les deux cabinets. Deux cuvettes d'argent en ovale, de quatre pieds de haut, sur six de large, portent des vases de deux pieds, et quatre sceaux de même hau- teur les accompagnent. Quatre grandes buires de six pieds de haut sont aux angles, et deux grands lustres, le tout d'argent, pendent aux deux bouts de la chambre. Deux grands miroirs, avec des bordures d'argent à cartouche, sont au-dessus de deux tables, sur lesquelles posent deux gran- des corbeilles, quatre grands chandeliers et quatre petits, d'argent ainsi que les tables. Des girandoles, portées sur quatre guéridons de même ri- chesse, accompagnent ces deux tables et parent les entre-deux des fenêtres. Des chenets et des vases d'argent ornent la cheminée, au-dessus de la- quelle on voit un tableau de Paul Véronèse, représentant la Sainte-Fa- mille. Il est haut de huit pieds quatre pouces sur six pieds onze pouces. Au côté droit est un grand tableau, où le même Paul Véronèse a peint Notre 138 . SALON DE MARS, N° 109. Seigneur avec les pèlerins d'Emmaùs, haut de neuf pieds sur treize pieds neuf pouces. De l'autre côté, l'on voit la famille de Darius aux pieds d'A- lexandre. Ce tableau est de M. Le Brun, Sa Majesté, dont; le discernement est si juste, l'ayant choisi pour l'opposer à celui de Paul Yéronèse, je crois que •ce choix fait aussi son éloge, sans qu'il soit besoin que j'en dise davantage. Un trou-madame de marqueterie, posé sur une table de velours vert, en- touré de pentes de velours cramoisi à franges d'or, est au milieu de la chambre. Une table carrée, quatre en triangle et six à pans sont autour. Toutes ces tables sont couvertes de velours vert galonné d'or et garnies de flambeaux d'argent à tous leurs angles, posés sur de petits guéridons. On joue sur ces tables à plusieurs sortes de jeux de cartes, ainsi qu'à divers jeux de hasard. La bassette et le hoca en sont bannis, la prudence du roi l'ayant jugé à propos pour le bien de ses sujets. On voit encore, dans la même chambre, des tables pour plusieurs autres jeux nouvellement inven- tés, et qui, selon toutes les apparences, n'ont point de quoi engager les joueurs à se servir, d'une adresse qui n'est pas permise pour gagner.» Cette salle servit ensuite de salle de bal et de concert ; il existait alors des deux côtés de la cheminée deux tribunes de marbre, ornées chacune de deux colonnes d'ordre ionique ; ces tribunes, destinées aux musiciens, commu- niquaient l'une à l'autre par derrière la cheminée; elles furent supprimées vers 1750. PLAFOND. « Quant au plafond d'où pendent cinq grands lustres de cristal de roche, dit Félibien, c'est là que, par des sculptures dorées et par des peintures fort ingénieuses, l'on a continué de tracer l'image des actions héroïques du roi. » Le compartiment du milieu, peint par Audran, représente Mars sur un char tiré par des loups. Les génies delà guerre l'accompagnent, représentés par de jeunes enfants ailés à qui des Cyclopes donnent des armes. La Re- nommée vole devant le char. L'Histoire, figurée par une femme ailée, sem- ble écrire ce qu'elle entend publier, et l'on voit, près de cette femme, plu- sieurs génies qui ôtent la faux des mains de Saturne. Les deux autres peintures placées aux extrémités du plafond du milieu représentent : Côté du salon de Diane. — La Victoire soutenue par Hercule et accompa- gnée de l'Abondance et de la Félicité, par JOUVENET. Côté du salon de Mercure. — La Terreur, la Crainte, la Fureur et l'Épou- vante s'emparant des Puissances de la tore, par Houasse(I). « Au-dessous de ces trois grands sujets, environnés chacun d'une bor- dure dorée, on a feint une espèce d'attique posé sur la corniche d'où le pla- fond prend sa naissance. Tout autour de la salle quantité déjeunes enfants, peints de couleur naturelle dans cet attique, tant du côté des fenêtres qu'au dessus de la cheminée et des tribunes, représentent encore divers génies qui semblent s'armer et s'instruire de tous les exercices propres à la guerre. Ces sortes de frises sont interrompues chacune par deux bordures rondes, appliquées de relief devant l'attique, au-dessus des trumeaux. Deux bordu- res ovales placées en longueur vis-à-vis l'une de l'autre, aux extrémités de la salle, cachent, dans le milieu de ces faces, presque tout ce qu'on y voit de ce même attique, et ces six tableaux, peints en manière de bas-relief d'or, contiennent autant de sujets d'histoire qu'on a jugé se rapporter aux exemples de valeur et de sagesse que le roi a donnés dès qu'il a commencé à prendre le soin et la conduite de ses armées. » Côté du salon de Diane. — César passant en revue ses légion*, par Audran. « On a voulu par ce sujet marquer l'application que le roi, avant que d'en- treprendre la guerre, se donna pour établir dans ses armées une discipline exacte » Côté de la cheminée. — Cyrus haranguant ses troupes, par Jouvenet, et ■Démétrius Poliorcète prenant d'assaut une ville, par Audran. Côté du salon de Mercure. — Le triomphe de Constantin, par Houasse. Côté des fenêtres. — Alexandre Sévère dégradant un officier à la rue de son (1/ Cette peinture a été exposée en 1673 dans la cour du Palais-Royal. SALON DE MARS, N° 109. 133 armée, par HOUASSE, et Marc-Antoine faisant consul A;binhs, par Jouvenet. « Ces deux exemples marquent la juste dispensation que le roi sait taire des punitions et d^s récompenses, selon que chacun les a méritées. » « Pour les ornements de sculptures, ajoute Félibien, qu'il reste à considérer dans les encoignures du même platond, ce sont quatre trophées. L'un, com- posé d'armes, d'enseignes et d'étendards turcs, sert à taire connoitre la victoire que les troupes du roi, envoyées au secours d'Allemagne, remportè- rent sur les Infidèles à la journée dé Saint-Gothard. Un autre, formé de dé- pouilles navales, désigne les avantages qui ont établi le commerce de tou- tes les Indes ; et les deux derniers, où les armes de l'Empire, de l'Espagne et delà Hollande se rencontrent, expriment ce que Sa Majesté a fait de glo- rieux malgré les efforts d'une ligue que ces trois puissances ont si souvent et si vainement renouee. be jeunes Amours ornent de fleurs ces trophées pour marquer que le roi, par les lois douces et équitables qu'il impose, se l'ait aimer de ceux mômes qu'il a vaincus. » Les quatre dessus de porte, par Simon Vouet, représentent la Justiee, la Tcmycrancc, la Force et la Prudence (1). 2051. — LOIIÎS XIV. (Voir n« 717.) École de Simon Vouet. — H. 2,51. — L. 2,08. Le roi est représenté, à l'âge d'environ dix ans, monté sur un cheval blanc richement harnaché. La Renommée le couronne et un génie ailé lui présente une couronne de lauriers. On aperçoit dans le fond le pont Neuf et la statue de Henri IV. 2052. Mazarin (Jules), cardinal. École française ; xvii" siècle. — H. 0,80.—- L. 0,61. Guilio Mazzarini, né à'Piscina dans l'Abruzze, le 14 juil- let 1602, fit ses études à Rome et les termina en Espagne, où il suivit les cours de droit aux Universités d'Àlcala et de Salamanque. Il commandait en 1625, dans la Valteline, une compagnie dans les armées du pape, fit la guerre de la succession des duchés de Mantoue et de Montferrat en 1628 et 1629, et fut le principal négociateur du traité de Che- rasco qui termina cette guerre. C'est à cette époque que Mazarin entra dans les ordres. Vice-légat d'Avignon en 1634, il fut ensuite envoyé comme nonce extraordinaire du pape près la cour de France , où il se fixa en 1639. Ambassa- deur extraordinaire de France en Savoie dans l'année 1640, il fut nommé cardinal en 1,641, et porté sur le testament de Louis XIII en 1643, comme devant faire partie du conseil de régence, avec le titre de ministre d'État. Premier minis- tre durant la minorité de Louis XIV, il fut en batte au déchaînement des passions populaires, fut exilé puis rappelé en France. Il signa en 1659, avec Don Louis de Haro, mi- nistre d'Espagne, le traité des Pyrénées, par lequel fut ar- rêté le mariage de Louis XIV avec l'infante Marie-Thé- rèse d'Autriche. Il mourut au château de Vincennes le (i) Ces quatre tableaux ont été gravés par Michel Dorigny, en 1638. 140 SALON DE MARS, N° 109. 9 mars 1661. Mazarin fut le protecteur de l'Académie royale de peinture et de sculpture, et le fondateur du collège des Quatre-Nations, auquel il légua sa bibliothèque. 2053. Condê {Louis de Bourbon, IIe du nom, prince de), surnommé le Grand G onde (Voir ne 1335). Par M. Serrur. — H. 0,81. — L. 0,61. 2054. Longueville (Henri d'Orléans, duc dé). Par M. Eugène Goyet. — H. 0,80. — L. 0,61. Né le 27 avril 1595, le gouvernement de Picardie lui fut donné onze jours après sa naissance, à condition que son oncle François d'Orléans, comte de Saint-Paul, exercerait pour lui durant sa minorité. Chevalier de l'ordre du Saint- Esprit en 1633, il commanda longtemps les armées du roi en Lorraine, en Franche-Comté et en Italie, et fut en 1644 premier plénipotentiaire à Munster. Arrêté avec les princes de Condé et de Conty en 1650, il fut mis en liberté la même année, fut nommé conseiller au conseil du roi et mourrut à Rouen le 11 mars 1663. Il avait été marié : 1° en 1617, à Louise de Bourbon, fille du comte de Soissons ; et 2° en 2055. Longueville (Anne-Geneviève de Bourbon, du- chesse de). École française ; xvn" siècle. — H. 0,80. — L. 0,64. Fille de Henri de Bourbon, IIe du nom, prince de Condé, née le 27 août 1619. Elle fut mariée, par dispense du pape, dans la chapelle de l'hôtel de Condé, le 2 juin 1642, à Henri d'Orléans, duc de Longueville, dont elle fut la seconde femme. Célèbre par son esprit et sa galanterie, ellejouaun grand rôle dans les intrigues de la Fronde, et acheva sa vie dans les austérités d'une exemplaire pénitence. Elle mourut à Paris le 15 août 1679 et fut enterrée au couvent des Carmélites du faubourg Saint-Jacques, où elle s'était re- tirée plusieurs années auparavant. La princesse est représentée assise, vêtue d'une robe bleue et tenant des fleurs. On lit dans le haut du portrait : ANNE. GENEVIEFVE. DE BOVRBON. DVCHESSE. DE. LONGVEVILLE. 2056. Beaufort (François de Vendôme, duc de), amiral de France. (Voir n" 932). École française; xvil0 siècle. —H. 0,80. — L. 0,64. SALON PE MARS, N° 109. 141 2057. Turenne (Henri de La Tour d'Auvergne, vi- comte de), maréchal de France. (Voir n° 999). Par M"* More. — H. 0,80. — L. 0,64. 2058. — Sacre de Louis XIV à Reims. — 7 juin 1654. Par Baudouin Yvart, d'après Lebrun. — H. 3,52. — L. L. 5,89. La majorité- du roi avait été déclarée en séance solenelle du parlement, le 7 septembre 1651 ; mais la cérémonie du sacre avait été différée, les maux publics ne permettant guère de songer à des fêtes. Lorsqu'enfin la tranquillité eut été rétablie au dedans du royaume et qu'au dehors les armées françaises eurent repris leur ascendant, on s'occupa des préparatifs de cette grande solennité. Elle sefitàReims, le 7 juin, avec une pompe et une magnificence extraordinai- res. L'évêque de Soissons, Simon Le Gras, comme premier suffragant et doyen né de la province, y fit la fonction de l'archevêque, le siège étant alors vacant. Le roi est à genoux; l'archevêque lui pose sur la tète la couronne, qui est soutenue par ie duc d'Orléans et l'évêque de Beauvais. Derrière eux se trouvent le maréchal d'Estrôes, tenant l'épée de connétable, et le chancelier Mathieu Mole. Dans une tribune à droite est assise Anne d'Autriche. Le car- dinal Mazarin est debout sur le devant. Cette peinture faisait partie d'une suite de modèles de tapisserie, exécu- tés pour la manufacture des Gobelins, d'après les dessins de Lebrun et de Vander Meulen. 2059. — Entrevue de Louis XIV et de Philippe IV dans l'île des Faisans. — 7 juin 1660. Par Mathieu, d'après Lebrun et Vander Meulen. — H. 3,48. — L. 5,97. Ce tableau a déjà été mentionné sous le n° 1068. Il a été transporté dans le salon de Mars depuis l'impression de la lre partie de cette notice et rem- placé dans la galerie de Louis XIII par un autre tableau représentant la prise de Dôle. 2060. — Prise de Luxembourg . — 3 juin 1684. Par Vander Meulen. — H. 3,53. — L. 3,36. « La ville de Luxembourg est bâtie sur un roc ; la riviè- re d'Alsitz l'environne presque entièrement ; la partie du roc qui est du côté de la rivière est extrêmement escarpée ; ainsi sa situation naturelle lui sert de défense, et il y a peu de travaux de ce côté-là : quatre bastions taillés dans le roc, aussi bien que leurs fossés , qui sont très-profonds , couvrent la partie qui regarde le couchant et qui n'est pas environnée de la rivière. Il y a devant les bastions des contre-gardes et des demi-lunes taillées aussi dans le roc, 442 SALON DE MERCURE, N° 11). et au-devant de ces ouvrages sont deux chemins couverts, deux, glacis et quatre redoutes de maçonnerie dans les angles saillants de la contrescarpe, qui défendentle premier de ces chemins couverts. On ne peut attaquer la place que par cette tête où est la porte neuve du côté du septentrion, vers l'endroit où la rivière commence à quitter la ville. On trouve un chemin creux par lequel on peut approcher près de la contrescarpe, et ce fat par cet endroit qu'on ouvrit la tranchée. Cette place, commandée par le prince de Chimay, avoit pour lors une forte garnison et étoit munie de tout ce qui étoit nécessaire pour faire une forte résistance. » (His- toire militaire de Louis XIV, par Quincy.) Les opérations du siège commencèrent le 29 avril ; elles furent dirigées par Vauban, et les attaques conduites, avec autant d'activité que de persévérance, par le maréchal de Créquy. Les assiégés firent une vigoureuse résistance ; mais la brèche étant devenue praticable, la garnison se rendit le 3 juin par capitulation, après vingt-cinq jours de tranchée ouverte. Ce tableau est une répétition par "Vander Meulen de la peinture originale qui se trouve au Musée du Louvre. 2061. — Prise de Mons. —9 avril 4691. École de Vander Meulen. — H. 3,62. — L. 3,27. Mons avait été investi par le marquis de Boufflers le 15 mars. Le roi, accompagné du dauphin et de tous les princes, ayant sous lui les maréchaux de Luxembourg et de La Feuiliade, vint assiéger cette place le 21, et s'en rendit maître le 9 août, après seize jours de tranchée ou- verte. SALON DE MERCURE N° 110. Dans la première description de Versailles, par André Félibien, cette salle porte le nom d'antichambre, et devait précéder la chambre à coucher du roi, placée dans le salon d'Apollon. La construction de la grande galerie et de ses deux Salons fit reporter la chambre du roi dans le salon de Mercure ; mais cette pièce ne fut qu'une chambre de parade qui porta le nom de Chambre du Lit. Les jours d'appartement, cette chambre servait au jeu du roi, et le Mercure de 1682 nous a conservé le détail de son • magnifique ameublement. « La tapisserie, dit-il, est pareille à celle de la chambre du trône (Salon d'Apollon). Le lit, de même étoffe et de même parure, est en- touré d'une grande campane d'or en relief et doublé d'or plein. Quatre pommes blanches et couleur de feu, garnies de grandes aigrettes blanches sont au-dessus des piliers. Les fauteuils, les tabourets, les portières et les paravents sont comme la tapisserie. Une Assomption et un saint Sébastien d'Annibal Carrache, de trois pieds cinq pouces sur trois pieds, parent le fond de l'alcôve. Au côté droit pend une Musique du Dominiquin et à gau- che une Vierge du Titien, de quatre pieds neuf pouces sur quatre pieds dix pouces. Une Descente de Croix sur la cheminée et vis-à-vis une Cène du même maître, de cinq pieds deux pouces sur cinq pieds cinq pouces, montrent jusqu'où peut aller l'effet des couleurs et de la lumière quand SAT OV DF VÇîiCURE, N° 110. 113 elles sont bien entendues. Sur les portes, on voit deux portraits de Van byck, de i.-oia pieds ^ix pouces sur trois pieds. Une balustrade d'argent d) de deux pieds et demi de haut, sur laquelle posent huit chandeliers de même matière et hauts de deux pieds chacun, entourent l'estrade qui est de marqueterie. Deux scabellons d'argent portent dans les angles deux cas- solettes de cinq pieds. Quatre bassins d'argent de trois pieds de haut, avec des bassins de trois pieds deux pouces de diamètre, portent aux côtés de la cheminée et à l'opposite des vases de deux pieds et demi. Deux chenets d'argent de quatre pieds de haut parent le foyer. La corniche de la chemi- née est enrichie de vases et de cassolettes de même matière. Un très-grand lustre d'argent à six branches, portant chacune trois bougies, pend au mi- lieu de la chambre. Entre les fenêtres, au-dessus d'une grande table, on voit un miroir de neuf pieds de haut. L'Abondance et la Magnificence sou- tiennent, dans les côtés, un manteau royal qui fait la bordure. Sur le fron- ton sont posées deux Renommées qui portent les armes du roi et en pu- blient la grandeur. Deux Amours soutiennent la couronne. La table est garnie d'une grande corbeille et de quatre chandeliers, deux graads et deux petits. Aux deux côtés sont des girandoles à sept branches portées par des guéridons posés sur des brancards, le tout d'argent et a sept pieds de haut. Une table pentagone, une carrée et une en triangle sont dans le long de la chambre et servent pour le jeu du roi, de la reine et de toute la maison royale; mais quoique ces tables soient marquées pour eux, ils ont la bonté de se mêler avec tous ceux qui jouent dans les chambres suivantes. » Un lit magnifique d'Espagne d'or mêlé d'un peu de soie, ajoute Félibi-en, est placé sur une « estrade d'ouvrage de rapport ornée de compartiment de feuillage et de fleurs, mais couverte d'un grand tapis de Perse à fond d'or.» Le 16 novembre 1700, Philippe, duc d'Anjou, ayant été déclaré roi d'Es- pagne, Louis XIV lui fit préparer le grand appartement pour qu'il l'habitât et y tint sa cour, et Philippe V coucha dans la Chambre du lit jusqu'au 4 décembre, jour de son départ. Louis XIV habita cette chambre au mois de juillet 1701, pendant les travaux exécutés dans l'Œil-de-Bœuf et dans sa nouvelle chambre {voij. salles n°* 123 et 124). Après la mort de Louis XIV, son cercueil fut exposé pendant huit jours, dans le salon de Mercure, trans- formé en chapelle ardente. PLAFOND. Le plafond, peint par Jean-Baptiste de Champagne, représente Mercure sur son char tiré par deux coqs. A côté du char on voit la Vigilance qui tient une grue ; cet oiseau en est le symbole à cause que quand les grues repo- sent en troupes en quelque endroit, il y en a toujours une qui fait la senti- nelle avec un pied levé où elle tient une pierre, afin que quand le sommeil la prend, la pierre l'éveille en tombant. La vigilance porte des ailerons à la tête pour marquer qu'elle est compagne de la Diligence, L'Etoile du Matin précède le char ; c'est un Amour qui a une étoile sur la tête et une trom- pette à la main pour marquer qu'il annonce le jour. Ce char est environné d'Amours qui représentent les Arts et les Sciences; ils passent par le Zo- diaque où sont les signes qui appartiennent à cette planète. (Combes;. (1) Cette balustrade, celle de la chambre de la reine, également en argent, et tous les grands ouvrages d'argenterie qui formaient à Versailles l'ameu- blement le plus somptueux qui ait jamais existé, furent fondus en 1689 et 1690, par ordre du roi, pour subvenir aux frais de la guerre. Un inventaire manuscrit des meubles de la couronne, conservé aux Archives impériales sous le n° KK 362, donne le détail de toutes ces pièces d'argenterie, avec la date du jour où elles ont été portées à la Monnaie. La balustrade d'argent y est ainsi décrite : « N° 608. Une balustrade d'alcôve d'argent ciselé, compo- sée de vingt-huit balustres, vingt demi-balustres et dix-sept pilastres cise- lés de cornes d'abondance et d'un soleil, pesant le tout quatre mille soixante- seize marcs, deux onces. —Déchargé ayant esté porté à laMonnoie, suivant le récépissé du sieur Rousseau, directeur général des Monnoies, du 14 dé- cembre 1689, pour estre fondu par ordre du roy. » Cette balustrade avait été exécutée en 1680 par Alexis Loir et François de Villiers, orfèvres, et avait coûté 127,504 livres 17 sous 6 deniers. 144 SALON DE MERCORE, MJ ilJ. Les sujets, peints également par Champagne dans le milieu ÛC9 quatre voussures, représentent : Côté du salon de Mars. — Alexandre reçoit une ambassade d'Indiens et re- tient auprès de lui le philosophe Calanus. Côté en face des fenêtres. — Ptolémée s'entretenant avec des savants dans sa bibliothèque (Y). Côté du Salon d'Apollon. — Auguste recevant une ambassade d'Indiens. Côté des fenêtres. — Alexandre et Aristote qui reçoit de ce piince divers animaux étrangers dont il écrit l'histoire. Dans les encoignures sont quatre camaïeux ovales représentant Y Adresse du corps, lu Connaissance des beaux-arts, la Justice et l'Autorité royale. « Des guirlandes de fleurs portées par de jeunes enfants et des femmes colorées au naturel et qui représentent encore les Arts et les Sciences, semblent soutenir ces différentes ovales. » Les angles du plafond « sont coupés par des portions de cercle où sont attachés à chacun un chapeau avec des guir- landes dorées, le tout de sculpture. » (Fklibien.) Au-dessus de la porte du Salon de Mars. — Allégorie à la naissance du Roi, par Gabriel Blanchard (2). Au-dessus de la porte du Sallon d'Apollon. — Allégorie à la reconnaissance du duc d'Anjou comme roi d'Espagne, par DE FAVANNES (3). Les portes sont ornées de sculptures dorées; sur celles du Salon d'A- pollon qui représentent une bourse, une plume et des livres de comptes, se trouve le chiffre 1681, date de l'année où furent achevés les grands ap- partements. Sur la porte du Salon de Mars cette date a été remplacée par celle de 1814, époque des travaux de restauration ordonnés par Louis XVIII. (1) Ces deux peintures ont fait partie de l'exposition de 1673. « On ne pouvait trouver, dit Félibien, d'exemple plus propre pour marquer la ma- gnificence de la bibliothèque royale qui passe aujourd'hui pour la première de l'Europe. » (2) Ce tableau est le morceau de réception de Blanchard le neveu à l'A- cadémie royale de peinture en 1664. Voici l'explication qu'en donne Guérin dans la. Description de l'Académie des Arts de peinture et de sculpture. — Paris 1715, page 234. « C'est la naissance du Roi que la France a regardée, après vingt-deux ans de désirs, comme un présent du ciel. Pour exprimer cette idée, le peintre a feint les cieux ouverts où paroissent plusieurs divinités attentives aux vœux des François, et d'où l'on voit descendre sur un nuage d'azur un génie portant dans°ses bras un jeune enfant qu'il présente à la France. Elle est placée sur le devant du tableau, ayant une couronne fermée sur la tête et vêtue d'un manteau semé de fleurs de lys et doublé d'her- mine, lequel couvre une partie du trophée sur quoi elle est assise, accom- pagnée de la Justice, de l'Abondance et de la Sagesse. Les mains et les yeux élevés vers ce don inestimable, elle est, ce semble, animée de cette joie que les peuples témoignèrent universellement en cette rencontre.; et pour marquer le lieu de cette heureuse naissance, on voit sur la seconde ligne du tableau, les deux divinités de la Seine et de la Marne, qui, jointes ensemble, baignent le pied du mont de Saint-Germain-en-Laye. » (3) Morceau de réception de l'artiste à l'Académie en 1704. Il représente, d'après la même Description, page 204. « Philippe de France, duc d'Anjou, reconnu roi des Espagnes par droit de succession et par le testament de Charles II mort sans enfants. L'heureux Génie de ces royaumes, sous la figure d'un jeune homme ayant une flamme de feu sur la tète et élevé sur une nuée, préside à cette importante action, pour marquer la sagesse avec laquelle les Espagnols se sont conduits dans une conjoncture si délicate. Le jeune prince paroit présenté par la France et reçu par l'Espagne à genoux avec autant de respect que de reconnoissance, ce qui se passe en présence du cardinal Porto-Carrero, archevêque de Tolède, parce qu'il est un des grands d'Espagne qui a eu plus de part au ménagement de cette grande affaire; et pour faire connoître toutes les difficultés qu'il a fallu surmonter, le peintre dans le lointain a feint que toutes les passions des hommes qui pourroient s'y opposer sont mises en fuite par Hercule. Le fleuve qui est peint au bas du tableau est la Bidassoa, qui fait la séparation des deux royaumes de France et d'Espagne. » SALON DE MERCURE, K» 110. 145 2062. LOUIS XIII. (Voir n° 716.) École de Simon "Vouet. — H. 1,28. — L. 1,08. Le roi est assis; il porte une armure et une écharpe blanche; ses gante- lets sont posés près de lui. 2063. Anne d'Autriche, reine de France. (Voir n° 930.) Par Nocret le père. — H. 1,23. — L.1,07. La reine est assise sur une chaise vêtue d'un habit fleurdelisé, tenant son manteau doublé d'hermine; ses gants sont posés sur une table couverte d'une étoffe d'or. Ce tableau était placé, d'après l'inventaire manuscrit dressé par Bail! y en 1710, dans l'appartement de la reine mère au Louvre. 2064. Gaston- Jean-Baptiste de France (Monsieur), due d'Orléans. (Voir n° 1668.) Par Paulin Guérin, d'après Van Dyck. — H. 0,73. — L. 0,57. Le tableau original faisait partie de la galerie du Palais-Royal. 2065. Orléans (Marie de Bourbon-Montpensier, duchesse d'). Par M"" Dehérain. — H. 0,73. — L. 0,60. Fille unique et héritière de Henri de Bourbon, duc de Montpensier. Née au château de Gaillon le 15 octobre 1805, elle fut mariée à Nantes le 6 août 1626 à Gaston, duc d'Or- léans, et mourut au Louvre le 4 juin 1627. 2066. Louis XIV. (Voir n° 717.) École française; xvn" siècle. — H. 1,28. — L. 1,08. Le roi est représenté en armure, tenant un bâton de commandement de la main droite; son caserne est posé à côté de lui sur une console de mar- bre. 2067. Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France. (Voir n° 2042.) École fi'ançaise; xvn' siècle. — H. 1,27. — L. 1,08. La reine assise est vêtue d'une robe et d'un manteau fleurdelisés et dou- blés d'hermine. Elle tient de la main droite un portrait renfermé dans un étui. Hê SALON DE MERCURE, N° 110. 2068. Montpensier (Anne-Marie-Louise , duchesse de) . surnommée Mademoiselle de Montpensier et la Grande Mademoiselle. Par M. Alluys. — H. 0,73. — L. 0,57. Fille aînée de Monsieur, duc d'Orléans, frère de Louis XIII et de Marie de Bourbon-Montpensier sa première femme. Née au Louvre le 29 mai 1627, elle fut d'abord connue sous le nom de Mademoiselle. Elle prit parti avec son père contre le cardinal Mazarin dans les troubles de la Fronde, et, lors du combat livré dans le faubourg Saint-Antoine en 1652, elle fit tirer le canon de la Bastille contre les troupes roya- les. Retirée à Blois avec son père, elle revint à la cour en 1660, et mourut au palais du Luxembourg le 5 avril 1693. — Elle laissa la principauté de Dombes et le comté d'Eu au duc du Maine, et le duché de Saint-Fargeau à Antonin de Caumont, duc de Lauzun. 2069. Toscane (Marguerite-Louise d' Orléans, grande du- chesse de). École française; xvir siècle. — H. 0,73. — L. 0,60 Seconde fille de Gaston, duc d'Orléans et de Marguerite de Lorraine, sa seconde femme. Née le 28 juillet 1645, elle fut nommée Mademoiselle d'Orléans , et fut mariée le 19 avril 1661, dans la chapelle du Louvre, à Côme de Médi- cis, IIP du nom, grand-duc de Toscane. Elle revint en France en 1675, fut connue à la cour sous le nom de Ma- dame la Grande-Duchesse, et mourut à Paris le 17 septem- bre 1721. Ou lit en haut de ce portrait : MARGVERITE DORLÉANS DVCHESSE DE TOSCANE. 2070. Guise (Elisabeth d'Orléans, duchesse de). École française; XVIIe siècle. — H. 0,73. — L. 0,57. Troisième fille de Gaston, duc d'Orléans et de Marguerite de Lorraine, sa seconde femme. Née le 26 décembre 1646, SALON DE MERCURE, N° 110. 147 elle fut nommée Mademoiselle d'Alençon et fut mariée, dans la chapelle du vieux château de Saint-Germain-en-Laye, le 15 mai 1667, à Louis-Joseph de Lorraine, duc de Guise. Elle resta veuve en 1671 et mourut à Versailles le 17 mars 1696. On lit en haut de ce portrait : ÉLISABETH-DORLÉANS'DVCHESSE de Guise et de Joyeuse. 2071 Savoie (Françoise-Madeleine d'Orléans, duchesse de). École française ; xvn* siècle. — H. 0,73. — L. 0,60. Quatrième fille de Gaston, duc d'Orléans et de Margue- rite de Lorraine, sa seconde femme. Née à Saint-Germain- en Laye le 13 octobre 1648, elle fut nommée Mademoiselle de Valois, fut mariée le 4 mars 1663, dans la chapelle du Lou- vre, à Charles-Emmanuel II, duc de Sovoie, et mourut à Turin le 14 janvier 1664. La princesse est vêtue d'une robe jaune, et appuie la main gauche sur un- livre. On lit en haut de ce portrait : FRANÇOISE-DE-VALOIS DVCHESSE-DE-SAVOYE. 2072. Les clefs de Marsal remises au roi. — 1er septem- bre 1663. Par Testelin, d'après Lebrun et Vander Meulen. — H. 3,47. — L. 5,90. Louis XIV ayant su que le duc de Lorraine voulait rete- nir Marsal au préjudice du traité fait avec lui, fit investir la place par le maréchal de La Ferté. Lorsque le roi y arriva, on avait déjà ouvert la tranchée et ies travaux étaient déjà fort avancés, quand le duc de Lorraine, après onze jours d'attaque, envoya le prince de Lixen avec des lettres de sa part pour remettre cette place au roi. Le maréchal de La Perte y entra avec les troupes destinées pour la garnison. Louis XIV, à cheval, reçoit les clefs de la ville ; il est accompagné du duc d'Orléans, du duc de Guiche et du maréchal de La Ferté. Ce tableau est un modèle de tapisserie exécuté pour la manufacture des Go- belins, d'après les dessins de Lebrun et de Vander Meulen. 148 SALON DE MERCURE, N° 110. 2073. Renouvellement d'alliance entre la France et les Suisses. — 18 novembre 1663. Par Pierre de Sève, d'après Lebrun. — H. 3,73. — L. 5,98. Le traité fut signé à Soleure le 4 septembre. Les Suisses envoyèrent à Paris une ambassade pour le ratifier, et la cérémonie en fut faite dans le chœur de l'Église de Notre- Dame. Après la cérémonie les ambassadeurs furent con- duits dans la salle de l'archevêché où avait été préparé un repas auquel le roi assista. Louis XIV prête serment sur l'Évangile, tenu par le cardinal Barberin, ar- chevêque de Reims ; d'Ormesson, remplissant les fonctions de chancelier, est en noir derrière le roi ; près de lui est le duc d'Orléans, et derrière, le prince de Condé et le duc d'Enghien. Ce modèle de tapisserie a été refait en très-grande partie par M. P. Fran- que. — Gravé par Sébastien Leclerc. (Chalc. imp.) 2074. Établissement de l'Académie des Sciences et fonda- tion de V Observatoire. — 1666-1667. École de Charles Lebrun. — H. 3,48. — L. 5,90. Louis XIV profita de la paix pour encourager en France l'essor des sciences et des arts. Puissamment secondé par Colbert, il n'avait qu'à commander, et des monuments de tout genre, destinés à immortaliser son nom, s'élevaient partout comme par enchantement. « Les libéralités du monarque, dit Limiers dans son His- toire de Louis XIV, attirant de toute l'Europe ce qu'il y avoit de gens d'élite de toute profession, il forma de ces étran- gers et des François les plus habiles, des académies de sciences, de peinture, de sculpture, d'architecture et de musique, où ces grands maîtres et leurs élèves s'efforcè- rent à l'envie, par mille beaux ouvrages, plus finis les uns que les autres, d'arriver à la perfection....» « Ce fut pendant l'année 1667, rapporte Quincy, que le roi, malgré ses grandes occupations, fit bâtir l'Observatoire pour les astronomes, comme un monument de ses soins pour la perfection des sciences dans son royaume. » Louis XIV visita les travaux et reçut à l'Observatoire tous les membres de l'Académie des sciences, qui lui furent pré- sentés par son ministre Colbert. Ce tableau est un modèle de tapisserie exécuté pour la manufacture des Gobelins. SALON d'apoli.on, n° 111. 149 2075. Prise de Rhées. — 8 juin 1672. Par .Martin, d'après Vander Meulen. — H. 2,66. — L. -1,72. Après la prise de Wesel, le prince de Condé alla se pré- senter devant Emeric, pendant que Turenne allait à Rhées. Ces deux places ne firent point de résistance et se soumi- rent à leur approche SALON D'APOLLON, N° 111. Ce salon, destiné d'abord à être la chambre à coucher du roi, devint en- suite la salle du Trône. « La tapisserie de la chambre du trône, dit te Mercure de 1682, est d'un velours cramoisi enrichi d'un gros galon d'or. La table, les guéridons, la garniture de cheminée et le lustre, sont d'argent. Au fond de la chambre s'élève une estrade couverte d'un tapis de Perse à fond d'or,, d'une richesse et d'un travail particulier. Un trône d'argent de huit pieds de haut est au milieu. Quatre entants, portant des corbeilles de fleurs sou- tiennent le siège et le dossier, qui sont garnis de velours cramoisi avec une campane d'or en relief. Sur le haut du cintre, qui forme le dossier, Apollon est en pied, ayant une couronne de laurier sur la tète, et tenant sa lyre. La Justice et la Force sont assises sur les deux tournants. Le dais (1) est de la même tapisserie. Aux deux côtés du trône, sur l'estrade, deux scabeions d'argent portent des carreaux aussi de velours. Aux deux angles sont po- sées des torchères de huit pieds de haut. Quatre girandoles portées par des guéridons d'argent de six pieds de haut, parent les quatre coins de la chambre. Un David de Dominiquin est à la droite du trône. On voit à la gauche une Thomiris qui trempe la tête de Gyrus dans le sang. Elle est peinte par Rubens et de sept pieds quatre pouces de hauteur sur cinq pieds trois pouces de large. Dans les côtés on a mis quatre grands tableaux du Guide des travaux d'Hercule, hauts de huit pieds sur six pieds de large.... Sur les deux portes sont deux tableaux du Vandyck; l'un représente le prince palatin et son frère, et l'autre une Vierge, un David et une Made- leine. Ils sont hauts de quatre pieds sur quatre pieds huit pouces C'est dans cette chambre que le roi donne audience aux ambassadeurs. Elle est destinée pour la musique et pour la danse dans les trois jours que l'on joue. PLAFOND. Le plafond, peint par Lafosse, représente Jpollon sur son char tiré par qua- tre chcvauc et accompagné des Saisons. Le Printemps porte une corbeille de fleurs: l'Automne est figuré par Bacchus tenant une coupe dans laquelle,un génie verse du vin; l'Hiver, par un vieillard assis près d'un brasier; l'Eté, par Cérès tenant une faucille. Dans le bas sont deux figures de femme; l'une représente la Magnificence royale, l'autre la France « qui semble, dit Féli- bien, jouir d'un plein repos à cause des soins que le roi, représenté icj sous l'image du soleil, prend continuellement à rendre ses peuples heureux. » Les voussures peintes également par Lafosse représentent : Côté du salon de Mercure. — Coriolan tev :nt le siège de Rome à la prière de sa mère rétarie. Côté en face des fenêtres. — Vespasien faisant élever le Colysée à Rome. Côté du salon delà Guerre. — Auguste faisant bâtir le port de Mysène. « Ces deux sujets, dit Félibien, ont rapport à la magnificenee des bâtiments de Sa (l; On voit encore les trois pitons dorés qui servaient à suspendre ce dais. 150 SALON D'APOLLON, N° 111. Majesté, en'.re lesquels le port de Rochefert, qu'on a voulu particulièrement désigner ici par celui de Mysène, surpasse ce que les R.ornains ont jamais fait de plus somptueux en ce genre. » Côté des fenêtres. — Porus conduit devant Alexandre. Dans les quatre angles « il y a des figures assises sur des globes; elles désignent les quatre parties du monde, par l'air de leur visage, par leurs Vciements par divers attributs et par des figures qui représentent les prin- cipaux fleuves de la terre; et dans les mêmes angles sont quatre femmes ailées avec des trompettes à leur bouche et une banderolle des armes du roi dans leurs mains, afin d'exprimer la renommée des actions glorieuses de S. il. répandue dans tout le monde. » Huit figures de femme en bas-relief et dorées sont placées au-dessus de ces peintures et soutiennent la bordure du plafond. Les tableaux placés au-dessus des portes représentent : Côté du salon de Mercure. — La révocation de l'édit de Nantes, par Ver- N ANS AL (1) Côté du salon de la Guerre. — La Renommée portant la gloire de Louis XIV dans les quatre parties du monde (2). 2076. Siège de Tournay. — 21 juin 1667. Par P. de Sève, d'après Lebrun et Vander Meulen. — H. 3,54. — L. 5,87. Louis XIV voulant faire le siège de Tournay, partit de Charleroi le 17 juin, arriva le. 21 devant la place et passa toute la nuit au bivouac avec le duc d'Orléans. La tranchée et la ville se rendit le 25. Ce tableau a servi de modèle de tapisserie pour la manufacture des Gobe- lins. — Gravé par Séb. Leclerc. (Chalc. imp.) - (1) Ce tableau fut peint par l'artiste pour sa réception à l'Académie royale de peinture en 16S7. Voici la description qu'en donne Guérin : « Pour mar- quer l'autorité d'où l'ordre est émané, le roi y est sur son trône; il a en vue l'exaltation de la foi catholique, qui, par cette raison, est peinte au lieu le plus élevé du tableau, sous la figure d'une femme vénérable, portant en main, et comme en triomphe, un symbole eucharistique. A droite du roi est la Religion et la Charité qui en est l'âme, comme ayant été ses conseillères dans cette action d'où dépendoit la paix de l'Église, et à gauche la Justice, parce que c'est elle qui en a déterminé l'exécution. La Vérité y paroit vis-à vis le roi comme son objet principal ; elle tient d'une main un soleil et de l'autre le livre des saintes écritures source des vérités catholiques, et est placée sur un nuage obscur, sous lecpel on voit un groupe de la Fraude, de l'Hypocrisie et de l'Hérésie montées sur le dos de la Rébellion, et ce groupe, avec des livres hérétiques d'où sortent les erreurs sous la forme de serpents et précipité dans un gouffre de feu. » {Description de ,' Académie royale des arts de peinture et de scu pture.) (2) Ce tableau, qui paraît appartenir à la suite des morceaux de réception exécutés pour l'Académie, n'est cependant pas décrit par Guérin. Il repré- sente la Renommée sur un nuage, sonnant de la trompette et tenant le por- trait de Louis XIV avec la devise : Nec piui^jjb is impar. Dans le bas sont les quatre parties du monde personnifiées. L'Europe tient un cheval par la bride; les attributs de la peinture et de la sculpture sont à ses pieds. L'Asie tient un vase de parfums et conduit un chameau. Dans le fond, l'Amérique et l'Afrique sont assises. A droite et à gauche deux ligures de fleuve. SALON D'APOLLON, N° 111. 151 2077. Siège de Douai.— 4 juillet 1667. Par Yvart, d'après Lebrun et Vander Meulen. — H. 3,54. — L. 5,89. Louis XIV arriva le 2 juillet devant Douai, qu'il avait fait investir deux jours auparavant par le comte de Duras. Il alla aussitôt reconnaître la place, marqua les endroits les plus propres pour l'attaquer et fit ouvrir la tranchée le 3 juil- let. Le lendemain, après avoir visité tous les postes, il des- cendit dans la tranchée, et quelques officiers et quelques gendarmes y furent blessés auprès de lui. Cette démarche du roi inspira une telle ardeur aux troupes, que le qua- trième jour du siège elles passèrent le fossé, emportèrent la contrescarpe et firent un logement sur la demi-lune. La ville, qui sévit sur le point d'être forcée, capitula le môme jour. Ce tableau a servi de modèle de tapisserie pour la manufacture des Gobe- lins. — Gravé par Séb. Leclerc. (filiale, imp.) 2078. Entrée de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autri- che à Douai. — 23 a,oût!661. École de Vander Meulen. — H. 3,52. — L. 5,80. Après la prise de Douai, Louis XIV partit pour Gompiè- gne, et quelques jours après il retourna en Flandre, passa à Arras et alla- à Douai, où il fit son entrée avec la reine le 23 août. La reine était dans son carrosse, accompagnée des dames de sa suite, et leroi, avec Monsieur, marchait immé- diatement après la voiture de la reine. Louis XIV avait pour cortège, dans ses entrées solennelles, les maréchaux de France et les officiers de sa maison qui s'étaient distingués dans cette brillante campagne. Le vicomte de Turenne y occupait le premier rang. Ce tableau a servi de modèle de tapisserie pour la manufacture des Go- belins et a été exécuté, sauf quelques changements, d'après un petit tableau de Vander Meulen qui se trouve au Musée du Louvre. 2079. Prise deMons. — 9 avril 1691. Par Lecomte. — H. 2,66. — L. 4,82. Mons avait été investi par le marquis de Bouffïers le 15 mars. Louis XIV arriva devant la place le 17, accompa- gné du dauphin, du duc d'Orléans et duc de Chartres. Les maréchaux de Luxembourg et de la Feuillade comman- daient sous les ordres du roi. Après seize jours de tranchée ouverte, la place se rendit le 9 avril. Ce tableau était placé dans un vestibule du château de Marly. « Le roi, dit 152 SALON D'APOLLON, N° 111. Piganiol de la Force, est sur un cheval blanc, Monseigneur sur un cheval soupe de lait, et tous les princes à ieur suite. Il est de Lecomte, disciple de Vander Meulen (Description de Versailles et de Marlij, 1701, p. 369J. 2080. Henriette-Marie de France, reine d'Angleterre. Par M1" Clotilde Gérard. — H. 0,73. — L. 0,57. Fille de Henri IV, roi de France, née au Louvre le 25 no- v vembre 1609. Elle fut mariée en 1625 à Charles 1er, roi d'An- gleterre, se réfugia en France en 1649, après la mort de son époux, et mourut à Colombes près de Paris le 10 septem- bre 1669. du 2081. Anne de Gonzague-Clèves, comtesse palatine Rhin. École française ; xvn* siècle. — H. 0,73. — L. 0,62. Fille de Charles de Gonzague-Clèves, duc de Nevers, née en 1616, elle épousa en 1639 Henri II, duc de Guise, dont elle fut séparée, et se remaria en 1645 à Edouard de Baviè- re, comte palatin du Rhin. Restée veuve en 1663, elle se rendit célèbre, sous la régence d'Anne d'Autriche, par son esprit, ses intrigues et ses talents, et mourut à Paris le 6 juillet 1684. On lit en haut de la bordure octogone peinte autour de ce portrait : ANNE PALATINE. 2082. Philippe de France (Monsieur), duc d'Orléans, (Voir n° 817.) Par Michel Corneille. — H. 1,24. — L. 1,09. Il est représenté en cuirasse et porte le cordon de l'ordre du Saint-Esprit, une écharpe blanche et un manteau rouge. Il tient de la main droite un bâton de commandement posé sur un tertre près d'une tente. 2083. Henriette- Anne d'Angleterre (Madame), duchesse d'Orléans, École française; XVIIe siècle. — H. 0,73. — L. 0,62. Fille de Charles 1er , roi d'Angleterre, et de Henriette- Marie de France. Née à Exeter le 16 juin 1644, elle accom- pagna sa mère en France en 1649 et fut mariée en 1661 à Philippe, duc d'Orléans, frère de Louis XIV. En 1670 elle se SALON D'àPOLI.ON, N° 111. 153 rendit près de son frère Charles II, roi d'Angleterre, pour l'empêcher de prendre part dans la triple alliance entre l'empereur, la Hollande et l'Espagne, et mourut subitement à Saint-Cloud, dix-huit jours après son retour d'Angleterre, le 30 juin 1670. La princesse est représentée tenant un petit chien. On lit en haut du ta- bleau : HENRIETTE ■ ANNE ■ DANGLETERRE DUCHESSE D'ORLEANS. 2084. Elisabeth- Charlotte de Bavière (Madame), du- chesse d'Orléans, surnommée la Palatine. Par Hyacinthe Rigaud. — H. 1,32. — L. 1,09. Fille de Charles-Louis 1er, duc de Bavière, comte palatin du Rhin, née à Heidelberg le 27 mai 1652. Destinée à épou- ser en secondes noces le duc d'Orléans, frère de Louis XIV, elle abjura la religion protestante à Metz, le 15 novem- bre 1671, et fut mariée à Châlons le 21 du même mois. Res- tée veuve en 1701, elle mourut à Saint-Cloud le 8 décem- bre 1722. Ce portrait, peint par Rigaud en 1713, a été gravé par Simonneiu l'aîné. 2085. Louis de France, dauphin, surnommé le Grand Dauphin. (Voir n° 133.) Par Hyacinthe Rigaud. — H. 1,24. — L. 1,09. Il est en armure, porte le cordon de l'ordre du Saint-Esprit, une écharpe blanche, tient un bâton de commandement de la main droite et prend de la gauche son casque posé près de lui sur un tertre. 2086. Marie- Anrie- Christine-Victoire de Bavière, dau- phine de France. École française ; xvir siècle. — H. 1,35. — L. 1,12. Fille de Ferdinand-Marie, électeur duc de Bavière, née le 10 novembre 1660, elle fut mariée à Châlons, le 7 mars 1680, a Louis de France, fils de Louis XIV, et mourut à Versailles, le 20 avril 1690, à l'âge de vingt-neuf ans. — Cette princesse fut mère du duc de Bourgogne, du duc d'Anjou, depuis roi d'Espagne, et du duc de Berry. Elle est représentée en manteau fleurdelisé, debout devant une table sur laqnelle est posée une couronne ornée de dauphins. 154 SALON DE LA GUERRE, N° 112. 2087. Colbert (Jean-Baptiste), contrôleur général des finances. (Voir n» 225.) École française; xvii8 siècle. — H. 0,73. — L. 0,57. 2088. Louvois (François-Michel Le Tellier, marquis de), ministre et secrétaire d'État. (Voir n° 1895.) École française; xvii0 siècle. — H. 0,73. — L. 0,62. 2089. Marie-Louise d'Orléans, reine d'Espagne. École française; xvir siècle. — H. 0,73. — L. 0,57. Fille aînée de Monsieur, duc d'Orléans, frère de Louis XIV, née au Palais-Royal'le 27 mars 1662. Elle porta d'abord le nom de Mademoiselle d' 'Orléans , fut mariée en 1679 à Charles II roi d'Espagne, et mourut à Madrid le 12 février 1689, à l'âge de vingt-sept ans. SALON DE LA GUERRE, N° 112. Le salon de la Guerre occupe l'emplacement de trois salles qui complé- taient de ce côté le grand appartement du roi. La première, la plus rappro- chée du salon d'Apollon était un grand cabinet du conseil dont le plafond, représentant Jupiter par Noël Coypel, fut ensuite transporté dans la salle des Gardes de la Reine. La seconde pièce était une petite chambre à cou- cher, et la dernière un petit cabinet qui avait son issue sur la terrasse, à la place de laquelle fut construite la grande galerie. Les plafonds de ces deux dernières pièces, qui devaient représenter Saturne et Vénus, ne furent pas exécutés. Les peintures du salon de la Guerre, ainsi que celles de la grande Galerie et du salon de la Paix, sont l'œuvre de Charles Lebrun. « Comme ce salon, dit Piganiol de la Force , est consacré à Bellone, les ornements de la frise ne sont que trophées d'armes, que foudres et que boucliers. Le dessus des portes est occupé par de grands trophées de métal doré. Les quatre saisons, figurées par des masques et des festons qui leur conviennent, sont au-des- sous et signifient que Louis le Grand a été un vainqueur de toutes les sai- sons. » PLAFOND. Le plafond, en forme de calotte, représente la France. Elle a un casque sur la tête ; sa robe, couverte d'un corps de cuirasse, est de couleur de pour- pre, et son manteau est bleu semé de fleurs de lis d'or. Portée sur un nuage, elle tient d'une main la foudre et de l'autre un bouclier sur lequel est peint ie portrait de Louis XIV, couronné de lauriers. Elle est environnée d'un cercle de Victoires qui tiennent des tableaux ornés d'inscriptions, représen- tant les Allemands chassés au-delà du Rhin, la bataille de Sintzheim et la prise de Fribourg; et des étendards où sont les armes de Brandebourg, de Luxembourg et de Lorraine; d'autres sont chargées de palmes, de couronnes, SALON DE LA GUERRE, N° 112. 155 de lauriers et de trophées. L'une d'elles, assise sur un monceau d'armes avec l'écusson de Strasbourg, rappelle la prise de cette ville dont la réduc- tion se fit sans violence. — Gravé par Ravenet et Preisler. (Chalc. imp.) Les quatre voussures ont pour sujets : Côté du salon d'Apollon. — L'Allemagne. A genoux sur un morceau d'armes , elle se couvre de son bouclier qu'elle tient de la main gauche et s'appuie de la main droite sur sa couronne. La frayeur dont elle est saisie à l'aspect d'un des tableaux que tient une des Victoires du plafond, se com- munique à l'aigle qui est auprès d'elle. A gauche un soldat élève l'étendard de l'Empire autour duquel les trompettes sonnent l'alarme ; à droite un autre soldat brandit sa pique; plusieurs fuient et d'autres sont morts ou renversés sur des canons et des casques. —Gravé par Desplaces, (Chalc. imp.) Côté de la Grande Galerie. — La Hollande. Atteinte par les traits de la foudre que lance la France, peinte dans le plafond, elle se couvre de son bouclier, et se renverse sur son lion qui, d'effroi, laisse échapper une partie de ses flèches. A gauche un soldat portant l'étendard de la Hollande est dans l'eau jusqu'à la moitié du corps; près de lui, sur un vaisseau renversé avec son équipage et ses marchandises, un autre soldat tient un bouclier et un sabre. De l'autre côté sont des vaisseaux en feu et des hommes épou- vantés, allusion à la guerre de 1672, dans laquelle la Hollande perdit son commerce et ses forces, et se vit contrainte de s'inonder elle-même. — Gravé par Tardieu père. (Chu c. imp.) Côté en face de la cheminée. — Bellone en fureur. Elle tient d'une main son épée et de l'autre son bouclier, et paraît prête à s'élancer de son char traîné par deux chevaux fougueux qui foulent aux pieds des armes et un homme. La Rébellion, représentée par un soldat qui élève une pique, la précède ; derrière elle la Discorde, avec des flambeaux allumés, embrase des temples et des palais ; la balance de Thémis, les vases sacrés, les autels et le feu du sacrifice sont renversés avec la Religion. La Charité s'enfuit tenant un enfant entre ses bras. — Gravé par Dupuis jeune. (Chalc. imp.) Côté en face de la Grande Galerie. — L'Espagne. Elle tient des deux mains une pique dont elle menace la France peinte au plafond, et son lion se dresse en rugissant. Les soldats qui fuient et celui qui porte le guidon de Castille renversé font illusion à la faiblesse de cette puissance ; plusieurs étendards chargés de diverses armoiries, désignent les princes alliés de l'Espagne et sa résistance est indiquée par le mortier placé sur le devant et par les forteresses qui, dans l'éloignement, font feu de toutes parts. — Gravé par Dupuis aine. (Chalc. imp.) Les quatre angles sont ornés d' un globe aux armes de France, placé entre deux trophées en relief de stuc doré et surmonté d'enfants qui sonnent de la trompette et soutiennent des cartouches ornés de la devise de Louis XIV : NEC PLURIBUS 1MPAR. — Gravés par Preisler. (Chalc. imp.) Six bustes à! Empereurs ro mains, dont les têtes sont en porphyre et les draperies en marbres de différentes couleurs, complètent la décoration de ce salon. 2090. LOUIS XIV. (Voir n° 717.) Par Coyzevox; bas-relief en stuc. — H. 3,92. — L. 3,07. Entre la porte du salon d'Apollon « et une porte feinte remplie de glaces de miroir qui fait symétrie avec la véritable, on a représenté le roi à che- val par un bas-relief ovale, bordé de marbre et de douze pieds de hauteur élevé au-dessus du chambranle d'une cheminée feinte. Deux captifs liés de frétons de fleurs, aux côtés de l'ovale, sont assis au haut du chambranle, et il y a une couronne royale et deux Renommées qui tiennent des trom- pettes de par et d'autre au-dessus de la bordure. Un bas-relief particulier, 156 GRANDE GALERIE, N° 113. placé en bas dans l'ouverture feinte de la cheminée, représente une femme assise qui écrit l'histoire du roi, et qui est accompagnée de divers génies exprimés par des enfants ailés. » (Félibien.) Ce bas-relief devait être remplacé par celui qui se trouve au vestibule de la chapelle. (Voir n"lj. GRANDE GALERIE, N° 113. « Aux deux ailes de la petite cour du château, dit Félibien le père, en 1674, sont deux escaliers de marbre jaspé de rouge et de blanc qui con- duisent aux appartements hauts. Celui qui est à droite mène d'un côté sur l'aile à une salle et à une galerie, et de l'autre côté à plusieurs chambres qui font l'appartement du roi, séparé de celui de la reine par un salon qui occupe le corps de logis du milieu, et d'où l'on va de plain-pied par trois portes sur une grande terrasse qui regarde le jardin. Cette terrasse est toute pavée de marbre, blanc, noir et rouge, avec un bassin de marbre blanc au milieu, d'où s'élève présentement un gros jet d'eau et où l'on doit mettre un groupe de figures de bronze doré qui jetteront l'eau. » « Une grande galerie et deux salons magnifiques, ajoute Félibien fils, en 1703, oc- cupent ensemble aujourd'hui toute l'étendue de la face occidentale du châ- teau neuf, la place des trois pièces qu'on a retranchées du grand apparte- ment du roi, dont nous venons de parler, la place de la terrasse pavée de marbre et celle de trois pièces qui ont été aussi retranchées de l'apparte- de la reine. » « Ce fut sur la fin de l'année 1679 que M. Le Brun commença les pein- tures de la grande galerie de "Versailles, qui a quarante toises de longueur et trente-six pieds de largeur, et qui, comme nous avons dit (1), a dans sa structure intérieure plusieurs modules et moulures de son ordre françois; il employa près de quatre années à ces peintures, qui réprésentent un grand nombre des célèbres actions de l'histoire du roi (2). » La grande galerie a, dans sa longueur, sept fois sa largeur, c'est-à-dire près de 73 mètres de longueur, 10 mètres 40 centimètres de largeur et 13 mètres de hauteur. EUe est éclairée, dit La Martinière, par dix-sept grandes croisées en arcades, auxquelles répondent dix-sept arcades feintes remplies dans toute la hauteur de glaces qui répètent les objets. Les fenê- (1) « M. Colbert, qui cherchoit toujours de rendre les beaux-arts beau- coup plus florissants en France qu'ils ne l'étoient dans les pays étrangers, fit en ce temps-là un projet particulier en faveur de l'architecture, et souhaita que les habiles hommes qui avoient déjà ce talent, inventassent un ordre particulier qu'on nommeroit l'ordre françois. Entre ceux qui s'y appliquoient le plus on remarqua M. Le Brun et M. Perrault le médecin, traducteur de Vitruve. M. Le Brun inventa des modules et des moulures ou ornements qui étoient singuliers et très-variés. Il donna à la colonne, pour la hauteur, dix diamètres de la base et voulut que la hauteur de l'en- tablement fût une moyenne proportion entre la quatrième et la cinquième partie de la hauteur de la colonne ; enfin, il varia avec justesse le reste des modules et des moulures ; et comme on bâtissoit alors à Versailles la grande galerie qu'il a peinte ensuite, il fit en sorte qu'au-dessus des colon- nes et des pilastres qui y furent élevés, on fit un entablement qui fût cons- truit selon les modules de son ordre françois, mais non pas selon les mou- lures dont il s'étoit fait d'abord les maximes "M. Leclerc a gravé l'ordre françois de M. Le Brun. » (2) Mémoire historique des principrtux ouvrages de Charles Lebrun, par Guil- let de Saint-Georges, publié dans les Mémoires inédits sur la vie et les ou- vrages des membres de l'Académie royale, de peinture et de sculptai e. — Paris, Dumoulin, 1 854, tome I, page 39, et 32-33 pour la note. GRANDE GALERIE, N° 113. 157 très et les arcades sont séparées de chaque côté par vingt-quatre pilastres posés sur des piédestaux, dont les bases sont de bronze doré au feu, et les chapiteaux d'ordre corinthien, disposés en ordre françois différent des au- tres, avec des feuilles en manière de palmes et de volutes, avec des tètes de coq, symbole de la France, qui sont de métal doré. Chaque fond est dé- coré de son pilastre, dont deux angles à deux faces accompagnent deux co- lonnes qui forment un renfoncement au milieu de la face, de la largeur du sophite, sous la corniche, dans laquelle est la grande arcade, qui entre de chaque côté aux salons des bouts ; toutes ces arcades, tant vraies que fein- tes, sont ornées à leurs clefs de tètes différentes et de festons. Dans les grands trumeaux où il y a des pilastres doubles, on voit de grandes chutes de trophées de bronze doré au feu, de même que dans les panneaux de marbre au-dessous de l'imposte qui y passe, et plusieurs autres de métal doré qui sont au-dessus. Dans les grands trumeaux, au droit de l'avant- corps du milieu, sont des niches dans les intervalles des pilastres, dont deux de chaque côté : on y a placé quatre figures de marbre blanc... La corniche qui couronne cet "ordre est de stuc dans tout le pourtour, avec un gros cordon orné dans la frise des consoles distribuées qni séparent diffé- rents métopes d'attributs à la gloire du roi, et convenables aux sujets re- présentés (1). Cette galerie est voûtée en forme de berceau en plein cintre un peu surmonté; la voûte est peinte dans toute son étendue par Lebrun. La disposition consiste en neuf parties principales, dont sept dans le grand cintre et deux aux pignons des bouts. Les sujets de ces neufs grands ta- bieaux, peints sur toile marouflée, s-ont renfermés dans de riches bordures de sculpture dorée, de forme gracieuse en symétrie. Les dix- huit petits ta- bleaux, qui sont placés dans le reste de la voûte, entre les grands, sont ac- compagnés de figures et de termes. Tout est enrichi de-différents attributs et d'ornements rehaussés d'or Cette galerie, la plus belle et la plus ma- gnifique qui soit au monde, est enrichie de marbres , de glaces , de pein- tures, de statues antiques, de tables de porphyre et de bustes, de même sur des scabelons, de vases et de navicelles d'albâtre et de granit artistement travaillés, de grands et hauts guéridons richement sculptés et dorés, de gi- randoles de cristal pour mettre des bougies i2). On a percé des trous dans la voûte d'où pendent des cordons avec des houppes qui soutennent deux beaux rangs de lustres de cristal, ce qui produit un bel effet lorsque le tout est allumé dans les fêtes que le roi donne dans les grands appartements. » (Le Grand Dictionnaire géographique, historique et critique.) (1) Coyzevox est l'auteur d'une partie considérable des trophées qui dé- corent la grande galerie, et de vingt-trois figures d'enfant posées sur la corniche. (2) « Il est vrai qu'à la place de la plupart des meubles que nous venons de rapporter, la galerie, ses deux salons et le grand appartement du roi, étoient remplis autrefois d'une infinité d'ouvrages 'd'orfèvrerie qu'on n'y trouve plus aujourd'hui; car sans parler d'un grand nombre de figures et de statues d'argent, combien y avoit-il de caisses d'orangers, de bassins et de corbeilles d'argent, de brancards, de tables, de bancs de dix à douze pieds de longueur, d'autres sièges ou tabourets ? Combien de balustres, d'escabellons, de torchères, de guéridons, de cassolettes, de girandoles, de cuvettes, de sceaux, de buires, de braziers, de chandeliers ? et des candé- labres d'un tel poids que tout suspendus qu'ils étoient, il y en avoit que les hommes les plus robustes ne pouvoient faire mouvoir avec toute l'activité et la pesanteur de leur corps. Dans ces ouvrages l'excellence du travail sur- paSsoit même la matière; cependant, à considérer le seul prix de l'argent qui montoit à la valeur do plusieurs millions d'or, on pouvoit dire qu'il n'y avoit point ailleurs de richesse semblable. La magnificence du roi et sa pré- voyance avoient formé ce trésor dans l'abondance d'une paix qui combloit ses sujets de toutes sortes de biens. Durant la dernière guerre Sa Majesté a répandu libéralement dans le sein de l'Etat un amas si précieux de ri- chesses, exemple que la postérité proposera quelque jour aux princes qui s'efforceront d'imiter la conduite et les vertus héroïques du roi. » {Descrip- tion de Versailles, p r Félibien des Avaux, 1703, p. 153-4.) 158 GRANDE GALERIE, N° 113. Les peintures de la grande galerie sont disposées dans l'ordre suivant : Côté du Salon de la Guerre, I. Alliance de l'Allemagne et de l'Espagne avec la Hollande. — 1672. IV. Réparation de l'at- III. Soulagement du peu- II. La Hollande secou- tentat des Corses. — pie pendant la famine. rue contre l'évêaue 1664. — 1662. de Munster. — 1665. "VI. Le Roi prend Maës- V. Passage du Rhin en trient en treize jours. présence des ennemis. — 1673. — 1672. IX. La prééminence de VIII. La fureur des duels VII. Défaite des Turcs la France reconnue arrêtée. — 1662. en Hongrie par les par l'Espagne. — 1662. troupes du Roi. — F 1664. XL Le Roi arme sur ter- X. Le Roi donne ses or- re et sur mer. — 1672. dres pour attaquer en même temps quatre des plus fortes places de la Hollande. — 1672. XIV. Réformation de la XIII. Guerre contre l'Es- XII. Rétablissement de Justice. — 1667. pagne. Droits delarei- la Navigation. — 1663. ne. — 1667. XVI. Faste des Puissan- XV. Le Roi gouverne par ces voisines de la Fran- lui-même. —1661. ce. XIX. Protection accor- XVIII. La Paix conclue XVII. L ' ordre rétabli dée aux Beaux- Arts. à Aix-la- Chapelle . — dans les Finances. — — 1663. 1668. 1662. XXL Résolution prise de XX. La Franche-Comté faire la guerre aux conquise pour la se* Hollandais. — 1671. conde fois. — 1674. XXIV. Ambassades en- XXIII. Acquisition de XXII. Établissement de voyées des extrémités Dunkerque. — 1662. l'Hôtel royal des Inva- de la terre. lides. — 1674. XXVI. Mesures des Es- XXV. Prise de la ville es- pagnols rompues par de la citadelle de Gand la prise de Gand. en six jours. — 1678. XXIX. Jonction des deux XXVIII. Sûreté de la vil- XXVII. Renouvellement mers. — 1667. le de Paris. —1665. d'allianceavecles Suisses. — 1663. XXX. La Hollande accepte la paix et se détache de l'Allemagne et de l'Espagne. — 1678. Côté du Salon de la Paix. GRANDE GALERIE, N° 113. 159 I. Alliance de l'Allemagne et de l'Espagne avec la Hollande. — 1672. Ce tableau, placé au cintre de la galerie, du côté du salon de la Guerre, représente l'Allemagne, l'Espagne et la Hollande, sous la figure de trois femmes reconnaissants à leurs attributs, et qui, se prenant la main, sem- blent se jurer une amitié éternelle : le peintre voulant caractériser les dif- férentes passions qui présidaient à cette alliance, y a introduit la Timidité sous l'emblème d'un jeune homme qui tient un lapin; puis la Frayeur re- marquable par ses cheveux hérissés ; ensuite la Fureur et la Légèreté tout ensemble, sous la figure d'un homme troublé et qui, armé de la foudre, fend les airs avec des ailes de papillon; enfin, la Colère, pâle et décharnée, tenant un coq sous le bras et des verges à la main. A gauche, l'antre des Cyclopes, où l'on forge des armes à la hâte, symbole des levées tumultueu- ses qui se faisaient de toutes parts contre la France. De l'autre côté, une troupe de gens armés dont les démarches opposées indiquent qu'elles sont dirigées par des intérêts différents. Le pavillon qui couvre l'espèce de tribu- nal sur lequel les puissances alliées sont assises, est soutenu par des cordons attachés à l'architecture feinte, qui, dans ses compartiments, laisse voir un ciel ouvert où sont représentés les grands sujets, et les deux petits ta- bleaux qui se raccordent avec les cintres des deux bouts de la galerie. — Gravé par Cars. (Clialc. imp.) De la région du ciel qu'on entrevoit au-dessus du tableau qu'on vient de décrire, partent des Renommées et des 'Victoires ailées, qui annoncent la rapidité des conquêtes de Louis XIV. — Gravé par Ravenct et Somique, (Chalc. imp.) IL La Hollande secourue contre l'évêque de Munster. — 1665; médaillon ovale (1). Pendant que les Hollandais étaient occupés à se défendre contre les An- glais, qui leur avaient déclaré la guerre, l'évêque de Munster entra dans leur pays avec une armée de vingt-cinq mille hommes et s'y empara de plu- sieurs places; mais Louis XIV, qui, quelque temps auparavant, avait conclu un traité avec les Etats, envoya à leur secours un corps de troupes, qui re- poussa l'évêque de Munster dans son territoire et reprit les places qu'il avait conquises. — La France armée, sortant d'un nuage se jette entre les deux puissances, figurée par deux Amazones qui combattent l'une contre l'autre, et prend le parti de la Hollande. — Gravé par Tar dieu père, (Ciialc. imp.) III. Soulagement du peuple pendant la famine. — 1662; ca- maïeu (2). La piété du roi pour ses peuples est représentée sous l'emblème d'une femme qui a des ailes et une flamme sur la tête. D'une main elle tient une corne d'abondance et de l'autre elle distribue du pain à des personnes de tout âge et de tout sexe, qui l'entourent. — Gravé par Cars. (Chalc.imp.) (1) Les douze médaillons ovales de différentes grandeurs, placés sur les retombées ou courbures de la voûte de la galerie, ont pour supports des termes rehaussés d'or, et sont comme enclavés dans des fonds d'architec- ture, dont la base est ornée de guirlandes, et le fronton enrichi de figures d'enfant, de masques, de corbeilles de fleurs et de fruits. (2) Les six camaïeux placés au bandeau de la voûte de la galerie, dans l'architecture feinte, sont peints en couleur de lapis sur un fond d'or, et fi- gurent des bas-reliefs renfermés dens des bordures octogones. 160 GRANDE GALERIE, N° 113. IV. Réparation de l'attentat des Corses. — 1664 ; médaillon ovale. Les Corses de la garde du pape ayant insulté l'ambassadeur de France, Louis XIV résolut de venger le droit des gens; mais Alexandre VII prévint les suites de son ressentiment, en acceptant les conditions que le roi avait proposées pour la réparation de cet attentat. Les principales étaient : que les Corses seraient chassés de Rome et de tout l'Etat ecclésiastique; que la nation serait déclarée incapable de servir jamais le Saint-Siège; et qu'en face de leur ancien corps de garde on élèverait une pyramide sur laquelle serait gravé le décret de leur condamnation. — La France, accompagnée delà Force, montre le dessin de cette pyramide à la ville de Rome. — Gravé pan* Liotard et Tardieu fies. (Chalc. imp.) V. Passage du Rhin en présence des ennemis. — 1672. Le roi, dans un char de Victoire, tiré par deux chevaux qui semblent vo- ler, tient la foudre à la main. La Gloire et Minerve volent devant le char, et Hercule qui le suit, paraît le pousser par dessus les flots. L'Espagne, qui s'avance couverte d'un masque, veut arrêter le vainqueur; mais, au lieu de saisir les rênes des chevaux, elle ne peut s'attacher qu'à un clés traits qui l'entraîne elle-même. Le Rhin, qui se reposait sur son urne, se relève épou- vanté de la vitesse avec laquelle il voit le monarque, traversant ses flots, et, d'effroi, il laisse tomber son gouvernail. Un amas confus d'hommes et de femmes renversés sous les pieds des chevaux, sont le symbole des obsta- cles que le roi avait déjà surmontés, et des villes qu'il avait prises. La Hol- lande, portée sur le lion qui la caractérise, etl'épéeà la main, n'oppose pour toute défense qu'un bouclier sur lequel on voit tracés ces restes d'inscrip- tion : Assertis legib. emendat. sacr. adjut. défais, concil. regibis. La frayeur est peinte sur son visage ; son abaissement est indiqué par une figure qui a les ailes à moitié coupées et qui laisse échapper une couronne; le dé- sordre de son commerce est exprimé par un homme, renversé entre des baliots de marchandises, tenant un livre de comptes tout brouillé et ayant de l'argent répandu à ses pieds; la diminution de ses forces maritimes, par un matelot qui tombe la tète la première auprès d'une ancre; et la conster- nation de ses peuples par les magistrats des villes qui s'empressent d'en apporter les clefs. Le haut du tableau est occupé par différentes Victoires ; une d'elles tient quatre couronnes murales comme ayant présidé aux quatre sièges qui ont servi de prélude à la campagne. Une autre , à l'extrémité du tableau, porte un étendard sur lequel est écrit le nom de Toluys, endroit où les Français passèrent le Rhin. — Gravé par Dupuis aîné et Preisler. (Chalc. imp.) VI. Le Roi prend Maastricht en treize jours. — 1673. Ce tableau, qui fait en quelque sorte partie du précédent et qui occupe l'autre côté du cintre, représente la prise de Maëstricht sous la figure d'une femme tombant avec son épee qu'elle tient encore à la main, et à qui le dieu Mars enlève le bouclier sur lequel son nom est écrit. Au-dessus de ces deux figures, on voit différentes Victoires qui tiennent d'autres boucliers aux armes ou avec le nom des villes prises après le passage du Rhin, Zut- phen, ISimègue, Utrecht, Worms. L'Europe regarde avec étonnement toutes ces merveilles ; sa couronne tombe sur ses genoux, elle a peine à retenir son cheval effrayé ; les instruments des- arts, les fleui'S et les fruits qui sont ses symboles ordinaires, échappent de ses mains. Sa surprise se com- munique jusqu'aux peuples du nouveau monde qui sont dans l'éloignement; allusion aux avantages que les armes du roi remportèrent à la Martinique, sur la flotte et les troupes de Hollande. — Gravé pur Dupuis le jeune. {Chalc. mp.) GRANDE GALERIE, N° 113. 161 VIL Défaite des Turcs en Hongrie par les troupes du roi. — 1664; médaillon ovale. La France, l'épée à la main, terrasse les Turcs et couvre de son bouclier l'aigle de l'Empire. — Gravé par Tardieu fils. (Chalc. imp.) VIII. La fureur des duels arrêtée. — 1662; camaïeu. La Justice, tenant d'une main sa balance et son épée, sépare de l'autre des duellistes. Un des combattants est étendu mort, un autre prend la fuite, un troisième est conduit au supplice par un licteur. — Gravé par C r.v. (Chalc. imp.) ÏX. La prééminence de la France reconnue par l'Espagne. — 1662 ; médaillon ovale. La France, accompagnée de la Force et de la Justice, reçoit les soumis- sions de l'Espagne dont le lion est rampant. — Gravé par Lépicié. {Chalc. imp.) X. Le Roi donne ses ordres pour attaquer en même temps quatre des plus fortes places de la Hollande. — 1672. Le roi ayant à sa droite le duc d'Orléans, son frère, et le prince de Condé à sa gauche, le vicomte de Turenne leur communique le dessein qu'il a formé, d'ouvrir la campagne par l'attaque de quatre places importantes, Wesel, Burich, Orsoy et Rhimberg, qu'il prétend assiéger en même temps. Le nom de ces places est écrit sur le plan que Minerve en a tracé, et qu'é- tend un génie ailé, couronné de laurier ; ce génie signifie l'amour de la Gloire, qu'on voit elle-même lui indiquer le chemin des conquêtes. La Pré- voyance, un compas à la main, est assise derrière le roi ; la Vigilance et la Victoire planent dans les airs; les fleurs de lis que porte Mars sur son bou- clier, indiquent qu'il prend parti pour la France. Le dieu du Secret est dé- signé par un jeune homme qui, tenant le casque et le sceau du prince, pose un doigt sur la bouche ; il a un sphinx sur la tète et un bandeau d'or sur le front. Dans le fond, un camp où les soldats s'empressent de prendre les ar- mes. — Gravé par Cars. (Chalc. imp.) XI. Le Roi arme sur terre et sur mer. — 1672. Le prince debout donne ses ordres de tous côtés. La Prévoyance est au- près de lui assise sur un nuage, tenant à la main un compas et un livre ou- vert. Neptune dans un char traîné par des chevaux marins, et suivi d une troupe de Tritons, présente au roi son trident, et semble lui offrir l'empire de la mer, il lui montre des vaisseaux prêts à faire voile, et d'autres qu'on équipe dans le fond. De l'autre côté, Mars lui amène des officiers et des soldats; Mercure lui fait présent d'un riche bouclier; Vulcain lui donne une cuirasse et des faisceaux d'armes portés par un Gyclope ; Minerve qui est au-dessus du roi, tient un casque d'or qu'elle va mettre sur sa tète ; dans les airs, Apollon fait élever des forteresses, derrière lui est Pluton, as- sis devant son char, de l'autre côté Gérés suivie de TAbondauce, laisse son char traîné par des dragons, et vient, la faucille à la main, lui offrir les vi- vres nécessaires pour la subsistance de ses armées. Dans la partie la plus élevée du tableau, la Vigilance, avec des ailes, tient d'une main une horloge de sable, et de l'autre un coq et un éperon, sym- boles de l'activité. — Gravé par Sïmoneau et Cars. {Chalc. imp.) XII. Rétablissement de la navigation . — 1663; médaillon ovale. Le roi assis, le trident à la main, fait transporter devant lui des ballots 162 GRANDE GALERIE, N° 113. sur des vaisseaux appareillés dans le port. L'Abondance est près de lui, et on voit à ses pieds divers corsaires enchaînés ; allusion aux différentes com- pagnies qu'il avait formées pour le commerce des Indes, et à la défaite des pirates dont il avait nettoyé les mers. — Gravé par Thomassin et Freisler. {Chalc. imp.) XIII. Guerre contre l'Espagne pour les droits de la Reine. — ■ 1667; camaïeu. Le roi debout, un bâton de commandement à la main, va se mettre à la tête de son armée qui est déjà en marche. La Justice et l'Hyménée l'accom- pagnent, Mars le précède, et la Renommée, qui vole au-dessus de lui, te- nant d'une main sa trompette, et de l'autre un rouleau de papier, fait allu- sion aux manifestes publiés pour la défense des droits de la reine. — Gravé par Cars. (Chale imp.) XIV. Réformation de la justice. — 1667; médaillon ovale. Le roi assis sur son trône, le sceptre à la main, remet .à des magistrats ses nouvelles ordonnances; à ses côtés la Justice tient d'une main sa ba- lance et s'appuie de l'autre sur un faisceau d'armes. Sous les marches du trône, la Chicane, représentée sous la figure d'une vieille femme sèche et hideuse, est étendue sur des sacs de papiers. — Gravé par Tardieu père. ■{Chalc. imp.) XV. Le Roi gouverne par lui-même. — 1681. Ce sujet, peint au milieu de la galerie, forme le plus grand des tableaux qui la composent, et il en doit être regardé comme le premier, puisqu'il renferme l'origine de toutes les actions qui sont représentées dans les au- tres. Le roi, dans la fleur de sa jeunesse, est assis sur un trône couvert d'un pavillon magnifique, la main droite posée sur un timon de navire. Les Grâces qui l'accompagnent lui forment des guirlandes et des couronnes avec les fleurs qu'un jeune Amour leur présente. L'Hyménée est derrière elles, tenant son flambeau et une corne d'abondance, pour désigner les ré- jouissances du mariage du roi; aux pieds du prince, le génie de la Pein- ture essaie, avec le crayon, les premiers traits des tableaux qui doivent représenter ses actions. La Tranquillité, sous la figure d'une femme assise et couronnée de roses, appuie négligemment sa tète sur une de ses mains : elle tient de l'autre une grenade, symbole de l'union des peuples sous l'au- torité souveraine. A gauche, la France assise, portant une branche d'oli- vier, s'appuie sur un bouclier dont le poids écrase la Discorde. La Seine est couchée sur son urne, d'où sortent, avec les flots, des fleurs et des fruits qui indiquent la beauté et la fertilité des provinces qu'elle arrose. Le bas du tableau est rempli par divers génies, symboles des plaisirs, tels que le bal, la musique, la chasse, les fêtes, les carrousels et les jeux. Dans les , airs, la Gloire fait briller aux yeux du roi une couronne d'or enrichie d'é- 1 toiles. Minerve est à côté du trône avec son bouclier de cristal qui réfléchit l'image du prince ; Mars est devant elle, et l'un et l'autre lui montrent la couronne qui est entre les mains de la Gloire. Le Temps, qui lève un des coins du pavillon, et les Dieux qui regardent le jeune monarque, semblent s'intéresser à ses succès. — Gravé par Dupuis le jeune et Tardieu fils. (Chalc. imp.) XVI. Faste des puissances voisines de la France. Cette peinture fait partie du tableau précédent. Mercure semble annon- cer à l'Allemagne, à l'Espagne et à la Hollande, que Louis XIV va gouverner par lui-même. L'Allemagne est assise sur un nuage ; on la reconnaît à l'ai- gle et à la couronne impériale. A sa droite est l'Espagne, assise sur un lion qui dévore un roi des Indes étendu sur ses trésors; elle en écrase un au- tre sous le poids de ses richesses, et l'Ambition, représentée au-dessus, tient d'une main un flambeau avec lequel elle met le feu à des palais, tan- GRANDE GALERIE, N° 113. 163 dis que de l'autre elle arrache la couronne à un roi déjà terrassé. A la gau- che de l'Allemagne, et un peu plus bas, la Hollande, appuyée de même sur un lion, tenant les sept flèches qui sont le symbole des sept Provinces-Unies, est armée d'un trident et tient Thétis enchaînée : les ballots qui sont à ses pieds, et les vaisseaux qui sont dans le fond, indiquent sa puissance mari- time. — Gravé par Desplaces, (filiale, imp.) XVII. L'ordre rétabli dans les finances, — 1662; médaillon ovale. Le roi assis tient d'une main le gouvernail que vient de lui remettre la France prosternée devant lui, et de l'autre une clef d'or. La Fidélité est à ses pieds, avec des livres de comptes ouverts, une règle et un coffre-fort. Dans la partie supérieure, Minerve armée poursuit les Harpies qui s'en- volent et qui, dans leur fuite, laissent tomber des sacs d'argent. — Gravé par Wille. (filiale, imp ) XVIII. La 'paix d'Aix-la-Chapelle. — 1668; camaïeu. Le roi debout présente un rameau d'olivier à l'Espagne. D'un autre côté, la Franche-Comté, personnifiée sous la figure d'une femme à genoux sur un monceau d'armes, tient la main du vainqueur; dans les airs une "Vic- toire couronne le roi, et une Renommée vole avec deux trompettes. — Gravé par Cars, filiale, imp.) XIX. Protection accordée aux beaux-arts. — 1663 médaillon ovale. Minerve est debout à côté du trône sur lequel le roi est assis, et tient le plan de l'Observatoire. L'Eloquence, prosternée aux pieds du roi, porte la parole pour les cinq Muses qui la suivent, et qui représentent, les Acadé- mies. — Gravé par Surugue père. C(lialc. imp.) XX. La Franche-Comté conquise pour la seconde fois. — 1674. Louis XIV, après avoir conquis la Franche-Comté en 1668, l'avait rendue la même année aux Espagnols par le traité d'Aix-la-Chapelle; mais les Es- pagnols lui ayant déclaré la guerre, il en entreprit de nouveau la conquête, et il la fit en moins de trois mois. — Mars amène aux pieds du roi la Fran- che-Comté et les villes, figurées par des femmes en pleurs avec leurs en- fants. Le Doubs, effrayé à la vue des trophées que la Victoire attache à un palmier, est aux pieds du roi dont il tient le manteau pour implorer sa clé- mence. Hercule, suivi de Minerve, gravit un rocher sur lequel sont des guerriers et un lion furieux : le lion représente l'Espagne, et le rocher la citadelle de Besançon; les soldats commis à sa défense tombent ou fuient de toutes parts, le ciel est entièrement couvert de nuages, au travers des- quels on entrevoit les signes des Poissons, du Bélier et du Taureau,. qui dé- signent les mois où se fit cette expédition; les vents y soufflent un air noir et pluvieux, et l'Hiver, sous la figure d'un vieillard, y répand à pleines mains la grêle, la neige et les frimas. Un grand aigle, perché sur un arbre sec, où il crie et bat des ailes, indique les vains efforts faits par l'Allemagne pour empêcher cette conquête. La Renommée, qui vole au-dessus du roi, tient deux trompettes, pour montrer qu'il a conquis deux fois cette pro- vince, et la Gloire, portant une couronne et un obélisque, est plus haut près d'un nuage. — Gravé par Simoneau, ( haie, imp.) XXI. Résolution prise de faire la guerre aux Hollandais. — 1671. Le roi, assis sur son trône, a devant lui Minerve qui lui montre, reproduit sur une grande tapisserie, les maux et les fatigues de la guerre ; elle lui 164 GRANDE GALERIE, N° 113. fait voir dans un endroit, des hommes noyés; dans un antre, des soldats morts ou mourant de faim et de misère ; ici l'air tout en feu ; là des ar- bres tout dépouillés de feuilles et couverts de frimas; l'Hiver enfin, sous la figure d'un vieillard, qui serre entre ses bras un soldat gelé. Plus loin, au milieu d'un champ aride, elle lui montre l'Envie avec ses serpents, accom- pagnée d'un aigle et d'un lion, pour faire entendre à ce prince, quels froids, quelles chaleurs, quels travaux il aura à essuyer pendant le cours de cette expédition, et les obstacles que lui susciteront l'Allemagne et l'Espagne ja- louses de ses conquêtes. La Justice qui préside à ce conseil est au milieu du tableau, derrière le trône : l'épée qu'elle tient indique qu'eue opine pour la guerre; et Mars, pour y déterminer le roi, l'invite à monter dans un char de triomphe qu'il lui a préparé, en lui montrant pour garants du suc- cès des trophées d'armes et des boucliers épars, où sont écrits les noms des villes qu'il avait conquises en Flandre quatre ans auparavant et le lion hollandais abattu. La Victoire s'apprête à couronner le vainqueur, et la Re- nommée va, la trompette à la main, publier sa gloire. — Gravé par Cars, {filiale, imp.) XXII. Établissement de l'Hôtel royal des Invalides. — 1674; médaillon ovale. Le Génie de la France, sous la figure d'une femme ailée, ayant sur la tête une flamme de feu et à ses côtés une corne d'abondance, remet d'une main une croix de l'ordre à un officier suivi de quelques soldats, et de l'autre leur montre le plan de l'hôtel des Invalides, qui est entre les mains de Mi- nerve assise à ses côtés. — Gravé par Duflos et fnile. {Chalc. nat.) XXIII. L'acquisition de Bunker que. — 1662; camaïeu. La France assise fait compter à l'Angleterre, qui est auprès d'elle, les sommes d'argent convenues pour l'acquisition de Dunkerque; et cette ville, prosternée au pied du trône, remet ses clefs à la France, qui lui tend la main et qui semble la retirer des bras de l'Hérésie, représentée avec un bandeau sur les yeux et couchée sur un amas de livres de sa doctrine* — Gravé par Cars. {Chalc. imp.) XXIV. Ambassades envoyées des extrémités de la terre. — Mé- daillon ovale. La France debout, la couronne sur la tête, tenant d'une main son sceptre et s'appuyant de l'autre sur le bouclier de ses armes, reçoit divers ambas- sadeurs des pays les plus éloignés, tels que celui du Grand-Seigneur, du roi de Maroc et du Czar reconnaissables à leur habillement et à leur coif- fure. — Gravé par Soubeiran. {Chalc. imp.) XXV. Prise de la ville et de la citadelle de Gand en six jours. — 1678. Le roi, porté par un aigle au-dessus d'un nuage entrecoupé de sillons de feu, tient d'une main la foudre et de l'autre l'égide. La Vigiiance et le Se- cret marchent à ses côtés, et la Gloire vole au-dessus de lui. La Terreur qui le suit est représentée par une femme ailée, coiffée d'une mufle de lion et sonnant de la trompette ; au-dessous, la ville d'Ypres parait saisie d'ef- froi. Devant le roi, la Flandre, sous la figure d'une femme affligée, lève, dans sa surprise, une longue mante qui la couvrait de la tète aux pieds. Près d'elle est la ville de Gand en pleurs, figurée comme dans l'écusson de ses armes, par une jeune fille assise dans une espèce de parc d'osier, et sur les genoux de laquelle un lion met les pattes de devant. Son parc est brisé en plusieurs endroits, et elle tient des clefs que Minerve lui arrache d'une main, tandis que de l'autre elle lui arrache son étendard sous lequel cette GRANDE GALERIE, N° 113. 165 ville mettait autrefois jusqu'à soixante mille hommes. Au bas du tableau le peintre a représenté la ville de Valenciennes, abattue sur le bouclier de ses armes et appuyée sur le corps d'un soldat étendu sur la poussière. Près de là est un char de triomphe auquel la ville de Cambrai est attachée, ainsi que d'autres femmes qui désignent des conquêtes moins importantes. Mars chasse la Discorde, l'Envie et la Fureur. — Gravé par Beauvais. {Chalc. imp.) XXVI. Mesures des Espagnols rompues par la prise de Grand, Ce tableau fait partie du précédent. La Renommée, tenant deux Pompet- tes, annonce la prise de Gand. L'Espagne, vêtue d'un manteau de pourpre et tenant un sceptre est renversée sur son lion qui baisse la tète ; derrière elle est un léopard, et à ses pieds le livre de Machiavel ; près d'elle un homme ébloui qui met la main devant ses yeux, et une femme qui tient un compas démonté et une règle rompue, représentent la Ruse et le Conseil d'Espagne déconcertés. Enfin, le mauvais état de ses armées et de ses pla- ces est exprimé par un soldat couché, par d'autres qui fuient et par un château foudroyé. De l'autre côté se trouvent les deux colonnes d'Hercule que Charles-Quint prit autrefois pour sa devise, avec cette inscription : plus outre. L'aigle de l'Empire, posé sur ces colonnes, regarde la foudre et sem- ble la braver. — Gravé par Beauvais. {Chalc. imp.) XXVII. Renouvellement d'alliance avec les Suisses. — 1663; médaillon ovale. La France debout, revêtue du manteau royal, la couronne sur la tête et s' appuyant d'une main sur le bouclier de ses armes, tient de l'autre celle d'un ambassadeur suisse. — Gravé par Dupuis jeune (Chalc. imp.) XXVIII. Police et sûreté établies dans Paris. — 1665; camaïeu. La Justice, assise sur son trône, a près d'elle la Sûreté, sous la figure d'une femme qui tient une bourse ouverte et s'appuie sur un faisceau d'ar- mes. Dans le fond, une troupe de soldats armés, faisant le guet, et d'autres poursuivant et punissant des criminels. — Gravé par Cars. {Chalc. imp.) XXIX. Jonction des deux mers. — 1667 ; médaillon ovale. Neptune et Thétis, l'un représentant l'Océan, l'autre la mer Méditerranée, se donnent la main. La baleine qui est auprès de Neptune est le symbole de l'Océan, et Thétis tient une rame par allusion à la navigation de la Mé- diterranée. — Gravé par Desplaces et ffillè {Chalc. imp.) XXX. La Hollande accepte la paix et se détache de V Allema- gne et de l'Espagne. — 1678. Après avoir représenté dans le cintre, du côté du salon delà Cuerre, l'al- liance de la Hollande avec l'Allemagne et l'Espagne, le peintre a représenté dans le cintre opposé, de quelle manière ces trois puissances se désunirent. Elles se retrouvent sur le même tribunal et avec les mêmes attributs, mais dans des attitudes et des situations toutes différentes. La Hollande se détache de ses compagnes et lève les bras au ciel. Devant elle la Vanité tenant un scep- tre et suivie d'un paon. L'Allemagne parait surprise et consternée de la dé- marche de la Hollande, que l'aigle impériale s'efforce de retenir : L'Espa- gne, dont le lion se roule et rugit à ses pieds, est émue par les nouvelles que lui apporte la Renommée; elle voit ses soldats en fuite et son efiroi augmente à l'aspect de la foudre qui tombe sur l'antre des Cyclopes, où se forgeaient les armes des troupes confédérées. — Gravé par Audran. {Chalc. imp.) 166 SALON DE LA PAIX, N° 114. Au-dessus de cette composition, le peintre a représenté Mercure descen- dant du ciel avec une branche d'olivier, et la Paix, avec les Jeux et les Pas, figurés par de jeunes enfants qui répandent des fleurs. — Gravé pat Rave net et Tardieu fils. (Chatc. imp.) .. Quatre statues en marbre ont remplacé les statues antiques qui décoraient autrefois les niches du milieu de la galerie. Elles représentent : Côté des appartements : Vénus devant Paris, par Dupaty. — Minerve frap- pant la terre fait naître L'olivier, par Gartellier (1). Côté des jardins : Paris, par M. Jacquot. — Mercure séparant avec sa ba- guette deux serpents, par M. Jacquot (2J. SALON DE LA PAIX, N° 114. Le salon de la Paix, placé à l'extrémité de la grande galerie, du côté des grands appartements de la reine, formait primitivement trois pièces de cet appartement, et y fut réuni de nouveau sous le règne de Louis XV. Il prit alors le nom de salon du Jeu de la reine. L'arcade qui communique dans la grande galerie était « ornée, dit la Martinière, d'une décoration sur des châssis peints des deux côtés. On y a fait une porte fermante pour en em- pêcher l'entrée. La reine y tient sa cour, le jeu, et y donne des concerts. Cette séparation peut s'ôteren une demi-heure, pour laisser, dans les gran- des cérémonies, les deux salons ne faire qu'un avec la galerie. » PLAFOND. Le plafond, en forme de calotte, représente la France revêtue du manteau royal, la couronne sur la tête, tenant d'une main le bouclier de ses armes, et de l'autre son sceptre : elle traverse les airs sur un char tiré par quatre tourterelles que deux Amours viennent de mettre sous le joug. Elles ont chacune des espèces de médailles pendues au cou, les unes aux armes de France et de Bavière, les autres aux armes de France et de Castille, pour désigner le mariage du dauphin avec la princesse de Bavière, et de celui de Mademoiselle avec Charles II, roi d'Espagne. Plus bas, un troisième Amour lie, avec des guirlandes de fleurs, deux autres tourterelles qui por- tent de même des médailles aux armes de France et de Savoie, pour faire une semblable allusion au mariage de Mademoiselle d'Orléans avec le duc de Savoie. L'Hyménée, tenant son flambeau et accompagné des Grâces qui le couronnent, est placé entre le char et les Amours qui Tattèlent, et la Gloire qui est au-dessus met sur la tète de la France le cercle de l'Immortalité. La Paix, tenant son caducée, précède le char, et l'Abondance qui est de l'autre côté, tire des festons de fleurs d'une corbeille posée sur la tète d'un Amour ; au-dessous du char, l'allégresse publique, représentée sous la fi- gure d'une jeune Bacchante qui, d'une main, tient des castagnettes, et de l'autre un tambour de basque. Près d'elle un Amour tient un triangle. D'un autre côté l'Autorité souveraine poursuit avec un faisceau d'armes la Dis- corde et l'Envie, qui tombent à ses pieds. Plus loin, la Religion, accompa- gnée de l'Innocence et l'Hérésie avec son masque et ses livres renversée au pied d'un autel sur lequel brûle le feu .sacré. Enfin, la Magnificence repré- sentée sous la figure d'une femme couronnée de rayons, environnée des instruments des arts, de cornes d'abondance, de sceptres et de couronnes, et qui semble montrer à la France des plans d'édifices. — Gravé par Aabcrt et Cars. (Chalc. imp.) Les quatre voussures ont pour sujets : Côté de la grande galerie. — L'Espagne. Elle est représentée à genoux, dans une espèce d'extase à la vue d'un Génie descendant du Ciel, un ra- (1) Ces deux statues ont été exposées au Salon de 1822. (2) Ces deux statues ont été exposées au Salon de 1827. SALON DE LA PAIX, N° 114. 167 meau à la main. Le lion qui est son symbole ordinaire, loin d'être inquiet et rugissant comme dans* les tableaux précédents, est tout à fait tranquille. Le bonheur de l'Espagne est encore exprimé par des danses et des jeux où des enfants s'empressent de jeter des armes et des drapeaux : l'un d'eux, à moitié couché sur un canon, parait chanter au son de sa guitare, tandis que d'autres jouent avec des armes qui sont parterre, et que des villageois dansent au son de la musique. — Gravé par Tardieu fils [Chalc. imp.) Côté des appartemeuts de la reine. — L'Europe chrétienne en paix. Elle est assise sur un monceau d'armes ottomanes, tenant d'une main la tiare pontificale et de l'autre une corne d'abondance. A sa droite, la Justice avec ses attributs; près d'elle sont les Génies des arts qui reprennent leurs dif- férents exercices. De l'autre côté, la Piété élève d'une main vers le ciei une cassolette fumante, et de l'autre tient une bourse ouverte qu'elle présente à des enfants qui sont à ses pieds. Sur la même ligne on voit d'autres en- fants qui lisent ou prient au pied d'un autel sur lequel brûle le feu sacré, devant un temple. — Gravé par Liotard et JF'Me. {Chalc. imp.) Côté en face de la galerie. — L'Allemagne. L'Allemagne, qui, dans un des cintres du salon de la Guerre, est dans un état d'abattement et de détresse, semble ici comblée de joie à l'aspect. d'un Génie qui vient à elle, tenant d'une main un rameau d'olivier qui lui annonce la paix, et de l'autre une branche de laurier pour les victoires que le secours de la France lui a aidé à remporter sur les Infidèles. Ses peuples épars remercient le ciel de tant d'avantages et paraissent chargés des dépouilles des Turcs, dont ils ont formé un trophée, près duquel est l'étendard de Mahomet. De l'autre côté des gens de tout âge, sexe et condition, se livrent à la joie. — Gravé par Beauvais \Chalc. imp.) Côté en face de la cheminée. — La Hollande. Pour achever le contraste des peintures du salon de la Guerre avec celles du salon de la Paix, la Hol- lande est représentée heureuse et tranquille ; elle reçoit à genoux sur son bouclier une partie de ses flèches, qu'un Génie lui rapporte mêlées avec des branches d'olivier, et qui désignent les provinces qui avaient été con- quises sur elle, et que la paix venait de lui rendre. Son lion, avec lequel deux enfants se jouent, n'a plus rien de farouche, ses magistrats, à genoux, rendent au ciel des actions de grâces, et le rétablissement de son com- merce est indiqué par des matelots occupés à construire, à équiper, ou à charger des vaisseaux. — Gravé par Desplaces. {Chalc. imp.) Les ornements des quatre angles se composent d'une lyre couronnée, à laquelle deux caducées et deux cornes d'abondance servent de base. Au- dessus de cette lyre on voit alternativement, d'angle en angle, les armes de France lc celles de Navarre, dans des cartouches supportés par deux Gé- nies ou enfants ailés, dont l'un tient un sceptre et l'autre une main de jus- tice ; le tout accompagné de festons, de fleurs et de fruits. — Gravé par Preisler. (Chalc, imp.) Une petite copie en marbre de la Cléopâtre antique par Julien, posée sur la cheminée, et six bustes cV Empereurs romains, dont les têtes sont en por- phyre et les draperies en marbres de diverses couleurs, complètent la dé- coration de ce salon. 2091. Louis XV donnant la paix à V Europe. Par François Lemoine. — H. 3,82. — L. 2,95. « Sur la cheminée de ce salon on a posé, au commencement du mois de juillet 1729, un grand tableau allégorique de forme ovale, qui a douze pieds de haut sur neuf pieds de large, et qui est dans une bordure de marbre pareille à celle qui est dans le salon de la Guerre. Le roi paroit au milieu de ce tableau, tenant de la main gauche un gouvernail et présentant de la droite une branche d'olivier à l'Europe. On la reconnoît à ses symboles or- dinaires, et la joie, l'admiration et la reconnoissance éclatent sur son visage. Aux pieds du roi est le Luxe terrassé ; le temple do Janus paroit dans le fond. Des peuples sont auprès uni semblent partager leurs regards et leurs 168 CHAMBRE DE LA REINE, N° 115. vœux entre le ciel, l'Europe et le roi. De l'autre côté est Mercure qui vole devant Minerve; elle lui ordonne de s'opposer à la Discorde, qui s'efforce d'ouvrir la porte du temple. Sur le devant du tableau, la Piété présente à l'Europe deux enfants que la Fécondité tient dans ses bras. La Renom- mée, attentive à ces grands événements, se dispose à les publier dans l'uni- vers , et pour dernière assurance du bonheur des peuples , on voit au bas les Génies des arts et du commerce annoncer, sous la protection du mo- narque, les doux fruits delà paix. s> (Piganiol de la Force). — Gravé par Cars. (C/ialc. imp.) CHAMBRE DE LA REINE, N° 115. Lorsqu'en 1682, Louis XIV fixa sa résidence à Versailles, cette chamhre fut celle de la reine Marie-Thérèse qui y mourut le 30 juillet 1683. Une ba- lustrade d'argent semblable à celle ,de la chambre du roi (Voir salle de Mercure n" 109) fermait alors l'alcôve et fut fondue dans l'hiver de 1689-90. Le plafond décoré par Gilbert de Sève représentait le Soleil, accompagné des heures du jour et éclairant les quatre parties du monde; les quatre voussures peintes parle même artiste avaient pour sujets: le festin d'An- toine et de Cléopâtre. — Didon faisant bâtir la ville de Carthage. — Rhodope, reine d'Egypte, élevant une des pyramides. — Nitocris, reine d'Assyrie, faisant construire un pont sur l'Euphrate (1). Les angles étaient ornés de bas-reliefs dorés, représentant les armes de France et de Navarre, et l'ai* gle à deux tètes de la maison d'Autriche, entourés de figures d'enfants, de lions, de sphinx et de trépieds (2)= Après la mort de la reine Marie-Thérèse, cette chambre fut habitée par la dauphine de Bavière, qui y mit au monde le duc d'Anjou (depuis Philippe V, roi d'Espagne) et le duc de Berry. La dauphine de Bavière mourut dans cette chambre le 20 avril 1690. En 1696 Marie-Adélaïde, princesse de Savoie, fiancée au duc de Bourgogne, y fut installée dès son arrivée à Versailles le 8 novembre ; elle épousa l'année suivante le duc de Bourgogne et donna naissance, dans cette chambre, à trois princes, dont le dernier seul vécut et régna sous le nom de Louis XV. La duchesse de Bourgogne, devenue dauphine de France en 1711, mourut dans cette chambre le 12 février 1712. En 1722 l'infante d'Espagne, Marie-Anne -Victoire, fiancée au roi Louis XV, fut installée à Versailles le 17 juin dans l'appartement de la reine, et l'habita jusqu'à la rupture du mariage projeté en avril 1725. Le 1" décembre suivant, Marie Leczinska prit possession de l'appartement de la reine; de 1727 à 1737 elle donna naissance dans cette chambre à ses dix enfants et elle y mourut le 24 juin 1768. Sous Marie Leczinska la décoration de cette pièce subit d'importantes modifications. « La reine, dit La Marti-' nière, en a fait changer les décorations depuis quelques années. De tous les ornements en marbre on n'a laissé que la cheminée, dont les lambris au pourtour sont de menuiserie très-richement ornée en sculpture dorée. Le fond et les côtés jusqu'à la balustrade, qui est au pied du lit, sont revêtus de magnifiques tapisseries. La cheminée (3) est de beau marbre d'Antin, aussi bien que les jambages en consoles et le travers; le chantourné, taillé d'ornements sculptés sur le marbre même, a un trumeau de grandes glaces; au-dessus il y a des palmiers qui s'élèvent aux côtés, lesquels sont mêlés de festons de fleurs qui y roulent, dont les têtes se recourbent en haut et soutiennent une bordure taillée aussi de fleurs, dans laquelle est (1) Ces peintures, qui n'existent plus, sont reproduites en partie dans Versailles immortalisé par J. B. de Monicart; tome II, fig. 1, 2 et 3. (2) Ces bas-reliefs ont été conservés lors de la restauration faite sous Louis XV et ils existent encore. L'aigle à deux têtes qui s'y trouve a fait croire que ces trophées avaient été ajoutés lors de l'installation de Marie- Antoinette, archiduchesse d'Autriche, mais ils remontent à l'époque de la reine Marie-Thérèse d'Autriche, femme de Louis XIV. (3) Cette cheminée et le trumeau de glaces placé vis-à-vis, ont été sup- primés lors de l'établissement des Galeries historiques. CHAMBRE DE LA REINE, N° 115. 1GD un portrait du roi en forme de buste. Le haut de la bordure est couronné d'un cartouche ailé dans lequel sont les armes du roi ; il y a vis-à-vis un trumeau de glaces pareilles, dans lequel est le portrait de la reine. Entre les deux croisées on voit celui du roi de Pologne, son père. Sur les deux portes on remarque dans de riches bordures de forme singulière, deux ta- bleaux dont les sujets ont rapport à cette décoration, lesquels sont M. le dauphin, M. le duc d'Anjou qui étoit pour lors vivant, quelques-unes de Mesdames de France, le tout peint au naturel. L'un de ces tableaux sort du pinceau de Troye et l'autre de Natoire. Le plafond cintré étoit divisé en cinq parties, comme les autres par compartiment : les cadres de stuc avoient dans les angles des espèces de sphinx qui soutenoient un globe aux armes de France. Les cinq tableaux qui étoient dans ce plafond étoient peints par de Sève l'aîné. La peinture en étoit extrêmement noircie, ce qui rendait cette chambre sombre et triste. La reine fit ôter ce tableau pour changer la disposition des ornements : on a redoré le tout, et dans le haut du plafond on a figuré une coupole qui s'élève en perspective : elle est rem- plie d'une mosaïque tournante, garnie de roses fteuronnées, avec un écus- son des armes du roi et de la reine qui en font la pointe (I). Dans les qua- tre autres parties où étoient les autres tableaux, on a placé dans chaque mi- lieu deux enfants de carton sculptés, assis sur la corniche, avec des palmes et des .festons qui s'étendent. Ces enfants soutiennent une bordure de forme chantournée ovale, couronné d'un cartouche avec une tète au-dessus. Ces bordures renferment chacune une belle figure, peinte en grisaille par Boucher. Pour remplir les espaces dans les côtés, jusqu'aux bordures, on y a peint des mosaïques, pareilles à celles de la coupole; le tout est bien doré sur des fonds blancs. Les mosaïques sont rehaussées d'or. » (Le grand dic- tionnaire géographique, etc., édit. de 1768.) En 1770 l'appartement de la reine fut occupé par Marie-Antoinette, alors duuphine de France. Devenue reine en 1774, Marie-Antoinette donna nais- sance dans cette chambre à ses quatre enfants et l'habita jusqu'aux jour- nées d'octobre. Le 6 octobre 1789, la reine, par suite des événements de la veille, ne s'é- tait couchée que vers deux heures du matin ; deux de ses femmes de cham- bre de service, mesdames Thibault et Augué, se tenaient dans le salon voi- sin (n° 116) lorsqu'elles entendirent, à six heures un quart du matin, un grand bruit sous les fenêtres de l'appartement : c'étaient les femmes venues la veille de Paris qui passaient sur la terrasse. La reine sonne et s'informe quel est ce bruit. Madame Thibault lui répond que c'étaient ces femmes de Paris, qui vraisemblablement n'ayant pas trouvé à coucher, se prome- naient. Cette réponse parut tranquilliser la reine, et madame Thibault se retira. Un quart d'heure après, elle entend un bruit bien plus grand qui partait de la salle des gardes ; elle et madame Augué ouvrent la porte de la pièce où elles étaient et voient « que des brigands voulaient forcer les gardes pour entrer, ce que ces derniers empêchaient en formant une bar- rière avec leurs fusils qu'ils plaçaient en travers de la porte (2). » Un des gardes du corps, Miomandre de Sainte-Marie, qui barrait la porte avec son mousqueton, se tourne vers elles et leur dit : « Sauvez la reine, se.; jours sont en danger. » Effrayées, elles referment la porte au verrou, rentrent, préci- pitamment dans la chambre où la reine était couchée, la font lever, lui pas- sent un jupon et des bas et la conduisent chez le roi par. un petit passage, qu'on appelait le passage du roi et qui conduisait par l'Œil-de-B'œuf, lu chambre de Louis XIV et la salle du Conseil, dans la chambre de Louis XVL Pendant que la reine passait chez le roi, Louis XVI, inquiet d'elle et de sa famille, était allé la chercher par un autre passage pratiqué sous lŒil-de- Bœuf et qui a été détruit lors de la création du Musée historique. Lorsque (1) Ce dernier détail a été remplacé par une rosace. (2) Déposition de Marie-Elisabeth Nolle, veuve de Pierre Thibault, pre- mière femme de chambre de la reine, dans la Procédure criminelle instruite au Cluile/et de Paris, sur la dénonciation des faits arrives à Versailles dans la journée du 6 octobre 1789, imprimé par ordre de CAssemb'ée nationale, lrc par- tie, page 139. 170 CHAMBRE DE LA REINE , N° 115. Louis XVI arriva dans la chambre, Marie- Antoinette l'avait déjà quittée et le roi reprenant alors le passage qu'elle venait de suivre eut peine à se faire ouvrir la porte de l'Œil-de-Bœuf qui était déjà barricadée (1). Ainsi, la mort de deux reines et de deux dauphines, la naissance de dix- neuf princes et princesses du sang, la catastrophe du 6 octobre 1789 qui força Louis XVI et Marie- Antoinette à abandonner la résidence de Versailles, tels sont les souvenirs historiques de cette chambre qui, pendant plus d'un siècle, a vu les plus grandes joies et les suprêmes douleurs de l'ancienne monarchie. Les quatre camaïeux peints par Boucher dans la voussure représentent : Côté du Salon de la Paix. — La Charité. Elle est entourée d'enfants. Côté en face des fenêtres. — L'abondance,. Elle répand à ses pieds des fleurs, des fruits et des bijoux. Côté du Salon de la Reine. — La Fidélité. Elle est assise près d'un autel et tient un cœur enflammé. Côté des fenêtres. — La Prudence. Elle tient un miroir entouré d'un ser- pent. Les tableaux placés au dessus des portes représentent : Côté du Salon de la Paix. — La Jeunesse et ta Vertu présentent deux prin- cesses à in France, par Natoire. Ces princesses sont des filles de Louis XV; l'une d'elles s'appuie sur la France; l'autre est soutenue par la Jeunesse à genoux ayant près d'elle le génie de la Vertu (2). Côté du Salon de la Reine. — La Gloire des princes s'empare des enfants de France, par Detroy (3). Ces enfants sont : le jeune dauphin, fils de Louis XV et ses deux sœurs aînées, Louise-Elisabeth et Anne-Henriette, nées jumel- les. La France, assise a près d'elle les deux princesses, et la Gloire tient par la main le jeune priuce. 2092. Mariage de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Au- triche. — 9 juin 1660. Par Testelin, d'après Lebrun. — H. 3,52. — L. 5,68. La célébration du mariage du roi fut faite en France le 9 juin, dans l'église de Saint- Jean-de-Luz. « La reine, dit ma- demoiselle de Montpensier, avoit un manteau royal de ve- lours violet semé de fleurs de lis, un habit blanc dessous de brocart, avec quantité de pierreries, et une couronne sur la tête. Le roi, ajoute madame de Motteville, avoit un habit noir et mille pierreries; la reine se mit auprès du roi, sous un haut dais de velours violet, parsemé de fleurs de lis d'or, et (1) Déposition de Rabel et de Marquand, garçons de la chambre du roi. pages 52 et 54 de la 2e partie de la Procédure criminelle. La porte de ce pe- tit passage se voit à gauche, au fond de la pièce; elle est surmontée du portrait en pied de la reine Marie-Antoinette. On distingue encore dans la corniche les pitons annuels était suspendu le dais du lit de la reine, dont les tentures étaient changées deux fois par an, ainsi que le prouvent les inscriptions tracées dans la voussure par des ouvriers tapissiers. Voici quelques-unes de ces inscriptions : Ditmont adjoint avec Courtat, tendu le lit debrocart à paillettes dorées, 13 dé- cembre 1787. Fatou et Courtat, ont tendu le Ut d'été de la reine, le 10 juin 1788. 'Fendu le lit de la reine d'hiver et détendu le lit d'été, le 20 octobre 1788. Ange, tapissier, 1802, a détendu les étoffes de l'appartement de la reine. (2) Ce tableau est signé : C. Natoire 1734. (3Ï Ce tableau est signé : Detroy 1734. CHAMBRE DE LA REINE, N° 115. 171 l'estrade étoit de même, c'est-à-dire le tapis, les chaises et les carreaux; le tout couvert dé fleurs de lis d'or. D'abord l'évoque, avant que de commencer la messe, apporta au roi l'anneau, que le roi donna à la reine, et la monnoie sur un bassin de vermeil doré. Quand le roi alla à l'offrande, il fut accompagné du grand-maître des cérémonies de Rhodes, de ses capitaines des gardes, de Vardes, qui commandoit la garde suisse, et de d'Humières, qui commandoit les gardes appelés becs de Corbin; et Monsieur, frère du roi, porta son offrande. Mademoiselle, fille aînée du feu duc d'Orléans et fille unique de sa première femme, portoit l'offrande de la reine, et Mesdemoiselles d'Alençon et de Valois, ses sœurs, portoient la queue de la reine. Louis XIV et Marie-Thérèse sont unis par l'évèque de Bayonne, Jean Dolce. Derrière le roi se trouvent Mazarin, le duc d'Orléans, Anne d'Autri- che et le duc de Vendôme ; derrière la reine, l'évèque de Fréjus, et Made- moiselle de Montpensier avec ses deux sœurs. Cette peinture était un modèle destiné à être reproduit en tapisserie et fait pour être exécuté au rebours, ce qui explique pourquoi Louis XIV et la reine se donnent la main gauche. — Grave par Jeaurat. (filiale. Imp.) 2093. Marie - Thérèse d'Autriche, reine de France. (Voir n" 2042;. École française; xvii0 siècle. —H. 0,97. — L. 0,82; forme ovale. Elle est représentée assise devant une table où se trouve sa couronne, et porte un manteau fleurdelisé. Ce portrait, placé dans le trumeau de glaces entre les fenêtres, était indi- qué à tort dans la lre édition de cette notice (n° 4205), comme représentant la dauphine de Bavière. 2094. Naissance de Louis de France, duc de Bourgogne. — 6 août 1682. Par Antoine Dieu, d'après Watteau. — H. 3,43. — L. 5,63. Le duc de Bourgogne, fils aîné du grand dauphin et petit- fils de Louis XIV, naquit au château de Versailles le jeudi 6 août 1682, à dix heures vingt minutes du soir. Le roi, la reine, le dauphin, Monsieur, Madame, Mlle de Montpensier, les princes et princesses du sang étaient présents à l'accou- chement de la dauphine. Le roi donna à l'enfant qui venait de naître le nom de duc de Bourgogne, et quelques instants après il fut ondoyé dans la chambre même de la dauphine par le cardinal de -Bouillon, grand aumônier de France. Le jeune prince fut ensuite transporté dans son appartement par la maréchale de la Mothe, gouvernante des enfants de France, et dès qu'il y fat installé le roi lui envoya la croix du Saint-Esprit par le marquis de Seignelay, trésorier de l'ordre. Au centre de la composition, et à gauche du spectateur, Louis XIV, de- 172 CHAMBRE DE LA REINE, N° 115. bout, tenant son chapeau sous le bras gauche, montre de la main droite le jeune prince que lui présente la maréchal* de La Mothe. Près du roi se trouve son frère, Monsieur, et derrière lui plusieurs personnages parmi les- quels on reconnaît le grand Condé. Sur le premier plan, le cardinal de Bouillon, vu de dos, tient sa barrette. A l'extrémité de gauche, un valet soutient un vase de bronze doré. A droite du spectateur est le dauphin, de- bout, et plus loin la reine Marie-Thérèse, accompagnée des princesses du sang. Sur le devant est une princesse vue de profil et tenant son éventail des deux mains, qui paraît être Mu° de Monlpensier. Derrière elle se trou- vent un jeune prince et une jeune princesse près d'une torchère en bois doré. Au fond, l'alcôve et le lit de la dauphine, dont un des rideaux est ou- vert. Ce tableau a été exécuté par Antoine Dieu, sous le règne de Louis XV, pour la suite des modèles de tapisserie des Gobelins, représentant l'histoire du règne de Louis XIV. Le peintre a reproduit en partie la composition d'un tableau de Watteau, gravé par N. de Larmessin, et qui a pour sujet : Louis XIV mettant le cordon bleu à Monsieur de Bourgogne, père de Louis XV , roij de France régnant. Le tableau de Watteau ( de 2 pieds 8 pouces de haut sur 1 pied 10 pouces de large) faisait partie du cabinet de M. de Ju- lienne; cependant il ne se retrouve pas dans le catalogue du cabinet de cet amateur, l'ait en 1767 par P. Remy, et on ignore ce qu'il est devenu. Le fait représenté par Watteau est inexact, puisque Louis XIV ne mit pas lui-même le cordon bleu au duc de Bourgogne : aussi Antoine Dieu a-t-il supprimé ce détail de sa composition, qui offre d'ailleurs avec celle de Watteau beaucoup de diSJ/rences. La composition de Watteau ne contient que quinze personnages, Antoine Dieu en a ajouté sept. Watteau, qui n'a peint que ce seul sujet historique, plus de trente ans après l'événement, ne s'est préoccupé ni de la ressemblance des personnages, ni de l'exactitude des costumes ; il a fait Louis XIV trop âgé, la reine, Mmo de la Mothe et le grand Condé trop jeunes. Antoine Dieu a cherehé à se rapprocher de la vé- rité en consultant les portraits et les costumes de l'époque qu'il avait à re- présenter, mais on n'en retrouve pas moins dans son tableau presque toute la composition, et sans doute une partie delà couleur de celui de Watteau. 2095. Mariage de Louis de France, duc de Bourgogne et de Marie- Adélaïde de Savoie . — 7 décem- bre 1697. Par Antoine Dieu. — H. 3,43. — L. 5,78. La cérémonie du mariage du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, avec la princesse de Savoie, fille du duc Vic- tor Amédée II, fut célébrée par le cardinal de Goislin dans la chapelle de Versailles. Après la messe il y eut un grand festin de la maison royale dans l'antichambre de l'apparte- ment de la reine (salle n° 117); le soir la cour assista dans le salon de la Paix à un feu d'artifice tiré au bout de la pièce d'eau des Suisses, puis à un souper servi également dans l'antichambre de la reine; après le souper on passa dans la chambre à coucher de la duchesse de Bourgogne où Ton avait tendu un lit de velours vert, brodé d'or et d'argent, qui fut béni par le cardinal de Coislin. Le roi d'Angleterre (Jac- ques II) et la reine d'Angleterre donnèrent la chemise aux mariés. Le duc de Bourgogne, en habit et en manteau de velours noir brodé d'or, donne la main à la princesse, vêtue d'une robe de drap d'argent, recou- verte d'un manteau de velours bleu, semé de fleurs de lis d'or. Derrière le SALON DE LA REINE, N° 116. 173 duc de Bourgogne se trouvent ses deux jeunes frères les ducs d'Anjou et de Berry. Louis XIV, vêtu d'un habit de drap d'or, est, debout, vu de profil, et s'appuie sur une canne. Derrière le roi est son fils, le grand dauphin, en habit de brocard brodé d'or, et à leur suite les princes et princesses des maisons de Bourbon-Condé et de Bourbon-Conty. Derrière la duchesse de Bourgogne est le duc d'Orléans, frère du roi, accompagné de son fils le duc de Chartres, de la duchesse d'Orléans et de la duchesse de Chartres, d'un prince et de deux princesses. Au fond, le cardinal de Coislin donne la bé- nédiction aux jeunes époux. La chapelle dans laquelle a lieu cette cérémo- nie est celle qui occupait l'emplacement actuel du salon d'Hercule et du ves- tibule au-dessous. Ce tableau a été exécuté sous le règne de Louis XV, pour la suite des modèles de tapisserie représentant l'histoire de Louis XIV. Le peintre s'est servi, pour reproduire les traits du roi, du médaillon en cire par Antoine Benoîst, placé aujourd'hui dans la chambre de Louis XIV (n° 2167), et pour ceux de la duchesse d'Orléans, du portrait de Rigaud, n" 2084. 2096. Marie Leczinska, reine de France. (Voir n* 1351). Par Nattier. — H. 2,71. — L. 1,94. La reine est assise, vêtue d'une robe rouge garnie de fourrures, le bras gauche appuyé sur une console où se trouvent la couronne et le manteau royal, et le livre des Évangiles. Dans le fond, des colonnes et une draperie verte. Ce portrait est placé dans le fond de l'ancienne alcôve de la reine, à droite, au-dessus d'une petite porte qui conduisait aux petits appartements de Marie Leczinska. 2097. Marie- Antoinette, reine de France. (Voir n° 1357). Par M"" Lebrun. — H. 2,71. — L. 1,95. La reine est assise et appuyée sur une table couverte d'un tapis rouge, sur laquelle se trouvent un vase de fleurs et la couronne posée sur un coussin. Elle porte une toque et un manteau de couleur bleue, une robe blanche et tient un livre de la main gauche. Ce portrait est signé : L.E. Fi- gée Le Brun 1788. Ce portrait est placé dans le fond de l'ancienne alcôve de la reine, à gau- che, au-dessus de la petite porte par laquelle Marie-Antoinette s'échappa dans la matinée du 6 octobre 1789. SALON DE LA REINE, N° 116, * Ce salon était le grand cabinet de la reine, où se tenait le cercle et où se faisaient les présentations. Le siège de la reine était placé au fond, sur une estrade couverte d'un dais (1). PLAFOND. Les peintures de cette salle sont de Michel Corneille. Le plafond repré- sente Mercure répandant son influence sur les arts et sur les sciences. Il est ac- compagné, dit Félibien, « de plusieurs figures de femme qui expriment en- semble par divers attributs, l'Eloquence, la Poésie, la Géométrie et d'autres arts et Sciences dont il fut l'inventeur. L'on a peint aussi autour de lui des (1) On distingue encore dans la corniche en face des fenêtres des pitons dorés qui servaient à soutenir ce dais Î74 SALON DE LA REINE, M° 116. figures allégoriques qui expriment en ce tableau l'Étude et la Vigilance, sans lesquelles on ne peut taire aucun progrès ni dans les sciences ni dans les arts. » (1) Les tableaux des voussures ont pour sujets : Côté de la chambre de la reine. — Sapas chantant et jouant de la lyre (2). Côté en face des fenêtres. — Pénélope faisant de la tapisserie (3). Côté de l'antichambre de la reine. — Aspasie au milieu des philosophes de ia Grèce (4). • Côté des fenêtres. — Çésisèïte cultivant la, peinture. Dans les angles du plafond sont quatre figures allégoriques représentant : La vigilance. Mercure a près de lui un coq. — L'Académie. Un homme assis tient unebanderolle sur laquelle on lit : à l'Immortalité, devise de l'Acadé- mie française. — Le Commerce. Un homme assis près d'un ballot. — La Di- ligence. Jeune homme tenant une flèche et un éperon. Au-dessous de ces peintures sont des bas-reliels dorés représentant des enfants groupés avec les attributs. du commerce, de l'éloquence, des sciences et des arts. Les deux dessus de porte, représentant des trophées d'armes et d'instru- ments militaires, sont peints par Madeleine de Boulogne (5). 2098. Louis XIV visite la manufacture des Gobelins. — 15 octobre 1667. Par Pierre de Sève ; d'après Lebrun. — H. 3,53. - L. 5,73. La manufacture royale des meubles de la couronne fut •établie en 1662 par Louis XIV, dans l'hôtel des Gobelins. « La maison des Gobelins, dit M. Lacordaire dans sa Notice historique sur les manufactures impériales de tapisseries des Gobelins, comptait alors environ deux siècles de célébrité industrielle. La famille qui a donné son nom à cet hôtel, à une partie de la Bièvre et à plusieurs voies de communica- tion du voisinage, était originaire de Reims; dès le XVe siè- cle, elle s'établissait au faubourg Saint-Marcel et y exerçait la profession de teinturier. » Le roi rassembla dans cet éta- blissement sous l'administration de Colbert et sous la direc- tion de Lebrun, des peintres, des tapissiers, des sculpteurs, des orfèvres, des ébénistes et d'autres ouvriers habiles en toutes sortes d'arts et de métiers. Le 15 octobre 1667, Louis XIV, après avoir visité les tra- vaux du palais des Tuileries qu'il était sur le point d'habi- ter, se rendit aux Gobelins « voir les manufactures qui s'y fabriquent, et particulièrement celles qui se sont faites pen- dant la campagne et que Sa Majesté avait ordonnées avant son . (lj Ce plafond a été gravé par Madeleine Hortemels, dans Versailles immor- talisé, par J.-B de Monicart. tome II, fig. 4. (2) Cette peinture, exposée dans la cour du Palais-Royal en 1673, est gra- vée par Fonbaune dans le même ouvrage, tome II, fig. 6. (3) Cette peinture est gravée, dans le même ouvrage, par Madeleine Hor- temels, tome II, fig. 5. (4) Peinture exposée en 1673 et gravée par Madeleine Hortemels, dans Mo- nicart, tome II, iig. 7. (5) Ces deux tableaux ont aussi été exposés en 1673* SALON DE LA REINE, N* 116. 175 départ. Le sieur Colbert lui fit remarquer de quelle sorte on avoit suivi ses pensées, et les desseins qu'elle avoit résolus; et le sieur Lebrun, qui en a la conduite particulière, avoit fait ranger les ouvrages avec tant d'industrie qu'il ne se peut rien trouver ensemble , et si riche et si bien ordonné. L'entrée de la cour où est le pavillon étoit ornée de tableaux, de statues, de trophées et d'inscriptions qui formoient une espèce d'arc de triomphe très-magnifique, et la grande cour étoit tendue des superbes tapisseries qui s'y fabriquent, avec un buffet de neuf toises de long et élevé de douze degrés, sur lequel étoient disposés, d'une manière aussi ingénieuse que magnifique, les riches ouvrages d'orfèvrerie qui se font dans ce même lieu. Ce buffet étoit composé de 24 grands bassins, chacun avec son vase, d'autant de bran- cards pour les porter, de deux cuvettes chacune de 5 à 6 pieds de diamètre, de quatre grands guéridons, de 24 vases à mettre des orangers, et de plusieurs autres pièces, le tout d'argent ciselé, mais d'un travail qui passoit encore le prix de la matière quoique du poids de plus de vingt-cinq mille marcs... Après avoir considéré tant de belles choses, Sa Majesté alla dans tous les endroits où l'on fait les ta- bleaux, les ouvrages de sculpture, de miniature et de bois de rapport ; comme aussi les tapisseries de haute et basse lice et les tapis façon de Perse. Elle vit pareillement plu- sieurs pièces d'orfèvrerie d'un autre buffet, commencées d'un dessin différent; ce qui la surprit agréablement ainsi que le prince de Gondé et le duc d'Enghien qui l'accompa- gnoient avec grand nombre de seigneurs. » (Gazette de 1667). Lebrun montre à Louis XIV, qui est accompagné du duc d'Orléans, du prince de Condé, du duc d'Enghien et de Colbert, divers ouvriers qui ap- portent des vases d'or et d'argent, des modèles de tapisserie, des tables or- nées de mosaïques, des tapisseries, etc. On remarque dans le fond le pas- sage du Granique, tableau de Lebrun qui fait partie de la suite des batailles d'Alexandre. 2099. Baptême de Louis de France, dauphin, fils de Louis XIV. — 24 mars 1668. Par Joseph Christophe. — H. 3,53. — L. 5,77. Les cérémonies du baptême du dauphin furent célébrées peu après la conclusion de la paix d'Aix-la-Chapelle. Le cardinal de Vendôme, légat a latere, pour le pape, fut le parrain, et la princesse de Gonty, pour la reine-mère d'An- gleterre, la marraine. « On avoit élevé, dit Limiers, au mi- lieu de la cour du vieux château de Saint-Germain-en-Laye, une estrade de quatre marches, sur laquelle, pour servir de fonts on avoit posé une grande cuvette d'argent de cinq pieds de long sur quatre de large et quatre de haut, au-des- sous d'un dais élevé de quatre pieds, de brocard d'argent 176 SALON DE LA. REINE, N° 116. en broderie, orné de dauphins entrelacés, de palmes et de fleurs de lis. Au-dessus de la campane étoit une corniche dorée, portant quatre grands dauphins d'argent qui soute- noient une couronne d'or fermée, de cinq pieds de long sur quatre de large. Cette machine paroissoit soutenue par un ange suspendu en l'air qui tenoit une épée. A quelque dis- tance de là étoit un magnifique autel, fermé par quatre colonnes de l'ordre corinthien, de dix-huit pieds de haut avec des contre-pilastres. Tout étant ainsi préparé, M. le dauphin arriva vêtu de brccard d'argent, les chausses re- troussées à l'antique, coupées par bandes, couvertes de den- telles d'argent, avec une toque de môme, ornée de plumes blanches et d'un cordon de diamants; il avoit un manteau aussi de brocard d'argent, doublé d'hermine. 11 étoit suivi de Monsieur, en habit de l'ordre, avec son collier, et de la maréchale de la Mothe, gouvernante des enfants de France. Le cardinal légat en chape marchoit ensuite, précédé de ses officiers, dont l'un portoit la croix devant lui. La princesse de Conty en deuil, étoit de l'autre côté, et plusieurs prin- cesses et dames de la cour, aussi brillantes parleur beauté que par l'éclat de leurs pierreries, assistèrent à cette céré- monie. Le cardinal Antoine, grand aumônier de France, en habits pontificaux, s'étant ensuite rendu à l'autel, avec l'é- voque d'Orléans, premier aumônier du roi, suivi des autres aumôniers, de deux archevêques et de six èvêques, aussi pontificalement vêtus, le cardinal donna à Monseigneur le nom de Louis; et en même temps les hérauts d'armes criè- rent par trois fois, vive Monseigneur le dawpliinl » (Histoire de Louis XIV). Celte peinture a été exécutée sous le règne de Louis XV pour faire suite aux modèles de tapisserie représentant l'histoire de Louis XIV. 2100. Établissement de VHôtel royal des Invalides. — 1674. Par Pierre Dulin. — H. 3,53. — L. 5,76. a De tous les établissements que fit Louis XIV, rapporte Quincy, le plus grand et le plus durable fut celui de l'Hô- tel de Mars. On commença cette année (1671) ce superbe édifice qu'on voit aujourd'hui, pour retirer les soldats et officiers qui ne sont plus en état de servir. Ils y trouvent tout ce qui est nécessaire à leur entretien et tous les se- cours spirituels qu'on peut y souhaiter. Ils y sont instruits dans la religion, de manière que plus de trois mille tant soldats qu'officiers invalides y vivent d'une façon si exem- plaire, qu'on ne peut les voir sans admiration. Les fonds pour la durée de ce bel établissement sont si bien assurés qu'ils ne peuvent jamais manquer. Aussi on regarde avec ANTICHAMBRE DE LA REINE, N° 117. 177 raison ce monument de la piété et de la magnificence de Louis le Grand, comme le plus digne de ce monarque.» (Histoire militaire de Louis XIV). Louvois présente à Louis XIV le plan des Invalides, que tient l'Architec- ture, sous la figure d'une femme. Le Génie de la gloire, portant des couron- nes de laurier, montre le roi à plusieurs soldats mutilés. Dans les airs la Renommée tenant un drapeau et sonnant de la trompette. Cette peinture a été exécutée sous le règne de Louis XV pour faire suite aux modèles de tapisserie représentant l'histoire de Louis XIV. 2101. Louis de France, duc de Bourgogne. (Voirn°i67). Par Hyacinthe Rigaud. — H. 1,29. — L. 0,98. Il est en armure, porte le cordon bleu et l'écharpe blanche, et étend le bras droit vers le fond, où est représentée une bataille. 2102. Marie-Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne. École française; xvu° siècle. — H. 1,29. — L. 0,98. Fille de Victor Amédée II, duc de Savoie, née à Turin le 6 décembre 1685, mariée à Versailles le 7 décembre 1697 à Louis de France, duc de Bourgogne. Elle devint dauphine en 1701 et mourut à Versailles le 12 février 1712. < Elle est représentée à l'âge d'environ douze ans. Elle tient des fleurs de la main droite et de la gauche relève son manteau fleurdelisé. 2103. Philippe V (Philippe de France, duc d'Anjou) roi d'Espagne (Voir n° 1678J. Par Hyacinthe Rigaud. — H. 1,29. — L. 0,98. Il est vêtu de noir et pose la main droite sur la couronne d'Espagne. Le tableau original de Rigaud est au Musée du Louvre. 2104. Charles de France, duc de Berry. (Voir n° 1679). École française; xvn° siècle. — H. 1,29. — L. 0,98. Il porle une cuirasse et le cordon de l'ordre du Saint-Esprit; sa main gauche est appuyée sur une canne. , ANTICHAMBRE DE LA REINE, N° 117. C'est dans ce salon que se tenait le grand couvert lorsque la reine et quel 178 ANTICHAMBRE DE LA REINE, N° 117. quefois le roi y mangeaient en public; aussi est-il désigné quelquefois sous !e nom de salon du grand couvert. Monicart en parle en ces termes : Mon lieu dans son contour étant très-spacieux A le nom d'antichambre auquel on le destine, Et quoiqu'assez souvent on y soupe, on y dîne, Il n'en est pas moins précieux. « Lorsque le roi mange à son grand couvert, dit l'État général de la France de 1789, c'est ordinairement dans l'antichambre de la reine : les fils et les petits-fils de France, et les princesses leurs épouses, sont d'ordinaire à ta- ble avec S. M. Alors on dit que le roi mange en famille ou avec la famille royale. Les autres princes du sang ont aussi quelquefois cet honneur. Tour faire compagnie au roi et aux princesses, d'ordinaire au dîner et au souper du roi, il se trouve plusieurs dames de la première qualité : les princesses et les duchesses sont assises sur des sièges pliants ou tabourets qui sont mis exprès autour de là table, et les autres restent debout. Au moment que ■ces princesses et duchesses arrivent proche la table, elles saluent le roi, puis les personnes royales qui sont à table. S. M. les salue aussi et les per- sonnes royales en font de même. Quand le roi sort de table, les princes et princesses qui ont mangé avec S. M. et les autres princesses et duchesses se lèvent, et après avoir fait la révérence au roi, toutes ces personnes sui- vent et reconduisent Leurs Majestés dans leur chambre. Après le souper, les princesses de la famille royale entrent encore pour quelque temps dans un des cabinets de S. M. » « Marie-Antoinette, dit Mm0 Campan, observa cette coutume fatigante tant qu'elle fut dauphine : le daupbin dînait avec elle et chaque ménage de la famille avait tous les jours son diner public. Les huissiers laissaient entrer tous les gens proprement mis ; ce spectacle faisait le bonheur des provin- ciaux; à l'heure des dîners on ne rencontrait dans les escaliers que des braves gens qui, après avoir vu la dauphine manger sa soupe, allaient voir les princes manger leur bouilli, et qui couraient ensuite, à perte d'haleine, pour aller voir Mesdames manger leur dessert. » PLAFOND. Le plafond, de forme ovale, peint autrefois par Vignon le fils (1), a été remplacé sous Napoléon Ier par un tableau de Paul A7éronése représentant Saint-Marc couronnant tes Vertus théologales (2). Dans les airs le saint, sou- tenu et environné par des anges, tient en main une couronne d'or: en bas et sur la terre sont les trois Vertus théologales ; à gauche la Foi un calice à la main, au milieu l'Espérance vêtue de vert, puis la Charité qui em- brasse un jeune enfant. Elles ont les bras et les yeux levés vers le saint et aspirent à mériter la couronne qu'il leur présente. Les deux extrémités de l'ovale sont ornées de peintures en camaïeux do- rés représentant des captifs enchaînés au pied de trophées d'armes et de globes fleurdelisés surmontés d'un soleil avec la devise: Nec pluribus impur. « On a feint dans cette même chambre, dit Félibien, six grands bas re- liefs qui sont comme de bronze. Ils sont placés autour du plafond et posés sur la corniche. €e sont autant de sujets mémorables de la valeur que plu- sieurs reines illustres on fait éclater dans la guerre au milieu des plus grands dangers. » Ces voussures représentent : Côté du salon de la Pleine. — Rodow\rae à sa toilette, camaïeu par Vigngn- (1) Ce plafond avait été exposé en 1673 dans la cour du Palais-Royal avec cette désignation : « Un grand tableau de plafond fait par M. Vignon repré- sentant Mars avec sa planète. (2 Ce tableau provenant du palais ducal de Yenise où il décorait l'anti- chambre de la Sslle des Dix, dite Sa/la délia Bussola, était de forme carrée ; il a été agrandi sur les côtés pour former l'ovale, et les partie* ajoutées •ont été peintes par Gérard. ANTICHAMBRE DE LA REINE, Na 117. 179 Cette reine, apprenant la mort de son mari, jura qu'elle n'achèverait point de se coiffer qu'elle ne l'eût vengé. Côté en face des fenêtres. — Artémise combattant contre les Grecs sur les vaisseaux de Xerxès, camaïeu par Paillet. — La Fureur et la Guerre, tableau rond sur fond d'or par Paillet. — Zénobie combattant contre l'empereur Auréiien, camaïeu par Paillet. Côté de la salle des gardes de la reine. — Ipsicrate suivant son mari Mi- thridate à la guerre ; camaïeu par Paillet (i). Côté des fenêtres. — Clélie à cheval avec ses compagnes ; camaïeu par Pail- let (2). — Bellone brûlant avec un flambe- tu le visage de Cybèle et faisant fuir l'Amour dans les deux (3), tableau rond sur fond d'or par Vignon. — Arpé- liet femme d'Arpalus, lorsqu'elle retire son mari d'entre les mains de ses enne- mis qui le conduisaient prisonnier ; camaïeu par ViGNON (4). Dans les quatre angles sont des bas-reliefs dorés représentant des en- fants portant des aigles sur des boucliers. Les deux dessus de porte, représentant des trophées d'armes et d'instru- ments militaires, sont peints par Madeleine de Boulogne (5). 2105. Siège de Lille. — Août 1667. (Voir n° 1952). . Par P. Franque, d'après Vander Meulen et Lebrun.— -H, 3,52.— L. 5,70. A gauche Louis XIV à cheval, suivi du duc d'Orléans son frère et de Tu- renne : Devant lui Vauban et le marquis d'Humières. Dans le fond la ville de Lille. Ce tableau a été exécuté d'après l'esquisse n° 2141. 2106. Défaite de l'armée espagnole près du cornai de Bru- ges. — 31 août 1667. Par Lebrun et Vander Meulen . — H. 3,52. — L. 5,8'±. Le comte de Marsin et le prince de Ligne, généraux de l'armée espagnole, avaient rassemblé un corps de troupes de plus de huit mille hommes, et ne sachant pas que la place de Lille eût capitulé, ils s'avançaient pour y jeter des secours. Le roi, qui avait détaché le marquis de Créquy d'un côté et le marquis de Bellefonds de l'autre, s'avança avec une partie de la cavalerie vers le canal de Bruges pour les soutenir. Le comte de Marsin, apprenant cette mar- che, crut qu'il devait éviter le combat, d'autant plus qu'il venait d'apprendre que Lille s'était rendu, et prit le parti (1) Cette peinture a été exposée en 1673, dans la cour du Palais-Royal. (2) Ce camaïeu, également exposé en 1673, a été gravé par Faubonne dans Monicart, tome II, fig. 9. (3) « Ce qui signifie que la guerre, après avoir désolé et ravagé la terre, . en chasse le dieu de l'Amour qui ne s'y plaît que lorsqu'elle est dans la paix et dans les délices. » (Combes.) (4) Ce camaïeu est gravé par Madeleine Hortemels dans Monicart, tome II, fig. 8 avec ce titre : Harpalice délivrant son père qui avait été fait prison- nier par les Gettes. Félibien ne mentionne pas cette peinture et Piganiol se contente de la désigner ainsi : « Une femme qui retire un homme d'entre les m?ins de ses ennemis. » Le titre que nous donnons est celui de Combes (Voir la note page loi). (5) Ces deux tableaux ont été exposés en 1673. 180 ANTICHAMBRE DE LA REINE, N° 117. de se retirer; mais le marquis de Créquy, ayant rejoint son arrière-garde, l'attaqua avec tant de vigueur, qivil le défit entièrement, pendant que le marquis deBellefonds, soutenu par le roi, attaquait le gros corps que Marsin avait fait avancer au secours de l'arrière-garde ; il fut pareillement battu; on fit dans le combat quinze cents prisonniers, et on prit dix-huit étendards et cinq paires de timbales. Louis XIV à cheval est accompagné du grand Condé et du marquis de Créquy. L'esquisse originale de Vander Meulen est au Musée du Louvre. — Gravé 'pur Héb. Lecterc (Chalc. imp.). 2107. Réparation faite à Louis XIV par le doge de Gênes. 15 mai 1685. Par Claude-Guy Halle. — H. 3,43. — L. 6,03. Le doge de Gênes (François-Marie Imperiali), accompagné de quatre sénateurs, vint faire sa soumission au roi à Ver- sailles. Selon la loi de Gènes, tout doge perdait sa dignité et son titre dès qu'il était sorti de la ville; mais le roi vou- lut qu'il les conservât afin de rendre la réparation plus éclatante. « Le maréchal de Duras le reçut à l'entrée de la salle des gardes et le conduisit au trône du roi , qui étoit au bout de la grande galerie et d'une magnificence extra- ordinaire. Monseigneur étoit à la droite de Sa Majesté et Monsieur à sa gauche; tous les princes et grands du royaume étoient aux environs. Le doge avait une robe de velours cramoisi avec des ailerons; son bonnet étoit de même étoffe, à quatre côtés aboutissant à une houppe de même couleur^ et une corne par devant; il avoit une fraise fort petite; l'habit des quatre sénateurs étoit de velours noir et de même façon. Dès que le doge eut aperçu le roi, il se décou- vrit; il avança quelques pas et fit deux profondes révérences. Le roi se leva, ôta un peu son chapeau et lui fit signe de la main de s'approcher. Le doge monta ensuite sur le premier degré du trône, et fit une troisième révérence aussi bien que les quatre sénateurs. Il se couvrit ensuite; les princes en firent de même, et les quatre sénateurs demeurèrent dé- couverts. » (Hist. militaire de Louis XIV, par Quingy). A droite, Louis XIV devant son trône d'argent, est entouré des princes du sang. Le doge, suivi des quatre sénateurs, salue le roi. Ce tableau a été exécuté sous le règne de Louis XV, pour faire suite aux tapisseries des Gobelins représentant l'histoire de Louis XIV. 2108. Philippe de France, duc d'Anjou, déclaré roi d'Es- pagne. — 16 novembre 1700. Par Gérard. — H. 3,43. — L. 5,60. La fin prochaine de Charles II, qui ne laissait pas d'héri- ANTICHAMBRE DE L'A REIlB, N°117. 181 tier, avait éveillé les prétentions des principales puissances et fixait les regards de toute l'Europe. Ce prince mourut le 1er novembre 1700, en appelant par son testament Philippe, duc d'Anjou, second fils du Grand Dauphin, au trône d'E - pagne. Après quelques jours de délibérations secrètes, à Fontai- nebleau, où la présentation du testament avait eu lieu, Louis XIV, de retour à Versailles, donna audience dans son cabinet à l'ambassadeur espagnol et lui annonça qu'il pou vait saluer le duc d'Anjou comme son souverain. L'ambas- sadeur se jeta à genoux et lui baisa la main. On fit entrer en môme temps les princes et personnes de distinction qui attendaient dans la galerie. Louis XIV, en leur présentant son petit-fils, dit: «Messieurs, voilà le roi d'Espagne! » Ce tableau a été exposé au Salon de 1824. 2109. Loilis XIV. (Voir ne 717.) Par Charles Lebrun. — H. 2,55. — L. 2,00. Le roi est monté sur un cheval blanc, a la tête couverte d'un chapeau, porte un riche vêtement et tient de la main droite une canne de comman- dement. Dans le tond des cavaliers se dirigent vers une ville embrasée. 2110. Soubise (Anne de Rohan Chabot, princesse de). École française; xvne siècle. — H. 0,78. — L. 0,61. Fille aînée de Henri Chabot, duc de Rohan, née en 1648, mariée en 1663 à François de Rohan, pïince de Soubise, lieu- tenant général des armées du roi. Elle fut dame du Palais de la reine Marie-Thérèse, et mourut le 4 février 1709. On lit en haut de ce portrait : ANNE. CHABOT. DE. ROHAN. PRINCESSE DE. SOVBISE. 2111 . La Vallière (Louise- Françoise de La Baume Le Blanc, duchesse de). Par M. ALBRIER. — H. 0,78. — L. 0,62. Née au château de La Vallière, en Touraine, le 6 août 1644, elle fut fille d'honneur d'Henriette d'Angleterre, duchesse d'Orléans. En 1C6J, elle devint maîtresse de Louis XIV, qui érigea pour elle en 1667 la terre de La Vallière en duché. Elle fut mère de mademoiselle de Blois, depuis princesse de Conty, et du comte de Vermandois. Elle se retira en 1674 dans le couvent des Ursulines de Chaillot, prit le voile en 1675 au couvent des Carmélites de la rue Saint-Jacques, et y fît 182 ANTICHAMBRE DE LA REINE, N° 117. profession sous le nom de Sœur Louise de la Miséricorde. Elle y mourut dans l'exercice de la plus austère piété, le 6 juin 1710. Le portrait original faisait partie de la galerie du Palais-Royal. 2112. Montes-pan (Françoise-Athénaïs de Rochechouart, marquise de). École française; xvne siècle. — H. 0,78. — L. 0,61. Fille de Gabriel de Rochechouart, duc de Mortemart, née en 1641, elle épousa en 1663 Henri-Louis de Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan, et fut surintendante de la maison de la reine Marie-Thérèse d'Autriche. Elle succéda à madame de La Yallière comme maîtresse de Louis XIV, et fut mère du duc du Maine, du comte de Toulouse, de la duche'sse de Bourbon et de la duchesse d'Orléans. En 1691 elle se retira complètement de la cour, resta veuve en 1702, -et mourut auxeauxdeBourbon-rArchambault Ie28mail707. Sa coiffure est ornée d'une plume rouge et elle porte une robe de même couleur. On lit en haut de ce portrait dont la bordure octogone figure un cadre en pierre : FRANÇOISE • DE ■ ROCHECHOVART. 2113. Maintenon {Françoise d'Aabigné, marquise de). D'après Ferdinand. — H. 0,78. — L. 0,61. Petite-fille de Théodore-Agrippa d'Aubigné/ elle naquit le 27 novembre 1635 dans la prison de la Conciergerie de Niort, où son père était détenu, et fut emmenée en Amérique par ses parents. Après la mort de son père en L645, elle re- vint en France; elle abjura le protestantisme aux Ursuli- nes de Niort, et épousa en 1652 le poète Scarron, dont elle devint veuve en 1660. Chargée en 1669 de l'éducation des enfants de madame de Montespan, le roi lui donna en 1674 la terre de Maintenon, qu'il érigea pour elle en mar- quisat, et elle fut nommée, en 1680, dame d'atour delà dauphine de Bavière. Après la mort de la reine (1683), Louis XIV s'unit à elle par un mariage secret, que Saint- Simon place dans l'hiver de 1684 et que Voltaire recule jusqu'en 1686. Fondatrice de la maison royale de Saint- Cyr, elle s'y retira à la mort de Louis XIV et y mourut le 15 avril 1719. 2114. Vermandois (Louis de Bourbon, comte de), ami- ral de France. [Voir n° 933.) École française; xvnc siècle. — H. 0,78. — L. 0,61. SALLE DES GARDES DE LA REINE, N° 118. 183 2115. Toulouse (Louis- Alexandre de Bourbon, comte de), grand amiral de France. (Voir na 934.; École française; xvnr siècle. — H. 0,78. — L. 0,61. SALLE DES GARDES DE LA REINE, N° 418. Cette salle, que Combes et Piganiol de la Force nomment la Chambre du billaixl, était la salle des gardes de l'appartement de la reine. « Cette salle, dit Félibien, est toute pavée et lambrissée de compartiments de marbre; » le pavé de marbre a été remplacé par un parquet. Les pein- tures du plafond avaient été destinées, ajoute le même auteur, « pour or- ner dans le grand appartement du roi l'une des trois pièces qu'on en a re- tranchées quand on fit la grande galerie et les deux salons. » Le 6 octobre 1789, les gardes du corps avaient passé la nuit dans cette salle et dans les salles voisines. A six heures du matin, le château est en- vahi par une foule d'hommes et de femmes armés de piques, de fusils et de sabres qui se portent vers l'escalier de la reine. Les gardes du corps, sans chefs et sans ordre, essaient vainement de contenir cette masse sur le pa- lier de l'escalier et sont refoulés dans leurs salles où ils se barricadent. Bientôt deux panneaux de la porte de la salle des gardes sont enfoncés, et la populace s'y précipite en proférant des cris de mort contre la reine. Un des gardes, Varicour, qui avait été placé en sentinelle à la porte de l'appar- tement de la reine et qui la barrait avec son mousqueton, reçoit un coup de sabre sur la main; il est désarmé et entraîné dehors jusque sur la place d'Armes où on lui tranche la tète. Un autre garde, Durepaire, le remplace à la porte de l'appartement de la reine; il est saisi par sa bandoulière, ter- rassé et traîné jusqu'à la porte du grand escalier par des gens des deux sexes qui crient : « il faut lui couper le cou. » Un homme veut lui plonger une pique dans la poitrine. Durepaire s'en saisit et, ce point d'appui l'ai- dant à se relever, il arrache la pique des mains de son agresseur, s'en sert pour parer les coups qui lui sont portés et parvient à se dégager. Pendant ce temps un autre garde du corps, Miomandre de Sainte-Marie, avait repris le poste de Varicour et cle Durepaire. Il ouvre la porte de l'antichambre, crie à une des femmes de service : « Sauvez la reine » et referme la porte. J] pare un premier coup de pique, un second le terrasse, et ajors un homme armée d'un fusil l'étourdit d'un coup de crosse et le dépouille; cependant il parvint à se relever et à rejoindre Durepaire.. Mais le dévouement des gardes du corps avait donné le temps à la reine de se réfugier auprès du roi, et à la garde nationale de délivrer le château de la populace qui l'avait envahi. PLAFOND. Le plafond, de forme octogone, est peint par Noël Coypel et représente Jupiter accompagné de la Justice et de la Piété. « Jupiter, dit Félibien, est peint avec la majesté et la splendeur du dieu que les anciens estimoient être le maître souverain de toutes les autres déités. Il est debout dans un char d'argent. Deux aigles tirent le char et un nuage le porte. Quatre jeu- nes enfants avec des ailes au dos et des fleurs dans leurs mains volent au- tour pour exprimer ce que les astronomes- appellent les quatre satellites dans la planète de Jupiter; et cette planète est elle-même désignée ici par une belle femme qui est en l'air au-dessous du char. Six Amours avec elle soutiennent et étendent une guirlande de fleurs autour de deux signes cé- lestes, qui sont Je Sagittaire et les Poissons, Le peintre a peint clans le même tableau, aux côtés du char, la Justice et la Piété qui étoient lesprin- cipaux attributs que l'on donnoit à Jupiter. Doux femmes représentent la Justice, l'une celle qui punit les vices, et l'autre celle qui récompense les vertus. La première tient une hache d'armes liée dans un faisceau de ver- ges et un Amour auprès d'elle porte des balances; et la seconde femme ré- 184 SALLE DES GARDES DE LA REINE, N° 118. panel une corne d'abondance remplie de toutes sortes de richesses, entre lesquelles un petit enfant choisit un collier de perles et des pièces de mon- noie qu'il montre à un autre entant. Du même côté, au-dessous des figures précédentes, il y a encore un enfant avec une épée nue à la main. Il pour- suit la Yiolènce et la Fraude, figurées, la première, par une femme en fu- reur, dont les regards sont affreux, et qui tient un poignard; et la dernière, par une autre femme, dont on ne peut voir le visage, et qui, montrant un beau masque, foule et brise sous elle des balances et des tables où des "lois sont écrites. La Piété est figurée de l'autre côté du char de Jupiter. C'est une femme qui a des ailes au dos, une flamme sur la tète, et en sa main droite une corne d'abondance. Deux enfants à genoux auprès d'elle, prient devant un autel allumé, et un autre, avec une épée nue à la main, pour- suit l'Impiété, représentée par une femme qui veut brûler un pélican, sym- bole de la piété des pères envers leurs enfants, et des princes envers les peuples. « Le peintre, pour mieux faire connoître son principal dessein, a figuré dans quatre autres grands tableaux de cette même voûte, deux des actions les plus mémorables de justice, et deux des actions les plus illustres de piété dont l'histoire a conservé la mémoire, et auxquelles plusieurs d'entre tant d'exemples que le roi a donnés de ces mêmes vertus, ont un rapport particulier. » Les tableaux des voussures, peints aussi par Noël Coypel (1), représen- tent : Côté de l'antichambre de la Pleine. — Ptolémée Philadelphe rend la liberté aux Juifs. « Le peintre a représenté dans le fond de ce grand tableau, des temples, des palais, des théâtres et des pyramides faites à la manière de celles d'Egypte, et qui, en effet, désignent ici la ville d'Alexandrie. On voit tous ces édifices par des intervalles de colonnes, et dans un autre inter- valle, au milieu du tableau, il y a un grand tapis attaché avec des cordons aux colonnes mêmes et au-dessus d'une tribune où un trône est élevé. Ptolémée Philadelphe, roi d'Egypte, est représenté assis dans ce trône. Il a un habit bleu avec un manteau de drap d'or. Tout exprime dans cette fi- gure, et dans la composition entière du tableau, la piété que ce prince fit éclater en faveur des Juifs lorsque, touché do la sainteté de leur religion par la version grecque que les Septante firent des livres sacrés, il ordonna qu'on délivrât et qu'on rachetât d'esclavage ce peuple chéri de Dieu. Ce sont plusieurs des Septante, traducteurs Juifs, qu'on voit debout sur la tri- bune, et entre ces hommes, il y a, proche du trône, un vieillard que Ptolé- mée paraît écouter avec quelque sorte de vénération. Parmi un concours de peuple qui est en bas dans la place publique, quelques hommes à genoux étendent les bras en action de grâce de la liberté que Ptolémée leur ac- corde. Un homme debout, couvert d'un manteau rouge, a, dans sa main droite, une baguette dont il touche une femme qui a plusieurs enfants, et qu'il affranchit par cette cérémonie qui étoit ordinaire parmi les anciens. De l'autre côté de la tribune, un vieillard aussi debout et vêtu d'une dra- perie bleue, affranchit encore quantité de Juifs par des billets qu'il leur dis- tribue, et dont il en présente un à une très-belle femme qui est à genoux. L'on ne pouvoit guère trouver, dans l'histoire ancienne, un sujet qui eût un rapport aussi particulier avec les libéralités extraordinaires que le roi, par une piété digne de servir d'exemple, a faites tant de fois pour délivrer tous les chrétiens de diverses nations qui étaient esclaves parmi les Turcs. » (FÉLIBIEN.) Côté de l'escalier de la Pleine. ; — Alexandre Sévère fait distribuer du blé au peuple dam un temps de disette. « L'on a feint une grande place publique en- vironnée de bâtiments très-somptueux et remplie par une affluence de peu- ple qui expriment la calamité qu'ils ont soufferte et le soulagement qu'ils reçoivent par la piété de leur prince, qui lui-même est présent pour voir exécuter les ordres qu'il a donnés de les assister. Il est assis à l'entrée de son palais sur une haute tribune qui, du milieu d'un grand intervalle de (î) Ces quatre compositions ont été reproduites, par Coypel, dans quatre petits tableaux qui se trouvent au Musée du Louvre, et qui ont été gravés par Dupuis et Ducange, (Chalc. imp.) SALLE DES GARDES DE LA REINE, N* 118. 185 colonnes, s'avance dans un des côtés de la place. Plusieurs sénateurs sont debout autour de lui, et un licteur aussi debout tient la hache d'armes liée dans un faisceau de verges qui étoit la marque souveraine parmi les an- ciens Romains. Il y a, proche de la tribune, deux hommes à demi-nus, cha- cun un genou en terre. » (Félibien.) Côté en face de la cheminée. — "fiajan rendant la justice. « Par une action de justice dont l'exemple est si souvent réitéré parle roi, il donnoit des au- diences publiques à tous ses peuples et recevoit lui-même leurs requêtes et leurs placets. Son portrait a été fait d'après ceux qui sont restés de lui, tant sur les médailles que sur les marbres antiques, et principalement sur les bas-reliefs de la colonne Trajane et de l'arc de Constantin. Une couronne de laurier lui environne le front, et son vêtement est d'étoffe d'or relevé avec une ceinture qui est cachée par les plis du même vêtement sous un grand manteau de couleur d'écarlate, brodé d'or, et retenu par une agrafe sur l'épaule droite. Deux jeunes hommes portent le bas du manteau, et Trajan, ainsi vêtu et accompagné de plusieurs sénateurs paroît sortir du sénat et descendre sous un grand portique fait de marbre. Ce lieu est orné de colonne-3 d'ordre ionique, dont les intervalles laissent voir une partie de la garde prétorienne ou impériale, qui est éloignée du prince, comme pour donner plus de liberté à chacun de s'approcher de sa personne auguste. L'on découvre au delà les bâtiments d'un magnifique palais et quelques édi- fices publics de l'ancienne Rome. Trajan tient des papiers en sa main droite, et de l'autre main il reçoit un placet qu'une dame romaine lui présente en s'inclinant avec respect. L'habit de cette dame est blanc et son manteau bleu. Deux femmes de sa suite sont debout derrière elle, et un homme qui a un genou en terre regarde entre ces deux femmes l'action de la dame ro- maine dont il paroit être un des domestiques. Pour donner quelque éclat à la beauté et à l'air gracieux de toutes ces femmes, le peintre a représenté auprès d'elles, sur le devant de son tableau, des hommes dont les trais forts et la couleur basanée marquent que ce sont des étrangers venus de loin pour implorer la clémence du prince ou lui demander justice. Il y en a deux debout à l'extrémité du tableau la plus éloignée de Trajan. Leurs habille- ments sont longs. L'un a un bonnet terminé en pointe comme les Phry- giens en portoient, et l'autre a une espèce de turban. Un autre homme avec un semblable turban, qu'il a ôté de dessus sa tête, est à genoux et prosterné jusqu'à terre à la manière des peuples orientaux. A côté de cet homme, vers la porte du sénat, et presqu'aux pieds de Trajan, un vieil- lard, vêtu d'une grande draperie bleue qui lui couvre la tête, est aussi à genoux. Quantité d'autres hommes et d'autres femmes du même côté et sur les degrés, semblent, les uns s'approcher pour avoir audience, les autres se retirer après l'avoir eue, et plusieurs, par curiosité, regardent ce qui se passe et ont les yeux principalement attachés sur la personne de leur prince qu'ils considèrent avec une joie mêlée d'admiration. » (Félibien). Côté des fenêtres. — Solon expliquant ses lois. « Tous ceux qui ont vu quelques portraits antiques de Solon le reconnoissent aisément ici par les traits de son visage et par ses cheveux courts. Son habit est jaune et son manteau rouge. Il est assis sous un portique contre une table autour de la- quelle il y a plusieurs hommes debout, assemblés comme à l'entrée d'un grand palais et proche une place publique. L'on découvre dans la place à côté du portique et auprès d'un temple joint à plusieurs autres grands bâ- timents, diverses personnes appliquées à lire les lois de Solon qui sont affichées à un carrefour. Ces mêmes lois sont écrites dans un papier étendu sur la table sous le portique. C'est entre tant d'hommes qui les considèrent en ce lieu que le peintre a figuré des vieillards dont l'air grave et vénéra- ble marque une grande expérience. Les actions de Solon font voir en lui beaucoup de sagesse et de modestie et en même temps une fermeté et une attention particulière à répondre aux objections qui lui sont faites. Un des vieillards est vis-à-vis de lui de l'autre côté de la table. Il a un habit blanc et un manteau bleu et il montre quelques articles de loi que Solon paroît lui expliquer. Un autre vieillard couvert d'un manteau de pourpre, sur le de- vant du tableau, parle à un homme qui est appuyé auprès de lui contre le siège de Solon. Il y a derrière eux un grand rideau d'étoffe verte qui cache une partie des colonnes du portique; et plus loin vers l'extrémité de ce ri- 186 SALLE DES GARDES DE LA REINE, N° 118. deau l'on voit encore un vieillard tout vêtu de blanc qui est debout der- rière la table. Il écoute Solon et répond à un jeune homme qui, ayant un bras appuyé sur là table, montre avec beaucoup d'action quelque endroit des lois qu'un autre homme qui est derrière eux regarde aussi fort attenti- vement. Enfin toutes les figures de ce tableau ont des expressions différen- tes, convenables au sujet que le peintre a voulu représenter, et qui a rapport à un semblable acte de justice que le roi donna quand on publia les lois de son Code. Sa Majesté voulut que les juges les plus sages de son royaume les examinassent soigneusement, et après que le roi les leur eût expliquées lui- même; ces lois devenues l'admiration de tant d'hommes expérimentés, af- fermirent le bonheur que Sa Majesté a procuré à tous ses sujets par sa justice. » (Félibien). « Afin d'unir ensemble tous les divers sujets dont on vient de parler, continue Félibien, le peintre, sur la corniche qui règne autour de la salle des Gardes, a feint une balustrade d'or et dans les encoignures quatre obé- lisques de marbre chargés de palmes et accompagnés de groupes de figu- res de bronze, outre quantité d'hommes et de femmes au naturel qui sem- blent regarder avec empressement par dessus la balustrade. » Combes complète cette description en ajoutant : «Aux quatre angles sont dépeints des sujets qui ont du rapport avec ceux des tableaux. Au premier est la Justice récompensante. Au second est représentée la Justice punis- sante. Au troisième sont représentés des sujets de piété: dans le premier ce sont des esclaves qui reçoivent des marques de leur liberté, et au qua- trième sont représentées deux figures exténuées de faim, à qui sont pré- sentés des fruits par quelques enfants qui peuvent être pris pour les enfants de la Piété. Dans le fond de ces angles est peint comme une galerie où se promènent plusieurs personnes qui admire la magnificence de ce lieu. » 2116. Louis de France (le Grand Dauphin) et sa famille. Par Delutel, d'après P. Mignard. — H. 1,90. — L. 1,84. Le dauphin, en habit rouge, est assis près d'une table et caresse un chien. De l'autre côté de la table la dauphine, assise, tient sur ses genoux le duc de Berry. Devant elle -le duc d'Anjou, en robe bleue, est assis sur un coussin rouge et tient un chien noir; le duc de Bourgogne, en robe rouge, et portant l'ordre du Saint-Esprit, est debout et tient une lance. Dans les airs deux Amours soutiennent un rideau et répandent des fleurs. Ce tableau est signé : delvtel 1692. La peinture originale de Pierre Mignard est au Musée du Louvre. 2117. Marie-Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne. (Voir n° 2100). Par Santerre. — H. 2,75. — L. 1,84. La princesse est debout, habillée d'une robe de drap d'argent et tient dans la main gauche un bouquet de fleurs d'oranger. Une femme, vêtue à la polonaise, porte la queue de son manteau fleurdelisé; devant elle un Amour tient un coussin sur lequel sont posées des fleurs. Dans le fond, un jardin et un piédestal sur lequel on lit cette signature : /. B. Santerre, 1709. 3118. Louis XV, roi de France. (Voir n° 718.) Buste en marbre. — H. 0,52. Le roi est représenté dans sa jeunesse, en habit, avec le cordon de l'or- dre du Saint-Esprit. SALLE DES GARDES DE LA REINE, N° 418. 1S7 2119. Louis XV. (Voir n° 718.) Par Cortot; statue en marbre. — H. 4,70. Le roi porte une armure et un manteau fleurdelisé ; il appuie la main droite sur son sceptre. 2120. Marie Leczinska, reine de France. (Voir n° 1351.) Par Guillaume Coustou ; buste en marbre. — H. 0,55. La reine porte un manteau fleurdelisé; sa robe est attachée au cou par une agrafe ornée du médaillon du roi Stanislas, son père. 2121. Louis de France, dauphin. (Voir n° 192). Buste en marbre. — H. 0,60. Il porte sur sa cuirasse les ordres du Saint-Esprit et de la Toison d'Or. Ce buste a fait partie du Musée des Monuments français. 2122. Louis XVI, roi de France. (Voir n° 719.) Buste en marbre. — H. 0,55. Le roi porte sur son habit les ordres du Saint-Esprit et de la Toison d'Or, Ce buste a fait partie du Musée des Monument français. 2123. Marie-Antoinette d'Autriche, reine de France: (Voir n° 1357.) Par Lecomte ; buste en marbre. — H. 0,72. La reine porte un manteau fleurdelisé; un médaillon de Louis XVI est suspendu à son cou. Ce buste signé : LECOMTE 1783, a fait partie du Musée des Monuments français. 2124. Louis XVIII, alors comte de Provence. (Voir n° 721.) Buste en marbre. — H. 0,80. Il porte une cuirasse, l'ordre du Saint-Esprit et un manteau. 2125. Marie- Joséphine-Louise de Savoie, comtesse de Pro- vence. Buste en marbre. — H. 0,80. Fille de Victor-Amédée III, roi de Sardaigne. Née le 2 sep- tembre 1753, mariée le 14 mai 1771 à Louis-Stanislas-Xavier 188 ESCALIER DE LA REINE, N ° 119. de France, comte de Provence (depuis Louis XVIII), morte à Hartwell, le 13 novembre 1810. 2126. Marie- Adélaïde- Clotilcle-Xavière de France, reine de Sar daigne. (Voir n° 1358.) Buste en marbre. — H. 0,79. Elle porte un manteau orné d'une guirlande de roses sur l'épaule gauche. 2127. Élisabeth-Philippine-Marie-Hëlène de France (Ma- dame Elisabeth), (voir n° 1359.; Buste en marbre. — H. 0,81. ESCALIER DE LA REINE, N° 119. L'escalier de la Reine, que Félibien appelle aussi le petit escalier de mar- bre, fut commencé en 1671, en même temps que le grand escalier du Roi ou des Ambassadeurs, qui se trouvait en face, de l'autre coté de la cour. « L'escalier n'est pas aussi grand que celui du roi, dit Félibien, parce que la chapelle (1) qui est tout proche occupe une partie de la place — Il n'y en a pas de plus fréquenté et qu'on connoisse davantage dans Versailles. Trois arcades donnent d'abord entrée par la grande cour dans un vestibule fait en forme d'une double galerie voûtée de pierre et pavée de carreaux de marbre noir et blanc Tout l'escalier est pavé de marbre. Les appuis des rampes et des paliers sont de marbre noir avec des balustres, tt les quatre faces des murs aux côtés des rampes et jusqu'au dernier palier sont revê- tues de compartiments de marbre de différentes couleurs. Un grand ordre de pilastres ioniques orne le haut de l'escalier. Les pilastres sont faits de marbre de Dinan et incrustés avec leurs bases et leurs chapiteaux dorés sur un fond de marbre blanc veiné de noir. Trois ouvertures de fenêtres, aussi revêtiies de marbre, occupent les intervalles de la face du bout vers l'occident. Des pilastres accouplés dans les faces des côtés vers le midi et vers le septentrion, forment aussi en chacune de ces faces trois intervalles dont le plus grand est celui du milieu Les portes du petit escalier sont enrichies de divers ornements de sculpture dorée. Il y a entre les deux por- tes du bout vers l'orient, dans un chambranle de marbre semblable à ceux des portes, une niche toute revêtue de marbre où l'on a placé deux figures d'Amour et un trophée. Les Amours, avec leurs carquois et avec leurs mains, élèvent un bouclier où les noms en chiffres du roi et de la reine, en- trelacés de branches d'olivier sous wie couronne de France, sont environ- nés d'une couronne de laurier et accompagnés en haut de deux flambeaux allumés avec une couronne de roses qui termine cette sorte de groupe. Tout l'entablement du haut de l'escalier, au-dessus des pilastres ioniques, est enrichi de quantité d'ornements de sculpture où l'on a encore placé les chiffres du roi et de la reine. » Le vestibule qui conduit à l'appartement du roi fut ajouté à cet escalier en 1701. « L'escalier, dit Félibien, en mentionnant les changements faits à Versailles, semble être fort agrandi par l'ouverture d'une arcade qu'on a faite en haut vers le septentrion. Elle y apporte un nouveau jour et y fait voir un palier qui contient tout l'espace du vestibule qu'on trouvoit proche de la salle des Gardes de l'appartement du roi. Ce nouveau palier est in- (1) Cette première chapelle, construite par Louis XIV, se trouvait sur l'emplacement de la grande salle des Gardes (Voir n" 140.) SALLE DES GARDES DU ROI, N° 120. 489 crusté de marbre, ainsi que le reste de l'escalier, et il y a sous l'arcade une balustrade aussi de marbre pour y servir d'appui. Une arcade avec une semblable balustrade orne de l'autre côté, vers le midi, une ouverture feinte de pareille hauteur et largeur que celle du palier, mais remplie d'un grand tableau représentant une galerie ou espèce de colonnade en perspec- tive. Outre plusieurs figures qui paroissent dans le lointain, on a peint sur le devant un jeune homme avec une corbeille de fleurs en ses mains. » L'ar- chitecture a été peinte par Meusnier, les figures p ar Poerson, et les fleurs par Blain de Fontenay. 2128. Louis XIV. (Voir n° 717.) Buste en marbre. — H. 0,75. Le roi porte une cuirasse ornée de fleurs de lis, le cordon de l'ordre du Saint-Esprit et une écharpe. Le piédouche est orné d'un soleil. 2129. LOUIS XV. (Voir n° 718.» Par Gois; buste en marbre. — H. 1,02. Il porte une cuirasse, les ordres du Saint-Esprit et de la Toison d'Or, et un manteau. Ce buste a fait partie du Musée des Monuments français. On lit sur le côté : Par 31. Gois en 1770. SALLE DES GARDES DU ROI, N° 120. Cette salle est la première pièce de l'appartement particulier du roi qui occupait une partie de l'ancien château de Louis XIII. « La corniche, dit La Martinière, en est ornée de triglyphes, de métopes et de sujets de guerre. » 2130. Carrousel donné par Louis XIV devant les Tuile- ries. — 5 juin 1662. École française ; xvn* siècle. — H. 2,58. — L. 3,22. On fit en 1662, un carrousel, vis-à-vis des Tuileries dans une vaste enceinte qui en a gardé le nom de place du Car- rousel. « Cette grande place, dit Limiers, fut choisi à ce dessein, et on la disposa en forme d'un camp fermé de dou- bles barrières, et entouré d'amphithéâtres propres à conte- nir un grand nombre de spectateurs. Il en vint de toutes les provinces du royaume, et la curiosité attira même beaucoup d'étrangers. Il y eut cinq quadrilles sous les noms de cinq nations différentes. Le roi, vêtu à la romaine, marchoit à la tète de la première, qui représentoit les Romains, et dans sa marche comme dans les courses, il se fit autant admirer par sa bonne grâce et par son adresse, que par la majesté qui brilloit dans toute sa personne. Monsieur, frère du roi, étoit à la tête de la seconde quadrille, qui représentoit les Perses. La troisième, qui étoit conduite par le prince de 190 SALLE DES GARDES DU ROI, N° 120. Condé, représentait les Turcs. Le duc d'Enghien comm an- doit la quatrième qui représentait les Indiens ; et le duc de Guise conduisoit la cinquième, qui représentait les Sauva- ges. La reine, la reine-mère, la reine d'Angleterre et toutes les princesses de la cour contribuèrent par leur présence aux agréments de la fête qui dura trois jours; et les reines y distribuèrent les prix. Le marquis de Bellefonds, de la quadrille dé Monsieur, reçut le premier jour des mains de la reine le premier prix, qui étoit une boîte de portraits gar- nie de diamants ; et le second jour le comte de Sault, de la quadrille du prince de Condé, reçut de la reine-mère un dia- mant fort riche.» (Hist. de Louis XIV.) Le carrousel de 1662 a été gravé en 1671 par Chauveau, sous la direction de Henri de Gissey, dessinateur ordinaire des plaisirs et des ballets du roi, qui en avait inventé tous les costumes. Il existe de cet ouvrage dont les planches se trouvent à la Chalcographie du Louvre, deux exemplaires colo- riés, l'un par Jacques Bailly à la bibliothèque de la ville de Versailles, l'au- tre au cabinet des Estampes de la Bibliothèque impériale. 2131. Prise d* Orsoy. — 3 juin 1672. Par J.-B. Martin. — H. 2,64. - L. 1,68. Louis XIV arriva le 2 juin à neuf heures du matin devant Orsoy, visita les dehors de la place et ordonna d'en com- mencer le siège dès la nuit suivante. Il se porta ensuite de sa personne sur Rhinberg, laissant à son frère le soin de prendre Orsoy. Cette ville ne tint que vingt-quatre heures et se rendit le 3 juin. Ce tableau étiit placé à Marly dans la chambre de la duchesse de Bour- gogne. 2132. Passage du Rhin. — 12 juin 1672. (Voirn°i26.) Par J.-B. Martin. — H. 2,68. — L. 1,62. 2133. Prise de Salins. — 22 juin 1674. Par Vander Meulen. — H. 2,64. — L. 1,66. Le duc de la Feuillade, après avoir fait combler les tran- chées et pourvu à la sûreté deDôle, se mit en marche pour faire le siège de Salins. Cette place était environnée de trois forts qu'il lui fallut attaquer et prendre, avant que d'en venir au corps de la place; il se rendit maître des uns et des au- tres en huit jours d'attaque. Ce tableau était placé dans le cabinet du roi à Marly. SALLE DES GARDES DU ROI, N° 120. 191 2134. Prise de Limbourg. — 21 juin 1675. Par J. B. Martin. — H. 2,62. — L. 1,44. Le siège de cette place, commencé par le prince de Condé, fut continué par le duc d'Enghien, son fils, qui pressa si vi- vement les attaques que le septième jour les Français se logèrent sur le bastion après un assaut fort sanglant. La. ville capitula le 21 juin. 2135. Bataille de Fleurus. — 1er juillet 1690. École française; xvn" siècle. — H. 2,66. — L. 2,93. Cette victoire fut gagnée par le maréchal de Luxembourg sur l'armée des Etats-Généraux des Provinces-Unies et de ses alliés, sous les ordres du prince de Waldec; armée composée de troupes de toutes sortes de nations, Hollan- dais, Anglais, Ecossais, Allemands et Espagnols. Sur le premier plan, à droite, le maréchal de Luxembourg à cheval suivi de son état-major. Au centre le village de Saint- Amand dont une maison est en flammes. Sur le second plan, à gauche, Fleurus; plus loin Vagny. Au centre du tableau, les ennemis, formant les deux côtés d'un triangle dont le sommet est à Saint-Amand, sont entourés de tous côtés par l'armée fran- çaise et commencent à fuir. Les lignes françaises, à la gauche du tableau, représentent les troupes aux ordres du comte de Gournay et de Rubantel, attaquant le front des coalisés en avant de Fleurus. Les lignes à la droite du tableau représentent notre aile droite, aux ordres de Luxembourg com- battant la gauche de l'ennemi qu'elle a tourné. Au centre de nos lignes et sur le premier plan, les troupes commandées par le marquis de Montrevei attaquent les ennemis postés à Saint-Amand, 2136. Combat de Leuze. — 19 septembre 1691. (Voir n° 160). Par Frédou, d'après Joseph Parrocel. — H. 1,60. — L. 2,19. 2137. Siège de Namur. — Juin 1692. Par J.-B. Martin. — H. 2,61. — L. 1,66. Louis XIV commandant en personne, assiégea la ville de Namur qui était défendue par le célèbre ingénieur hollandais Cohorn. Vauban dirigeait nos attaques. La tranchée fut ou- verte dans la nuit du 29 au 30 mai; la ville capitula le 5 juin et le château le 30. Sur le premier plan, Louis XIV à cheval, suivi du Grand-Dauphin, de Yauban et de plusieurs otficiers généraux. Plus loin et au centre, le ruis- seau d'Oyu ; à gauche, la Meuse. A droite de la Meuse, la ville de Namur avec son enceinte bastionnée et ses édifices. Au fond des hauteurs défen- dues par le château de Namur et sur la droite par le fort Guillaume. 192 ANTICHAMBRE DU ROI, N° 121. 2138. Bataille de Nerwinde. — 29 juillet 1693. École française ; xvne siècle. —H. 2,65. — L. 4,93. Cette victoire fut remportée par le maréchal de Luxem- bourg sur l'armée coalisée composée de troupes anglaises, hollandaises, impériales et espagnoles, commandée par Guillaume III, roi d'Angleterre, et par Maximilien II, élec- teur de Bavière. Sur le premier plan, le maréchal de Luxembourg, à cheval, suivi de son état-major. Plus loin l'armée française attaquant les retranchements enne- mis.L'extrême droite est placée en avant du village de Neerlanden. La droite composée d'infanterie est commandée par le prince de Conty. Le centre est aux ordres du duc de Chartres; il est formé, en tète, de dix-sept escadrons de la maison du roi, puis de trente-quatre bataillons et de quatre-vingt-dix- huit escadrons, La gauche commandée par le maréchal de Joyeuse est forte de cinquante-quatre escadrons et de trente-deux bataillons. Les retranche- ments de l'ennemi s'appuient sur les villages de Nerwinde, à la gauche du tableau et de Neerlanden, à la droite. Ces retranchements sont en avant de la grande plaine de Sainte-Croix. La droite des ennemis, qui défend Ner- winde, est composée de Bavarois, de Hanovriens et de Brandebourgeois, aux ordres de l'électeur de Bavière; leur centre est composé d'infanterie anglaise, en arrière de laquelle est la cavalerie anglaise sur deux lignes; leur gauche est formée par la cavalerie anglaise. A droite du tableau, le ruisseau de Landen qui va se jeter dans la petite Gèthe à Leau qu'on aper- çoit dans le fond et à droite. A gauche et au milieu, la petite Gèthe. Plus loin, à l'horizon, la grande Gèthe. Le moment représenté est celui où le maréchal de Joyeuse force les retranchements ennemis à Nerwinde et dé- cide la victoire. ANTICHAMBRE DU ROI, N« 121. « Auparavant que d'entrer dans les chambres du roi, il y a l'antichambre où l'huissier ne laisse entrer que ceux dont il a ordre ou qui ont l'entrée. Personne ne se doit promener dans l'antichambre du roi. C'est en cette an- tichambre, quand ie roi mange chez lui en public, où l'on dresse la table de Sa Majesté et où on le sert à diner et à souper en cérémonie. » [Etat de la France. — Année 1694.) « Dans ces occasions, ajoute Y Etat de la France de 1789, l'antichambre où le roi mange ordinairement à son grand couvert devient salle, et les huissiers de salle s'emparent de la porte, sous les ordres du grand maître avec des gardes commandés à cet effet. Le capitaine des garces du corps en quartier commande alors dans cette salle et ordonne quatorze gardes pour rester en haie, la carabine sur l'épaule, sept de cha- que côté devant la table de S. M. Un autre garde est posé en sentinelle près de la nef (1) placée sur la table du roi, et il y en a encore un pour précé- der le gentilhomme servant, toutes les fois qu'il apporte à boire au roi. On met encore une table à un des coins de la salle, du côté de la porte, afin que les officiers de la bouche y puissent reposer leurs plats en arrivant et les présenter proprement aux gentilshommes servants qui sont près de la table du roi; ceux-ci font faire l'essai de chaque plat à chacun des officiers de la bouche en présence de S. M. à mesure qu'ils les leur présentent pour être posés sur la table du roi. Deux gardes de la manche, revêtus de leurs (1) La nef était une pièce d'orfèvrerie, ordinairement en vermeil, qui avait la forme d'un navire démâté; on y enfermait entre des coussins de senteur les serviettes du roi. Toutes les personnes qui passaient devant, même les princesses, lui devaient le salut, comme au lit du roi, quand on passait dans la chambre à coucher. ANTICHAMBRE DU ROI, N° 121. 193 cottes d'armes et habits de cérémonie, armés de leurs pertuisanes, sont aux deux côtés du roi et le capitaine des gardes du corps est derrière la personne de S. M. L'aumônier de quartier se tient près de la nef pour la pou- voir découvrir lorsqu'il est nécessaire qu'un des gentilshommes servants y prenne les serviettes dont S. M. peut avoir besoin. » « Dans l'antichambre du roi, dit l'État de la France de 1708, tous les lun- dis, vers les onze heures et demie du matin, les garçons de la chambre dressent ou font dresser une table qu'ils couvrent d'un "tapis de velours vert et mettent un fauteuil devant pour le roi. M. de Chamillart, secrétaire d'E- tat, se tient debout à la gauche de ce fauteuil pour Sa Majesté, et après le conseil, environ à midi et demi, avant que le roi descende à la chapelle oour y entendre 1a messe, s'il ne l'a déjà entendue, toutes les personnes qui ont des placets à présenter au roi, les viennent poser avec respect sur cette table. Ces placets sont tous recueillis par un commis de M. de Chamil- lard, qui, après en avoir fait un extrait, le donne à M. de Chamillart, qui rapporte le rôle au roi, qui le lit avec attention, marquant de sa main à la marge à quel ministre ou secrétaire d'Etat chaque placet doit être renvoyé- ceux qui regardent les bâtiments sont renvoyés à M. Mansart; ceux qui re- gardent les ecclésiastiques sont renvoyés au père de La Chaise : après quoi un commis fait des liasses des placets qu'il renvoie à leur destination, tenant un rôle alphabétique de tous lesdits pour en rendre raison à un chacun ; les dits placets sont rapportés au premier conseil du roi pour faire droit à un chacun. Le commis, au bout de huitaine ou de quinze jours rend réponse à un chacun, leur disanj auq»«' dAs ministres ou secrétaires d'Etat le placet a été renvoyé, et huit autre* jour* après, li dix ordinaire- ment ce que le roi a répondu au placet. » Les panneaux de cette salle sont ornés de douze tableaux représentant des batailles et des combats. Dans le panneau du milieu, du côté de la salle des Gardes du roi est un tableau de Piètre de Corïone. représentant la bataille d'Arbelles. Au-dessus de la cheminée est une bataille de J. Parro- cel. Les autres panneaux et les dessus de porte sont de J. Parrocel ou des imitations de sa manière. 2139. Louis XIV reçoit au Louvre les ambassadeurs des treize cantons suisses. — 11 novembre 1663. Par Vander Meulen. — H. 0,44. — L. 0,66. Le traité de renouvellement d'alliance avec les Suisses avait été signé à Soleure le 4 septembre 1663, et les treize cantons envoyèrent en France une célèbre ambassade pour pour le ratifier. Les ambassadeurs furent reçus au Louvre par le roi, accompagné du duc d'Orléans et du prince de Condé. 2140. Siège de Tournay. — 21 juin 1667. Par Bonnard, d'après Vander Meulen et Lebrun. — H. 0,60. — L. 0,90. Ce tableau est une esquisse ou une copie du modèle de tapisserie n° 2070. 2141. Siège de Lille. — Août 1667. (Voir n° 3035.) Par Vander Meulen. — H. 0,50. — L. 0,79. Ce tableau était placé à Marly. 194 ANTICHAMBRE DU ROI, N° 121. ' 2142. Combat près du canal de Bruges. — Août 1667. D'après "Vander Meulen. — H. 0,52. — L. 0,80. Ce tableau est une copie du modèle de tapisserie n" 2106. 2143. Prise de Dole. — 14 -février 1668. (Voirn°9e>. Par Vander Meulen. — H. 0,48 L. 1,09. Gravé par Huchtenburch et Beaudoin, (Chalc. imp.) 2144. Vue du château neuf de Saint- Germain, du côté de la terrasse. Par Vander Meulen ; forme ronde. — Diam. 0,56. Louis XIV, accompagné du prince de Condé et de Turenne, chasse dans la forêt de Saint-Germain. Dans le fond, le château neuf de Saint-Germain-en- Laye bâti par HeRri IV. Ce tableau est signé : vander. mevlen. fec. 1669* 21 15. Vue du château de Versailles. Par Vander meulen; forme ronde. — Diam. 0,56. Louis XIV, dans un carrosse attelé de six chevaux, se rend au château de Versailles. Il est accompagné par les officiers de sa maison, précédé et suivi des gardes du corps. La voiture du roi traverse la place, elle est sur le point d'entrer dans l'avant-cour du château, du côté de l'avenue de Paris. Les bâtiments sont encore ceux du temps de Louis XIII. Ce tableau est signé : A. F. vander. mevlen. fec. 2146. Passage du Rhin. — 12 juin 1672. (Voir n° 126.) Par J.-B. Martin. — H. 0,60. — L. 0.72. 2147. Siège de Valenciennes . — 16 mars 1677. (Voir n°594.) Par Vander Meulen ; escmisse. — H. 0,60. — L. 0,48. 2148. Prise de Saint-Omer. — 22 avrili6ri1. (Voim°i56.> Par Vander Meulen ; esquisse. — H. 0,52. — L. 0,41. 2149. Institution de V ordre militaire de Saint-Louis. — 10 mai 1695. École française; xviii" siècle. — H. 0,51. — L. 0,76. L'ordre de Saint-Louis fut institué par Louis XIV, le PETITS APPARTEMENTS DE LA REINE, N° 122. 195 10 mai 1693, pour récompenser les services militaires. Le roi s'en déclara chef souverain et en unit la grande "maîtrise- à la- couronne. Ce tableau représente Louis XIV recevant des chevaliers de Saint- Louis dans sa chambre à Versailles. C'est probablement l'esquisse d'une grande composition destinée à être exécutée sous Louis XV pour compléter la suite des modèles de tapisserie qui avaient pour sujet l'histoire de Louis XIV. PETITS APPARTEMENTS DE LA REINE, N° 122. Une partie de ces petits appartements existait déjà sous la reine Marie- Thérèse d'Autriche et la dauphine de Bavière. La partie la plus rapprochée du salon de l'Œil-de-Bœuf servait de logement au premier valet de chambre du roi. Lorsque la duchesse de Bourgogne prit possession de l'appartemant de la reine, on établit en 1699 une communication entre ces petits apparte- ments et l'antichambre du roi, en coupant en deux parties la petite cour pour y faire l'appartement de nuit du duc de Bourgogne. En 1717, le czar Pierre le Grand coucha dans ce petit appartement, lorsqu'il vint visiter Ver- sailles. Les reines Marie Leczinska et Marie-Antoinette l'habitèrent ensuite. Marie Leczinska y fit établir une chambre de bains et un « laboratoire où, dit Blondel, la reine occupe ses loisirs à l'étude de la peinture. » Sous- Marie-Antoinette ces petits appartements que la reine affectionnait, furent décorés avec luxe, et une partie fut destinée à former la bibliothèque de la reine. SALON DE LA REINE. Ancien salon du duc de Bourgogne et chambre des bains de Marie Lec- zinska. Les boiseries, de l'époque de Marie-Antoinette, sont ornées de sculp-^ tures dorées offrant les armes de France et le chiffre du roi. Vis-à-vis des fenêtres se trouve un renfoncement entièrement revêtu de glaces. Au-des- sus de la porte de la bibliothèque verte est un tableau de Desportes , re- présentant un ananas. Derrière ce salon et la pièce suivante se trouvent le cabinet et la cham- bre de bains de Marie-Antoinette. 2150. Joseph II, empereur d'Autriche. Par Boizot; buste en marbre. — H-, 0,70. Fils aîné de François 1er, empereur d'Allemagne, et de Marie-Thérèse d'Autriche. Né le 13 mars 1741, il succéda à son père en 1765. Il fit en 1777 un voyage en France où ré- gnait sa sœur Marie-Antoinette, se rendit à Rome en 1783, et en 1787 fit alliance avec l'impératrice Catherine II con- tre les Turcs. Il mourut le 28 février 1790. Il porte une cuirasse, l'ordre la Toison d'Or et un manteau. On lit derrière ce buste : joseph'. ii . empereur . fait . a. paris, ene 1777 . DAPRÉS . NATURE . PAR . BOIZOT. BIBLIOTHÈQUE VERTE. Cabinet du duc de Bourgogne et cabinet des bains de Marie Leczinckav 2151. Louis XVI, alors dauphin. (Voir n° 719.; Médaillon en marbre. — H, 0,16. — L. 0,12. 196 PETITS APPARTEMENTS DE LA REINE, N° 122. On lit sur le pied de ce médaillon, exécuté à l'époque du mariage du dau- phin [1770J : Peuple vaillant, peuple fidelle François pour bien aimer ton R.oi Tu n'as pas besoin de modelle Mais cède au Prince que tu voi L'honneur d'être même pour toi Une leçon vivante et d'amour et de zèle. 2152. Marie-Antoinette d'Autriche, alors dauphine de France. (Voir n° 1357 .; Médaillon en marbre. — H. 0,16. — L. 0,12. On lit sur le pied de ce médaillon : Du sang le plus auguste elle a reçu le jour Et son moindre mérite est sa haute naissance Minerve avec tendresse éleva son enfance Elle en fit l'ornement d'une brillante cour Aujourd'hui tous les dieux inspirés par l'Amour Comblent par son hymen le bonheur de la France. Ce médaillon a été gravé par Lebeau d'après le dessin de Marinier, en tête de Y Eloge de Charles-Quint par Dom Ansart, dédié à la dauphine, Paris, Barbou, 1774. Les mêmes vers se trouvent au bas de la gravure. 2153. Marie- Antoinette, reine de France. (Voir n° 1357.) Buste en biscuit. — H. 0,41. BIBLIOTHÈQUE BLANCHE ET MÉRIDIENNE DE LA REINE. Dans cette partie partie se trouvaient l'oratoire de la reine Marie-Thérèse et l'atelier où Marie Leckinska s'exerçait à la peinture. Le cabinet ou mé- ridienne de la reine est ornée de boiseries dorées dans lesquelles se trou- vent des lis, des dauphins et des aigles. Les verrous, les boutons de porte et la poignée de l'espagnolette oont au chiffre de Marie- Antoinette. 2154. Louis XV. (Voir n° 718.) Buste en biscuit. — H. 0,28. 2155. Buffon (George-Louis Leclerc, comte de), (voir n° 860.) Statuette en bronze. — H. 0,28. Il est représenté assis dans un fauteuil, tenant une tablette et un stylet: à ses pieds des livres, une sphère et divers objets d'histoire naturelle. ANTICHAMBRE DE LA REINE. Cette partie servait de communication de l'appartement de la reine avec celui du roi, et était destinée aux femmes de chambre. C'est par ce couloir que Marie- Antoinette s'échappa le 6 octobre 1789. 197 Au-dessus d'une des portes se trouve un tableau ovale, par Halle, re- présentant des Jeunes filles jouant aux osselets. Dans la partie la plus rapprochée du Salon de l'Œil-de-Bœuf qui servait, sous Louis XIV, de logement au premier valet de chambre du roi, aboutit un escalier à vis qui faisait partie du château de Louis XIII. Cet escalier conduisait à l'appartement du dauphin situé au rez-de-chaussée. (Voir Salle n» 33.) SALON DE L'ŒIL-DE-BŒUF, N° 123. C'est dans ce salon qu'attendaient les princes et seigneurs admis au lever du roi. Il y avait plusieurs entrées différentes; Ventrée familière pour les princes ; la grande entrée pour les grands officiers de la couronne ; la pre- mière entrée pour ceux qui, par leur charge, avaient un brevet d'entrée; Ventrée de la chambre pour les officiers de la chambre du roi. Le garçon de la chambre ouvrait les deux battants de la porte seulement pour le dau- phin et les princes du sang; la porte s'ouvrait pour chaque personne admise et se refermait immédiatement. « On doit, dit l'Etat de la France de 1694, gratter doucement aux portes de la chambre, de l'antichambre ou des cabinets, et non pas heurter rudement. De plus, si l'on veut sortir de la chambre, antichambre ou cabinets, les portes étant fermées, il n'est pas permis d'ouvrir soi-même la porte, mais on doit se la laisser ouvrir par l'huissier. » Ce salon était d'abord séparé en deux pièces qui faisaient partie de l'an- cien château de Louis XIII. La pièce qui touchait aux petits appartements de la reine était un cabinet ou antichambre que Félibien nomme la Chambre des Bassans « à cause qu'il y a plusieurs tableaux de cet ancien maitre au- dessus des portes et des lambris. » L'autre pièce était la chambre à coucher du roi qui servit d'abord à Louis XIII puis à Louis XIV jusqu'en 1701. A cette époque le roi transporta sa chambre à coucher dans le salon voisin et fit de la Chambie des Bassans et de la chambre de Louis XIII un grand sa- lon qui prit, sous Louis XV, le nom de Salon de l'Œil-de-Bœuf. « Ce nou- veau salon, dit Félibien, a au moins soixante pieds de longueur sur envi- ron vingt-six pieds de largeur, et son exhaussement, qu'on a beaucoup augmenté, a donné moyen de faire une ouverture ovale de fenêtre dans le haut de l'extrémité vers le midi. Il y a en bas à cette même extrémité trois arcades dont deux servent de fenêtres et l'autre est la porte de l'es- cafcier de dégagement par où l'on monte de l'appartement de Monsei- gneur à l'appartement du roi. C'est au-dessus de l'arcade du milieu que l'ouverture ovale de fenêtre, que l'on nomme un œil-de-bœuf, a été faite pour donner plus de jour au salon « Une grande frise rampante d'une invention nouvelle environne tout le salon dans la naissance de sa voûte au-dessus du grand entablement. Cette grande frise est surmontée d'une autre corniche qui forme deux espèces de frontons ronds au-dessus de la nouvelle ouverture de fenêtre et de l'ou- verture feinte qui lui est opposée. Chacun des frontons est porté par deux figures de jeunes hommes en bas-reliéf et le reste de la frise à fond blanc est enrichi de roses et de compartiments en façon de réseaux d'or : et il y a sur cette riche mosaïque, quantité de figures en bas-relief aussi toutes dorées qui représentent des enfants de grandeur naturelle ; plusieurs sem- blent s'occuper à courir après des oiseaux, à dompter des lions et d'autre» bêtes farouches ; d'autres s'exercent à sauter, à danser, à manier diverses armes; quelques-uns sont portés comme en triomphe. Les corniches sont toutes dorées et celle de dessous a des modifions dont chaque intervalle est rempli d'une médaille avec des festons de fleurs et des branches d», palmes et de laurier. » « Toute cette sculpture, qui est d'un fini merveilleux, ajoute Piganiol, est de Coustou, Flamen, Van Clêve, Hurtrel, Lespingola, Poirier et Hardy pour celle qui est en stuc, car quant à celle qui est en bois elle est de Taupin, de Goulon, de Goupi, etc. » Î93 SALON DE L'ŒIL-DE-BŒUF, Nà 123. 2156. Louis XIV. (Voir n° 717.) Ecole de Mignard. — H. 3,02. — L. 2,95. Le roi est représenté à cheval, vêtu à la romaine et tenant un bâton tleurdelisé de la main droite. Au-dessus de lui la Victoire va poser sur sa tète une couronne de laurier et tient un drapeau orné d'un soleil et de la «devise : Nec pluribus impar. Dans le fond le siège d'une ville. 2157. Famille de Louis XIV. Par Jean Nocret. — H. 2,98. — L. 4,19. Ce tableau était placé autrefois au palais de Saint-Cloud. Guillet de Saint- Georges, dans son Mémoire historique des principaux ouvrages de peinture, de 31. Nocret le père, dit qu'en 1670, il peignit à Saint-Cloud. dans l'anticham- bre de Monsieur , « \m tableau où sous un dessin allégorique , il y a une assemblée de dieux où est représentée la famille royale au nombre de dix- Siuit figures, chacune grande comme nature. » Combes décrit ainsi cette composition : a. Dans l'antichambre de Madame, à l'opposite des fenêtres, on voit tm grand tableau qui représente toute la famille royale, où chaque personne est peinte sous la figure d'une divinité. Le roi y est sous celle d'Apollon couronné de lauriers; la reine-mère sous la figure de Cybèle, mèsre des dieux et déesse de la terre; la reine d'à-présent, sous celle de Junon, déesse du ciel ; Monsieur sous l'Etoile du Matin qui va devant le cfiar du Soleil, pour annoncer le retour de ce bel astre et cette étoile est appelée des Latins, Lucifer ou porte-lumière. Mademoiselle qui est aujour- d'hui reine d'Espagne est proche Monsieur, sous la figure de Zéphyre, qui , et deux tableaux de l'École fran- çaise, représentant tous deux les reines Anne d'Autriche et Marie-Thérèse. Dans l'un de ces tableaux la reine Marie-Thérèse tient le dauphin, fils de Louis XIV, assis sur ses genoux. ce Une grande arcade surbaissée, dit Félibien, sert du côté de l'occident, vis-à-vis des fenêtres, à augmenter la profondeur de cette chambre pour y placer plus commodément le lit du roi. Deux figures de femmes assises sur l'archivolte de l'arcade tiennent des trompettes en leur main pour repré- senter des Renommées ; tout le dedans du cintre de la même arcade, au- dessus de la corniche portée par des pilastres d'ordre composite dans les autres faces de la chambre, est rempli d'un compartiment doré de cadres et de roses qui forment, sur un fond blanc, une espèce de mosaïque. C'est là que l'on a représenté, dans l'étendue du môme cintre, par des sculptures toutes dorées, la France assise sur un amas d'armes, sous un riche pavil- lon. » Ces sculptures, ajoute Piganiol, sont de Coustou. « Le reste du même enfoncement sous la corniche qui sépare le cintre, est tendu pour l'hiver de tapisserie, et le lit qu'on y a placé est neuf et d'un dessin aussi beau que magnifique. Il est de velours cramoisi couvert de broderie si tissue d'or qu'à peine en peut-on reconnoître le fond. On voit encore dans cette chambre quatre portières de tapisserie neuve à fond d'or, où des ornements ingénieusement travaillés et des figures au naturel re- présentent les quatre saisons. » (Félibien.) « Ce lit magnifique, dit Piganiol, est entre deux tableaux excellents, dont l'un représente saint Jean l'Evangéliste dans l'île de Pathmos, peint par Ra- phaël, et l'autre David qui chante les louanges de Dieu, par le Domini- quin. » Quelques fragments de tapisserie provenant de l'ameublement (3) de l'an- cienne chambre de parade (salon d'Apollon"! ont servi à rétablir en partie le lit et les fauteuils qui décorent cette chambre. De chaque côté du lit on a placé deux tableaux des écoles italienne et flamande, représentant tous deux la Sainte- Fa mille. Sur la fausse cheminée du côté du salon de l'Œil-de-Bœuf, sont placés deux petits bustes en bronze doré représentant Louis XIV et Marie-Thérèse d'Autriche. (1) Déposition du marquis de Digoine du Palais, dans la Procédure crimi- nelle, instruite au Châtelet de Paris. — 1" partie, page 264. (2) Gravés par Rousselel. (Chalc. imp.) (3) Cet ameublement est décrit par de Soucy, dans un manuscrit con- servé à la Bibliothèque impériale, qui a pour titre : Amer.blement du roi pour son grand appartement de Versailles,7' -fait par Simon Delobel, tapissier et valet de chambre c'e Sa Majesté, et garde des meubles de la reine. 302 ^164. Louis XIII. (Voir n° 716.) D'après Ph. de Champagne ; forme ovale. — H. 0,72. — L. 0,62. 2165. Anne d'Autriche, reine de France, (voir n* 930.) Par P. Mignard ; forme ovale. — H. 0,72. — L. 0,62. 35166. Louis XIV. (voir n° 717.) Buste en bronze. — H. 0,40. Le roi, vêtu à la romaine, porte une cuirasse ornée d'un soleil et un man- uaau. "2167. LouisXIV. (Voir n° 717.) Par Antoine Benoist; médaillon en cire. — H. 0,52. — L. 0,42. X>e roi est représenté à l'âge de soixante-huit ans. Il est vu de profil et tourné vers la droite. Ce médaillon est en cire coloriée; l'œil est en émail- la tète est couverte d'une véritable perruque ; le buste est formé par une portion de vêtement en velours cramoisi, un fragment de dentelle et un cor- don bleu. L'ainiste a poussé l'exactitude jusqu'à reproduire les marques de petite vérole qui se trouvaient sur le visage du roi. Ce médaillon, renfermé dans un cadre en bois sculpté et recouvert d'une -glace, a été exécuté d'après nature en 1706, par Antoine Benoist, peintre et seulpteur en cire du roi. Il a été gravé par A. Loir, avec cette inscription : JLODOVICUS MAGNUS REX CHRISTIANISSIMUS ANNO LXVIII. — A. Benoist &ques pin it ail vîvum. — De 1660 à 1704, le même artiste avait exécuté, d'a- près nature, sept autres médaillons du roi qui se trouvent réunis dans une gravure de J.-B. Scutin, dont la planche existe à la Chalcographie impériale. Antoine Benoist avait formé dans la rue des Saints-Pères, à Paris, un cabi- net de figures de cire représentant le Cercle de la Cour, et avait été appelé ea Angleterre où il avait modelé en cire la cour de Jacques II. Abraham Bosse, La Bruyère, Mm8 de Sévigné, le poète anglais Pope, ont parlé de cet artiste, qui fut membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1681, et mourut à Paris le 8 avril 1717, à l'âge de quatre-vingt-six ou qua- tre-vingt-huit ans. Ce médaillon a été acquis en 1856. Il avait appartenu au comte de Maure- pas, ministre des rois Louis XV et Louis XVI. Le peintre Antoine Dieu s'en «st servi pour reproduire les traits de Louis XIV dans le tableau représen- tant le mariage du duc de Bourgogne (n° 2095). S168. Louis de France, duc de Bourgogne. (Voir n° 167.) D'après H. Rigaud ; forme ovale. — H. 0,72. — L. 0,62. 51169. Marie-Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne. (Voir n° 2100.) D'après Santerre. — H. 0.72. — Forme ovale. SALLE DU CONSEIL, N° 125. c203 2170. Marie -Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne (Voir n° 2100.) Par Coyzevox ; buste en marbre. — H. 0,50. On lit derrière ce buste; a. coyzevox. ad. vivvm. f. 1710. SALLE DU CONSEIL N° 125. Sous Louis XIV cette salle était séparée en deux ; la partie la plus rap- prochée de la chambre du roi se nommait le Cabinet du Conseil, l'autre le Cabinet des Termes ou des Perruques. Quand après avoir prié Dieu ou après avoir donné audience, rapporte Y Etat de la France de 1708, le roi sort de la balustrade de son lit pour aller à son cabinet, le roi en passant dit tout haut : Au Conseil. Alors l'huissier part pour avertir les ministres et ceux qui doivent assister au conseil qui se va tenir. Le roi entrant dans son ca- binet, y trouve plusieurs de ses officiers qui s'y sont rendus pour recevoir ses ordres. S'il y a quelque chose à changer à l'ordre de la messe, il le dit au grand aumônier; il dit au grand maître à quelle heure il veut manger et s'il veut manger à son grand ou à son petit couvert. Le grand et le pre- mier écuyer reçoivent l'ordre pour les chevaux et c.irrosses, le capitaine des gardes pour l'heure à laquelle le roi doit sortir et le nombre de gardes qu'il faudra, le porte-arquebuse pour savoir si le roi chasse et s'il tiendra prêts les fusils pour Sa Majesté, et enfin le grand maitre de la garde-robe reçoit ordinairement ses ordres le dernier, parce qu'il arrive quelquefois que Sa Majesté veut changer de vêtements ou de chaussures; avant que les officiers de garde-robe se retirent, le roi les avertit de l'heure à laquelle il doit sortir l'après-dinée et des choses qu'il veut prendre comme bovtes, bottines, casaque, surtout, manchon, etc. Le roi, entré dans son cabinet, prend sa perruque ordinaire. Louis XIV changeait plusieurs fois de perruque dans la journée. Avant que le roi se lève, dit i' tt.d de U France de 1708, « le sieur Quentin, qui est le barbier qui a soin des perruques, se vient présenter devant sa Majesté te- nant deux perruques ou plus de différente longueur; le roi choisit celle qui lui plaît suivant ce qu'il a résolu de faire dans la journée. « Quand le roi est levé et peigné, le sieur Quentin « lui présente la perruque de son lever qui est plus courte que celle que le roi met ordinairement et le reste du jour Le roi dans la journée change de perruque, comme quand il va à la messe, après qu'il a diné, quand il est de retour de la chasse, de la prome- nade, quand il va souper, etc. Le garçon qui est commis pour peigner les perruques du roi a deux cents écus sur la cassette. » Le Cabinet des Termes, qu'on nomme aussi le Cabinet des Perruques, dit Félibien, était orné de vingt figures d'enfant en forme de termes, qui déco- raient une espèce d'attique élevé au-dessus de |la corniche. Une porte de glaces placée a côté de la fenêtre donnant sur la petite cour conduisait aux garde-robes du roi, composées de plusieurs cabinets, et aux grands appar- tements du roi. Le Cabinet du Conseil et le Cabinet des Termes réunis for- mèrent sous Louis XV la salle actuelle, qui conserva le nom de Salle du Con- seil. Les quatre dessus de porte, peints par Houasse, décoraient autrefois la salle de billard du grand Trianon et représente : Minerve naissant tout ar- mée du cerveau de Jupiter. — Minerve dans l'Olympe. — Minerve sur le Par- nasse avec les Muses. — La dispute de Minerve et de Neptune. Dans l'embrasure de la fenêtre se trouve l'ancienne horloge du roi qui était dans la chambre de parade (Salon de Mercure). On lit sur le côté : Cet horlooe a esté fait par Antoine Morand de Pontdevaux. 1706. « Toutes les fois que l'horloge sonne, dit Dargenville, deux coqs chantent chacun trois foi s en battant des ailes. En même temps des portes s'ouvrent de chaque côté et des 20Ï! CHAMBRE DE LOUIS XV, N° 126. figures en sortent portant chacune un timbre en manière de bouclier, sur lequel deux Amours frappent alternativement les quarts avec des massues. Une figure de Louis XIV, semblable à celle de la place de Victoires, sort du milieu de la décoration. Il s'élève au dessus un nuage, d'où la Victoire des- cend, portant une couronne qu'elle tient sur la tète du roi, tandis qu'on en- tend un carillon fort agréable à la fin duquel tout disparoit, et l'heure sonne. » {Voyage pittoresque, des environs de Paris. — 1779.) 2171. Louis XV. (Voir n° 718.) Par Coyzevox ; buste en marbre. — H. 0,41. Lé roi est représenté dans son enfance, vêtu à la romaine. Ce buste est posé sur une console dorée dans le pied de laquelle est une Renommée son- nant de la trompette, CHAMBRE DE LOUIS XV, N° 126. Cette pièce était sous Louis XIV, le Cabinet du Billard de l'appartement particulier du roi. En 1738, dit Piganiol de la Force, Louis XV prit le des- sein de faire de ce cabinet sa chambre à coucher et on commença à l'agran- dir en le poussant en saillie sur la petite cour qui sépare l'aile du vieux châ- teau, d'avec celle du nouveau, qui sont l'une et l'autre du côté du nord. « Dans le fond qui est opposé aux fenêtres, ajoute La Martinière, il y a une alcôve renfoncée dans laquelle est le lit. Cette alcôve est ouverte entre deux pilastres. Elle est fermée par une balustrade richement ornée. Le reste de la chambre est décoré de lambris, qui montent jusque sous la corniche. En entrant par le cabinet du Conseil on a pratiqué, au milieu du lambris, la cheminée qui est d'un beau marbre de brèche d'Alep : au-dessus on y a placé un trumeau de glace, renfermé dans un bâtis d'une sculpture singu- lière. De l'autre côté opposé il y a un trumeau semblable. La face des croi- sées est pareillement ornée de glaces. Les pilastres et les panneaux varient plusieurs parties par des ornements de grand goût. La corniche sous le pla- fond se couronne et s'unit à un cadre qui forme des milieux et des angles, avec des chantournements dans lesquels sont placés des manières de car- touches qui renferment des chiffres et de petits bas-reliefs assortis aux au- tres décorations. Sur les quatre portes, dont deux à chaque côté de la che- minée, deux à côté du trumeau opposé, sont des tableaux renfermés dans de riches cadres. » Louis XV mourut dans cette chambre le 10 mai 1774. Eile devint ensuite la chambre de Louis XVI, qui l'habita jusqu'au 6 octobre 1789. Un petit cabinet dont la porte se trouve sur le côté gauche de l'alcôve est orné de boiseries sculptées et dorées représentant les attributs de l'Agricul- ture, du Commerce, de la Guerre, de la Marine, des Arts et des Sciences. Ces sculptures sont, de l'époque de Louis XVI. 2172. Louis XIV. (Voir n° 717.) Modèle en bronze. — H. 0,43. Le roi est représenté à cheval et vêtu à la romaine. 2173. Sacre de Louis XV. — 25 octobre 1722. (voir n* 189.) Par M. Emile Sigkol. — H. 3,23. — L. 5,39. Ce tableau, déjà mentionné salle n" 11, a été transporté dans la chambre de Louis XV depuis l'impression de la Ve partie de cette Notice. CHAMBRE DE LOUIS XV, N° 12G. 205 2174. Louis XV. (Voir n° 718.) Par Hyacinthe Rigaud. — H. 2,03. — L. 1,52. Le roi, enfant, est assis sur une estrade et revêtu des habits royaux. Ce tableau est une répétition du tableau peint par Rigaud en 1715 et gravé par ûrevet père. 2175. LOUIS XV. (Voir n° 718.) Par J.-B. Vanloo. — H. 2,03. — L. 1,52. Le roi est représenté, dans sa jeunesse, debout devant une table sur la- quelle sont pos^s un chapeau, un casque, des gants, et un manteau fleur- delisé. 2176. Louis XV. (voir n° 718.) Buste en marbre. — H. 0,34. Le roi est représenté avec une cuirasse et un manteau. 2177. Louis XV. (Voir n" 718.) Par Bouchardon ; modèle en bronze. — H. 0,67. Le roi est représenté à cheval et vêtu à la romaine, tenant un bâton de commandement. Dans le piédestal sont placés deux bas-reliefs en bronze par Bouchardon, qui ont pour sujets la bataille de Funtenoy et la bataille de Latvfeld. Cette petite statue équestre est le modèle de celle qui avait été élevée sur la place Louis XV, à Paris. 2178. Louise- Elisabeth de France. (Madame Infante), duchesse de Parme. École française; xvm° siècle. — H. 1,05. — L. 1,20. Fille ainée de Louis XV, née à Versailles le 14 août 1727, jumelle aînée de Madame Henriette, mariée le 16 août 1739 à don Philippe, infant d'Espagne, fils de Philippe V. Le traité d' Aix-la-Chapelle ayant assuré en 1738àdon Philippe la sou- veraineté des duchés de Parme, de Plaisance et de Guas- talla, elle se rendit à Parme en 1749, revint en France en 1759 et mourut à Versailles le 6 décembre de la même année. Elle porte un manteau bleu doublé d'hermine, qu'elle relève des deux mains. 2179. Anne-Henriette de France (Madame Henriette). Par J.-M. Nattier. — H. 1,05. — L. 1,20. Seconde fille de Louis XV, née le 14 août 1727, jumelle '206 CHAMBRE DE LOUIS XV, N° 126. cadette de Louise-Elisabeth de France ; morte à Versailles, le 10 février 1752. Elle est assise, porte un manteau fleurdelisé, et appuie la main gauche sur son éventail. Dans le fond un parc. Ce tableau est signé Nattier pinxit 1751. 2180. Marie-Adélaïde de France (Madame Adélaïde). D'après Nattier. — H. 1,05. — L. 1,20. Quatrième fille de Louis XV, née à Versailles le 23 mars 1732. Elle quitta la France avec sa sœur Madame Victoire, en 1789, et mourut à Trieste le 8 juin 1799. Elle est assise et tient sur ses genoux un livre de musique. 2181. Marie- Louise -Thérèse- Victoire de France. (Ma- dame Victoire). D'après Nattier. — H. 1.03. — L. 1,20. Cinquième fille de Louis XV, née à Versailles le 11 mai 1733. Après la mort de son père, elle se retira au château de Bellevue, quitta la France avec sa sœur Madame Adélaïde, en 1789, et" mourut à Trieste en 1799. Elle tient un éventail delà main droite. 2182. Sophie -Philippine- Elisabeth- Justine de France. (Madame Sophie). Ecole de Nattier. — H. 1,09. — L. 1,52. Sixième fille de Louis XV, née le 27 juillet 1744; morte ; Versailles le 3 mars 1782. Elle est assise devant une table couverte de livres et tient un papier C musique. 2183. Louise-Marie de France. (Madame Louise). École française, xvin* siècle. — H. 1,09. — L. 1,52. Septième fille de Louis XV, née à Versailles le 15 juil- let 1737. Elle entra au couvent des religieuses Carmélites à Saint-Denis le 11 avril 1770 et y prit, avec le voile, le nom CABINET DES CHASSES, N° 128. 207 de Sœur Thérèse de Saint- Augustin. Elle y mourut prieure le 23 décembre 1787. Elle tient un livre de la main droite, et de la gauche, des gants. SALON DES PENDULES, N° 127. Cette pièce, qui faisait partie de l'appartement particulier de Louis XIV, servit sous Louis XV de salle du conseil, et prit le nom de Cabinet de la Pendule, lorsqu'on y plaça en 1749, la pendule inventée par Passemant et exécutée par Dauthiau. « Ce chef-d'œuvre de l'horlogerie et de la mécani- que, dit YAlmanach de Versailles de 1786, a sept pieds de hauteur, et marque régulièrement les secondes, les phases de la lune, l'état du ciel relativement aux planètes, le jour, le mois, l'année, etc. » Sous Louis XV, on voyait, en- core dans cette salle deux cadrans qui marquaient l'un, le lever et le cou- cher du soleil, l'autre, le lever et le coucher de la lune, exécutés par -»u prieur de Saint-Cyr. Enfin le méridien incrusté dans le parquet passe p^r avoir été posé par le roi Louis XVI ; mais il est plus probable qu'il existât déjà sous Louis XV et qu'il servait à régler les diverses horloges plac— -s dans ce salon. On a placé dans cette salle une autre pendule astronomique de Passemant, une horloge prise à Alger en 1830, et cinq tables en stuc, représentant les plans de la forêt de Gompiègne et de la forêt de Fontaine- bleau, par Ducy, ceux de la forêt de Saint-Germain- en-Laye, du parc ^ Versailles et de la forêt de Marly, par Andrieux de Benson. Les quatre dessus de porte ont pour sujets : Solon rédigeant les lois d'Athènes, par Berthon. Pythagore inspiré par les Muses, par Wafflard. Lycurgue et les députés de Sparte, par Bordier du BiGNON. Numa et. la nymphe Égérie, par Lafond. CABINET DES CHASSES, N° 128. Cette pièce occupe la place d'un petit escalier par lequel, dit Félibien, Louis XIV descendait de son appartement pour sortir du château, et de\ int sous Louis XV une antichambre de dégagement « qui, dit La Marttmère, conduit sur un degré particulier, qui monte depuis le bas, et qui a son en- trée par un vestibule qu'on prend sur la cour de marbre. Cette anticham- bre est éclairée sur la petite cour intérieure et sa croisée sort sur un bal- con autour de cette petite cour, pour la commodité du service, et afin d'éviter de passer par le grand cabinet et par la chambre du roi. C'est par ce degré que le roi sort ordinairement pour monter en carrosse dans la grande cour, sans traverser tout l'appartement, pour venir au degré de la reine. » C'est en effet cet escalier que Louis XV venait de descendre pour mon- ter en voiture, lorsqu'il fut frappé par Damiens, le 5 janvier 1757 (voir pre- mière partie, pages 148 et 164). Cet escalier conduisait aussi à l'appartement de Madame du Barry, situé au second étage. L'ancienne destination de cette pièce indiquée par la frise en stuc, qui représente des Amours chassant, a fait donner à cette pièce le nom de Cabinet des Chasses ou des Chiens. Elle est revêtue, dit Blondel, d'ancienne menuiserie qui encastre plusieurs tableaux, et dans laquelle sont pratiquées plusieurs loges et banquettes pour les chiens du roi. 208 CABINET DES CHASSES, N° 128. 2184. Louis XIV. (Voir na 717.) Par Jean Garnier. — H. 1,74. — L. 2,23. Ce tableau fut exécuté, par l'artiste, pour sa réception à l'Académie en 1672. Il est ainsi désigné par Guérin : « Le portrait du roi dans un ovale, placé sur plusieurs instruments de musique. » [Description de l'Académie, page 230). 2185. Colbert {Jean-Baptiste). (Voir n° 225.) Par Claude Lefebvre. — H. 1,38. — L. 1,13. Ce poivrait faisait partie de la collection de l'Académie dont Colbert était protecteur. L'artiste ne le présenta à l'Académie, dit Guérin, que le 30 oc- tobre 1666, pour son ouvrage de réception, quoiqu'il eût été reçu académi- cien trois ans auparavant , le 31 mars 1663. ( Description de l'Académie , 41.) 2186. Louvois (François-Michel Le Tellier, marquis de). (Voir n- 1895.) Par Héraut, d'après Ferdinand. — H. 1,38. — L. 1,13. Ce portrait faisait partie de la collection de l'Académie royale de pein- ture, dont Louvois était protecteur. « L'Académie, dit Guérin, ne put obte- nir du temps pour peindre son portrait, et ainsi il a fallu se contenter du présent que M. Héraut a fait à la compagnie de cette copie, qui a été faite d'après M. Ferdinand le Flamand. » (Description de l'Académie, page 39.) 2187. Lebrun (Charles) fermier peintre du roi. (Voir n° 795.; Par Mauzaisse, d'après Largillière; forme ronde. — Diana. 0,95. Le portrait original est au Musée du Louvre. 2188. Vander Meulen (Antoine-François), peintre. Par Mauzaisse ; forme ronde. — Diam. 0,95. Né à Bruxelles en 1634, il fut élève de Pierre Snayers. Appelé par Colbert en France, il vint à Paris, fut logé aux Gobelins, reçut une pension de 6,000 livres, et fut admis à l'Académie de peinture en 1073. Vander Meulen suivit Louis XIV clans toutes ses campagnes, et peignit, d'après ses dessins faits sur les lieux mêmes, une grande quantité de tableaux, représentant les conquêtes du roi et les vues des maisons royales. Conseiller de l'Académie de peinture en 1081, il mourut aux Gobelins, le 15 octobre 1690. CABINET N° 130. 209 2189. Mansart (Jules Hardouin), architecte. (Voir n* 226.) Par Mauzaisse, d'après Rigaud; forme ronde. — Diam. 0,95. 2190. Puget (Pierre), sculpteur. (Voir n° 820.) Par Mauzaisse ; forme ronde. — Diam. 0,95. 2191. Coyzevox (Antoine), sculpteur. (Voir n* 796.) Par Mauzaisse, d'après Allou; forme ronde. — Diam. 0,95. SALLE A MANGER N° 129. Sons Louis XIV cette pièce formait deux petites salles occupées par les garçons du château, qui pouvaient faire leur service par les couloirs et les balcons entourant la cour des Cerfs. Sous Louis XV on fit à cette place un petit escalier et une salle de bains, puis, dit Blondel, une salle à manger décorée à la moderne et ornée de tableaux relatifs à Cornus. CABINET N° 130. Sous Louis XIV cette pièce portait le nom de cabinet des Agates et Bijoux et n'était séparée de la salle des Pendules que par des arcades. Toutes deux renfermaient une grande quantité de tableaux anciens des écoles italienne, flamande et française. Elle servit sous Louis XV de salle à manger, puis de cabinet de jeu. 2192. Louis XIII. (Voir n' 716.) Buste en marbre. — H. 0,50. Le roi est représenté dans sa jeunesse; sa tête est ceinte d'une couronne de laurier. Il porte une cuirasse recouverte d'un manteau attaché par un cardon passant sur l'épaule gauche. 2193. Gaston (Jean-Baptiste) de France, duc d'Orléans- (Voir n° 1668.) Buste en plâtre. — H. 0,50. La statue originale est à Saint-Denis. 2194. Louis XIV. (Voir n° 717.) Par Desjardins; modèle en zinc. — H. 0,58. Le roi est représenté à cheval vêtu à la romaine tenant un bâton de com- mandement de la main droite. "210 CABINET N° 13-2. Cette figure est le modèle de la statue équestre de Louis XIV, exécutée par Desjardins, pour la ville de. Lyon. 2195. Louis XIV. (Voir n° 717.) Buste en marbre. — H. 0,39. Le roi porte une cuirasse, une longue cravate et un manteau. CABINET N° 131. Cette pièce formait, sous Louis XIV, un salon ovale qui existait encore dans les premières années du règne de Louis XV. « Ce salon, dit La Martinière, est décoré de pilastres d'ordre corinthien, couronné d'une corniche avec des modillons. On remarque quatre niches dans les lignes circulaires, dans trois desquelles il y a des groupes de bronze portés sur de riches piédestaux en gaine; dans la quatrième niche, on y a placé un poêle qui a la même forme des piédestaux des groupes et qui est richement orné. » Le salon ovale fut remplacé vers 1750 par deux petites pièces, l'une que Blondel appelle « ar-. rière cabinet, servant de retraite à Sa Majesté, où elle tient ses papiers et où elle écrit, dessine, ordonne et reçoit ses dépèches. Attenant ce cabinet, ajoute Blondel, est une petite pièce servant de garde-robe dans laquelle est placée une chaise percée. » Les plans de l'époque de Louis XVI donnent à cette pièce le nom de salle des Buffets. C'est donc par erreur que, lors de la formation du Musée historique, on a considéré cette pièce comme faisant partie de l'appartement de madame de Maintenon, et le petit cabinet y atte- nant comme ayant servi de confessionnal à Louis XIV. Les six dessus de porte et déglace* sont ornés de tableaux de l'école fran- çaise représentant : Côté du petit cabinet : Bergères gardant leurs troupeaux. — Hippomène et Attalante. — Un port de mer. Côté du cabinet n° 132 : Bergers gardant leurs troupeaux», — Le Colin-Mail- lard. — Marche de troupes traversant un torrent. "2196. Maintenon [Françoise d'Aubignë, marquise de). (Voir n° 2113.) Par Ferdinand. — H. 2,13. — L. 1,38. . Elle est représentée assise dans un fauteuil, à genoux devant elle est sa nièce Françoise-Charlotte-Amable d'Aubigné, mariée en 1690 à Adrien Mau- rice, duc de Noaiiles et maréchal de France. On aperçoit dans le fond la maison royale de Saint-Cyr. Ce tableau était placé dans la maison royale de Saint-Cyr. CABINET N° 132. Ce cabinet, ainsi que la bibliothèque et la salle à manger à la suite, occu- pent l'emplacement de la petite galerie et de ces deux salons, dont les pein- tures étaient de Pierre Mignard. Avant la construction de cette petite gale- . rie, en 1685, cette partie du palais était habitée par Madame de Montespan. « J'appris, dit Dangeau, à la date du 5 décembre 1684, que le roi prenoit pour lui le logement de madame de Montespan, qu'il joignoit à son petit ap- CABINET N° 132. 211 partement, et qu'il avoit choisi Mignard pour en peindre le salon et la gale- rie. » Dans le plafond du premier salon de la petite galerie, Mignard avait représenté Apollon sur son char et Prométhée se dérobant au courroux de Jupiter; dans celui de la petite galerie, il avait peint Apollon et Minerve distribuant des récompenses aux sciences et aux arts, la Prévoyance et le Secret, la Vigilance et Mercure ; enfin, le plafond du second salon représen- tait Jupiter, au milieu de l'Olympe, admirant Pandore présentée parVulcain. « Toutes ces peintures à fresque ne subsistent plus (1 \ dit Piganiol de la Force, car au mois d'avril de l'an 1736, le roi ayant ordonné qu'on poussât encore plus loin les cabinets ou petits appartements qu'il a fait faire dans les com- bles de ce château, on fut obligé de détruire la voûte de cette galerie. » Cette partie devint ensuite l'appartement de Madame Adélaïde, fille de Louis XV. Les boiseries furent ornées de magnifiques sculptures dorées par Dugou- lon et Verbreck. Derrière la cheminée se trouvait la salle de bains de Ma- dame Adélaïde dont les sculptures offrent des sujets de pèche, de chasse sur l'eau et de nage. Sous Louis XVI, ce cabinet prit le nom de cabinet des Bijoux et de salle de la Vaissele d'Or, parce qu'on y renfermait la vaisselle du voi, 2197. Congrès de Munster. — 24 octobre 1648. Par M. Jacqûand, d'après Terburg. — H. 0,44. — L. 0,57. Depuis l'année 1644, les ambassadeurs de France et de Suède, réunis à ceux de l'Empire et de l'Espagne, travail- laient au rétablissement de la paix. Dans ces conférences, devenues à jamais célèbres, les intérêts de presque toutes les puissances de l'Europe furent soumis à une longue et solennelle discussion. Les assemblées des catholiques se tenaient à Munster. Celle des protestants à Osnabruck. Le traité de l'empereur avec la Suède fut signé à Osnabruch, le 6 août 1648; celui des puissances catholiques ne fut conclu à Munster que le 24 octobre, et la paix fut ensuite solennel- lement jurée. La France fnt représentée, au congrès de Munster, par Henri d'Orléans, duc de Longueville, Claude de Mesmes, comte d'Avaux, Abel Servien, Henri Goulard et Charles, baron d'Avaugour. Les ambassadeurs de l'Empire étaient Maximilien, comte de Trautmanstorff, Jean Louis comte de Hanow, Jean Maximilien comte de Lamberg, Jean Crâne, Isaac Valmaert et Octave Picco- lomini d'Aragon. Le tableau original de Terburg gravé par J. Juyderhoef, reproduit les traits de ces divers plénipotentiaires, et le recueil de gravures, d'après Van Hull, a conservé le nom et les portraits de tous les envoyés des autres puis- sances. 2198. Sacre de Louis XV. — 25 octobre 1722. (Voir n° 189.) Par J.-B. Martin. — H. 0,32. — L. 0,42. (1) Le plafond du premier salon de la petite galerie a été gravé par Séà. Antoine, dans l'ouvrage de Monicart, tome II, fig. 11; celui de la petite gale- rie par G. Audran {Chalcographie impériale) ; et celui du second salon par C. Dupuis, dans Monicart, tome II, fig. 12. 212 BIBLIOTHÈQUE DE LOUIS XVI, >,° 133. BIBLIOTHÈQUE DE LOUIS XVI, N° 133. D'abord petite galerie peinte par Mignard, puis chambre à coucher de Ma- dame Adélaïde, fille de Louis XV, et enfin bibliothèque de Louis XVI. Au- dessus de la cheminée est un bas-relief doré, représentant la Sagesse tenant un flambeau devant le médaillon du dauphin [Louis Xf7!), porté par deux génies . Dans le panneau en face et dans celui entre les fenêtres sont d'autres bas- reliefs dorés représentant les attributs personnifiés des sciences et des arts. Le dessus des corps de bibliothèque est orné de huit vases en marbre et en porphyre et de six petits bustes représentant des personnages antiques dont la tête est en marbre blanc et le corps en marbre de couleur. 2199. Charles de France, comte d'Anjou. (Voir n» 459.) Buste en plâtre. — H. 0,52. La Statue originale, provenant des Jacobins de Paris, est à Saint-Denis. 2200. Jeanne de France, reine de Navarre. Buste en plâtre. — H. 0,46. Fille unique de Louis X (le Hutin) et de Marguerite de Bour- gogne, sa première femme. Née le 28 janvier 1311, elle fut mariée en 1317 à Philippe d'Evreux, roi de Navarre, resta veuve en 1343, et continua à régner sur la Navarre. Elle s'u- nit à Philippe de Valois, dans la guerre de 1346 contre les Anglais, et mourut à Gonflans, près de Paris, le 6 octo- bre 1349. La statue originale est à Saint-Denis. 2201 . Jean 1er. roi de France. Buste en plâtre. — H. 0,38. Fils posthume de Louis X (le Hutin) et de la reine Clémence de Hongrie, sa seconde femme, il naquit au Louvre le 15 no- vembre 1316, mourut quatre jours après, le 19, et fut enter- ré à Saint-Denis. La statue originale est à Saint-Denis. 2202. Philippe de France. Buste en plâtre. — H. 0,32. Fils aîné de Gharles-le-Bel et de la reine Blanche de Bour- SALLE N° 134. 213 gogne, sa première femme, il naquit en 1313, mourut vers 1321, et fut enterré dans l'abbaye de Pont-aux-Dames. La statue originale était placée autrefois dans l'abbave de Pont-aux-Da mes, en Brie. 2203. Louis XV. (Voir n» 718.) Buste en porcelaine. — H. 0,32. 2204. Marie Leczinska, reine de France. (Voir n° 1351). Buste en porcelaine. — H. 0,32. SALLE N° 134. D'abord second salon de la petite galerie, puis salle à manger de Madame Adélaïde, fille de Louis XV, cette salle prit, sous Louis XVI, le nom de salon des Porcelaines, parce qu'on y exposait, au 1er janvier, les plus beaux pro- duits de la manufacture de Sèvres. Les quatre dessus de porte représentent des conquêtes de Louis XIV, et appartiennent à l'école de Vander Meulen. 2205. Prise de Rhinberg. — 6 juin 1672. Par Martin le jeune. — H. 2,62. — L. 1,66. Après la prise d'Orsoy, le roi marcha à Rhinberg, place des mieux fortifiées , que le comte d'Ossery, Irlandais de nation, défendit fort mal, et qui se rendit presque sans être attaquée. Ce fut la première garnison qui en sortit, toutes les autres ayant été prisonnières de guerre. Ce tableau était placé au château de Marly. 2206. Prise de Naerden. — 20 juillet 1672. Par J.-B. Martin, d'après Vander Meulen. — H. 2,62. — L. 1,71. Pendant que le maréchal de Turenne était occupé au siège de Nimègue, le roi détacha le marquis de Rochefort, qui partit d'Utrecht avec un corps de troupes pour marcher sur Naerden, qu'il attaqua, et dont il s'empara après une faible résistance. 214 ESCALIER N° 135. 2207. Louis XV. (Voir n° 718.) Par Cozette, d'après L.-M. Vanloo; tapisserie. — H. 2,71. — L. 1,61. Cette tapisserie, signée Michel Vanloo, Pxt 1760,, Cozette exit 1771, fut pré» sentée au roi, à Versailles, en septembre 1773. 2208. Louis XV. (Voim° 718.) Modèle en terre cuite. — H. 0,50. Le roi est représenté debout et vêtu à la romaine. 2209. Loilis XV. (Voir n" 718^ TSuste en terre cuite. — H. 0,60. ■■i&siO. Stanislas 1er (Stanislas Leczinski), roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar. Figure en biscuit. — H. 0,55. Xa duc de Lorraine est représenté debout et vêtu à la romaine. j ±i. Frédéric II, roi de Prusse. (Voir n° 620.) Figure équestre en biscuit. — H. 0,34. 2212. Louis XVI. (Voir n° 719.) Par Gross en 1780; buste en biscuit. — H. 0,52. 2213. Marie - Antoinette d'Autriche, reine de France, (Voir n°1357j Par Gross ; buste en biscuit. — H. 0,58. 2214. Louis XVIII, alors comte de Provence. (Voir n° 721.) Par Gross en 1779; buste en biscuit. — H. 0,61. ESCALIER N° 135 Cet escalier et la salle suivante occupent une partie de l'ancien escalier du Ptoi ou des Ambassadeurs. Ce magnifique escalier, dont les peintures SALLE N° 136. 215 étaient de Lebrun et de Vander Meulen, et les sculptures de Coyzevox, fut détruit en 1750. Le roi Louis-Philippe a fait construire l'escalier actuel sur l'emplacement d'une cour et d'un petit escalier de service. 2215. Méhémet-Effendi, ambassadeur turc, arrive aux Tuileries. — 21 mars 1721. (Voir n° 177.) Par Charles Parrocel. — H. 3,48. — L. 7,00. Ce tahleau et le suivant ont été exposés au Salon de 1746 avec cette dé- signation : « Un grand tableau en largeur de 17 pieds sur 11 de haut, re- présentant l'entrée de l'ambassadeur turc par le pont tournant des Tuileries, lors de la minorité du roi en 1721, où les gardes suisses et françoises bor- doient. — Autre de même grandeur. Sa sortie sur le même pont bordée en dehors et du côté du quai, de la maison du roi et du régiment de Sa Ma- jesté. » 2216. Méhémet-Effendi, ambassadeur turc, sort des Tui leries. — 21 mars 1721. Par Charles Parrocel. — H. 3,48. — L. 7,00. Cochin, dans son Essai sur la vie de M. Charles Parrocel, lu à l'Académie le 6 décembre 1760, raconte que le duc d'Antin ayant trouvé que cette en- trée de l'ambassadeur turc produirait des tapisseries intéressantes, ordonna à Parrocel trois grands tableaux de divers moments de ce sujet. « Le premier étoit l'arrivée de l'ambassadeur aux Tuileries par le pont tour- nant, le même qu'il venoit d'exécuter en petit ; le second, sa sortie par le même pont, et le troisième, l'instant où l'ambassadeur entre au palais. Il n'y a eu que les deux premiers d'exécutés; ils ont dix-sept pieds de large sur onze de haut : on les voit aux Gobelins et on peut dire que ce sont deux des plus beaux morceaux qui soient sortis de l'école françoise. Mais le plaisir que l'on goûte en les admirant rend d'autant plus sensible le regret que fait naitre l'état où ils sont par l'usage excessif que M. Parrocel faisoit de l'huile grasse et parla négligence qu'il apportoit dans l'emploi de ses couleurs. Emporté par son feu, tout lui étoit bon, tout obéissoit à l'im- pulsion de son génie, mais ce défaut de soin a donné trop de prise aux ravages du temps, les figures du devant sont toutes gercées et presque en- tièrement perdues. Il ne reste, pour juger du rare mérite de l'auteur, que les figures du second plan et le fond. » (Mémoires inédits sur la vie et les ou- vrages des Membres de V Académie royale de •peinture et de sculpture. — Tome II, page 410.) SALLE N° 136 Cette pièce, qui occupe une partie de l'emplacement du grand escalier du Roi, servait d'antichambre à l'appartement de Madame Adélaïde, fille de Louis XV, et devint sous Louis XVI une salle de billard. Les trois dessus de porte représentent des conquêtes de Louis XIV et appartiennnent à l'école de Vander Meulen; l'un d'eux a pour sujet la Prise de Besancon. 216 SALLE N° 136. 2217. Prise de Charleroi* — 2 /«m 1667. (Voir n» 2034.) Par Vander Meulen. — H. 1,34. — L. 0,41. 2218. Prise d'Ath. — 6 juin 1667. Par Vander Meulen. — H. 1,33. — L. 0,47. Louis XIV s'étant mis en marche à la tête de son armée, pour aller vers Ath, les Espagnols abandonnèrent la place à son approche. Les bourgeois vinrent implorer sa clémence, et il reçut leur serment de fidélité, après leur avoir laissé une garnison qu'ils lui demandèrent. Il donna ses ordres pour fortifier cette place. 2219. Prise de Courtray. — 18 juillet 1661 . Par Vander Meulen. — H. 1,33. — L. 0,42. La tranchée fut ouverte devant cette place le 15 juillet, et le troisième jour de l'attaque, les habitants se rendirent à discrétion. 2220. Combat près du canal de Bruges. — 31 août 1661 . (Voir n° 2016.) Par Vander Meulen. — H. 1,34. — L. 0,47. 2221. Prise de Santen. — 8 jwml672. Par Martin, d'après Vander Meulen. — H. 2,66. — L. 1,64. Après la prise de Rées, Turenne fit occuper par ses trou- pes la petite ville de Santen, située sur la rive gauche du Rhin, à peu de distance de Burich. 2222. Prise de Doësbourg. — 21 juin 1672. Par J.-B. Martin. — H. 2,66. — L. 1,38. Louis XIV arriva le 15 juin, avec Monsieur, devant Doës- bourg, place située sur l'Issel, qu'il fit investir en arrivant du côté de la rivière ; le lendemain il fit ouvrir deux tran- chées à deux endroits différents par quatre bataillons des gardes françaises. Les assiégés firent un très-grand feu pour retarder les travaux; mais ils ne furent pas capables de les ralentir. Enfin, le gouverneur, après s'être défendu jusqu'au 21 juin, demanda à capituler; mais on ne lui ac- SALLE N° 136. 217 corda d'autre capitulation que celle d'être prisonnier de guerre avec sa garnison. 2223. Prise de Besançon. — 45 mai 1674. Par Vander Meulen. — H. 1,34. — L. 0,74. Louis XIV, arrivé devant la place depuis quelques jours, fit ouvrir la tranchée le 6 mai par le duc d'Enghien, et en huit jours il se rendit maître de la ville. La citadelle, où les assiégés s'étaient retirés, fut attaquée en plein midi. Les soldats, en gravissant, gagnèrent le haut du rocher et y plan- tèrent leurs drapeaux. Une action si hardie intimida si fort les assiégés qu'ils se rendirent 2224. Siège de Valenciennes. — 16 mars 1677. (Voir na 603.) Par vander Meulen. — H. 1,36. — L. 0,74. 2225. Prise de Luxembourg, — 3 juin 1684. (Voir n* 2060.; Par Vander Meulen. — H. 2,63. — L. 3,95. Le maréchal, de Créquy est sur un cheval blanc moucheté; il tient un bâton de commandement et montre des batteries à un officier habillé de rouge, monté sur un cheval blanc. Ce tableau était placé à Marly dans la chambre de Monsieur, duc d'Or- léans. 2226. Bataille de Cassano. — 16 aoûtilOS. École française ; xvm" siècle. — H. 2,79. — L. 6,45. Cette victoire fut remportée par le duc de Vendôme sur les Impériaux, commandés par le prince Eugène, qui vou- lait passer l'Adda pour se porter au secours du duc de Savoie. Sur le premier plan, à droite et au centre, des blessés, soignés par des médecins, des moines et des paysans. Plus loin, à droite, les lignes de la droite et du centre de l'armée française, tournant le dos au spectateur, et séparées de celles des Impériaux par un ruisseau qui se jette dans le Petit- Ritorto; au delà du ruisseau, les Impériaux; derrière eux, le canal Ritorto. Au centre du tableau, le Petit-Ritorto ; entre le Petit-Ritorto et l'Adda, la gauche de l'armée française appuyée à une tète de pont sur l'Adda, en avant de Cassano, combattant les Impériaux et les mettant en fuite. Au fond, le Haut Adda^et les Alpes. 218 SALLE N° 137. SALLE N° 137. Cette salle occupe l'ancien emplacement du cabinet des médailles et des curiosités. « On peut distinguer en cinq classes, dit Piganiol de la Force, le magnifique trésor que ce cabinet renferme : 1° les bijoux; 2' les curiosités ; 3° les médailles ; 4° les pierres gravées et quelques autres monuments an- tiques; 5° les tableaux. » Ce cabinet était octogone et éclairé par une voûte en forme de dôme. Sous Louis XV il servit, en 1744, à l'abbé Nollet pour ses leçons et ses expériences de physique devant la famille royale, puis il fut détruit et les objets qui le composaient furent dispersés. Celte pièce servit alors aux spectacles des petits appartements du roi, puis devint une des antichambres de l'appartement de Madame Adélaïde, fille de Louis XV. 2227. Siège de Menin. — Du 28 mai au kjuin 1744. Par Van Blarenberghe ; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. Menin fut investi le 18 mai 1744; la tranchée fut ouverte devant cette place le 28. Le 4 juin, le baron d'Echten, gou- verneur de Menin, fit arborer le drapeau blanc, et le 5, le roi prit possession de la place. Sur le premier plan, à gauche, Louis XV, entouré de plusieurs officiers généraux, examine le plan des attaques qu'on lui présente. Plus loin les travaux de l'attaque française contre les ouvrages de la ville, du côté de la porte d'Ypres. A droite, l'inondation de la Lys, et dans le fond, à gauche, un ruisseau servant à l'inondation de ce côté de la ville. 2228. Siège d'Ypres. — Juin 1744. Par Van Blarenberghe en 1783; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. Ypres fut investi le 16 juin 1744 par le comte de Clermont; la tranchée fut ouverte le 17, et le prince de Hesse-Philips- thal, gouverneur, se rendit le 25. La capitulation fut signée le 27. A droite, le roi à cheval, suivi d'officiers généraux. Au second plan, les travaux de l'attaque des Français dirigée contre l'ouvrage à corne de Bail- leul, à droite, contre l'ouvragé à corne d'Elverdingen, à gauche, et contre les ouvrages de la porte Royale. Le roi avait ordonné que les troupes mon- teraient la tranchée avec leurs drapeaux, et ces drapeaux se distinguent de distance en distance. Au fond, Ypres. A gauche, le canal de Boezingue, au bord duquel est un moulin. De l'autre côté du canal, les travaux d'attaque se continuent. Au fond, l'inondation du sentier de Vivres. 2229. Siège de la ville de Frïbourg*. — Du 30 septembre au 1er novembre 1744. Par Van Blarenberghe en 1781 ; gouache. — H. 0,39. — L. 0,94. Fribourg en Brisgau fut investi le 19 septembre 1744 par le maréchal de Goigny; le 30 septembre la tranchée fut ou- SALLE N° 137, 219 verte, et la place capitula le 6 novembre. Les châteaux ne se rendirent que le 25 novembre. Au centre, le roi, à cheval, donne ses ordres au maréchal de Coigny. Plus loin -est un canal creusé par les Français pour détourner la Tresam,. et qui servit ensuite de première parallèle ; au delà de ce canal, les travaux et les batteries des assiégeants ; au milieu l'inondation produite par les pluies et le débordement de la rivière; plus loin, la Tresam. Au fond et à droite, au sommet d'une colline, le fort de l'Aigle: sur le versant de la col- line, le fort de l'Etoile, et au pied de la hauteur, le fort Saint-Pierre; plus à gauche, Fribourg, dont on attaque le bastion de Saint-Pierre à droite, le bastion du Roi au centre, et le bastion de la Reine à gauche. 2230. Bataille de Fontenoy. — 11 mai 1745. (Voir n» 19û.) Par Van Blarenberghe en 1779; gouache. — H. 0,59. — L, 0,94. Sur le premier plan, à droite, Louis XV est à cheval, accompagné du dauphin, de ses aides de camp, des menins du dauphin, du comte d'Argen- son, du maréchal de Noailles et des gardes du corps. Derrière ce groupe sont les piliers de la justice de Notre-Dame-aux-Bois. Le duc de Richelieu, à cheval et la tète nue, prend les ordres du roi. Au fond, à droite, le vil- lage d'Anthoin sur l'Escaut. A la gauche d'Anthoin, trois redoutes dites de Bettens, liant ce village à Fontenoy, puis le village de Fontenoy. A gauche, sur le premier plan, les deux redoutes d'Eu, en avant du bois de Barry. Le moment représenté est celui où l'infanterie anglaise, formée en colonne et forte de quatorze mille hommes, a percé le centre de l'armée française qui s'étendait depuis les redoutes d'Eu jusqu'à Fontenoy. Cette colonne est mise en déroute par le feu de quatre pièces de canon qui arrêtent sa mar- che en avant, par les charges de notre cavalerie et par le feu des bataillons au milieu desquels elle s'avance. Les troupes postées à Fontenoy, dans les trois redoutes de Bettens et dans Anthoin, se battent contre les Hollandais et les Autrichiens. Notre cavalerie est en réserve et en demi-cercle à quel- que distance des escadrons qui chargent la cavalerie anglaise. Au centre, le maréchal de Saxe passe derrière nos lignes d'infanterie, dans sa voirux-e d'osier qui, dit Voltaire, lui servait de lit, et dans laquelle il se faisait traî- ner quand ses forces épuisées ne lui permettaient plus d'aller à cheval. 2231. Siège de Tournay. — Du 30 avril au 22 mai 1745. (Voir n° 210.) Par Van Blarenberghe ; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. La tranchée fut ouverte devant Tournay le 30 avril 1745. Les travaux furent repris après la bataille de Fontenoy, et la ville se rendit le 22 mai. Sur le premier plan, à droite, Louis XV à cheval, accompagné du dau- phin, suivi d'officiers généraux et de quelques gardes du corps. En allant vers la gauche, les tentes du camp français; à .gauche, le parc d'artillerie. Sur le second plan, les travaux des assiégeants. Au fond, la ville de Tour- nay attaquée du côté des portes de Saint-Martin, de Lille et de Courtray. A droite, la citadelle où a lieu une explosion ; dans le fond, à gauche, l'Es- caut. 220 SALLE N° 137. 2232. Combat de Melle. — 9 juillet 1745. (Voir n° 198.) Par Van Blarenberghe en 4784; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. Une division française, commandée par le vicomte du Chayla, lieutenant général, bat, sur la chaussée d'Alost à Gand, six mille Anglo-Hanovriens. Cette division devait camper à Melle et y jeter un pont sur l'Escaut pour couper à l'armée ennemie, vaincue àFontenoy, ses communications avec Gand. La division française, attaquée par les Anglais, se vit d'abord enlever son parc d'artillerie et ses pontons ; elle les reprit et mit en déroute les Anglais. Sur le premier plan, au centre, l'Escaut traversé par une barque char- gée d'Anglais. Au second plan, à droite, l'église et le village de Melle, et plus loin le château où logea M. du Chayla. Devant ce château la chaussée de Melle à Gand, où une partie des ennemis est en fuite. Au centre, les Anglais battus ; plus loin, les brigades françaises combattant l'ennemi; en arrière, les vingt pièces de canon et les vingt pontons, pris d'abord par l'ennemi et alors retombés en notre pouvoir. Vers la gauche, un petit ruis- seau, affluent de l'Escaut, traversant des bois; sur le ruisseau, le pont de la chaussée est enlevé par nos troupes, et l'ennemi, coupé en deux, fuit sur la route de Bruxelles. A la gauche de cette route, un étang ; en avant de l'étang, le prieuré de Melle, où sont postés une compagnie de grenadiers français et cinquante fusiliers faisant feu sur les Anglais. 2233. Surprise de la ville de Gand, par la porte Saint- Pierre. — Nuit du 10 au 11 juillel 1145. (Voir n° 199). Par Van Blarenberghe en 1787 ; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. A droite les grenadiers, commandés par le lieutenant-colonel de La Mor- lière, traversent le fossé, escaladent le rempart et s'avancent vers la porte Saint-Pierre, malgré le feu des Anglais. Les chaînes du pont-levis de la porte Saint-Pierre viennent d'être coupées, et les Anglais qui se trouvent sous la voûte de la porte sont pris avec leur drapeau. A gauche, le lieute- nant général comte de Lowendal fait passer le pont à des grenadiers et à des dragons. 2234. Siège d'Oudenarde. — Du 17 au 21 juillet 1745. (Voir n* 200.) Far Van Blarenberghe en 1788 ; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. Sur le premier plan, à droite, au pied d'un moulin, le quartier général où se trouve le comte de Lowendal. Au centre et à gauche, le camp des Français. Au second plan, a droite, les travaux de notre attaque dirigée contre les portes de la ville, défendue par les bastions de Sion et de Bruxelles. Au fond, l'Escaut à droite, Oudenarde au centre, et à gauche une inondation formée par l'Escaut. SALLE N° 137. 9fei 2235. Siège d'Ostende. — Dit 13 au 23 aow* 1745. Par "Van Blarenberghe en 4783 ; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. Cette place fut attaquée par le comte de Lowendal le 13 août 1745 et capitula le 23. Sur le premier plan, à droite, une partie de nos travaux d'attaque; à gau- che, le camp des Français. Le comte de Lowendal est à pied, appuyé sur une canne, et parle à deux officiers qui l'écoutent tête nue. En avant, les travaux d'attaque des Français. Au fond, Ostende ; à droite, un terrain inondé ; à gauche, la mer du Nord. 2236. Siège d'Ath. — Du 2 au 8 octobre 1745. Par Van Blarenberghe en 1788 ; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. La ville fut attaquée par le marquis de Clermont-Galle- rande le 2 octobre 1745 et capitula le 8. A gauche, sur le premier plan, le marquis de Clermont-Gallerande, en- touré de généraux, interroge un prisonnier qu'on lui amène. Au centre, les travaux des assiégeants; au fond, la ville d'Ath; à gauche, la Dender, et à droite la Catoire. 2237. Siège de Bruxelles. — Du 7 aie 20 février 1746. Par Van Blarenberghe en 1781 ; gouache. — H. 0,59. — L, 0,94. La ville fut attaquée le*7 février 1746 par le maréchal de Saxe ; la place, défendue par une garnison austro-hollan- daise, capitula le 20 février. Sur le premier plan, à droite, le maréchal de Saxe, à cheval, suivi d'une escorte. Au centre, les travaux d'attaque, exécutés malgré les rigueurs de l'hiver, sont dirigés contre l'ouvrage à cornes de la porte de Scaerbeck. Dans le fond, Bruxelles ; à droite de la ville, un des bras de la Seine. 2238. Siège de la citadelle d'Anvers. — Du 25 au 31 mai 1746. Par Van Blarenberghe en 1789; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. La citadelle d'Anvers fut attaquée le 25 mai par le comte de Clermont; elle capitula le 31 mai. Sur le premier plan, à droite, le comte de Glermont, à cheval, avec son escorte, vient à la rencontre du roi qui arrive par la gauche, précédé de deux coureurs et suivi du ministre de la guerre, le comte d'Argenson et de ses gardes du corps. Dans le fond, à droite, les travaux d'attaque contre -222 SALLE N° 137. l'enceinte bastionnée d'Anvers, du côté de la porte Saint-Georges. A gau- che, la citadelle et l'Escaut. 2239. Siège de Mons. — Du 19 juin au 11 juillet 1746. Par Van Blarenberghe en 1790; gouache. — H. 0,59. — L, 0,94. La place, attaquée le 19 juin 1746 par le prince de Conty, était défendue par une garnison austro-hollandaise. Elle capitula le 11 juillet. Sur le premier plan, à gauche, le prince de Conty à cheval, entouré d'oi> ficiers. Au second plan, les travaux d'attaque dirigés contre l'enceinte de Mons,, du côté de Valenciennes. Au centre, Mons ; à, droite et à gauche, la Trouille dont les eaux servent à remplir les fossés. 2240. Siège de la ville de Namur. — Du 6 au 19 septem- bre 17 '46. (Voir n* 207.) Par Van Blarenberghe en 1782 ; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. 2241 . Siège des châteaux de Namur. — Du 24 au 30 septembre 1746. Par Van Blarenberghe en 1782 ; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. Les châteaux de Namur furent attaqués le 24 septem- bre 1746 par le comte de Clermont et capitulèrent le 30. Sur le premier plan, au centre, le comte de Clermont à cheval, et son es- corte; plus loin, des fourgons d'artillerie. Dans le fond, les châteaux, et à gauche, la ville de Namur. 2242. Bataille de Rocoux. — 11 octobre 1746. (Voir n° 2jj.) Par Van Blarenberghe en 1784; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94, Cette bataille fut gagnée parle maréchal de Saxe sur l'ar- mée combinée aux ordres du prince Charles de Lorraine, et composée de .Hollandais, d'Anglo-Hanovriens, de Hessois et d'Autrichiens. Le premier village, à droite, est celui d'Ans, dont on aperçoit le clocher au milieu de la fumée; plus loin, la ville de Liège. Au centre et en avant, le village de Monfoi; à gauche de Monfoi, Rocoux; en continuant vers la gauche, le village de Voiroux et enfin celui de Liers un peu plus éloigné. L'armée ennemie est au second plan. Sa gauche, composée de Hollandais, est à Ans; le centre, où sont les Anglo-Hanovriens et les Hessois, occupe Rocoux, Voiroux et Liers; la droite, formée d'Autrichiens, est entre Liers SALLE N° 138. 223 et le Jaar, ruisseau qu'on aperçoit au fond, à droite et à gauche. L'année française est sur les premiers plans et tourne le dos au spectateur. Sa droite attaque et enlève Ans; le centre attaque Rocoux et Voiroux; la gauche prend peu de part à l'action. Le maréchal de Saxe est entré Moni'oi et Rocoux suivi de son état-major et de cavaliers portant des lances ornées de flam- mes. 2M3 à 2255. Costume militaire de V époque de Louis XV. École française ; xvme siècle. — H. 0,82. — L. 0,65. Ces treize tableaux représentent divers temps de l'exer- cice de l'infanterie française. 2256. Costume de l'infanterie française en 1780. Gouaches. — H, 0,35. — L. 0,21. Ces dix gouaches, renfermées dans un même cadre, représentent les ré- giments d'Austrasie, de Normandie, de Neustrie, de la Marine, d'Auxerrois, de Bourbonnois, de Forez, de Béarn, d'Agenois, d'Auvergne, de R.oyal-Au- vergne, de Flandre, de Cambrésis, de Guyenne, de Viennois, de Foix, de Rohan-Soubise, de Barrois, de Boulonnois, d'Angoumois, de Saintonge, de Monsieur, de Penthièvre, de Conty, de Chartres, d'Enghien, de Vivarais, de Vexin, de Beaujo^ois, de Rouergue, de Bourgogne et de Vermandois. 2257. Costume de V infanterie française en 1780. Gouaches. — H. 0,35. — L. 0,21. Ces dix gouaches, renfermées dans un même cadre représentent les régi- ments du Roi, Royal, Dauphin, Royal- Vaisseaux, la Couronne, Lyonnois, du Maine, du Perche, Aunis, Bassigny, Touraine, Artois, Aquitaine, Anjou, Rpyal-Roussillon, Royal-la-Marine, Royal-Comtois, La Sarre, laFère, Beau- voisis, Lorraine, Berry, Hainaut, Soissonnois, Limousin, Bretagne, Maréchal- de-Turenne, Dauphiné et Ile-de-France. SALLE N° 138. Cette salle était une dépendance de l'appartement du gouverneur du châ- teau de Versailles. 2258. Entrée de Louis XV à Mons. — 30 mai 1747. (Voir n° 2259.) Par Ch.PARROCEL. — H. 1,71. — L. 4,00. Charles Parrocel devait peindre pour la galerie du château de Choisy une suite des campagnes de Louis XV ; il mour-ut en 1752, laissant ces tableaux inachevés, 224 SALLE N° 138. 2259. Entrée de Louis XV à Mons. — 30 mai 1747. Par Van Blarenberghe en 1783 ; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. Le 30 mai, Louis XV fit son entrée à Mons et fut reçu par le clergé et tous les corps de la ville qui étaient allés à sa rencontre. 2260. Bataille deLawfeld. — 2 juillet 1747. (Voir n° 213.) Par Van Blarenberghe en 1780 ; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. Cette bataille fnt gagnée parle maréchal de Saxe sur l'ar- mée coalisée, formée d'Anglo-Hanovriens, de Hollandais et d'Autrichiens, commandée par le duc de Cumberland. Sur le premier plan, à gauche, Louis XV à cheval au quartier de Herde- ren; derrière lui, ses aides de camp, ses gardes du corps et ses troupes for- mées en carré. A droite, un parc d'artillerie. En avant les lignes de l'armée française. Au fond, à di'oite, l'attaque des villages de Montenacken et de Wilre, et au milieu celle du village de Lawfeld, dirigée par le maréchal de Saxe. A gauche, le hameeu d'Elcht en flammes, et à l'horizon, sur des hau- teurs, la droite des alliés composée d'Autrichiens. 2261. Siège de Berg-op-Zoom. — Dit 14 juillet au 15 sep- tembre 1747. (Voir n° 582.) Par Van Blarenberghe en 1786; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. Sur le premier plan, le quartier général et le parc d'artillerie ; le maré- chal de Lowendal, appuyé sur sa canne, voit défiler une compagnie de gre- nadiers. Plus loin, les travaux d'attaque de Berg-op-Zoom. A gauche, TEs- caut, dans lequel est situé le tort du Sud. A droite, la Zoom canalisée. 2262. Prise d'assaut de Berg-op-Zoom . — 16 septem- bre 1746, 4 heures du matin. Par Van Blarenberghe en 17S6; goucche. — H. 0,59.— L.0,94. A droite, l'attaque du bastion de la Pucelle, commandée par le lieutenant- colonel de Saint-Affrique. Au centre, l'attaque de la demi-lune où tous les officiers et soldats ennemis furent tués, la retraite leur ayant été coupée par Godai'd d'Hélincourt, qui se rendit maître de la poterne. A gauche l'at- taque du bastion de Coborn, commandée par le lieutenant-colonel Piat. Au fond, la vilte sur laquelle on lance des bombes, et dont une partie est en flammes. SALLE N° 138. 225 2263. Siège de Maëstricht. — Du 16 avril ait 10 mai 1748. i 1 Par Van Blarenberghe en 1787 ; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. Maëstricht fut investi le 13 avril 1748 par les maréchaux de Saxe et de Lowendal; la tranchée fut ouverte dans la nuit du 15 au 16 avril. Les préliminaires de paix ayant été signés à Aix-la-Chapelle le 30 avril, la ville capitula le 7 mai. A droite, le maréchal de Saxe, la tête nue, tient à la main les préliminai- res de paix qu'il vient de recevoir, et ceux qui l'entourent expriment leur joie. A gauche, une batterie; en avant, les travaux de l'attaque qu'on avait dirigée contre Maëstricht. Au fond, la ville ; à gauche, la Meuse. La popu- lation de la ville est répandue sur les remparts, au milieu desquels le dra- peau blanc est arboré en signe de capitulation et de paix. Dans les tran- chées, les soldats quittent leurs travaux et s'embrassent. 2264. Siège d'York-Town. — Du 6 au 19 octobre 1781. (Voir n° 583.) Par Van Blarenberghe en 1784 ; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. 2265. Prise d'York-Town. — 19 octobre 1781. Par Van Blarenberghe en 1785 ; gouache. — H. 0,59. — L. 0,94. Huit mille quatre cents Anglais de la garnison d'York, en Virginie, faits prisonniers de guerre, sortent, défilent et mettent bas les armes devant les treize mille Français et Américains qui en ont fait le siège du 6 au 19 octobre 1781, commandés par les généraux Washington et comte de Rochambeau, en même temps qu'ils étaient masqués en mer par l'escadre du roi aux ordres du comte de Grasse, à l'embouchure de la Ghesapeack. 2266. Revue de la Maison du roi, passée par Louis XV. Attribué à Lepaon ; gouache. — H. 0,31. — L. 1,00. Les gardes suisses défilent devant le roi qui est à cheval et accompagné d'un grand nombre d'officiers généraux. 226 SALLE DES ÉTATS-GÉNÉRAUX, N° 139. 2267. Vue de V Orangerie et du château de Versailles, prise de la pièce d'eau des Suisses. Par Portail; gouache. — H. 0,51. — L. 0,71. Sur le devant, des dames de la cour sont assises au bord de l'eau et pè- chent à la ligne. 2268. Vue des jardins et du château de Versailles, prise du bassin de Neptune. Par Portail ; gouache. — H. 0,52. — L. 0,73. Sur le devant, des seigneurs et des dames de la cour; plus loin, des en- fants péchant dans le bassin de Neptune. A gauche, un carrosse, attelé de huit chevaux, monte l'allée qui conduit au château. 2269. Vue du château de Bellevue, du côté du jardin. Par Brouard ; aquarelle. — H. 0,57. — L. 0,97. Ce château, bâti en 1748, pour Mnle de Pompadour, fut ensuite habité par Mesdames de France, filles de Louis XV et fut détruit sous la Révolution. 2270. Vue du jardin des Tuileries du côté de la grille du pont tournant. Par Lespinasse en 1794 ; gouache. — H. 0,32. — L. 0,62. On aperçoit au milieu de la place la statue de la République, qui avait remplacé celle de Louis XV. SALLE DES ETATS-GENERAUX, N° 139. Cette salle a fait partie, sous Louis XIV, et pendant une grande partie dv règne de Louis XV, de l'appartement du gouverneur de Versailles. Lorsqu'à la fin du règne de Louis XV, Gabriel reconstruisit l'aile droite en avant du palais, son projet était d'y placer un grand escalier dont la salle actuelle de? Etats-Généraux eût été le vestibule. -Sous Louis XVI, la cage de l'escalier projeté par Gabriel, ayant été convertie en salle de comédie, la partie occu- pée aujourd'hui par les Etats-Généraux servit de foyer à cette salle. SALLE DES ET AT S-GÉN ÉR AUX, N° 139. 227 Les panneaux et les dessus de porte de cette salle sont décorés par M. Jean Alaux de sujets représentant : Assemblée tenue à Bonneuil-sur-Marne par Clotaire II. — 615. Assemblée tenue à Bourges par Pépin-le-Bref. — Août 767. Charlemagne associe à l'Empire son fils Louis-le- Débonnaire. — Août 813. Hugues Capet proclamé roi par les grands du royaume. — Mai 987. Affranchissement des communes par Louis-le-Gros. — -1113. Philippe- Auguste et le roi Jean d'Angleterre devant la cour des pairs. — 30 avril 1203. États-Généraux de Paris. — 10 avril 1302. Philippe-le-Bel rend le parlement sédentaire à Paris. — 23 mars 1303. Affranchissement des serfs par Louis-le- hutin. — 3 juillet 1315. États-Généraux de Compiègne. — 1358. États-Généraux de Paris. — 9 mai 1369. Retour du parlement à Paris. — 1436. États-Généraux de Tours. — 15 janvier 1484. États-Généraux de Paris. — 6 janvier 1558. États-Généraux de Blois. — 16 octobre 1588. Assemblée des notables. — 22 février 1787. Dans la voussure, peinte par Blondel, les médaillons en camaïeux de Clôvis, de Charlemagne, de Louis FI, de Philippe IF, de Philippe FI, de Char- tes V, de Louis XII et de Henri IF sont entourés de figures allégoriques en grisaille représentant la France, la Législation, la Réunion des trois Ordres et les Etats-Généraux de Paris en 1369, de Melun en 1560, dePontoiseeï de Saint- Germain en 1561, de Tours en 1568, de Blois en 1588, de Rouen en 1596 et de Fersailles en 1789. La frise peinte par M. Louis Boulanger, représente la Procession des Etats-Généraux à Fersailles, le 4 mai 1789. La procession partit de l'église de Notre-Dame à onze heures; elle était ouverte par les Récollets, seul corps de religieux qui fût à Versailles ; venait ensuite le clergé des deux paroisses de Versailles; puis venaient tous les députés des trois ordres composant les Etats-Généraux. Ils marchaient sur deux files, chacun d'eux portant un cierge à la main. L'ordre de préséance étant renversé, suivant l'usage des processions où les rangs inférieurs précèdent les supérieurs, les députés du tiers-état se trouvaient les premiers dans le costume de leur ordre. On remarquait parmi eux un laboureur Breton, qui avait conservé. le costume des paysans de sa province. Les députés de la noblesse suivaient ceux du tiers-état, et ceux du clergé fermaient la marche. Les évêques étaient placés immédiatement avant le dais du Saint-Sacrement, porté par l'archevêque de Paris. L'archevêque de Rouen, à grand'chape de cardinal, avait la place d'honneur. Le dais était porté par les grands officiers et les gentilshommes d'honneur des princes frères du roi, qui se relevaient suc- cessivement. Les cordons du dais étaient tenus par Monsieur, le comte d'Artois, le duc d'Angoulême et le duc de Berry. Le roi, placé au centre des files qui suivaient, marchait immédiatement derrière le dais, entouré des grands officiers de sa maison. La reine était à la tête de la file de gauche, composée des princesses et des dames de leurs maisons, chacune à son rang respectif. La file de droite était composée des princes et des ducs et pairs. Le duc de Chartres marchait à la tête de cette file comme l'aîné des princes qui s'y trouvaient; il était suivi du prince de Condé, du duc de Bourbon, du duc d'Enghien et du prince de Conty. Les ducs et pairs ve- naient ensuite. Le cortège se rendit dans cet ordre à la cathédrale. 228 SALLE DES ÉTATS-GÉNÉRAUX, N° 139. 2271. États-Généraux de Paris. —1328. Par M. Jean Alaux. — H. 4,00. — L. 3,70. A la mort de Charles IV (1er février 1328), la veuve de ce prince était grosse. Si elle mettait au monde un fils, la bran- che directe des rois capétiens devait se perpétuer en lui; mais si elle accouchait d'une fille, la succession au trône devenait incertaine. Philippe de Valois, le plus proche héri- tier mâle de la couronne, crut devoir, en cette circonstance, soumettre ses droits à l'arbitrage national. Il réunit à Paris, dans l'église de Notre-Dame, tout le baronnage avec les principaux prélats du royaume, en leur adjoignant des doc- teurs en droit civil et canonique, dont la science devait appuyer ses prétentions par l'autorité des textes. Leur grand argument fut emprunté à l'antique loi des Francs-Saliens, qui interdisait aux femmes l'héritage de toute terre empor- tant l'obligation du service militaire. De là le nom de loi sa- lique, imposé depuis lors au principe du droit national qui fait passer en France la couronne de mâle en mâle. Philippe de Valois, déclaré régent par les suffrages de cette assem- blée, se trouva roi le jour où Jeanne d'Evreux mit au monde une fille. Ce tableau a été exposé au Salon de 1841. 2272. États-Généraux de Tours. — 14 mai 1506. Par M. Bézard, d'après Drolling. — H. 4,00. — L. 7,15. Louis XII avait convoqué les États-Généraux à Tours pour le 10 mai 1506. « Le 14 du même mois, rapporte Sismondi, il reçut les députés des Etats dans la grande salle du châ- teau de Plessis-lès-ïours. 11 avoit à sa droite les cardinaux d'Amboise et de Narbonne, le chancelier et beaucoup de prélats; à sa gauche, François, comte d'Angoulême, à qui il avoit donné le titre de duc de Valois, les princes du sang, les plus grands seigneurs du royaume, le président du par- lement de Paris et quelques-uns de ses conseillers. Thomas Bricot, chanoine de Notre-Dame et premier député de Paris, porta la parole : il remercia le roi d'avoir réprimé la licence des gens de guerre, en sorte qu'il n'y en avoit plus de si hardi que de rien prendre sans payer; d'avoir abandonné à son peuple le quart des tailles; d'avoir enfin réformé la jus- tice dans son royaume et appointé partout de bons juges, tant à la cour du parlement de Paris que dans les tribunaux inférieurs. Pour toutes ces causes, dit-il, il devoit être ap- pelé le roi Louis douzième, père du peuple. Ce surnom, qui répondoit aux sentiments de toute l'assemblée, fut reçu avec SALLE DES ÉTATS-GÉNÉRAUX, N° 139. 229 acclamation ; le roi lui-même fut si touché qu'on le vit ré- pandre des larmes. » Ce tableau est la répétition d'un plafond peint par Drolling dans une des salles du Louvre. 2273. Assemblée des notables à Rouen. — 4 novem- bre 1596. Par M. Jean Alaux. — H. 4,00. — L. 3,58. La grande salle de l'abbaye Saint-Ouen était, dit le Cé- rémonial François, disposée ainsi qu'il suit : Vis-à-vis de la cheminée était le roi sous un dais et « en un théâtre de deux marches dans une chaire de drap d'or. » A main droite, à trois toises de la cheminée, était, sur un escabeau couvert de velours, le connétable de Montmorency; à main gauche le chancelier de Ghiverny sur un semblable escabeau. A main droite était assis, au-dessus du connétable, le duc de Montpensier, prince du sang, sur un escabeau séparé, et à côté de lui, les ducs de Nemours, de Retz, d'Epernon et de Joyeuse sur un banc prenant de travers depuis les fenêtres jusqu'au lieu où était le duc de Montpensier, vis-à-vis de lui à main gauche. Sur un même banc, du travers des fenêtres jusqu'au chancelier, étaient les cardinaux de Gondy et de Givry, et les maréchaux de Matignon et de Lavardin. A droite du roi, depuis l'escabeau du duc de Montpensier jusqu'au milieu de la salle, il y avait trois rangs de bancs. Au premier banc étaient les archevêques et évêques, les présidents des comptes de Paris et de Ptouen ; au second et au troisième, qui étaient contre la muraille, étaient les trésoriers généraux de France de toutes les généralités. A gauche du roi, depuis le banc des cardinaux jusque près de la porte, il y avait trois autres rangs de bancs ; au premier étaient les présidents et gens du roi des parlements de Pa- ris, Toulouse, Bordeaux, R.ouen et Bretagne ; au second les officiers de la cour des aides; au troisième, contre la mu- raille, était le lieutenant civil de Paris et quelques maîtres des requêtes. Vis-à-vis du roi « y ayant un parquet entre deux. » Il y avait deux bancs où étaient les prévôts des marchands de Paris et échevins de Rouen et autres du tiers-état. Derrière le roi, il y avait des deux côtés trois bancs. Sur le premier, à droite, étaient MM. de Bellièvre, de Sancy de Rambouillet, de La Mothe-Fénélon et de Pont- Carré; sur les deux autres, contre la cheminée, étaient les chevaliers du Saint-Esprit et autres députés de la noblesse. Sur les trois bancs de gauche étaient MM. de Vie, de Gali- gnon, de Vallegrand et autres du conseil privé, avec quel- ques-uns des gentilshommes qui étaient députés. Ce tableau a été exposé au Salon de 1841. 230 SALLE DES ÉTATS-GÉNÉRAUX, N° 139. 2274. États- Généraux de Paris. — 27 octobre 1604. Par M. Jean Alaux. — H. 4,00. — L. 3,70. Louis XIII venait d'être nommé majeur par le parlement de Paris, le 2 octobre 1614; vingt-cinq jours après, il alla ouvrir les Etats-Généraux, convoqués d'abord à Sens puis à Paris. L'ouverture de cette assemblée se fit à la grande salle de Bourbon, au Petit Bourbon. « Cette salle fort grande, dit le Cérémonial François, est tournée tout autour de deux galeries l'une sur l'autre, avec des balustres peints de blanc comme tout le reste, la plus haute soutenue par la plus basse, par des colonnes rangées par bon ordre d'architec- ture, faisant des arcades à l'endroit des fenêtres, lesquelles se trouvant plus hautes que la seconde galerie et sur la- quelle néanmoins on ne laissoit pas de se ranger, y ayant des balustres comme au reste de ladite galerie, cela faisoit une fort belle vue. Le ciel de la salle étoit en voûte blan- chie et parsemée de fleurs de lys: le dessous des galeries étoit des niches avec des statues des empereurs romains à l'antique et des colonnes. Le tiers de la dite salle, qui étoit destiné pour le roi et les princes, étoit élevé plus que le reste de la salle. La reine étoit à la main droite du roi; un peu plus arrière à la main droite de la reine, étoient la chaire de Madame et delà reine Marguerite. Ala main gau- che du roi, étoit la chaire de Monsieur. » A la droite du roi, il y avait deux bancs à dossiers, le pre- mier pour les princes du sang, l'autre pour les autres prin- ces et ducs. Au premier banc étaient assis le prince de Condé et le comte de Soissons ; à l'autre banc étaient le duc de Guise, l'évêque de Reims, le prince de Joinville, M. d'El- beuf, etc. Vis-à-vis de ces deux bancs et à gauche du roi était un grand banc à dossier; sur ce banc étaient les car- dinaux Du Perron, de La Rochefoucauld et Bonzy. Après eux étaient les ducs de Ventadour et de Montbazon, et les maréchaux de Bouillon, de Brissac et de Bois-Dauphin. Le duc de Mayenne, grand chambellan, était assis sur deux carreaux de velours violet à fleurs de lys d'or. Sur le mar- che-pied du roi et sur le bout de drap de pied du roi, il y avait une chaise à bras pour le grand maître, dont la charge fut exercée ce jour là par le duc de Fronsac, jeune homme de douze à treize ans, qui tenait à la main droite le bâton de grand maître. A ses deux côtés étaient les deux huissiers de la chambre avec leurs masses et chaîne^ d'or, à genoux. Entre cette chaise et le banc des cardinaux, il y avait une autre chaise à bras sans dossier pour le chancelier, placée de façon que le chancelier tournait le dos aux cardinaux et regardait les princes. Vis-à-vis du roi était la table des secrétaires d'état, couverte d'un grand SALLE DES ÉTATS-GÉNÉRAUX, N° 139. 231 tapis de satin bleu parsemé de fleurs de lys d'or. Les qua- tre secrétaires d'État étaient MM. de Loménie , de Pui- sieux, de Sceaux et de Pontchartrain. Tout le reste des deux côtés de la table et des degrés de l'échafaud restait rempli de seigneurs et de gentilshommes de la cour qui y avaient pris place. « A la galerie qui régnoit autour de cette grande niche étoiënt les dames principales de la cour, et sur la porte par où le roi entra, étoient les princesses du sang et autres pour avoir en face les princes. ce A gauche et à droite de la salle étoient rangés en travers les bancs pour asseoir MM. les députés des trois ordres, deux de front » (Cérémonial François, tome II, p. 342 et suiv.) Ce tableau a été exposé au Salon de 1841. 2275. Ouverture des États-Généraux à Versailles. — 5 mai 1789. Par' M. Auguste Couder en 1839. — H. 4,00. — L. 7,15. On avait disposé la salle des Menus-Plaisirs à Versailles, pour la cérémonie des Etats-Généraux. « Cette salle,' rap- porte le Moniteur, de cent-vingt pieds de longueur, et de cinquante-sept de largeur en dedans des colonnes, est sou- tenue sur des colonnes canelées d'ordre ionique, sans pié- destaux, à la manière grecque; l'entablement est enrichi d'ogives, et au-dessus s'élève un plafond percé en ovale dans le milieu. Le jour principal vient par cet ovale, et est adouci par une espèce de tente en taffetas blanc. Dans les deux extrémités de la salle on a ménagé deux jours pareils qui' suivent la direction de l'entablement et la courbe du pla- fond. Dans les bas-côtés on a disposé, pour les spectateurs, des gradins, et, à une certaine hauteur des murs, des tra- vées ornées de balustrades. « La partie delà salle, destinée à former l'estrade pour le roi etrpour la cour, est surmontée d'un magnifique dais, dont les retroussis sont attachés aux colonnes, et tout le derrière du trône forme une vaste enceinte tapissée de ve- lours semé de fleurs de lys. « Le trône étoit placé sous le grand baldaquin ; au côté gauche du trône étoit un fauteuil pour la reine, et ensuite des tabourets pour les princesses. A droite, il y avoit des pliants pour les princes; auprès du marche-pied du trône, une chaise à bras pour le grand chambellan. Au bas de l'es- trade étoit adossé un banc pour les secrétaires d'État, et devant eux un longue table couverte d'un tapis de velours violet, semé de fleurs de lys. 232 SALLE DES ÉTATS-GÉNÉRAUX, N> 139. (( Les banquettes à la droite étoient destinées aux quinze conseillers d'État et aux vingt maîtres des requêtes invités à la séance ; les banquettes de la gauche ont été occupées parles gouverneurs et lieutenants généraux des provinces. « Dans la longueur de la salle à droite étaient d'autres banquettes pour les députés du clergé; à gauche il y en avoit pour la noblesse; et dans le fond, en face du trône, étoient celles destinées aux communes. Tous les planchers de la salle et de l'estrade étoient recouverts de magnifiques tapis de la Savonnerie » L'ouverture des États-Généraux eut lieu le 5 mai 1789; ils se composaient de onze cent quatre-vingt-trois députés, sa- voir: deux cent quatre-vingt-onze du clergé, deux cent soixante-dix de la noblesse, et six cent vingt-deux du tiers- état. Vers une heure, les hérauts d'armes annoncèrent l'arrivée du roi. La reine était assise à la gauche du roi, hors du dais, sur un fauteuil inférieur au trône et placé quelques degrés plus bas. Deux rangées de pliants se trouvaient de chaque côté du trône. Ceux de droite étaient occupés par les prin- ces et ceux de gauche par les princesses. Les princes pré- sents étaient Monsieur (comte de Provence), le comte d'Ar- tois, le duc d'Angoulême, le duc de Berry, le duc de Chartres, le prince de Condé, le duc de Bourbon, le duc d'Enghien et le prince de Conty. Les princesses placées à la gauche de la reine étaient Madame, Madame Elisabeth, la duchesse d'Orléans, la duchesse de Bourbon et la princesse de Lam- balle. Les ducs et pairs occupaient une rangée de tabourets derrière les princes, et le cortège royal garnissait tout le fond de l'estrade. Le garde des sceaux (Barentin) était assis sur un carreau sur la seconde marche du trône, et les mi- nistres au pied de l'estrade, Le roi s'étant couvert, et le garde des sceaux ayant pris ses ordres, dit à haute voix : « Messieurs, le roi permet qu'on s'asseye et qu'on se couvre; » et tous les députés s'étant aussitôt assis et couverts, Louis XVI prononça un discours dans lequel il conseillait le désintéressement aux uns, la sagesse aux autres, et parlait à tous de son amour pour ses peuples. Le garde des sceaux prit ensuite la parole, et après lui Necker lut un long mémoire sur l'état du royaume, où il parlait surtout de la situation des finances, et accusait un déficit de cinquante-six millions. Quand il eut achevé, le roi leva la séance, en laissant l'injonction aux députés de chaque ordre de se rendre le lendemain dans le local qui leur était destiné, pour y commencer le cours de leurs délibérations. Dans le fond, à gauche, Louis XVI assis sur son trône ; à sa gauche, la reine Marie-Antoinette, Madame Elisabeth, Mesdames Adélaïde et Victoire, SALLE DU SACRE, N° 140. 233 et à sa droite le comte de Provence, le comte d'Artois, les ducs de Berry, d'Angoulème et de Chartres. Le marquis de Brézé, grand-maître des céré- monies, est debout devant le trône. Plus bas, Necker, debout devant le banc des ministres, prononce son discours. Sur le premier plan, à gauche, on re- connaît, parmi les députés du clergé, Saint- Aul aire, évèque de Poitiers, Lefranc de Pompignan, archevêque de Vienne, Boisgelin, archevêque d'Aix, et Talleyrand, évèque d'Autun. A droite, sur le premier plan du tiers-état, est assis Boissenot, député de Bordeaux; sur le second, Bailly; sur le troi- sième, Gér rd, laboureur breton, député de Bennes; sur le quatrième banc, Barnave et Robespierre; sur le cinquième, Chapellier; plus loin, Mirabeau debout, et près de lui l'abbé Sieyès; enfin, sur le dernier banc, à l'extré- mité droite, se trouvent Rabaud de Saint- Etienne, Kauffmann et Duport. Au fond, le banc des députés de la noblesse, où sont assis le duc de Roche- chouart, La Fayette, Casalès, le duc d'Orléans, Lameth, le duc de Richelieu, le duc de Vaudreuil et le duc de Liancourt. M°" Necker et sa fille M""1 de Staël, sont placées dans une tribune du fond. Ce tableau a été exposé au Salon de 1840. SALLE DU SACRE, N° 140. La première chapelle construite à Versailles par Louis XIV, occupait en partie l'emplacement de cette salle, qui devint ensuite la grande salle des Gardes. C'est dans ce lieu, dit Blondel, que le roi fait la Cène le Jeudi- Saint (1). Louis XV et Louis XVI y tinrent des lits de justice le 3 septem- bre 1732, le 21 août 1756, le 13 avril 1771 et le 6 août 1787. Le 6 octo- bre 1789, entre onze heures et midi, Louis XVI y vint, accompagné de La Fayette, faire prêter serment de fidélité aux gardes nationales parisiennes. PLAFOND. Le plafond qui a été placé dans cette salle lors de l'établissement du Mu- sée historique, est peint par Callet (2) et représente une Allégorie au dix- huit, Brumaire.- « Le vaisseau de l'Etat surgit au port; des lauriers lui ser- vent d'amarres et l'attachent fortement au rivage. A bord du vaisseau on re- marque les trophées les plus chers aux amis des arts : les chevaux de Ve- nise, le Laocoon, l'Apollon du Belvédère, le Lantin, la Transfiguration de Raphaël, les richesses littéraires du Vatican. A côté, sont des piles de dra- peaux ennemis, sur le drapeau impérial, à demi-déployé, une branche d'o- livier est jetée en signe de paix. En avant et au-dessus du vaisseau, s'élève la France victorieuse montrant le symbole de la paix promise au dix-huit brumaire. Elle est portée sur le pavois militaire, soutenu par quinze Re- nommées qui représentent les armées de la République. Une de ces figures qui, sous le costume égyptien, accompagne la France de plus près, semble annoncer des merveilles récentes. Plus loin, le Temps, privé de sa faux, garde un boucher où sont inscrits les noms des héros morts les premiers pour la patrie. Autour du Temps sont des Génies, distingués par les sym- boles de la Gloire et de l'Immortalité qui viennent couvrir de lauriers et de palmes l'épitaphe des héros. Sur le devant du tableau, le Gouvernement, sous la forme d'Hercule, embrasse le faisceau départemental enfoncé dans (1) La cérémonie de la Cène était pratiquée par les rois de France, le Jeudi- Saint, depuis le règne du bon roi Robert. Le roi, prosterné à deux genoux lavait les pieds à treize enfants pauvres, et, après leur avoir baisé le pied droit, servait à chacun de ces entants treize plats de légumes et de poisson, puis leur donnait une bourse contenant treize écus. Le roi était assisté, dans cette cérémonie, par les princes du sang et les grands officiers de la couronne. (2) Ce tableau ayant été diminué dans sa largeur, quelques-uns des dé- tails signalés par l'uncieniïe description ont disparu. 234 SALLE DU SACRE, N° 140. xin roc-, il foule aux pieds et comprime sous le poids cle sa massue les mons- tres, enneaiis de l'ordre et de la paix. En vain le léopard britannique sème les guinées autour des monstres expirants. La Discorde fuit aux premiers rayons d'une aurore nouvelle. L'époque mémorable de Brumaire est mar- quée parle signe du Sagittaire qu'on aperçoit au ciel. » [Explication des ou- vrages de peinture, etc., exposés au Muséum central des Arts le 15 fructidor an IX. — 1801.) La voussure est ornée de figures allégoriques et de médaillons peints en camaïeu. Les figures allégoriques représentent l'Industrie, la Loi, ta Guerre, V Abondance, la Navigation et la Paix. Les médaillons ont pour sujets : Cas- tiglione. - Concordat. — Rivoli. — Etendards français sur les bords du NU. — Alexandrie. — Marengo. — Serment de V Armée, — Austerlitz, — Traité de Léoben. — Monuments d'art recueillis. Les quatre dessus de porte, peints par Gérard pour la salle dite des Sept Cheminées, au Louvre, représentent : Le Courage. — Le Génie. — La Gé- nérosité. --La Constance. 2276. Bataille cVAboukir. — 25 juillet 1799. Par Gros. — H. 5,78. — L. 9,68. Une charge de cavalerie commandée par Murât, décida la mémorable victoire que remporta "l'armée française, com- mandée par le général en chef Bonaparte sur l'armée turque -commandée par Kinceï Mustapha, pacha de Romélie. Les Turcs, qui étaient retranchés dans la presqu'île d'A- boukir, avaient repoussé la première attaque des Français, dirigée sur la redoute qui défendait la droite de leurposi- tion; ils sortirent de leurs retranchements pour couper les. têtes des Français restés morts ou blessés sur le champ de bataille; l'infanterie française indignée, recommence aussi- tôt l'attaque; bientôtla22% la 69e et la 75e gravissent et pé- nètrent dans l'intérieur de la redoute. Le général Murât, qui commandait l'avant-garde, lance avec autant d'impétuosité que d'à-propos ses escadrons, qui se trouvent déjà couper toute retraite aux Turcs chassés de la redoute et les re- poussent vers la mer ; cette cavalerie pénètre et traverse avec la plus grande rapidité toutes les positions des Turcs, jusque sur les fossés du fort, qui ne tire pas un coup de fusil; elle culbute, sabre et noie tout ce qu'elle rencontre. Les Turcs frappés de terreur, cherchent à gagner à la nage leurs chaloupes canqnnières, qui elles-mêmes les fou- droient, mais en vain, pour les forcer à retourner au com- bat. (Extrait du rapport du général Berthier.) Mustapha Pacha, général en chef de l'armée turque, se battit avec le plus grand courage; blessé à la main, abandonné de ses troupes qu'il voit fuir de tous côtés, il veut encore retenir ses soldats, mais dans leur terreur rien ne peut les arrêter ; on les voit même se débarrasser en barbares de <:eux qui implorent leur secours. Le pacha, entouré et sur le corps de ses plus fidèles serviteurs, est soutenu par eux et par son fils qui, le voyant hors de combat, rend ses armes au général Murât, son vainqueur. Les trois •queues, marques distinctives du rang de Mustapha-Pacha, tombent autour ■de lui. 235 La perte de plusieurs officiers français est signalée dans quelques parties -du tableau. Le colonel Duvivier, commandant le 14e dragons, fut tué dans cette charge; on le distingue atteint et renversé d'une balle au milieu de ses dragons; l'adjudant général Leturc, tué dans la première attaque de la redoute, eut la tète coupée; le colonel Beaumont, aide de camp du général Murât, sabre un Turc qui emportait la tète de cet officier, et lui arrache des mains son sabre brisé. L'officier Guibert, aide de camp du général en chef, fut tué d'un coup de canon; son ceinturon, dans les mains d'un Turc, est déchiré par le boulet qui le frappa; auprès sont deux pièces de canon an- glaises, trouvées dans l'artillerie turque, et qui avaient été données au Grand-Seigneur par la Cour de Londres. Tel est le corps du tableau. Le fond, relevé sur des dessins faits d'après nature, représente la redoute em- portée par les demi-brigades déjà nommées, l'escadron envoyé pour cou- per la retraite, le camp des Turcs, le camp du pacha et le fort situé sur la pointe de la presqu'île ; l'escadre anglaise est en vue. . Le commodore Sydney-Smith voyant l'issue du combat, regagne ses vaisseaux, monté sur un " des oanots épie l'on voit à la pointe de la pres- qu'île. Les canonnières turques mitraillent leurs propres troupes et la mer est couverte de turbans. Ce tableau a été exposé au Salon de 1806, Commandé par Murât, il fut porté à Naples. « Lorsque j'étais à Naples en 1821, dit Beyle, j'allai voir la bataille d'Aboukir de M. Gros. Ce chef-d'œuvre n'était pas à la mode à cause de la figure du roi Murât. Mais dans l'espoir d'obtenir quelques car- lins de la curiosité des étrangers, le custode avait déroulé cette toile im- mense. Elle gisait étendue sur le plancher d'une vaste salle et l'on marchait dessus pour aller reconnaître la figure principale. » {Promenades dans Rome). Le tableau de la bataille d'Aboukir, racheté du roi de Naples, en 1825, par Gros, conjointeinent avec M. Chaptal fils, pour la somme de 15,000 fr., a été acquis en 1833 par la Liste civile, moyennant 25,000 fr. 2277. Sacre de V empereur Napoléon et couronnement de l'impératrice Joséphine dans l'église de Notre- Dame de Paris. — 2 décembre 1804. Par Jacques-Louis David en 1808. — H. 6,10. — L, 9,31. Les- deux figures principales occupent le centre du tableau. L'Empereur est debout sur une des marches de l'autel; il est revêtu d'une longue tuni- que de satin blanc et d'un grand manteau de velours cramoisi, parsemé d'abeilles d'or. Il a les bras élevés et tient la couronne qu'il va poser sur la tête de l'Impératrice, qui est à genoux sur un carreau de velours violet. Elle est vêtue de blanc, et son manteau cramoisi, parsemé d'abeilles, est soutenu par Mm" de La Rochefoucauld et de La Valette. Ces dames sont vêtues de blanc. Derrière l'Empereur est le Pape, assis dans un fauteuil : il a une sou- tane rouge et un camail doublé d'hermine. A sa droite estle cardinal-légat Caprara; à côté de lui est le cardinal Braschi. Il est debout, la mitre sur la tête, revêtu d'une chape dorée; il a les mains jointes. Près de lui on aper- çoit un évêque grec, portant une longue barbe ; à côté de ce dernier, un prêtre tenant une crosse d'or. Du même côté que l'évêque grec sont : l'amiral Gravina, décoré de son cordon; derrière lui, l'ambassadeur des Etats-Unis; plus bas M. de Mares- calchi; derrière lui l'ambassadeur delà Porte, coiffé de son turban; devant lui à sa gauche, M. de Cobentzel, ambassadeur d'Autriche. L'archi-trésorier ;Lebrun) est placé à la gauche du Pape. Il est coiffé à la Henri IV et porte un manteau violet brodé en or : il tient un bâton sur- monté de l'aigle impériale. A côté de lui se trouve l'archi-chancelier (Cam- bacérès'', dans le même costume : il porte la main de justice. Derrière lui, le prince de Neufchâtel, habillé de la même manière, porte sur son coussin un globe surmonté d'une croix. 236 SALLE DU SACRE, N° 140. Sur la même ligne est le prince de Bénévent, coiffé d'un chapeau à la Henri IV et portant un manteau décoré du grand ordre de la Légion-d'hon- neur. A sa droite est le vice-roi d'Italie, appuyé sur son sabre. On voit près de lui le grand-écuyer (Caulaincourt), portant une plume blanche à sa coiffure; près de ce dernier le prince de Ponte-Corvo; en avant de ce prince le cardinal Fesch ayant un prêtre à ses côtés. Derrière ce groupe sont des prêtres italiens, dont l'un porte un vase et plus bas deux enfants de chœur portant l'encensoir. On voit au milieu du tableau, un évêque qui porte la croix; il est mitre et en chape. A sa droite est le grand duc de Berg, portant un coussin de velours sur lequel était la couronne que Napoléon va poser sur la tête de l'Impératrice. A sa droite et derrière lui, sont le maréchal Sérurier, le ma- réchal Moncey, le maréchal Bessières et le grand maître des cérémonies, coiffés à la Henri IV; à la gauche du grand duc de Berg, le général séna- teur d'Harville, le trésorier général de la maison de l'Empereur (Estève). L'archevêque de Paris est assis et accompagné de ses deux vicaires-gé- néraux. Derrière eux est le général Junot appuyé sur son sabre ; devant lui, la reine de Naples; à côté d'elle, la reine de Hollande, tenant son fils par la main; la princesse Bacchiochi, la princesse Borghèse, la grande du- chesse de Berg, le roi de Naples et le roi de Hollande. Derrière les frères de l'Empereur sont le maréchal Lefebvre, le maréchal Kellermann, le ma- réchal Pérignon; plus haut sont les chambellans. Au-dessus des reines de Naples et de Hollande, on voit le grand maréchal du palais Duroc ; à sa gauche et au milieu des chambellans est le préfet du palais impérial. Au milieu, l'on aperçoit trois tribunes : Madame, mère de l'Empereur, occupe la première, ayant à sa droite M"" la marécbale Soult et à sa gau- che M"" de Fontanges ; derrière elle M. de Cossé-Brissac ; à côté de lui, M. de La Ville. Derrrière M"" la maréchale Soult, est M. de Beaumont. La tribune est occupée par plusieurs hommes célèbres dans les sciences et dans les arts; l'auteur du tableau s'y est représenté debout, dessinant sur des tablettes. Dans la troisième tribune, et dans celle qu'on aperçoit au-dessus de l'au- tel, sont placées diverses personnes invitées à cette cérémonie. Ce tableau a été exposé aux Salons de 1806 et de 1808. 2278. Serment de V armée fait à l'Empereur, après la distribution des aigles ait Champ de Mars, — 5 décembre 1804. Par Jacques-Louis David en 1810. — H. 6,10. — L. 9,31. L'Empereur, entouré des princes, des princesses, des grands dignitaires, des ministres, des grands officiers et des premiers corps constitués, vient de faire à la grande armée la distribution des aigles, et lui adresse ces paroles: « Soldats, voilà vos drapeaux: ces aigles vous serviront toujours de point de ralliement; elles serontpartout où votre ^•^.pereur les jugera nécessaires pour la défense de son «rône et de son peuple. « Vous jurez de sacrifier votre vie pour les défendre, et de les maintenir constamment par votre courage sur le chemin de la victoire: Vous le jurez. » SALLE N° 141. 237 « Nous le jurons, » répète l'armée entière. Les aigles s'inclinent devant l'Empereur; les maréchaux d'empire élèvent leurs bâtons de commandement. L'Empereur est debout devant son trône, au milieu d'une espèce de tente élevée au Champ de Mars; cette longue décoration, composée de trois pa- villons réunis par deux arrière-corps est surmontée d'aigles et de bandero- les flottantes, ornée de colonnes triomphales et de riches draperies. Parmi les personnages qui environnent le trône, on remarque les princesses, les princes et les membres du corps diplomatique. Le groupe des maréchaux de l'empire occupe le centre du tableau. L'autre groupe à droite se compose des colonels et porte-enseignes des différents corps de l'armée. Ils sont sui- vis d'officiers des mêmes grades que précède un sapeur, mais dont on n'a- perçoit encore que les aigles. Dans l'intervalle de ces divers groupes, on découvre dans le lointain une multitude de spectateurs. Ce tableau a été exposé au Salon de 1810. 2279. Napoléon Bonaparte, général en chef de l'armée d'Italie. (Voir n." 720.) Par Rouillard. — H. 2,77. — L. 1,84. 2280. Napoléon 1er, empereur des Français. (Voir n° 720.) Par Robert Lefèvre. — H. 2,77. — H. 1,84. 2281. Joséphine, impératrice des Français. (Voir n* 1.521.) Par M. Dedreux-Dorcy; forme ronde. — Diam. 1,20. 2282. Marie -Louise , impératrice des Français. (Voir n° 1523.) Par M. Dedreux-Dorcy; forme ronde. — Diam. 1,20* SALLE N° 141. Cette salle était séparée autrefois en deux pièces qui servaient de pre- mière et de seconde antichambre à l'appartement de M"" de Maintenon. « Il résulte, dit M. Le Roi, des descriptions de Félibien et de Saint-Simon, com- parées aux plans de Blondel, que l'appartement occupé par Madame de Maintenon dans le château de Versailles c'tiit situé du côté des appartements de la reine, occupé alors par la duchesse de Bourgogne, derrière la grande salle des gardes du corps, de plain-pied avec l'appartement de Louis XI V, et ouvrant en face de ce dernier dans le vestibule placé au haut de l'esca- lier de marbre ou de la reine, et que cet appartement, successivement oc- cupé sous Louis XV par le comte de Clermont et sous Louis XVI par le ma- 238 SALLE K° 141. réchal de Duras, forme aujourd'hui trois des salles consaci-ées aux campa- gnes de 1793, 1794 et 1795 [1), » Lorsque le roi Stanislas, père de Marie Lec- zinska, venait à la Cour, il couchait à Trianon et se tenait pendant le jour dans cet appartement. La reine Marie Leczinska l'habita à la fin de l'année 1740 pendant les travaux qui se faisaient dans son grand appartement. f. L'appartement de Madame de Maintenon, dit Saint-Simon, étoit de plain- pied et faisant face à la salle des gardes du roi. L'antichambre étoit plutôt un passage long, en travers, étroit, jusqu'à une autre antichambre, toute pareille de forme dans laquelle les seuls capitaines des gardes entroîent. 2283. Prise du Pelit-Saint-Bcmard. — 24 avril 1794. Par M. Pingret en 1336. — H. 2,68. — L. 1,71. Le général Dumas qui commandait l'armée des Alpes, or- donna au général Basdèlaune, de se porter sur le Mont-Va- laisan, et de s'en emparer, ainsi que du Petit-Saint-Bernard. Basdèlaune attaqua, le 24 avril, par leur droite et par leur gauche, les trois fortes redoutes du Mon t-Valaisan au-dessus du Seer. Après une défense très-opiniàtre, et malgré le feu d'une artillerie à laquelle ils n'avaient à opposer que leur mousqueterie et leurs baïonnettes, les soldats français em- portèrent ces retranchements, et forcèrent les Piémontais à une retraite précipitée. La position du Mont-Valaisan est presque au même niveau que celle du Petit-Saint-Bernard qui ï'avoisine. Basdèlaune fit diriger les canons dont il ve- nait de s'emparer dans les redoutes du Yalaisan sur celle de la chapelle du Petit-Saint Bernard. Les Piémontais qui oc- cupaient ce poste, ainsi foudroyés par leur propre artillerie, ii3 purent résister à ses effets meurtriers, et n'attendirent point que les troupes françaises, continuant leur marche victorieuse, vinssent les chasser de cette dernière position. Vingt pièces de canon," plusieurs obusiers, treize pièces d'artillerie de montagne, deux cents fusils et deux cents prisonniers, parmi lesquels se trouva le commandant pié- montais, restèrent au pouvoir des Français. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. (1 Recheicïes sur cette question : D:ins quelle partie du cJmteau de Versailles l'appartement de Madame de Maintenon se trouvait-il placé? Par M. J. A. Le Roi, conservateur de la Bibliothèque de la ville de Versailles dans le tome II des Mémoires delà Société des Sciences morales, Lettres et Arts de Seine-et- OJse. — 1848. L'appartement de M"16 de Maintenon se trouve aussi indiqué à cette place dans le Plan du premier étage et des appartements du ehâtt-au royal de Versailles dans Les plans, profils et élévations des ville et château de Versailles avec les b > ■ , têts e! fontaines tels qu'ils sont à présent, levés sur les lieux, dessinés et gra- vés en 1714 et 1715. — A Paris, chez Demortain. SALLE N° 141. 230- 2284. La cavalerie française prend la flotte batave arrê- tée par, les glaces dans les eaux du Texel. — 21 janvier 1795. | Par M. Charles Mozin. — H. 2,68. ~ L. 1,92. Des vaisseaux ennemis étaient arrêtés par les glaces au port d'Helder, vis-à-vis le Texel; le général Deynter fut dé- taché avec l'avant-garde et l'artillerie légère pour les som- mer de se rendre ou. les brûler en cas de refus ; il n'éprouva pas la moindre résistance et tous les équipages furent faits prisonniers de guerre. (Extrait du rapport du général de bri- gade Salme.) Les troupes qui composaient cette avant-garde étaient le 3e bataillon de tirailleurs, le 8e hussards, une partie de la 4e compagnie du 8e régiment d'artillerie légère. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. 2285. Siège de Luxembourg . — i*2 juin 1795. Par M. Renoux en 1837. — H. 2,68. — L. 2,58. Le général Moreaux dirigea les opérations du siège jus- qu'au mois de mars 1795. À cette époque, il fut remplacé par le général Hatry. Le service de l'artillerie fut confié au général Bollemont. Le 1er juin, le feld-maréchal Bender en- voya au général Hatry un parlementaire chargé de lui deman- der à entrer en accomodement ; la place fut rendue, et le 12 juin elle fut évacuée. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 2286. Combat de Succarello. — 18 septembre 1795. Par Clément Boulanger en 1836. — H. 2,68. — L. 6,82. Le 17 septembre, le général Wedins renforça le comte d'Argenteau de deux mille hommes d'élite , et lui ordonna d'établir une batterie de six bouches à feu pour protéger l'attaque qui devait avoir lieu le lendemain au point dm jour, et commencer sur le point de Succarello. On se battit avec acharnement, et déjà les Autrichiens espéraient la vic- toire, lorsque le général Sejean ordonna à l'adjudant général Saint-Hilaire de sortir du camp des Deux-Frères et de mar- cher avec les éclaireurs et les grenadiers sur le flanc gau- che de l'ennemi. Un brouillard fort épais couvrit ce mouve- ment, en assura la réussite, et les Impériaux furent repous- sés jusque dans les redoutes de Sambucco. 240 SALLE N° 141. 2287. Bataille deLoano. — 23 novembre 1795. Par M. Hippolyte Bellangé. — H. 2,68. — L. 2,58. Le général Schérer arrivant de l'armée des Pyrénées vint remplacer Kellermann dans le commandement de celle d'I- talie. A son arrivée, il prit les dispositions suivantes pour attaquer l'ennemi dans sa position de Loano. La division Augereau, à la droite, fut chargée de se porter entre Loano et le Monte-Carmelo, Masséna fut chargé de l'attaque da centre, et le général Sérurier de celle de la gauche. La divi- sion Augereau enleva les trois mamelons qui formaient les avant-postes autrichiens, malgré l'héroïque résistance du général Roccavina. Pendant ce temps un brick et neuf cha- loupes canonnières qui avaient pris poste entre Borghetto et la Pietra, inquiétaient le flanc gauche de l'ennemi. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 2288. Bataille d Altenkirchen. — 4 juin 1796. Par M. Hippolyte Bellangé en 1839. — H. 2,68. — L. 1,92. Le 4 juin Kléber était devant le corps principal du duc de Wurtemberg qui occupait les positions avantageuses de Kroppach et d'Altenkirchen. « Un combat, assez vif, mais inégal, s'engagea ; la cava- lerie du général Lefebvre, conduite par l'intrépide Riche- panse, traversant le ravin devant Altenkirchen, culbuta quelques escadrons autrichiens sur les bataillons de Jordis; cette infanterie, déjà menacée à gauche, voulut se retirer, mais la tête de la colonne fut bientôt gagnée de vitesse, chargée et forcée de mettre bas les armes. Le général Soult s'était avancé en même temps sur Kroppach, comme il en avait l'ordre; bien qu'il n'eût aucun engagement sérieux, son mouvement contint la réserve que le duc de Wurtem- berg avait établie sur ce point, et qui, se trouvant menacée elle-même, ne put prendre aucune part au combat. Les Au- trichiens rassemblèrent alors leurs troupes vers Hochste- bach et se retirèrent dans la nuit jusqu'à Freilingen, en abandonnant quinze cents prisonniers, douze pièces de ca- non et quatre drapeaux.» (Hist. des guerres de la Révolution, par Jomini.) Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. 2289. Passage du Rhin à Kehl. — 24 juin 1796. Par Charlet en 1838. — H. 2,68. — L. 2.75. Dès que les troupes françaises, formées en quatre divi- sions sous le commandement de Desaix, furent embarquées, SALLE N° 142. 241 le général en chef Moreau donna le signal du départ. Les barques traversèrent le Rhin au-dessus de Kehl et abordè- rent sur divers points de la rive droite. Surpris, les postes avancés de l'ennemi n'opposèrent qu'une faible réristance et se replièrent sans songer à couper les peti-ts ponts de communication. Les deux mille cinq cents hommes de débarquement, après avoir successivement enlevé les redoutes dites des Trous-de-Loup et du Cimetière, acculèrent l'ennemi dans le village et le fort de Kehl, d'où il fut bientôt délogé, malgré un renfort de trois mille hommes d'infanterie , de cavale- rie et d'artillerie détachés du camp de Yilstett, lesquels furent vigoureusement refoulés par nos bataillons d'infan- terie, qu'ils trouvèrent déployés dans la plaine. Dès lors l'ennemi fut en retraite précipitée par la route d'Offenbourg et ne put nous disputer le passage de la Kintzig. L'établissement des troupes françaises sur la rive droite du Rhin fut un résultat très-important, qui ne nous coûta que bien peu d'hommes. Nous prîmes à l'ennemi deux mille fusils et treize pièces de canon. Nous lui fîmes en outre, près de cinq cents prisonniers, qui furent ramenés sur les barques mêmes qui avaient servi au passage de nos trou- pes. Déjà bon nombre de prisonniers étaient en notre pou- voir, lorsque le général Moreau vint reconnaître les posi- tions de nos demi-brigades et presser le passage de nou- veaux bataillons sur le pont volant jeté entre les petits îlots formés par le Rhin. Le fond du tableau représente les plaines et vallées de la Kintzig; à gau- che, le vieux pont de Kehl que l'ennemi avait rompu, et sur la rive fran- çaise une batterie dont le feu protège une tête de pont en construction. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. SALLE N° 142. Cette salle, qui a été subdivisée lors de l'établissement des galeries his- toriques, pour continuer l'escalier de marbre jusqu'au second étage, for- mait autrefois une gi^ande pièce éclairée par trois fenêtres et fut la chambre à coucher de Mm° de Maintenon. « C'étoit, dit Saint-Simon, une grande chambre très-profonde. Entre la porte de l'antichambre et la cheminée, étoit le fauteuil du roi adossé à \.\ muraille, une table devant lui et un ployant autour pour le ministre qui travailloit. De l'autre côté de la cheminée une niche de damas rouge et u:i fauteuil où se tenoit madame de Maintenon, avec une petite table devant elle. Plus loin, son lit dans un enfoncement. Vis-à-vis les pieds du lit, une porte et cinq marches « Avant le souper du roi, les gens de madame de Maintenon lui appor- taient son potage avec son couvert et quelque autre chose encore. Elle maiir geoit; ses femmes et un valet de chambre la servoient, toujours le roi pré- sent et presque toujours travaillant avec son ministre. Le souper acheva, 242 SALLE N" 142. qui étoit court, on emportoit la table; les femmes de madame de Maintenon demeuroient qui tout de suite la déshabilloient en un moment et la met- toient au lit. « Chez elle avec le roi, dit encore Saint-Simon dans un autre endroit de ses Mémoires, ils étoient chacun dans leur fauteuil, une table devant cha- cun d'eux, aux deux coins de la cheminée, elle du côté du lit; le roi, le dos à la muraille, du côté de la porte de l'antichambre, et deux tabourets devant sa table, un pour le ministre qui venoit travailler, l'autre pour son sac. Les jours de travail ils n'étoient seuls ensemble que fort peu' de temps avant que le ministre entrât, et moins encore fort souvent après qu'il étoit sorti. Le roi passoit à une chaise percée, revenoit au lit de Madame de Maintenon où il se tenoit debout fort peu, lui donnoit le bonsoir et s'en alloit se met- tre à table. » La cheminée dont parle Saint-Simon se trouvait an fond de la pièce à droite du tableau représentant le combat de Boussu, et le lit de MŒe de Maintenon dans la partie occupée par l'escalier de stuc, construit sous le roi Louis-Philippe. La porte qui conduit dans la salle n° 143 menait au cabi- net de Mma de Maintenon ; mais les cinq marches qui existaient autrefois dans le petit passage biais et qui servaient à monter dans la pièce suivante ont été supprimées, le sol de cette pièce ayant été baissé. 2290. Prise de Spire. — 30 septembre 1792. Par M. Hypp. Lecomte en 1847. — H. 0,93. — L. 0,67. Mille Autrichiens et deux mille Mayençais, sous les ordres du colonel Winckelmann, étaient chargés de la défense de Spire. Le général Custine se porta sur cette ville pour en faire le siège. Le colonel Winckelmann voulut d'abord se mettre en bataille en avant de la ville, mais écrasé par une artillerie supérieure et enveloppé, il se vit dans la nécessité de mettre bas les armes. Ce tableau a été exposé au Salon de 1847. 2291. Levée du siège de Lille. — 8 octobre 1792. Par M. Hypp. Lecomte en 1845. — H. 0,93. — L. 0,88. Le duc Albert de Saxe-Teschen, commandant en chef l'ar- mée autrichienne, vint investir la ville de Lille, le 23 sep- tembre 1792. « Pendant sept jours et sept nuits, dit Jomini, le bombar- dement continua avec une effroyable activité: l'incendie se propagea, près de deux cents maisons furent brûlées, et plus de mille criblées par les projectiles; un grand nombre d'habitants, cherchant dans les caves un abri contre la bombe, y trouvèrent la mort et furent ensevelis sous les ruines. Toutes ces calamités n'amenèrent pourtant pas la soumission à laquelle le duc Albert s'était attendu; au con- traire elles animèrent d'une nouvelle ardeur depuis l'en- fant jusqu'au vieillard. La garnison rivalisa avec les bour- SALLE N° 142. 24S geois; partout on travailla pour arrêter les ravages du feu. et répondre en même temps à celui des Autrichiens.)) L'héroïque résistance des Lillois vainquit enfin la cruelle obstination du duc Albert. Il se décida, le 8 au matin, à abandonner les murs de Lille, laissant derrière lui le souve nir de ses inutiles cruautés. Ce tableau a été exposé au Salon de 1846. 2292. Levée du siège de Thionville. — 16 octobre 1792» Par M. Hipp. Legomte en 1845. — H. 0,93. — L. 0,35. Le siège de Thionville, commencé le 25 août, parle prince de Hohenlohe-Kirchberg, fut levé par les Autrichiens, le 16 octobre, après une vigoureuse résistance du général Wimpfen. 2293. Reprise deLongwy. — 20 octobre 1792. Par M. Hipp. Lecomte. — H. 0,93. — L. 0,35. Longwy était la dernière place de France qui restât en- core au pouvoir des coalisés; le général Kellermann vint prendre position en vue de*cette place, à Cosne, le 20 oc- tobre. Il la fil sommer de se rendre et les deux bataillons prussiens qui l'occupaient encore s'étant recirés, le géné- ral Kellermann fit son entrée dans la ville. 2294. Prise de Francfort-sur-le-Mein. — 23 octobre 1792. Par M. Hipp. Lecomte en 1846. — H. 0,93. — L. 0,47. Custine, maître de Mayence, résolut aussitôt de por':.,j ses armes contre la ville libre de Francfort-sur-le-Mein. Il dirigea deux corps de troupes commandés par les géné- raux Neuwinger et Houchard sur les deux rives du fleuve. A l'arrivée des Français, les magistrats firent baisser les ponts-levis et parurent vouloir se défendre; mais le géné- ral Neuwinger ayant fait diriger ses canons sur la porte de Sachsenhausen, les habitants s'empressèrent d'ouvrir leurs portes. On prit aussitôt possession de la ville, et Custine y laissa une garnison. Ce tableau a été exposé au Salon de 1846, 244 SALLE N» 142. 2295. Combat de Boussu. — 3 novembre 1792. Par M. Hipp. Lecomte. — H. 0,93. — L. 0,87. Dumouriez voulant, avant de livrer la bataille de Jemma- pes, se rendre maître de tous les postes retranchés occu- pés par les Autrichiens dans les environs, chargea le duc de Chartres de s'en emparer. Ce prince s'étant dirigé sur Boussu à la tête d'une partie de sa division, se rendit maître des hauteurs retranchées. Les Autrichiens se retirèrent à la hâte, et la bataille de Jemmapes fut livrée et gagnée le surlendemain. Ce tableau a été exposé au Salon de 1846. 2296. Prise du camp du Boulou. — 1er mai 1794. Par M. Renoux. — H. 2,45. — L. 1,06. Le général Pérignon, qui avait passé le Tech dans la nuit du 29 au 30 avril, d'après les ordres du général en chef Dugommier, attaque le camp du Boulou dans lequel l'armée espagnole s'était retranchée, et l'enlève à la baïonnette. Un grenadier présente au général Dugommier un drapeau pris sur Tén- ia emi. 3e tableau a été exposé au Salon de 1837. 2297. Combat d'Hooglède. — 13 juin 1794. Par M. Jollivet. — H. 2,45. — L. 1,58. Le 13 juin, Clerfayt se déploya à l'improviste en face de nos colonnes avec trente mille hommes. Nos soldats couru- rent rapidement aux armes ; mais la division de droite, at- taquée avec une grande impétuosité, se débanda et laissa la division de gauche découverte sur le plateau d'Hooglède. Macdonald commandait cette division; il sut la maintenir contre les attaques réitérées de front et de flanc auxquelles elle fut longtemps exposée. Par cette courageuse résistance, il donna à la brigade Dewinter le temps de le rejoindre, et il obligea alors Clerfayt à se retirer avec une perte consi- dérable. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. ' 2298. Prise d]Ypres. — 17 juin 1794. Par M. Philippoteaux. — H. 1,02. — L. 1,98. Après le combat de Turcoing, Pichegru était allé mettre SALLE N° 142. 245 le siège devant Ypres. La division Moreau forma l'investis- sement le 5 juin, et le 11 le général Moreau fit sommer le général Salis, qui commandait dans cette place, de la lui rendre. Sur son refus, le feu recommença avec plus de vi- gueur et le 17 juin vingt-huit bouches à feu tiraient ensem- ble sur la place. Le feu des assiégés cessa à onze heures du matin, le pavillon blanc fut arboré sur les remparts et la garnison forte de six mille hommes se rendit prisonnière. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 2299. Entrée de V armée française à Anvers. — 17 juil- let 1794. Par M. Caminade. — H. 2,45. — L. 2,91. Après la bataille de Fleurus, l'armée française, sous les ordres du général Pichegru, se présenta devant la ville d'An- vers où se trouvait alors une partie de l'armée anglaise. Le commandant du fort de Lillos'étant retiré après la première sommation, le général Pichegru fit prendre possession de la ville. Le bourgmestre, à la tête de quelques notables, vient au-devant de l'ar- mée française. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 2300. Reprise de Bellegarde. — 17 septembre 1794. Par M. Renoux en 1837. — H. 1,18. — L. 0,48. Aussitôt après le combat du Boulou, le général Dugom- mier, profitant des avantages qu'il avait remportés, s'em- pressa de se porter devant Bellegarde qu'il fit investir. Cette place réduite par la famine, se rendit le 17 septembre, après un blocus de cent trente-quatre jours. 2301. Prise de Maëstricht. — 4 novembre 1794. Par M. Eugène Lami. — H. 2,45. — L. 1,08. L'armée de Sambre-et-Meuse, commandée par Jourdan, s'empare de Maëstricht après onze jours de tranchée ou- verte. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 246 SALLE N" 143. :2302. Prise de Vile de Bommel. — 28 décembre 1794. Par M. Charles Mozin. — H. 2,45. — L. 2,29. Le 23 décembre, la Meuse fut entièrement gelée, et de manière à porter du canon. Pichegru, profitant de l'occasion 4jue lui offrait la fortune de surmonter des obstacles jus- ■qu' alors invincibles, se prépara à franchir la Meuse sur la glace. Il se disposa à passer sur trois points et às'emparer -de l'île de Bommel, tandis que la division qui bloquait Bréda attaquerait les lignes qui entouraient cette place . Le 28 dé- cembre, par un froid de dix-sept degrés, les Français se présentèrent sur trois points, à Crèvecœur, Empel et le fort Saint-André ; ils franchirent la glace avec leur artillerie, sur- prirent les Hollandais presque engourdis par le froid, et les défirent complètement. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. 2303. Passage du Rhin à Dusseldorf. — 6 septem- bre 1795. Par M. Beaume en 1837. — H. 2,45. — L. 2,48. « A onze heures du soir la flottille se mit en mouvement. Les ennemis pouvant distinguer à la clarté de la lune les mouvements de l'armée française, la flottille ne tarda pas à éprouver le feu de l'artillerie ennemie ; l'artillerie française, placée sur la rive gauche du Rhin, protégea le passage et fit Xaire le feu des Autrichiens. Les grenadiers-exécutèrent en silence les ordres du général Championnet. Enfin la flottille touche au rivage opposé, les grenadiers s'élancent aussitôt avec la plus grande impétuosité, culbutent l'ennemi et s'em- parent de ses positions. Championnet suit l'armée et donne ordre au général Legrand de bloquer sur-le-champ Dussel- dorf. Le gouverneur, sur la sommation qui lui fut faite, se rendit avec la garnison. » ( Victoires et Conquêtes, tome IV, p. 302.) SALLE N° 143. Cette salle était le grand cabinet cleMme de Maintenon. Le sol en était plus élevé que celui de la chambre à coucher, et l'on y montait par cinq mar- ches qui se trouvaient dans le petit couloir biais. Les portes qui communi- quent dans la salle du Sacre et dans la salle n" 144 n'existaient pas et ont ■été percées loi*s de la formation des Galeries historiques. Le tableau repré- sentant la bataille de Peyrestortes masque une. porte qui donnait sur un pe- SALLE N° 143. 247 tit escalier et de là dans l'antichambre de l'appartement du duc de Bourgo- gne. C'est par cette porte que l'on entrait dans le grand cabinet de Ma0 de Maintenon sans passer par sa chambre à coucher. | « Tous les soirs, dit Saint-Simon, madame la duchesse de Bourgogne jouoit dans le grand cabinet de madame de Maintenon avec les dames à qui on avoit donné l'entrée, qui ne laissoit pas d'être assez étendue, et de là entroit tant et si souvent qu'elle vouloit, dans la pièce joignante, qui étoit la chambre à coucher de madame de Maintenon, où elle étoit avec le roi, la «cheminée entre deux. Monseigneur, après la comédie, montoit dans ce grand cabinet où le roi n'entroit point, et madame de Maintenon presque jamais Nul homme, sans exception, que ces trois princes (le dauphin, le <2uc de Bourgogne et le duc de BerryJ, n'entroit dans le grand cabinet. » 2304. Combat de Tirlemont et de Goizenhoven . — ■ 16 mars 1793. Par M. Jouy en 1837. — H. 1,24. — L. 0,61. Le 16 mars, à la pointe du jour, le général Dumouriez at- taqua Tirlemont. Les Autrichiens s'y défendirent vigoureu- sement dans les rues; dans les maisons, sur la grande place; mais la ville finit par être reprise. L'armée continua son mouvement et alla se déployer hors de Tirlemont, dans la plaine qui se trouve sur la droite de la Chaussée de Saint- Tron. Le général Dumouriez ordonna d'attaquer le village de Goizenhoven, oîi les Autrichiens s'étaient retranchés. Les deux premières attaques furent repoussées, mais à la troi- sième, le 17e de ligne, commandé par le colonel Marcel Du- mas, fit une charge brillante à la baïonnette, et pénétra dans le village, qui fut bientôt emporté. Ce succès décida le mou- vement rétrograde de l'armée autrichienne. 2305. Prise du camp de Pérulle. — 10 avril 1793. Par M. Adolphe RoehN en 1836. — H. 2,84. — L. 2,75. Les Piémontais, qui avaient été délogés de leur camp re- tranché de Pérulle le 17 avril, revinrent en force dans la journée du 19, et s'ébranlèrent sur trois colonnes. L'attaque commença à deux heures. Ils furent reçus avec vigueur par les grenadiers des Bouches-du-Pihône et les chasseurs de Marseille, qui les culbutèrent, les poursuivirent, et, sans la nuit, qui termina le combat, ils eussent forcé leur camp pour la troisième fois depuis trois jours. (Extrait d'une lettre de Biron, général en chef de l'armée d'Italie, datée de Nice.) 218 SALLE N° 143. 2306. Combat du Mas de Roz. — 17 juillet 1793. Par M. Rexoux. — H. 1,18. — L. 1,52. Le général espagnol Riccardos ayant résolu d'attaquer le général de Fiers dans son camp du Mas de Roz où il se trou- vait retranché, investit le camp presque sur tous les points et commença ses attaques le 17; mais le chef de brigade Lamartinière ayant forcé Cagigal d'évacuer le Mas de Serres, Riccardos donna l'ordre de la retraite. Alors le général Dago- bert s'élance hors du camp à sa poursuite avec l'infanterie qui se trouve sous sa main, et l'armée espagnole, bien su- périeure en nombre à l'armée française, est cependant con- trainte de se retirer devant elle. Ce tableau a été exécuté d'après une esquisse faite par Gamelin, qui sui- vait en 1793 l'armée des Pyrénées-Orientales. L'esquisse est à l'hôtel de la préfecture des Pyrénées-Orientales, à Perpignan. 2307. Reprise du camp de Pcyrestortes . — 18 septem- bre 1793. Par M. Renoux. — H. 2,84. — L. 2,72. Les Espagnols avaient pris sur les Français, le 5 et le 6 septembre, le poste de Peyrestortes. Le 18, le général d'Aoust, qui commandait le camp, forma le dessein de reprendre cette position; en conséquence, il y attaqua les Espagnols, quoiqu'ils s'y fussent bien retranchés. Au bruit du canon, trois colonnes françaises qui marchaient du côté de Saluées passèrent le Gli et se précipitèrent, après deux décharges de mousqueterie, sur les retranchements des en- nemis attaqués en même temps par le général d'Aoust. La déroute des Espagnols fut complète et les Français s'em- parèrent de ce poste où ils trouvèrent quarante-six bouches à feu. Les Espagnols laissèrent sur le champ de bataille cinq cents morts; environ mille blessés, et on leur fit cinq cents prisonniers. Ce tableau, exposé au Salon de 1836, a été exécuté d'après une esquisse faite par Gamelin, qui suivait à cette époque l'armée des Pyrénées-Orien- tales. L'esquisse de Gamelin est à l'hôtel de la préfecture des Pyrénées- Orientales, à Perpignan. 2308. Entrée de V armée française à Moutiers. — 4 octo- bre 1793. Par Clément Boullanger. — H. 2,84. — L. 1,36. Le prince de Montferrat ayant évacué la ville de Moutiers, le général Kellermann en prit aussitôt après possession. SALLE N° 143. 249 2309. Combat de Giilette. — 19 octobre 1793. Par M. Alphonse Roehn. — H. 2,84. — L, 1,66. Gillette était occupé par quatre mille Autrichiens, Croa- tes et Piémontais. Dugommier se trouve en présence de l'ennemi le 19 octobre au point du jour. Il n'avait pas mille hommes sous ses ordres, mais cette grande infériorité ne l'arrête point. Il attaque avec la plus grande impétuosité et culbute les Austro-Sardes, qui le croyaient bien éloi- gné. Tout cède à ce choc aussi vigoureux qu'imprévu. Gillette est évacué; l'artillerie, les munitions, les tentes du corps d'armée du général de Wins restent au pouvoir des Français. Huit cents morts, sept cents prisonniers sont le résultat du combat. 2310. Combat de Monteilla. — 10 avril 1794. Par M. Renoux en 1837. — H. 1,24. — L. 0,61. Le général Dagobert se porta eh trois colonnes avec en- viron six mille hommes sur Monteilla, y battit le comte de Saint-Hillaire, le poussa jusqu'à Castel-Ciudad, lui prit sept pièces de canon, imposa cent mille francs de contribution à la Seu-d'Urgel, et ne pouvant, faute d'artillerie, en assié- ger la citadelle où la garnison s'était réfugiée, revint chargé de butin à Puycerda. Une fièvre maligne l'y emporta peu de jours après. 2311. Combat d'Avion. — 17 avril 1794. Par M. Despinassy. — H. 1,43. — L. 0,61. Le général Hatry réunit, le 15 avril, les divisions Lefebvre, Morlot et Ghampionnet, formant environ vingt mille hom- mes, et se dirigea le lendemain en deux colonnes vers Ar- lon. Beaulieu s'était établi, la droite sur les hauteurs de Tornich, le centre sur celles d'Arlon, la gauche en arrière du ruisseau de Nieder-Elter. Le 17, Ghampionnet marcha en plusieurs colonnes sur Tornich; Lefebvre attaqua Sesse- ling etWeyler, tandis que Morlot, après avoir nettoyé le bois d'Ober-Elter, se portait sur la route de Luxembourg. Le général Charnpionnet s'étant emparé des hauteurs de Tornich qui plongeaient toute la position, et Morlot mena- çant sa gauche, Beaulieu prit le partit de la retraite. ^50 SALLE N° 143. 2312. Combat de Moucroen. — 29 avril 1794. Par M. Mozin. — H. 1,35. -- L. 4,52. Le 28 avril, les généraux Moreau et Souham marchèrent sur Moucroen et résolurent de livrer bataille à Clerfayt. « Il était retranché sur une position à laquelle on ne pou- vait parvenir que par cinq défilés étroits, défendus par une artillerie formidable. Le 10 floréal (29 avril), l'attaque fut ordonnée. Nos jeunes soldats, dont la plupart voyaient le feu pour la première fois, n'y résistèrent pas d'abord; mais les généraux et officiers bravèrent tous les dangers .pour les rallier; ilsy réussirent, et les positions furent enle- vées. Glerfayt perdit douze cents prisonniers, dont quatre- vingt-quatre officiers, trente-trois pièces de canon, quatre •drapeaux et cinq cents fusils. » (Histoire de la Révolution française, par M. Thiers.) Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. 2313. Bataille de Turcoing. — 18 mai 1794. Par M. Jollivet. — H. 2,84. — L. 1,83. Le prince de Gobourg avait ordonné un mouvement con- centrique de toutes les divisions de son armée sur Tur- coing. L'archiduc Charles, le duc d'York, Glerfayt, de Busch, Otto et Kinsky, devaient ensemble se porter sur ce point, -et, en l'occupant, séparer les deux corps de Souham et de Moreau, qui étaient à Menin et Gourtray, de . celui du géné- ral Bonnaud, qui s'appuyait sur Lille. Les deux généraux français prirent alors une résolution prompte et habile : ce fut de diriger un effort sur Turcoing, pour s'emparer de cette position décisive. Souham marcha vivement sur Tur- coing, culbuta tout ce qui se rencontra devant lui; et s'em- para de cette position importante. De son côté, Bonnaud, marchant de Lille sur le duc d'York, qui devait s'interposer entre Turcoing et Lille, le trouva morcelé sur une ligne étendue. Les Anglais, quoique surpris, voulurent résister, mais nos jeunes réquisitionnaires, marchant avec ardeur, les obligèrent à céder, et à fuir en jetant leurs armes. La déroute fut telle,' que le duc d'York, courant à toute bride, ne dut son salut qu'à la vitesse de son cheval. 2314. Combat sous Charleroi. — 26 mai 1794. Par M. Hippolyte Bellangé en 1837. — H. 1,24. — L. 0,60. « On marchait sur Charleroi, et il fallait déboucher d'un foois dans une plaine battue par la mitraille et défendue par une forte ligne de cavalerie. Le général Duhesme, qui SALLE N° 143. 251 commandait Favant-garde de la division, voyant les grena- diers hésiter à l'aspect d'un danger aussi imminent, des- cend de cheval, prend le fusil d'un soldat, se met en ligne avec le premier peloton d'un bataillon serré en masse, et le mène ainsi, à travers une nuée de tirailleurs ennemis, jusqu'à une position d'où il put protéger le débouché du reste de la «colonne française. Le combat continua avec acharnement; plusieurs bataillons furent rompus, ralliés de suite par le général Duhesme, qui seconda si bien le général Marceau dans cette journée, que l'ennemi fut obligé d'abandonner le terrain. » (Galerie militaire, tome III, p. 326.) Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 2315. Combat de Marchiennes. — 29 mai 1794. Par M. Despinassy. — H. 1,44. — L. 0,61. <( Le 29 mai, le général Marceau chargea le général Du- hesme d'attaquer Marchiennes. Ge poste était d'un difficile accès ; les maisons du faubourg de la rive gauche de la Sam- bre étaient crénelées ; de fortes batteries en défendaient les approches. Le général français, ne voulant pas s'exposer à essuyer les mêmes pertes que la veille fit avancer son ar- tillerie derrière les épaulements mobiles, et la plaça si avantageusement, malgré le feu le plus violent de mous- queterie et de mitraille, qu'en Lin instant les retranchements des Autrichiens furent ruinés. » (Hist. des guerres de la Ré- volution, par Jomini.) 2316. Bataille de Fleuras. — 26 jy,in 1794. Par M. Hippolyte Bellangé en 1836. — H. 2,84. — L. 3,86. Les troLipes du prince de Kaunitz et de l'archiduc Char- les, se portent une dernière fois à l'attaque des retranche- ments compris entre le village d'Heppignies et celui de Wagnies. Deux fois les colonnes autrichiennes sont repous- sées par les Français qui exécutent avec précision et exac- titude, l'ordre que leur a fait donner Jourdan, de ne faire feu que lorsque l'ennemi sera parvenu à demi-portée de canon. Une troisième attaque, quoique la plus vigoureuse, n'eut pas plus de succès, et le prince de Kaunitz et l'archi- duc Charles opérèrent leur retraite avec précipitation, poursuivis par la cavalerie du général Dubois. Les obus avaient enflammé les blés et les barraques du ïamp, au point qu'il semblait que Ton combattait au milieu d'une plaine de feu. Pendant cet incendie général, plusieurs caissons, sautant avec une forte explosion, enveloppent un 252 SALLE N» 143. moment le camp de flammes et de fumée. Quelques batail- lons effrayés demandent l'ordre de la retraite. Jourdan, qui commandait à leur tète, accompagné des généraux Le- febyre et Championnet, s'y oppose, les entraîne et les con- duit de nouveau au combat. Pendant l'action, les positions de l'ennemi furent observées dans un ballon, d'où un aéro- naute suivait tous les mouvements de l'ennemi et indiquait au général les points sur lesquels il devait porter des ren- forts. On aperçoit dans le fond le village de Fleurus. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. 2317. Combat d'Aldenhoven, — 2 octobre 1794. Par M. Mozin. — H. 1,42. — L. 0,61. Glerfayt ayant rassemblé une partie de ses forces autour et dans le bourg d'Aldenhoven et paraissant vouloir s'y défendre, le général Championnet l'en fit chasser par les tirailleurs de la 59e demi-brigade. Alors les Français gravi- rent le plateau en arrière, où les Autrichiens avaient cons- truit plusieurs redoutes sous lesquelles leur nombreuse cavalerie se déploya et chargea même une batterie légère de la division Mario t. Le 14e de dragons s'élança pour la délivrer, mais, malgré sa valeur il allait être écrasé, lors- que le 1er régiment de dragons delà division Championnet, à la vue du "danger qu'il courait, vola à son soutien et le recueillit. Le centre des Autrichiens prit le parti d'aban- donner le plateau d'Aldenhoven, et fut poursuivi par la ca- valerie française jusque; sur les glacis de Juliers. Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. 2318. Mort de Dugommier à la bataille de la Mouga. — 17 novembre 1794. Par M. Grenier en 1837. — H. 2,84. — L. 1,89. Après la reddition de Bellegarde, les armées française et espagnole restèrent en présence et sans rien entreprendre jusque vers la moitié du mois de novembre. C'est alors que le général Dugommier résolut une attaque générale sur toute la ligne. Cette entreprise présentait de grande diffi- cultés ; l'armée espagnole était parfaitement retranchée. Soixante-dix-sept redoutes ou batteries armées de deux cent-cinquante pièces et disposées sur une double ligne, présentaient un front d'autant plus redoutable, qu'elles SALLE N° 144. 253 avaient un profil assez élevé et semblaient à l'abri de l'atta- que la plus audacieuse. Dans la nuit du 16 au 17 novembre, les colonnes s'ébran- lèrent, et, avant l'aube du jour, les batteries de gros calibre, placées sur la Monlagne-Noire, commencèrent à jouer pour protéger la marche des troupes françaises. Ce fut au lever du soleil que le général Dugommier fut atteint, au milieu de son état-major, d'un éclat d'obus qui le blessa mortelle- ment à la tête et à l'épaule. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. SALLE N° 144 Cette pièce servait de communication pour passer de la grande salle des Gardes dans la salle des Cent Suisses, et de là à l'escalier des Princes et aux appartements de l'aile du Midi. 2319. Entrée de V armée française à Chambéry . — 25 sep' tembre 1792. Par M. Adolphe Roehn en 1837. — H. 2,14. — L. 2,02. Le général Montesquiou, commandant en chef l'armée du Midi, entra en Savoie au mois de septembre 1792; après "s'ê- tre emparé de plusieurs places du Piémont, il arriva devant Chambéry, et fit le 25 septembre son entrée solennelle dans cette ville. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 2320. Prise de Villefr anche (comte de Nice). — 29 sep- tembre 1792. Par M. Hippolyte Lecomte en 1839. — H. 1,14. — L. 2,02. Tandis que Montesquiou, commandant en chef de l'armée du Midi, s'emparait de Chambéry, le général Anselme, char- gé de l'invasion du comté de Nice, préparait sur la rive droite du Var les moyens de l'exécuter. Il rassembla d'abord tout le matériel qu'il put réunir, et bientôt, renforcé par l'arrivée de six mille hommes de gardes nationales des dé- partements voisins, il se mit en marche et passa le Var le 29 septembre 1792. La ville de Nice fut aussitôt évacuée par les troupes piémontaises et occupée le même jour par les Français, che capitula sans avoir été assiégée. Ce tableau a été exposé au Salon de 1840. -25*' SALLE N° 144 2321. Entrée de V armée française à Mayence. — 21 octo- bre 1792. Par M. Victor Adam. — H. 2,14. — L. 1,44. Après la prise de Spire, le général Custine se porta aussi- tôt sur Mayence, dans la nuit du 14 au 15 octobre. Arrivé de- vant Mayence, il envoya son aide de camp, le colonel Hou- chard, sommer la ville de se rendre. Le commandant, qui n'avait qu'une faible garnison sous ses ordres, fit d'abord semblant de vouloir se défendre; mais, sommé de nouveau, le baron de Gimnich, après deux conseils de guerre, se dé- cida à capituler, et, le 21 octobre, la garnison sortit de la place avec les honneurs de la guerre et la promesse de ne pas servir pendant un an contre la France. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 2322. Combat de Varoux. — 27 novembre 1792. Par M. Victor Adam en 1837. — H. 1,13. — L. 1,14. Le 27 novembre, le général Dumouriez fit attaquer par une brigade d'infanterie, commandée par le duc de Chartres, l'arrière-garde des Autrichiens forte de douze mille hommes, destinée à couvrir Liège. Cette attaque fut si habilement diri- gée, que le lendemain la ville se rendit. Ce tableau a été. exposé au Salon de 1838. 2323. Capitulation de la citadelle d'Anvers. — 29 novem- bre 1792. Par M. Philippoteaux en 1837. — H. 1,13. — L. 1,66. Le siège d'Anvers fut entrepris par le générai Labourdon- naye, qui envoya d'abord en avant les généraux La Mariière et Champmorin, à la tête de l'avant-garde et de trois mille gendarmes, dont la plupart étaient des ci-devant gardes françaises. Ces deux généraux arrivèrent le 28 novembre à quelques heures de distance, le premier par la rive droite, et le second, par la rive gauche de l'Escaut. Le général La Mariière, qui se trouva le premier au rendez-vous, fit préve- nir immédiatement les magistrats d'Anvers de la présence des Français devant leur ville, et les habitants s'empressè- rent de lui ouvrir leurs portes ; les Autrichiens s'étaient déjà renfermés dans la citadelle et paraissaient décidés à oppo- ser une forte résistance. SALLE N° 144. 255 Le général Labourdonnaye arriva bientôt lui-même avec le reste de ses troupes, formant à peu près douze mille hom- mes; mais il fut bientôt remplacé dans son commandement par le général Miranda. Les batteries commencèrent aussi- tôt à faire jouer leur feu, qui fut si bien nourri et si bien dirigé, qu'au bout de quelques heures il alluma un violent incendie. Le gouverneur de la place, effrayé de ses ravages, envoie le capitaine Devaux demander une capitulation. Elle fut conclue le lendemain 29, et le même jour la garnison forte de mille hommes, sortit de la place avec les honneurs de la guerre. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 2324. Prise des châteaux de Namur . — 2 décem- bre 1792. Par Clément Boulanger. — H. 2,14. — L. 1,66. La ville de Namur avait ouvert ses portes le 19 novembre au général Valence, et la garnison autrichienne, forte de six mille hommes, s'était renfermée dans la citadelle. La tran- chée fut ouverte le 29 novembre, et le 2 décembre, le com- mandant Moitelle, désespérant de pouvoir se défendre plus longtemps, demanda à se rendre, et conclut avec le géné- ral français une capitulation par laquelle il était convenu que la garnison tout entière sortirait avec les honneurs de la guerre, mais resterait prisonnière. 2325. Prise de Bréda. — 24 février 1793. Par M. Hip'polyte Lecomte en 1836. — H. 2,14. — L. 1,16. Dumouriez ayant attaqué Bréda, fit établir par le général d'Arçon, qui commandait le génie, deux batteries de mor- tiers du coté du village de liage. Après un bombardement de trois jours, la ville capitula. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 2326. Prise de Gertruyderiberg . — .5 mars 1793. Par M. Hippolyte Lecomte en 1837. — H. 1,13. - L. 2,02. Après la prise de Bréda, le général Dumouriez se porta sur Gertruydenberg pour en faire le siège. Le général d'Ar- çon y dirigea également'les travaux du génie. On s'empara d abord des forts de Steelinve et de Donk. Celui de Spuy, si- 256 SALLE N° 144. tué sur la gauche de la place, étant battu en brèche, le gou- verneur hollandais demanda à capituler. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 2327. Bataille de Hondschoote. — S septembre 1793. Par M. Eugène Lami. — H. 3,55. — L. 4,53. Le général Houchard, marchant sur Dunkerque pour dé- livrer cette ville assiégée par les Anglais, défait à Honds- choote l'armée anglaise sous les ordres du duc d'York. Dans la nuit qui suivit cette bataille, le duc d'York se retira sur son camp de Furnes, abandonnant son artilllerie de marine et une partie de ses équipages. L'armée anglaise, en retraite, cherche à se reformer en avant de la petite ville de Hondschoote; l'artillerie française et des charges du 8° régiment de cavalerie parviennent à l'en empêcher. Sur le devant du tableau, des gé- néraux ennemis prisonniers et des chevaux de main sont emmenés par les hussards de Chamboran. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 2328. Bataille de Wattignies. — 16 octobre 1793. Par M. Eugène Lami en 1839. — H. 3,55. — L. 4,39. Le corps de l'armée des Ardennes était enveloppé parles Autrichiens dans le camp retranché de Maubeuge. Le géné- ral Jourdan marche au secours de cette place et défait à Wattignies l'armée autrichienne, commandée par Glerfayt. L'action commença le 16 au matin. Jourdan, avec les com- missaires de la Convention, s'était transporté à l'aile droite. Le camp de Wattignies, abordé avec trois colonnes par le général Duquesnoy, fut bientôt enlevé; l'infanterie débou- che de ce village, attaque à revers les grenadiers autrichiens qui défendaient la lisière du bois, et se liaient au centre de Clerfayt; elle les met dans l'obligation de se retirer, la baïonnette basse, jusque sous le bois du Prince: la cavale- rie accourt au soutien, et menace à son tour les bataillons un peu ébranlés des républicains. Mais douze pièce heu- reusement placées par Jourdan et conduites par le frère de Carnot, semant l'épouvante dans les escadrons ennemis, les obligent à la retraite sur Beaufort. Maubeuge fut délivré parla victoire de Wattignies, comme Dunkerque l'avait été par celle de Hondschoote. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. SALLE N° 144. 257 2329. Prise de Menin. —24 octobre 1793. Par M. Victor Adam. — H. 4,13. — L. 4,15. Le général Souham, commandant la droite de l'armée française, se présenta le 23 octobre sous les murs de Me- nin, et battit les Hanovriens à Wilhem et à Sailly. L'ennemi se hâta d'évacuer Menin, et les Français en prirent posses- sion le 24. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 2330. Reprise de la ville et du port de Toulon. — 19 dé- cembre 1793. Par M. Péron. — H, 2,14. — L. 2,02. La redoute que les Anglais avaient baptisée le petit Gibral- tar, et que le général en chef Dugommier avait reconnue conjointement avec les chefs du génie et de l'artillerie Ma- rescot et Bonaparte, fut enlevée dans la nuit du 16 au 17 par les généraux Labarre et Victor; l'attaque du fortFaron, confiée au général Lapoype, suivit bientôt. Cette attaque fut également couronnée de succès. Dans la journée du 18, les forts des Pommets,de Saint-Antoine, de Saint- André, de Malbousquet, le camp de Saint-Elme, furent successive- ment évacués, et il ne resta plus aux. alliés que le fort La- malgue. Enfin, dans la nuit du 18 au 19, toute l'armée com- binée dut évacuer la ville ; mais en se retirant elle entreprit d'incendier la flotte française et mit le feu à l'arsenal. Des trente-et-un vaisseaux de ligne et vingt-cinq frégates qui se trouvaient à Toulon au moment où les alliés y entrèrent, seize vaisseaux et cinq frégates devinrent la proie des flammes, ou en furent fortement endommagés; trois vais- seaux et neuf frégates furent emmenés, sept vaisseaux et onze frégates restèrent intacts dans la Darse. L'armée française entra à Toulon le 19 décembre, et son premier soin fut d'arrêter les progrès de l'incendie. Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. 2331. Combat de Werdt. — 22 décembre 1793. Par M. Victor Adam. — H. 1,13. — L. 1,66. Le corps d'armée du général prussien Hotze était retran- ché sur les hauteurs de Freschweiler et de Werdt. Hoche, avec trois divisions de l'armée de la Moselle, arrive le 21 dé- 258 SALLE DE 1792, N° 145. cembre en présence de l'ennemi. Les redoutes étaient dis- posées en échelons et garnies d'artillerie. Le 22 l'attaque commence sur le front des retranchements et, à la faveur d'un brouillard épais, les redoutes sont enlevées. Obligés de céder, les Prussiens abandonnèrent dix-huit canons et vingt-quatre caissons. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 2332. Pris de Trêves. — 9 août 1794. Par M. Léon Moreaux en 1853. — H. 2,14. — L. 4,66. Le général Moreaux, commandant en chef de l'armée de la Moselle, s'empare de Trêves après avoir chassé les Au- trichiens de toutes les positions qu'ils occupaient. L'armée du feld-maréchal de Mollendorf laissa au pouvoir des Français trente-sept pièces de canon,' vingt-quatre mille car- touches et des magasins considérables de toute espèce. Les autorités vinrent en grande cérémonie apporter les clefs de la ville au général en chef. SALLE DE 1792, N° 145. Ge salon relie la partie centrale à l'aile du midi. Il se trouvait au-dessus delà petite salle de spectacle (voy. 1" partie, vestibule, n° 40) et servait de vestibule d'entrée du côté de l'escalier des Princes. Sous Louis XV on le nommait le salon des Marchands, et il devint sous Louis XVI la salle des Cent-Suisses. Cette salle est consacrée aux souvenirs des campagnes de 1792. Les per- sonnages dont les portraits y sont placés sont représentés avec le costume et le grade qu'ils avaient à cette époque. 2333. La garde nationale de Paris part pour l'armée. — Septembre 1792. Par M. Léon Cogniet. — H. 1,89. — L. 2,04. A la fin de juillet 1792, le fameux manifeste du duc de Brunswick vint révéler à la France les intentions et les projets des puissances armées contre elle, et la prochaine arrivée sur ses frontières d'une armée de cent vingt mille hommes destinés à les mettre à exécution. Aussitôt un dé- cret de l'Assemblée nationale, sanctionné par le roi, dé- clara que la patrie était en danger. La proclamation de ce .décret fut faite partout avec une grande solennité; la garde nationale de Paris donna le grand exemple de partir en masse pour l'armée, et en peu de jours la seule ville de SALLE DE 1792, N° 145. 259 Paris vit sortir de ses murs quarante-huit bataillons armés et équipés, formant un total de trente-cinq mille hommes qui volaient à la défense de la patrie. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. 2334. Combat dans les défilés de VArgonne. — Septem- bre 1792. Par M. Eugène Lami. — H. 1,90. — L. 0,93. Aussitôt après avoir pris le commandement de l'armée campée près de Sedan, le général Dumouriez s'était porté sur l'Argonne, dont les défilés lui paraissaient la ligne de défense la plus efficace pour arrêter la marche rapide de l'armée ennemie. Ce fut en y prenant position à Grandpré, qu'il apprit la perte de Verdun, et qu'il écrivit au conseil exécutif cette lettre remarquable: « Verdun est pris et j'at- tends les Prussiens. Le camp de Grandpré et celui des Is- lettes sont les Thermopyles de la France; mais je serai plus heureux que Léonidas.» 2335. Bataille de Valmy. — 20 septembre 1792. Par Mauzaisse, d'après M. H. Vernet. — H. 2,96. — L. 6,78. « Le moment représenté dans le tableau est celui où Kellermann, eut un cheval tué sous lui. Ce général, renversé par la chute de son cheval, porte un grand cordon tricolore, qui était alors celui de l'ordre de Saint-Louis, devenu la décoration militaire. L'officier général qu'on voit à sa gauche est le général Pully, qui commandait les. cuirassiers et une brigade de grosse cavalerie faisant partie de la division du duc de Chartres. Derrière lui, et à pied est le capitaine Sénarmont, de l'artillerie, blessé à la cuisse. Sur la droite du général Kellermann est un groupe d'officiers généraux où se trou- vent le général Valence, le duc de Chartres et le duc de Montpensier, son frère, qui était alors son aide de camp, le général Schauenb^urg, chef de l'état-major du général Kellermann, et plusieurs autres, et plus loin les gé- néraux Linch et Muratel, qui commandaient des brigades d'infanterie dans la division du duc de Chartres, C'est cette division qui entoure le plateau du moulin de Valmy, dont la défense lui était confiée, et qui forme le pre- mier plan du tableau. C'est ce moulin qu'on voit sur la gauche du tableau ; l'ambulance est établie auprès de la maison du meunier. Les troupes qu'on voit se prolonger entre le moulin et le village de Gisaucourt, étaient de la division du général Valence; celles qui s'étendent depuis le moulin jusqu'à la droite du tableau, étaient de la division du duc de Chartres. Le bataillon de volontaires nationaux qu'on voit en colonne auprès du moulin est le' 1" bataillon de Saône-et-Loire; devant lui se trouvent le 30° (Perche), colo- nel de Baudre, le 44° (Orléans), colonel Lagrange, le 88" (Conty), colonel Du- puch, le 90" (Chartres \ le 94" (Salm-Salm), colonel Rothembourg, le 96" (Nas- seau), colonel Rewbeï, etc., et enfin le bataillon qui marche eu bataille sur la droite du tableau est le 1" régiment de ligne (Colonel-général;, commandé par le colonel Bris de Montigny. « L'armée française fait face vers Châlons et Paris. Devant elle sont les batteries prussiennes, derrière lesquelles on voit la censé de la Lune et 2G0 SALLE DE 1792, N* 145. toutes les lignes et les colonnes de l'armée du duc de Brunswick. » [No- tice historique sur les tableaux de la galerie du Palais-Royal, par M. VATOUT.) Le tableau original faisait partie de la galerie du Palais-Royal. 2336. Bataille de Jemmapes. — 6 novembre 1792. Par M. Henri Scheffer, d'après M. H. Vernet. — H. 2,96. — L. 6,78. r Le paysage, peint d'après nature, est d'une parfaite exactitude. La houil- lière ou fosse de charbon de terre qui est incendiée, dans le coin droit du tableau, est celle du village de Frameries, devant lequel le spectateur est placé. Ou voit dans le fond la ville de Mons, le village de Cuesme et le vil- lage de Quarégnon sur la gauche. Le village de Jemmapes, qui a donné son nom à la bataille, est situé entre Cuesme et Quarégnon; mais on ne l'aper- çoit pas parce qu'il est masqué par la colline sur laquelle l'armée autri- chienne était retranchée. Le général Dumouriez, suivi de quelques officiers de l'état-major et d'un groupe d'ordonnance, est sur le premier plan. Il est arrêté dans son mouvemeut par la rencontre de quelques prisonniers autri- chiens qu'on lui présente, et surtout Par l'aspect du général Drouet blessé, que des soldats portent à l'ambulance. » ( Notice sur les tableaux du Palais- Hoyal,Y>aT M. Vatout.) Parmi les officiers qui suivent le général Dumouriez, on remarque Mac- donald, qui était alors un de ses aides de camp, Belliard qui était officier d'état-major, le duc de Montpensier, qui était lieutenant-colonel, adjudant général. Près du chirurgien, qui rend compte au général Dumouriez de la blessure du général Douet, est la jeune Ferning, entraînée aux combats par l'enthousiasme de la liberté. On voit sur un plan plus éloigné l'attaque de la gauche de l'armée autri- chienne par l'avant-garde française sous les ordres du lieutenant-général Beurnonville et du maréchal de camp Dampierre. Les dragons de Cobourg après avoir été repoussés par l'infanterie française, sont chargés par le 1er régiment de hussards [Berchiny), qui prit la" redoute qu'on voit devant lui. On aperçoit dans le lointain la division du duc de Chartres attaquant le bois de Flënu, et, plus loin encore, quelques bataillons de celle du général Ferrand, se portant sur l'extrême droite des Autrichiens. Le tableau original faisait partie de la galerie du Palais-Royal. 2337. Entfée de V armée française à Mons. — 7 novem- bre 1792. Par M. Hippolyte Bellangé en 1835. — H. 1,88. — L. 0,83. Le lendemain de la bataille de Jemmapes, Dumouriez se mit à la tête de quelques bataillons d'infanterie de la divi- sion du duc de Chartres, et se dirigea sur la porte de la ville de Mons que les Autrichiens avaient évacuée pendant la nuit. Le général Dumouriez y fut reçu par le corps munici- pal, qui lui présenta les clefs sur un plat d'argent, en décla- rant que la ville de Mons se mettait sous la protectiion de l'armée française. Derrière eux et sur deux files se trou- vaient les Capucins, les Récollets et les Communautés reli- SALLE DE 1792, N« 145. 2G1 gieuses de la ville, qui réclamèrent également la protection du général en chef. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. 2338. Combat d'Anderlecht. — 13 novembre 1792. Par M. Hippolyte Bellangé. — H. 1,89. — L. 0,82. La victoire de Jemmapes avait décidé la conquête de la Belgique; les villes ouvraient leurs portes sans résistance, et l'armée autrichienne ne songeait plus qu'à se retirer de l'autre côté de la Meuse et même derrière la Roër. Cepen- dant toutes les fois que l'avant-garde française cherchait à entamer l'arrière-garde des Autrichiens, il s'engageait des combats plus ou moins vifs. Celui d'Anderlecht, près de Bruxelles, fut de ce nombre. Le village de Saint-Péters-Wo- luve, sur la grande route, opposa une résistance qui ne fut surmontée que lorsque Dumouriez eut fait avancer une par- tie des divisions du duc de Chartres et du général d'HarviUj pour renforcer son avant-garde que ce jour-là il comman- dait en personne. Après que le village de Saint-Péters-Wo- luve eût été enlevé par les troupes françaises, celui d'An* derlecht fut encore défendu par les Autrichiens qui ne ren- trèrent à Bruxelles qu'à la nuit. Le lendemain 14 novembre, l'armée française fit son entrée dans cette ville. 2339. Luckner (Nicolas, baron de), maréchal de France, (Voir n* 1111.) Par M. Couder. — H. 1,35. — L. 0,96. 2340. Rochambeau {Jean- Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de), maréchal de France. (Voir n» 1112.) Par M. Lariviére. — H. 1,35. — L. 1,00. 2341. Kellermann (François - Christophe) , général en chef de l'armée de la Moselle en 1792. (Voir n° 1138.) Par M. Rouget. — H. 1,35. — L. 1,00. 262 salle de 1792, ri" 145. 2342. Bournonville (Pierre de Riel, marquis de), géné- ral en chef -de V armée de la Moselle en 1792. (Voir n° 1163). Par M. Heim. — H. 1,35. — L. 1,00. 2343. Dumouriez (Charles-François), général en chef de V armée du Nord. (Voir n° 1201.- Par Rouillard. — H. 1,35. — L. 1,00. 2344. Chartres (Louis- Philippe cV Orléans, duc de), lieu- tenant général. (Voir n° 723.) Par M. Léon Cogniet. — H. 1,35. — L. 0,95. 2345. Montpensier (Antoine-Philippe d'Orléans, duc de), lieutenant-colonel, adjudant général. (Voirn0 1912.) Par M. Amédée Faure. — H. 0,71. — L. 0,55. 2346. La Fayette (Marie- Joseph-Paul-Yves-Roch-Gilbert Mottier, marquis de), lieutenant général. (Voir n° 650). Par M. Court. — H. 1,35, — L. 1,00. 2347. Biron (Armand-Louis de Gontaut, duc de), géné- ral en chef de Vannée du Rhin. (Voim° 1205.) Par M. Rouget. — H. 1,35. — L. 0,25. 2348. Custine (Adam-Philippe, comte de), général en chef de V armée du Rhin en 1792. (Voir n°i206.; Par :i. Court. — H. 1,35. — L. 0,95. SALLE DE 1792, N° 145. 2G-T 2349. Montesquiou-Fezenzac (Anne-Pierre, marquis de), général en chef de V armée du Midi. Par M. Dubufe. — H. 1,35. — L. 1,00. Né' le 17 octobre 1739. Lieutenant réformé dans le régi- ment Pologne-cavalerie en 1756, capitaine dans le régiment du Roi-cavalerie en 1757, colonel aux grenadiers de France en 1758, il passa, avec le même grade, au régiment Royal- vaisseaux en 1761, et fut fait brigadier en 1768. Nommé pre- mier écuyer de Monsieur en 1771, il obtint en 1780 le gracie de maréchal de camp, et devint en 1783 chevalier des or- dres du roi et membre de l'Académie française en 1784. Il commandait en 1788 une brigade d'infanterie de la première division d'Alsace, et fut en 1789 député par la noblesse de Paris aux Etats-Généraux. Lieutenant général commandant une division en 1791, il commanda en chef l'armée du Midi en 1792 et mourut à Paris le 30 décembre 1798. 2350. Beauharnais (Alexandre-François-Mar-t^, vicomte de), général en chef de V armée du Rhin. Par M. Rouget. — H. 1,35. — L. 1,00. Né à la Martinique le 23 mars 1760, il entra dans la lre compagnie des mousquetaires en 1775, et eut le rang de sous-lieutenant dans le régiment de la Sarre-infanterie en 1776. Capitaine en 1779, il servit dans le régiment Royal- Champagne-cavalerie en 1784 et fut major en 1788. Député aux Etats-Généraux par la noblesse de Blois en 1789, il fût en 1792 adjudant général colonel, puis maréchal de camp, chef d'état-major à l'armée du Rhin, et devint en 1793 lieu- tenant général et commandant en chef de cette même ar- mée. Condamné à mort par le tribunal révolutionnaire, il périt sur l'échafaud le 23 juillet 1794. — Le vicomte de Beauharnais avait épousé, en 1779, Marie-R.ose-Joséphine Tascher de la Pagerie, mariée en secondes noces au géné- ral Bonaparte, et depuis impératrice des Français. 2351. Valence (Cyrus- Marie -Adélaïde de Timbrune, comte de ) , général en chef de V armée de» Ardennes. Par Bloxdel. — H. 1,35. — L. 1,00. Né à Agen le 23. septembre 1757. Lieutenant en second 264 SALLE DE 1792, N" 145. dans l'artillerie en 1773, capitaine réformé dans le régiment Royal-cavalerie en 1778, capitaine en second en 1781, mes- tre-de-camp en second du régiment de Bretagne et de celui de Chartres - infanterie , il fut en 1789 colonel du régiment de Chartres-dragons. Maréchal de camp en 1791. il servit en qualité de lieutenant général en 1792, com- manda la même année l'armée des Ardennes et celle de la Belgique en 1793. Commandant et inspecteur de la cin- quième légion de réserve en 1805, membre du sénat en 1807, il prit le commandement de la division polonaise d'infanterie en 1808 et celui de de 5e division de cuiras- siers en 1811. Il mourut le 5 février 1822. 2352. Wimpfen (Georges-Félix, baron de), lieutenant général. Par M. Eugène Goyet. — Forme ronde; diam. 0,85. Né à Minfelden (duché des Deux-Ponts), le 15 avril 1741. Lieutenant en second au régiment royal des Deux-Ponts en 1757, il fit les campagnes en Allemagne et passa avec le même grade au régiment de la Marck en 1759. Capitaine en 1766 et envoyé en Corse, où il commanda un corps de volon- taires, il fut nommé lieutenant-colonel en 1769, chevalier de Saint-Louis en 1775, et colonel en second en 1776. Mes- tre-de-camp commandant le régiment de Bouillon en 1780, il servit dans la guerre d'Amérique et se trouva aux sièges de Manon et de Gibraltar. Brigadier en 1784 et maréchal de camp en 1788, lieutenant général en 1792, il commandait au mois de septembre de cette année la place de Thionville. Nommé inspecteur général des haras en 1806, il mourut en 1814. 2353. Dillon (Arthur, comte de), lieutenant général. Par M. Belloc. — forme ronde ; diam. 0,85 Né le 1er mai 1749. Cadet au régiment de Dillon en 1763, sous-lieutenant en 1766, il fit les fonctions de capitaine aide-major en 1768 et de commandant de ce régiment en 1772. Il passa en 1779, avec le 1er bataillon de son régiment, en Amérique, et fut à deux combats sur mer aux ordres du comte d'Estaing; il commanda en second les troupes de terre à la prise de la Grenade, cette même année, et était au siège de Savanach. Il finit cette campagne par l'attaque de Sainte-Lucie, et apporta au roi la nouvelle de la prise de la Grenade. Brigadier en 1780, il servit à la Martinique de 1779 à 1782, commandait une division à la prise de Saint-Eustache en 1781 et concourut en 1782 à la prise de SALLE DE 1792, N° 145. 2C5 Saint-Christophe, dont il fut nommé gouverneur. Maréchal de camp en 1784 et gouverneur de Tabago en 1786, il fut élevé en 1792 au grade de lieutenant général, et commanda en chef l'armée du Nord. Traduit devant le tribunal révo- lutionnaire, il fut condamné à mort et exécuté à Paris le 44 avril 1794. 2354. De Prez de Crassier (J eau-Etienne), lieutenant général. Par M. Thèvenin. — Forme ronde; diam. 0,85. Né à Crassier (Ain) le 18 janvier 1733. Cadet dans le régi- ment suisse Wigier (devenu Châteauvieux) en 1745, ensei- gne en 4748, sous-lieutenant en 1754, capitaine en 1757, il fit en Allemagne les campagnes de 1757 à 1762, et obtint en 1773 le rang de lieutenant-colonel. Il fit ensuite, de 1780 à 4783, les campagnes de l'Amérique, passa avec autorisation au service de Hollande en 1785, et rentra au service de France en 1789. Maréchal de camp en 1791, il fut employé à l'armée du Nord et devint général de division en 1792. H fit aussi partie de l'armée du Centre, passa en 1793 aux ar- mées d'Italie et des Pyrénées-Orientales, et reçut en 1795 un commandement à l'armée du Rhin. 2355. Miranda (François), lieutenant général. Par M. Rouget. — Forme ronde; diam. 0,85. Né au Pérou, il fut brigadier général au service de l'A- mérique, passa en Europe et vint en 1792 à Paris., où il fut nommé maréchal de camp et employé à l'armée de l'inté- rieur. Il passa ensuite à l'armée du Nord avec le grade de général de division, et servit sous les ordres deDumouriez. En 1793, il investit Maëstricht et commanda l'aile gauche de l'armée à Nerwinde. Il quitta le service cette môme an- née, et mourut à Cadix au commencement de 1816. 2356. Dampierre (Auguste -Marie -Henri -Picot, comte de), maréchal de camp en 4792. (voir n° 1207.) Par M. Monvoisin. — Forme ronde ; diam. 0,85. 2357. Houchard (Jean - Nicolas) , général de brigade en 4792. (Voir n° 1208.) Par M1'* Montfort. — H. 0,72. — L. 0,55. 266 SALLE DE 1792, N° 145. 2358 . Dugommier (Jacques - Christophe - Coquille) , maréchal de camp d'état-major en 1792. (Voir n° 1209.) Par Bouchot. — H. 0,72. — L. 0,55. 2359. Aubert Du Bayet (Jean- Baptiste- Annïb al), géné- ral de brigade en 1792. (Voirn° 1211.) Par Paulin Guérin. — H. 0,72. — L. 0,55. 2360. Berthier (Louis-Alexandre), maréchal de camp, chef d'état-major en 1792. (Voir n° 1113.) Par M. Lépaulle, d'après Gros. — H. 0,72. — L. 0,55. 2361. La Touche Tréville (Louis - René - Madeleine Levassorde), contre-amiral en 1792. (Yoir ir 651. ^ Par M. Rouget. — H. 0,72. - I,. 0,55. 2362. Beaurepaire (Nicolas), lieutenant - colonel au 1er bataillon de Maine-et-J^oire. Par M. Monvoisin. — Forme ronde ; diam. 0,85, Né à Goulommiers (Seine-et-Marne), le 7 janvier 1740. Il entra comme soldat dans le corps royal des carabiniers en 1759; maréchal-des-logis en 1765, sous-lieutenant en 1773, lieutenant en premier en 1784, capitaine en 1786, il fat nommé chevalier de Saint-Louis et se retira du service en 1789. En 1791, le capitaine Beaurepaire fut nommé lieute- nant-colonel, commandant le 1er bataillon de volontaires de Maine-et-Loire ; il conduisit ce bataillon à Verdun et prit le commandement de cette place, qui fut immédiatement as- siégée p/r l'armée prussienne. Sommé par le conseil muni- cipal de livrer cette ville aux ennemis, il se brûla la cervelle pour ne pas se rendre, clans la nuit du 1er au 2 septem- bre 1792. 2363. Napoléon Bonaparte, lieutenant* colonel au 1er ba- taillon de la Corse en 1792. (Voir n° 720.) Par M. PHiLippoTEAux. — H. 0,80. - L. 0,65; forme ovale. SALLE DE 1792, N° 145. 207 2364. Marceau ( François - Séverin) , volontaire au 1er bataillon d'Eure-et-Loir en 1792. (Voir n° 526.) Par Vinghon. — H. 0,72. — L. 0,55. 2365. Joubert (Barthélémy -Catherine), sous-lieutenant au 51e de ligne en 1792. (Voir n° 1213.) Par Bouchot. — H. 0,72. — L. 0,55. 2366. Hoche (Louis-Lazare), capitaine au 58® de ligne en 1792. (Voir n° 1214.; Par M. Lefebvre. — H. 0,72. — L. 0,55. 2367. Kléber (Jean-Baptiste) , lieutenant-colonel au 4e ba- taillon du Haut-Rhin en 1792. (Voir n° 532.) Par Paulin Guérin. — H. 0,72. — L. 9,55. 2368. Desaix (Louis - Charles -Antoine), capitaine au 46e de ligne en 1792. (voir n° 1216.) Par Steuben. — H. 0,72. — L. 0,55. 2369. Hatry (Jacques - Maurice), chef de bataillon au 77e de ligne en 1792. (Voir n» 1218.) Par M. le baron de Schwiter. — H. 0,72. — L. 0,55. 2370. Richepance (Antoine), lieutenant au 1er de chas-» seurs à cheval en 1792, depuis général de divi- sion. Par M. Durupt. — H. 0,72. — L. 0,55. Né à Metz (Mozelle), le 5 mars 1770, il entra en 1784 au service dans le régiment de Conty, devenu 1er régiment de chasseurs à cheval. Maréchal-des-logis en 1785, sous-lieute- 268 SALLE DE 1792, N° 145. nant en 1791, lieutenant en 1792, capitaine en 1793, il fut nommé chef d'escadron en 1794 et assista à la bataille d'Al- tenkirchen. Chef et général de brigade en 1796, il fit les cam- pagnes d'Allemagne et d'Italie. Général de division en 1799, il commandait un corps de cavalerie sous le général Mo- reau. Inspecteur de cavalerie en 1801, il eut l'année sui- vante le commandement en chef de l'armée et de l'île de la Guadeloupe, et mourut dans cette colonie le 3 septem- bre 1802. 2371. Pichegru (Jean-Charles), adjudant au 2e d'artille- rie en 1792. (Voir n° 1219.) Par M. Caminade. — H. 0,72. — L. 0,55. 2372. Moreau (Jean-Victor), lieutenant-colonel au 1er ba- taillon d'Iïle-et-Yilaine en 1792. (Voir n° 1220.) Par Bouchot. — H. 0,72. — L. 0,55. 2373. Charnpionnet (Jean-É tienne), lieutenant-colonel au 6e bataillon de la Brome en 1792, depuis géné- ral de division. Par Bouchot. — H. 0,72. — L. 0,55. Né à Valence (Drôme) le 13 avril 1762, lieutenant-colonel au 6e bataillon de la Drôme en 1792, il fat chef de brigade en 1793, général de brigade et général de division en 1794, et servit à l'armée de Sambre-et-Meuse. Il passa en 1798 à l'armée d'Angleterre et à celle de Mayence, fut nommé gé- néral commandant en chef* les troupes françaises en Hollan- de, puis général en chef de l'armée de Rome. Il fut en 1799 général en chef de l'armée d'Italie, et mourut le 9 jan- vier 1800. 2374. Carnot (Lazare-Nicolas-Marguerite), capitaine du génie en 1792, depuis général de division. Par Bouchot. — H. 0,72. — L. 0 55. Né àNolay (Gôte-d'Or), le 13 mai 1753, il entra au service dans l'arme du génie en 1771 et fut lieutenant en second à l'école de Mézières. Ingénieur en 1773, capitaine en 1783 il SALLE DE 1792, N° 145. 269 reçut la croix de Saint-Louis. Député à l'Assemblée législa- tive en 1791 et à la Convention nationale en 1792, il fut mem- bre du comité militaire et du comité de salut public et diri- gea les mouvements des armées de la République. Membre du Directoire en 1795, ministre de la guerre en 1799, mem- bre du Tribunat en 1802, il eut en 1808 le commandement de la ville d'Anvers et devint général de division en 1814. Nommé par l'Empereur en 1815, comte, ministre de l'inté- rieur et pair de France, il fut membre du gouvernement provisoire après la seconde abdication de Napoléon, et se retira à Magdebourg, où il mourut le 2 août 1823. 2375. Murât (Joachim), sous-lieutenant au 12e de chas- seurs en 1792. (Voir n° 936.) Par Paulin Guérin. — H. 0,72. — L. 0,55. 2376. Moncey (Bon-Adrien Jannot de), capitaine au 7° de ligne en 1792. (Voir n° 1115.) Par M. Dedreux-Dorcy. — H. 0,72. — L. 0,55. 2377. Jourdain (Jean-Baptiste), lieutenant-colonel au 2e bataillon de la Haute-Vienne en 1792. (Voir il" 1127. ) Par M"8 Volpelière. — H. 0,72. — L. 0,55. 2378. Masséna (André), lieutenant-colonel au 2e bataillon du Var en 1792. (Voir n° 1128.) Par M. Wachsmut. — H. 0,72. — L. 0,55. 2379. Augereau (Charles-Pierre-François), adjudant major (Légion germanique) en 1792. (Voir n° 1129.) Par M. Thévenin. — H. 0,72. — L. 0,55. 2380. Bernadotte (Jean-Baptiste-Charles), lieutenant au 36e régiment de ligne en 1792. (Voirn- 1130.) Par M. Amiel. — H. 0,72. — L. 0,55. -270 SALLE DE 1792, N° 145. 2381. Soult (Jean de Dieu), sergent au 23e de ligne en 1792. (Voir n° 1131.) Par M. Raverat. — H. 0,72. — L. 0,55. 2382. Brune (Guillaume-Marie- Anne), capitaine adjoint aux adjudants généraux 'en 1792. (Voir n9 1132.) Par Vinghon. — H. 0,72. — L. 0,55. 2383. Lannes (Jean), sous-lieutenant au 2e bataillon du Gers en 1792. (voir n° 1133.) Par Paulin Guérin. — H. 0,72. — L. 0,55. 2384. Mortier (É 'douar d- Adolphe- Casimir- Joseph), capi- taine au ltr bataillon du Nord en 1792. (Voir n° 1134.) Par M. Larivière. — H. 0,72. — L. 0,55. 2385. Ney (Michel), sous-lieutenant au 4e hussards en 1792. (Voir n° 1135.) Par M. Adolphe Brune. — H. 0,72. — L. 0,55. 2386. Davout (Louis -Nicolas), lieutenant-colonel du 3a bataillon de V Yonne en 1792. (Voir n* 1136.) Par M. Alexis Pérignon. — H. 0,72. — L. 0,55. 2387. Bessiéres (Jean-Baptiste), adjudant (légion des Pyrénées) en 1792. (Voir n* 1137.) Par M. Paulin Guérin. — H. 0,72. — L. 0,55. 2388. Lefebvre (François-Joseph) , capitaine au 13e ba- taillon d'infanterie légère en 1792. (Voir n° 1139.) Par M. "Wachsmut. — H. 0,72. — L. 0,55. SALLE DE 1792, N° 145. 271 2389. Pérignon (Dominique-Catherine) , lieutenant- colo- nel dans la légion des Pyrénées en 1792. (Voir n« 1140.) Par M. Amiel. — H. 0,72. — L. 0,54. 2390. — Sérurier (Jean-Mathieu-Philibert), lieutenant- colonel au 68e de ligne en 1792. (Voir n° ii4i). Par M. Delanoë. — H. 0,72. — L. 0,55. 2391. Victor- Perrin (Claude), lieutenant- colonel du 5e bataillon des Bouches -du- Rhône en 1792. (Voir n- 1155.) Par M. Rouget. — H. 0,72. — L. 0,55. 2392. Macdonald (Etienne-Jacques- Joseph- Alexandre), capitaine aide de camp en 1792. (Voir n° H56.) Par M. Court. — H. 0,72. - L. 0,55. 2393. Oudinot (Nicolas- Charles), lieutenant-colonel au 3e bataillon de la Meuse en 1792. (Voir n° 1157.) Par M. Monvoisin. — H. 0,72. — L. 0,55. 2394. Marmont (Auguste-Frédéric- Louis Viesse de), lieu- tenant d'état-major d'artillerie en 1792. (Voir n° 1158.) Par M. Rouget. — H. 0,72. — L. 0,55. 2395. Suchet (Louis- Gabriel), lieutenant-colonel au 4? bataillon de VArdeche en 1792. (Voir n° 1159.) Par M. Raverat. — H. 0,72. — L. 0,55. 272 SALLE DE 1792, N° 145. 2396. Gouvion Saint-Cyr (Laurent), capitaine au 1er ba- taillon de chasseurs de Paris en±192. (Voir n» 1160.) Par M. Rouget. — H. 0,72. — L. 0,55. 2397. Junot (Jean-Andoche), sergent de grenadiers au 2e bataillon de la Côte- d'Or en 1792. (Voir n° 1224.) Par M. Raverat. — H. 0,72. — L. 0,55. 2398. Lecourbe (Claude- Joseph) , lieutenant-colonel au 7, bataillon du Jura en 1792. (Voir n° 1228.) Par M. Libour. — H. 0,72. — L. 0,55. 2399. Régnier (Jean-Louis-Ebenezer), canonnier dans le bataillon du Théâtre-Français en 1792. (Voir no 1230.) Par M. Philippoteaux. — H. 0,72. — L. 0,55. 2400. Ilédouville (Gabriel-Marie-TIiéodore-Joseph) , capi- taine au 6e de chasseurs à cheval en 1792. (Voir n° 1232.) Par Paulin Guérin. —H. 0,72. — L. 0,55. 2401. Belliard (Augustin-Daniel), capitaine au 1er ba- taillon de la Vendée en 1792, depuis comte et général de division. Par M. François Dubois. — H. 0,72. — L. 0,55. Né à Fontenay (Vendée) le 25 mai 1769. Capitaine au 1er ba- taillon de la Vendée et adjoint aux adjudants généraux en 1792, il fut chef de bataillon adjudant général en 1793 et suspendu la même année. En 1794 il servit aux frontières comme volontaire; chef de brigade avec qualité d'adjudant général en 1795, il fut employé à l'armée de l'Ouest puis à celle d'Italie. Général de brigade en 1796 il fit partie de l'expé- SALLE DE 1702, N°145. 273 dition d'Egypte en 1798, reçut le commandement de la pro- vince de fhèbes puis celui du Caire en 1800. Général de di- vision enlSOO, il commanda la 24e division militaire en 1801. Pendant la campagne d'Allemagne, le général Belliard était chef de l'état-major de la réserve de cavalerie; il passa en Espagne en 1808, fut nommé commandant de la Nouvelle- Castille et gouverneur de Madrid en 1809, chef de l'état-ma- jor de l'armée du centre en Espagne en 1810 et commanda en 1811 la grande division du corps d'observation de l'Elbe. Il fut successivement en 1812, chef d'état-major du corps de réserve de cavalerie, colonel général des cuirassiers, en 1813 aide-major général de la grande armée, en 1814 cheva- lier de Saint-Louis, pair de France, grand cordon de la Lé- gion d'honneur, en 1815 premier inspecteur général des cuirassiers et commanda en chef les 3e et 4e divisions mili- taires. Envoyé en mission à Bruxelles en 1832, il y mourut dans le mois de janvier. 2402. Lauriston ( Jacques - Alexandre- Bernard Law de), capitaine au 8e d'artillerie en 4792. (Voir n° 1166.) Par M. Caminade. — H. 0,72. — L. 0,55. 2403. Molitor (Gabriel- Jean- Joseph), capitaine au 4e ba- taillon de la Moselle en 1792. (Voir n° 1167.) Par M. Adolphe Brune. — H. 0,72. — L. 0,55. 2404. Maison (Nicolas- Joseph), grenadier au 1er batail- lon de Paris en 1792. (Voir n° 1168.) Par M. Léon Coignet. — H. 0,72. — L. 0,55. 2405. Foy (Maximilien-Sébastien), lieutenant d'artille- rie en 1792. (Voir n" 1644.) Par M. Grégorius. — H. 0,72. — L. 0,55. 2406. Duperré (Victor-Guy), matelot en 1792. (Voir n° 1169.) Par M. Rouget. — H. 0,72. -- L. 0,55. 274 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 2407. Gérard (Etienne-Maurice), volontaire au 2e batail- lon de la Meuse en 1792. (Voir n° un.) Par M. Larivière. — H. 0,72. — L. 0,55. 2408. Clausel (Bertrand), capitaine au 43e de ligne en 1792. (Voir n° 1172.) Par M. Rouget. — H. 0,72. — L. 0,55. 2409. Mouton (Georges), capitaine au 9e bataillon de la Meurthe en 1792. (voir n° 1173.) Par M. Larivière. — H. 0,72, — L. 0,55. 2410. Truguet (Laurent-Jean-François), capitaine de vaisseau en 1792. (Voir n° 1174). Par Paulin Guérin. — H. 0,72. — L. 0,55. 2411. Grouchy (Emmanuel de), colonel du 2e dragons en 1792. (Voir n° 1175.) Par M. Rouget. — H. 0,72. — L. 0,55. SALLES DES AQUARELLES, N° 146. PREMIERE SALLE. Cette salle et les suivantes formaient un appartement habité sous Louis XIV par la maréchale de La Mothe, gouvernante des enfants de France, qui y éleva les trois enfants du Grand Dauphin (les ducs de Boxirgogne, d'Anjou et de Berry) ; le duc de Bourgogne l'occupa ensuite jusqu'à la mort de son père en 1711. Deux pièces de cet appartement furent alors réunies à celui de Mme de Maintenon, et le cardinal de Rohan occupa les autres. Le 26 mars 1713, on y mit le duc d'Alençon, fils de la duchesse de Berry, et Mme de Maintenon rendit les deux pièces pour que M"" de Pompadour-Lau- rière, gouvernante du duc d'Alençon, y fût logée. Après la mort du duc d'A- îençon, le 16 avril 1713, Mme de Pompadour-Laurière continua à habiter cet appartement. Sous Louis XV, cet appartement fut occupé par le cardinal de Fleury, puis par le duc d'Aumont, et sous Louis XVI par le duc de Penthiè- vre. La première salle servait d'antichambre et donnait sur un escalier qui descendait à une petite salle de spectacle. SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 275 Cette salle est ornée de quarante-deux costumes militaires de l'époque de l'Empire, peints par M, Hipp. Lecomte. 2412. Prise de Mons. — 7 novembre 1192, Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,97. Le lendemain de la victoire de Jemmapes, l'armée fran- çaise marche sur Mons, qui vient d'être abandonné par l'en- nemi. Le général Dumouriez, entouré du duc de Chartres, de Dampierre, d'Harville, entre dans la ville aux acclama- tions des habitants. 2413. Bataille de Valmy. — 20 septembre 1792, à 11 heu- res du matin. Par M. Théodore Jung; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. 2414. Bataille de Valmy. — 20 septembre 1792, de 3 à 4 heures du soir. Par M. Thoédore Jung; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. 2415. Siège de Toulon. — 19 novembre 1794, à 6 heures du matin. Par M. Himely; aquarelle. — H. 0,74. — L. 1,08. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1839. 2416. Siège de Toulon. — 30 novembre 1794, au matin. Par M. Himely en 1839; aquarelle. — H. 0,74. — L. 4,08. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1839. 2417. Siège de Toulon. — 17 décembre 1794. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,80. — L. 1,15. Un conseil de guerre, réuni le 25 novembre, avait décidé que deux attaques seraient dirigées simultanément sur la redoute du petit Gibraltar et sur le fortFaron. Pendant que le premier ouvrage était emporté, la division de l'Est, com- 276 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. mandée par le général Lapoype, tournait le fort Faron, s'en emparait et canonnait les forts Sainte-Catherine et Lamal- gue. Le lendemain, dans la matinée, l'ennemi évacua les principaux ouvrages et se prépara à abandonner Toulon. "418. Combat cVAnzin devant Valenciemies. — 26 août 1794. Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,97. Le général Osten fait enlever les faubourgs d'Anzin, près Yalenciennes, pour faciliter l'ouverture de la tranchée de- vant cette forterese. Le lendemain, la garnison autrichienne évacue la place sous la condition de ne pas servir jusqu'à son échange. 2419. Vue de la ville et du château de Nice. — 28 mars 1796. Par J.-P. Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Premier quartier-général de l'armée française. Gravé par Perdouz (1). 2420. Vue de la ville d'Albenga. — 5 avril 1796. Par Morel, d'après Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Premier quartier-général du général Bonaparte pour l'ou- verture de la campagne. Gravé par Sonnerai. 2421. Vue de la ville de Savone. — 9 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Arrivée du général Bonaparte et du quartier-général. Gravé par Sonnerai, (1) Cette suite de gravures a été exécutée pour l'ouvrage intitulé : Vues des ehamps de bataille de Napoléon en Italie dans les années 1796, 1797 eH800, dessinées sur les lieux par 31. Bagetti, capitaine ingénieur géographe, gravées et terminées au Dépôt général de la Guerre, sous la direction de M. le lieutenant général Felet. Paris, 1835, in- fol. SALLES DES AQUARELLES, N° 14G. 277 2422. Vue de Voltri. — 40 avril 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,81. Position défendue par le général Gervoni avec trois mille Français contre dix mille Autrichiens. Gravé par Schrocdcr et Misbach, 2423. Attaque de la redoute de Monte - Legino . — 10 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. - L. 0,81. Le chef de brigade Rampon fait prêter à ses troupes le serment de périr tous plutôt que de se rendre. Gravé par Schroeder. 2424. Vue des hauteurs de Montenotte. — 12 avril 1796. Par Parent, d'après Bagetti ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,81. Attaque des généraux Masséna et Laharpe. Gravé par paiement fils. 2425. Vue du village de Car car e. — 12 avril 1796. Par Bagetti et Morel ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Entrée des troupes françaises. Gravé par Lameau. 2426. Première vue du vieux château de Cossaria. — 13 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Le lieutenant général Provera est bloqué avec ses trou- pes par le général Augereau. Gravé par Schroeder, 278 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 2427. Deuxième vue du vieux château de Cossaria. — 15 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle, -r H. 0,53, — L. 0,80. Le lieutenant général Provera, sommé de se rendre à dis- crétion, demande à capituler. Gravé par Lameau, 2428. Troisième vue du vieux château de Cossaria. — 14 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Attaque sur trois colonnes, par les généraux Joubert, Banel et Quesnelle. GrâVé par Ph. Cardano. 2429. Première vue de Dégo. — 14 avril 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Attaque générale de la position par les divisions Laharpe et Masséna. Gravé par Fortier, 2430. Deuxième vue de Dégo. — 16 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Tandis qu'une division de l'armée a déjà tourné la droite de cette position, une deuxième division formée en colonnes serrées, marche au pas de charge et sans tirer sur la re- doute de Monte-Magliano. Gravé par Godcfroy, 2431. Troisième vue de Dégo. — 16 avril 1796, Par Morel, d'après Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Le général Causse, à la tête d'une colonne d'infanterie, s'élance sur la redoute de Monte-Magliano, et tombe blessé mortellement. Gravé par Pillement. SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 279 2432. Quatrième vue de Dégo. — 15 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. L'ennemi est chassé de toutes parts et la victoire est dé- cidée. Gravé par Lameau et Misbach, 2433. Vue des hauteurs de Monte-Zemolo. — 15 avril 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Jonction de l'aile gauche et du centre de l'armée frai> çaise pour se porter sur les Piémontais, après avoir battu les Autrichiens. Gravé par Legrand. 2434. Vue du fort de Ceva. — 16 avril 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — * H. 0,54. — L. 0,82, Évacuation du camp retranché par les Piémontais. Gravé par Schroeder. 2435. Aimeras (Louis), général de brigade. Par Dutertre; dessin au fusain (1). — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Vienne (Isère), le 15 mars 1768. Il fit la campagne d'Egypte et fut promu au grade de général de brigade pour sa conduite à la bataille d'Héliopolis. Il devint ensuite général de division et baron de l'Empire et mourut à Bor- deaux le 7 janvier 1826. 2436. Baudot (Augustin-Nicolas), général de brigade. Par Dutertre; dessin au fusain. — H. 0,54. — L, 0,36. Il servit en qualité de général de brigade en 1801 à l'ar- mée d'Egypte, où il fut blessé mortellement en conduisant la 85e demi-brigade. (1) Cette suite de portraits a été faite en Egypte par André Dutertre, pein- tre attaché à l'expédition et membre de l'Institut d'Egypte. 280 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 2437. Belliard (Augustin-Daniel), général de brigade. [Voir n" 2401.) Par Dutertre ; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. 2438, Damas (François-Etienne), général de division. Par Dutertre; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Paris en 1764, il fut employé comme général de bri- gade à l'armée d'Orient, devint général de division et com- manda une province de la haute Egypte après la mort de Kléber. Il mourut à Paris en 1828. 2439. D'Aure (Hector), ordonnateur en chef de l'armée d'Orient. Par Dutertre'; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né le 7 novembre 1774 à Gourbevoie, il fut employé en 1792 comme aide commissaire à l'armée du Rhin. Commis- saire des guerres de lre classe en 1795, il suivit le général Desaix en Italie et fut nommé ordonnateur en chef de l'ar- mée d'Orient. Commissaire-ordonnateur à l'armée expédi- tionnaire de Saint-Domingue en 1801, il exerça après la mort du général Leclerc et du préfet colonial Bénezech les fonctions de capitaine général, de préfet et d'ordonnateur en chef de la colonie. En 1809 il suivit à Naples le roi Joa- chim Murât et eut la direction simultanée des départements de la guerre, de la marine et de la police générale. Rentré en France, il fit comme ordonnateur en chef, puis comme intendant général de la grande armée les campagnes de 1813 à 1815. Directeur général de l'administration de la guerre et conseiller d'Etat en service extraordinaire en 1830, il exerça ces fonctions jusqu'en 1835 et mourut le 8 janvier 1846. Il avait reçu de l'empereur Napoléon le titre de comte de l'Empire et la croix de commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur. 2440. Davout (Louis-Nicolas), général de brigade (Voir n° 1136.) Par Dutertre; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. SALLES DES AQUARELLES, N° 146 281 2441. Desaix (Louis- Charles- Antoine), général de divi- sion. (Voirn°1216.) Par Dutertre ; dessin au fusain et lavé. — H. 0,54. — L. 0,36. Ce dessin a été gravé par Monsaldù 2442. Destaing (Jacques- Zacharie), général de brigade. Par Dutertre; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Aurillac en 1764, il fut employé à l'armée d'Orient, assista à la prise de Malte et à celle d'Alexandrie, fut nommé général de brigade sur le champ de bataille à la journée des Pyramides, commandait l'avant-garde à la ba- taille d'Aboukir, devint général de division, chef de l'état- major de l'armée d'Orient et mourut le 5 mai 1802. 2443. Donzelot (François-Xavier), général de brigade. Par Dutertre ; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Mamirolle (Doubs), le 6 janvier 1764. Adjudant-géné- ral, chef de bataillon à l'armée d'Orient, il fut nommé général de brigade en 1799, se distingua à la bataille d'Hé- liopolis et à la prise du Caire et commanda le 1er arrondisse- ment de la haute Egypte. Général de division en 1807, il obtint ensuite le titre de comte et mourut le 11 juin 1843. 2444. Dugua (Charles-François-Joseph), général de divi- sion. Par Dutertre; dessin au fusain. — H. 0,54. — L, 0,36. Né à Valenciennes en 1744, il servit à l'armée d'Egypte, s'empara de Rosette, se trouva au combat de Ghebreiss et à la bataille des Pyramides, eut le commandement de la province du Caire pendant l'expédition de Syrie, se distin- gua au siège de Saint-Jean-d'Acre et fut membre de l'Insti- tut d'Egypte. 11 mourut lors de l'expédition de Saint-Do- mingue *en 1802. 282 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 2445. Ester e, payeur général de V armée d'Orient. Par Dutertre; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. 2446. Fourier (Jean-B aptiste- Joseph) , secrétaire de l'Ins- titut d'Egypte. Par Dutertre; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Auxerre en 1768, il fit partie de l'expédition d'Egypte et devint secrétaire de l'Institut d'Egypte. Membre de l'A- cadémie des sciences en 1817, il mourut en 1830. 2447. Triant (Louis), général de brigade. Par Dutertre; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Villers-Morlancourt (Somme) le 18 septembre 1758. Appelé à faire partie de l'armée d'Orient, il fut nommé gé- néral de division par Kléber, en 1799, et commanda les pro- vinces de Rosette et d'Alexandrie. Il devint eusuite comte de l'Empire et mourut le 24 juin 1829. 2448. Fugière (Jean-Urbain), général de brigade. Par Dutertre; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Valence (Drôme), le 8 février 1752. Il fit partie de l'expédition d'Egypte, fut nommé au gouvernement des provinces de Garbie et de Mansourah, et eut le bras gau- che emporté à la bataille d'Aboukir. Il mourut le 16 décem- bre 1813. 2449. Kléber (Jean-Baptiste), général en chef de V armée d'Orient. (Voir n° 532.) Par Dutertre; dessin à la pierre noire et lavé. — H. 0,54. -- L. 0,36. Ce dessin a été gravé par Monsaldi. 2450. Lagrange (Joseph), général de brigade. Par Dutertre ; dsssin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Saint-Pessère (Gers), le 10 janvier 1763. Employé à l'état-major général de l'armée expéditionnaire d'Orient, il SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 283 fut nommé général de brigade sur le champ de bataille de Chebreiss en 1798. Général de division et chef de l'état-major général en 1800, comte de l'Empire en 1808, il mourut le 16 janvier 1836. "2451. Lanusse (François), général de division. Par Dutertre ; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Habas (Landes), en 1772. Il accompagna le général Bonaparte en Egypte et fut tué au combat de Belbeys (basse Egypte), le 19 mai 1801. •2452. Le Clerc d'Ostein (Pierre), général de brigade < Par Dutertre ; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Marcellus (Lot-et-Garonne), le 25 novembre 1742. Général de brigade en 1796, il fut employé à l'armée d'Orient et fut tué au grand Caire le 11 novembre 1800. 2453. Menou (Jacques-François), général en chef de V armée d'Orient. Par Dutertre ; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Boussay (Indre-et-Loire), le 3 septembre 1750. Il fit partie de l'expédition d'Egypte et fut chargé du commande- ment en chef de l'armée après la mort de Kléber. Il mourut à la Villa Gorneso, près Mestre, le 13 août 1810, 2454. Morand (Charles- Antoine-Louis-Âlexis), général de brigade. Par Dutertre ; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Pontarlier (Doubs), le 4 juin 1771. Employé à l'armée d'Orient comme chef de bataillon, il fut nommé chef de bri- gade après la bataille des Pyramides, puis adjudant général et devint général de brigade en 1800, général de division en 1805 et comte de l'Empire. Il mourut le 2 septembre 1835. 284 SALLES DES AQUARELLES, N° 148- 2455. Poussielgue (Jean-Baptiste-Étienne), administra- teur général des finances à l'armée d'Orient. Par Dutertre ; dessin au fusain, — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Paris le 21 mars 1764, il fut d'abord chef du bureau des contributions en Corse, puis trésorier et secrétaire du gouvernement de Corse. Chef du bureau de l'administration des domaines nationaux en 1790, directeur général des bu- reaux du comité de législation de la Convention nationale, il fut nommé en 1795 commissaire des revenus nationaux, remplaçant l'ancien ministre des finances. Premier secrétaire de légation à Gênes en 1796, il fut ensuite chargé des affai- res de France à Turin, et fut nommé en 1797 consul géné- ral des échelles du Levant. Embarqué à Toulon en 1798 avec le général Bonaparte, il négocia, avec le grand maître Hom- pesch, la reddition de Malle, et fut nommé administrateur général des finances de l'armée d'Orient. En 1799, il fut chargé avec Desaix, de négocier avec le grand vizir l'éva- cuation de l'Egypte. Inspecteur général de finances en 1808, receveur des finances à Paris en 1823, il mourut à Pise le 1er juillet 1845. 2456. Rabasse, adjudant général. Par Dutertre ; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Chef d'escadron au 3e régiment de chasseurs, il fit la cam- pagne d'Egypte et devint adjudant général en 1799. 2457. Rampon (Antoine-Guillaume), général de brigade. Par Dutertre ; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Saint-Fortunat (Ardèche), le 16 mars 1759. Général de brigade attaché à l'armée d'Orient, il devint général de division en 1800, et obtint le commandement de la province de Mansourah et de celle de Damiette, qui formaient le 6e arrondissement de l'Egypte. Nommé sénateur, puis comte de l'Empire ; il mourut à Paris le 2 mars 1842. 2458. Reynier{Jean-Louis-Ebenezer), général dedivision. (Voir n° 1230.) Par Dutertre: dessin au fusain. — H. 0,5'k — L. 0,36. SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 285 2459. Robin (Antoine- Joseph) , général de brigade. Par Dutertre ; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Dortant (Ain), le 3 juillet 1761. Il fut employé à l'ar- mée d'Orient comme chef de brigade, fut nommé général de brigade après la bataille de Sédinam en 1798, et général de division en 1801. Il mourut à Lyon le 12 juin 1808. 2460. Valentin (François), général de brigade. Par Dutertre ; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à la Roche-des-Arnauds (Hautes-Alpes), le 1er novem- bre 1763. Attaché comme chef de brigade à l'armée d'Orient, il fut blessé au siège de Saint-Jean-d'Acre et nommé géné- ral de brigade en 1801. Baron de l'Empire en 1809, il mourut en 1822. 2461. Verdier (Jean- Antoine), général de brigade. Par Dutertre; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36, Né à Toulouse le 2 mai 1767. Général de brigade employé à l'armée d'Orient, il fit la guerre en Egypte, de 1798 à 1801, et devint général de division. Comte de l'Empire en 1808, il mourut le 30 mai 1839. 2462. Vial (Honoré), général de brigade. Par Dutertre; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Antibes (Var), le 22 février 1766. Général de brigade attaché à l'armée d'Orient, il se distingua à l'a bataille des Pyramides et au siège de Saint-Jean-d'Acre. Général de di- vision en 1803, baron de l'Empire en 1811, il fut tué à la ba- taille de Leipsick le 18 octobre 1813. 2463. Zaionczek (Joseph), général de brigade. Par Dutertre; dessin au fusain. — H. 0,54. — L. 0,36. Né à Kamieniec-Podolski le 1er novembre 1752. Employé comme général de brigade à l'armée d'Orient, il combattit 286 SALLES DES AQUARELLES, N» 146. en Egypte et en Syrie, et devint général de division en 1801, Il mourut à Varsovie le 18 juillet 1826. 2464. Général inconnu. Par Dutertre; dessin à la pierre noire. — H. 0,54. — L. 0,36. Le fond représente le jardin et le palais des Tuileries. DEUXIEME SALLE. Cette salle est ornée de quatre-vingt-neuf costumes militaires du règne de Louis-Philippe, peints par MM. Dubois-Drahonnet et Pierre Lecomte. 2465. Vue de la ville de Ceva. — 16 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,83. Les Piémontais se retirent dans le fort. Gravé par Fortier. (Voir la note du no 2419, page 276.) 2466, Première vue des hauteurs de Saint-MicJiel. — 20 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,83. Le général Joubert passe le Tanaro sous le feu de l'en- nemi pour entraîner les troupes par son exemple. Gravé par Schroeder et Mhbach. 2467. Deuxième vue des hauteurs de Saint-Michel. — - 19 avril 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Les Français enlèvent le village de Saint-Michel. Gravé par Perdoux. SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 287 2468. Première vue de Mondovi et de la position de Bri- chetto. — 22 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Les Français enlèvent la position et occupent la ville. Gravé par Lameau et Misbach. 2469. Deuxième vue des environs de Mondovi et du vil- lage de Carasson. — 22 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Combat de cavalerie dans la plaine. Mort du général Stengel. Gravé par Lameau. 247D. Vue de la ville de Bene. — 24 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle , — H. 0,54. — L. 0,82. Entrée de la division Masséna. Gravé par Fortier, 2471. Vue de la place de Cherasco. — 25 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L, 0,82. Entrée des troupes françaises. Gravé par Cardano. 2472. Vue de la ville de Fossano. — 26 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Le général Sérurier jette quelques obus dans la ville et elle se rend. Gravé par Ballard, 288 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. ' 2473. Vue de la ville aV Alba-Pompeia en Piémont. — 26 avril 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Entrée des troupes françaises. Gravé par Schroeder. 2474. Vue de la ville de Coni. — 29 avril 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Entrée des Français dans cette place par suite d'un traité conclu avec le roi de Sardaigne. Gravé par Cardano. 2475. Vue des ville et citadelle de Tortone. — 3 mai 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,80. Passage de la Scrivia et entrée de l'armée française. L'oc- cupation de Tortone avait été stipulée par l'armistice con- clu entre le général en chef Bonaparte et le roi de Sardaigne. Gravé à l'eau forte par Misbach et terminé par Perdoux, 2476. Vue des ville et citadelle d'Alexandrie. — 5 mai 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Entrée des Français dans cette place par suite d'un traité conclu avec le roi de Sardaigne. Gravé par Sonnerai, 2477. Vue des ville et citadelle de Plaisance. — 7 mai 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Entrée des troupes françaises. Gravé par Misbach. SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 239 2478. Vue du Pô, vis-à-vis la ville de Plaisance. — 7 mai 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Passage du Pô par l'armée française. Gravé par Fortier, 2479. Vue du village de Fombio. — 8 mai 179G. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Engagement de l'avant-garde française. L'ennemi se retire sur Pizzighettone. Gravé par Croutelle. 2480. Vue de V intérieur du bourg de Codogno . — 8 mai 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Surprise de nuit dans laquelle le général Laharpe, com- mandant une division de l'armée française, est tué par la méprise de ses troupes. 2481. Vue de Casai Pusterlengo. ,— 9 mai 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. L'avant-garde des Français poursuit les Autrichiens. Gravé par Schroeder. 2482. Première vue de la ville de Lodi. — 10 mai 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Combat d'avant-garde en avant de cette ville. Gravé par Lameau et Misbaeh. 2483. Deuxième vue de la ville de Lodi. — 10 mai 1796. Par Parent, d'après Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Passage de l'Adda et bataille de Lodi gagnée par le gêné- 290 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. ral en chef Bonaparte. Déroute des Autrichiens commandés par le général en chef Beaulieu et postés derrière FAdda. L'infanterie s'élance sur le pont à la course, et sous le feu des redoutes et batteries qui défendaient le passage, et la cavalerie traverse la rivière au-dessus et au-dessous . Gravé par Lameau et Misbach. 2484. Vue de la ville de Crërna. — 11 mai 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. La cavalerie française somme le commandant vénitien de lai livrer l'entrée de cette place. Gravé par Sonnerai, 2485. Vue de la ville de Pizzighethone. — 12 mai 1796. Par Bagetti; aquarelle, — H. 0,53. — L. 0,80. Deux divisions de l'armée française enveloppent cette ville par la rive droite de FAdda; une troisième division l'enveloppe par la rive gauche et force, par une vive canon- nade et des dispositions d'attaque impétueuse, la garnison ennemie à se rendre à discrétion. Gravé par Desaulx, 2486. Vue de la ville de Crémone. — 12 mai 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Les Français occupent cette ville après un engagement de cavalerie. Gravé par Bovinet. 2487. Vue de la ville de Pavie. — 13 mai 1796. Par Morel, d'après Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Par ordre du général Bonaparte, une division de l'armée française vient occuper cette ville et y entre par la porte de Lodi. Gravé par Schroeder, . I SALLES DES AQUARELLES, tt° 14G. 291; 2488. Vue de Ut ville de Milan. — 15 mai Vf&Q. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Entrée des troupes françaises par la porte Romaine. Gravé par Fortier. 2489. Vue du bourg de Soncino. — 24 mai 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Le général Kilmaine, à la tête de l'avant-garde, s'empare de ce bourg pour effectuer le passage de l'Oglio, Gravé par Desaulx. 2490. Vue du bourg de Binasco. — 25 mai 1796. Par Morel, d'après Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Punition exemplaire de la perfidie des habitants de ce bourg qui, contre le droit des gens, avaient pris les armes contre l'armée française après lui avoir juré fidélité. Le bourg est incendié. Gravé dans le recueil des Vues des champs de bataille de Napoléon, publié en 1835 par le Dépôt de la Guerre. 2491. Vue de la ville de Pavie. — 26 mai 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Les habitants de Pavie s'étaient révoltés et avaient fait prisonnière la garnison française. Ayant refusé de poser les armes ils sont attaqués par un corps français qui escalade leurs remparts et les punit de leur trahison. Gravé par Schroeder. 2492. Vue de la ville de Salo et du lac de Guarda. — 31 juillet 1166. "' - Par Bagetti; aquarelle. -- H. 0,53. — L. 0,80. Arrivée des Français par la route de Dezenzano pour dé- gager le général Guyeux et six cents hommes assiégés dans la maison Martinenga. ..-..■■ 292 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 2493. Vue 'des ville et château de Lonato. — 3 août 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Attaque de Lonato pour couper les Autrichiens qui se re- tiraient sur Salo. Gravé par Foriicr, 2494. Vue des bourg et château de Castiglione . — 3 août 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Première attaque de la division Augereau contre l'avant- garde des Autrichiens. Gravé par Delaunay, 2495. Vue des hauteurs près Castiglione. — 3 aoûti!9Q. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Deuxième attaque de la division Augereau. L'ennemi est repoussé. Gravé par Cardano.. 2496. Vue du bourg de Gavardo. — 4 août 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Un détachement de l'armée française, après s'être fait jour % travers les ennemis qui enveloppaient ce bourg, y rentre de vive force. Gravé à l'eau forte par Fortier et terminé par Croutelle, 2497. Vue des hauteurs entre Castiglione et Cavriana et de la plaine en avant. — 5 août 1796. D'après Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Le général en chef Bonaparte, après avoir entamé forte- ment l'armée autrichienne commandée par le général en SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 293 chef Wurmser, dans les deux combats de Gastiglione du 3 août, dans celui de Lonato du même jour et dans celui de Govardo du 4, lui livre bataille dans la plaine entre les hau- teurs de Solférino et le mamelon dit Medolano. Les divisions françaises attaquent avec intrépidité la ligne formidable des ennemis et bientôt les obligent à se replier Le général en chef Bonaparte dirige sa réserve et son artillerie contre le mamelon de Medolano hérissé de canons; il est emporté rapidement. Bientôt la déroute de l'ennemi est complète et la victoire de Gastiglione décidée. Gravé par Perdoux. 2498. Vue de Caliano, sur l'Adige. — 4 septembre 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Le général Bonaparte s'empare de ce village. 2499. Vue du château de la Pietra, dans la vallée de l'A- dige. — 4 septembre 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,5i. — L. 0,82. La division du général Masséna emporte cette position. Gravé par Robert de Launay. 2500. Vue du village de Lavis. — 5 septembre 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Le général Dallemar îe, à la tête de l'avant-garde fran- çaise, passe le pont de la rivière de Lavis au pas de charge. Gravé par Fortier, TROISIÈME SALLE. Cette salle est ornée de soixante-six costumes militaires du règne de Louis-Philippe, peints par MM. Dubois-Drahonet et Pierre Lecomte. 291 SALLES DES AQUARELLES, N« 146. 2501. Vue du village de Primolano, dans la vallée de la Brenta. — 7 septembre 1798. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0;5i. — L. 0,82. L'avant-garde française s'empare de ce village. Gravé par Reville. (Voir la note du n° 2419, page 276.) 2502. Vue du fort de Covelo, dans la gorge de la Brenta. — 7 septembre 1796. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Le général Bonaparte force les retranchements de cette position. Gravé par Paiement. 2503. Vue de la place de Mantoue, entre le faubourg Saint-Georges et la citadelle. — 19 septembre 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Bataille de Saint-Georges gagnée par les Français; les Autrichiens sont jetés dans Mantoue. Gravé par Ph. Cardano. 2504. Vue des village et pont d'Arcole. — » 15 novembre 1796. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Le général en chef Bonaparte s'élance sur le pont à la è te des troupes pour s'emparer du village. Gravé à l'eau forte par Fortier et terminé par Lépine. 2505. Vue du village de la Ferrara et du torrent du lit, avec les monts Baldo, Serbiole et Albare. — 12 janvier 1797. Par Parent, d'après Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Une division de Tarmée française, occupant une ligne dé- fensive sur les hauteurs en arrière du torrent et s'appuyant SALLES DES AQUARELLES, N° 146 295 par la gauche à la redoute de Gingie-Rossi dans le revers oriental du mont Baldo, et par la droite à des-batteries re- tranchées, repousse les attaques réitérées de l'armée autri- chienne débouchant en nombreuses colonnes par les cols Campion, Cocca et Corno-Albare, et se maintient jusqu'à ce que le général Bonaparte arrive avec son armée dans le bas- sin de Rivoli. Gravé par Desaulx. 2506. Vue du bassin de Rivoli, entre les monts Corona et Pipolo. — 14 janvier 1797. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. L'armée française attaque l'ennemi et le chasse des hau- teurs dont il s'était emparé. Gravé par Desaulx. 2507. Vue de Rivoli, avec une partie de la vallée de VA- dige. — 14 janvier 1797. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. L'armée française, attaquée par les Autrichiens, reprend l'offensive, les culbute dans l'Adige et gagne la bataille. Gravé par Cardano. 2508. Vue générale du terrain de Rivoli, prise du mont Moscato. — 14 janvier 1797. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Sur les plans de gauche sont indiqués les derniers mo- ments de la bataille, et, sur la droite, la défaite du corps de Lusignan, qui avait tourné l'armée française. Gravé par Croutelle. 2509. Vue de la Madona délia Corona. — 14 janvier 1797. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Les Autrichiens, battus à Rivoli, passent le défilé de la Corona sous le feu des Français, qui se sont emparés des hauteurs. Gravé par Pillement fils. 293 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 2510. Vue du bourg d'Anghiari (rive droite de VAdige). — 14 janvier 1797. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. La division du général Augereau attaque en queue la co- lonne de Provera, après qu'elle a passé l'Adige pour se porter sur Mantoue et brûlé le pont jeté par l'ennemi. Gravé par Tillard. 2511. Vue des environs de Mantoue, entre le faubourg Saint-Georges et la citadelle. — 16 janvier 17 '97. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Les Français, vainqueurs à Rivoli, reviennent sur Man- toue à marches forcées, repoussent une sortie de la cita- delle, près de la Favorite, et font mettre bas les armes au corps de Provera qui venait au secours de la place. Gravé par Louvet. 2512. Passage du Tagliamento vis-à-vis Valvasone. — 16 mars 1797. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Trois divisions françaises passent ce torrent à gué devant toute l'armée autrichienne, rangée sur la rive gauche. Gravé par Dequevauviller. 2513. Vue de la ville de Gradisca , sur VIsonzo . — 16 mars 1797. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Le général Bonaparte s'empare de la ville et de sa garni- son. Les Autrichiens, enveloppés par les troupes françai- ses qui passent sur la rive gauche de l'Isonzo, sont forcés de se rendre. Gravé par Fortier. SALLES DES AQUARELLES, N* 146. 297 2514. Bataille d'Aboukir. — 25 juillet 1799. (Voir n° 589.) Par M. Aubry ; aquarelle. — H. 0,56. — L. 0,98. 2515 Passage de la Limath à Diétikon. — 25 septem- bre 1799, au matin. Par M. Siméon Fort en 1837; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,98. Masséna forçant le passage de la Limath à Diétikon, cul- bute la droite de l'armée austro-russe et marche sur Zurich. Cette opération commence la série des triomphes qui vont délivrer la Suisse. 2516. Passage de la Linth à Bilten. — 25 septembre 1799, au matin. Par M. Siméon Fort, en 1837 ; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,98. Soult exécute le passage de la Linth à Schmériken et Bil- ten ; il force la gauche de l'armée russe commandée par le général Hotze, qui est tué en avant de Schœnis. 2517. Combat du pont de Nœffels. — 25 septembre 1799, vers midi. Par M. Siméon Fort, en 1837; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,98. Jellachich rejoignant la gauche des forces austro-russes, veut passer la Linth à Nettshal et Nœffels; il trouve le pre- mier pont brûlé et ne peut enlever le second; pris en flanc par la colonne de Wésen, il se retire au travers des monta- gnes. 2518. Combat de Wésen. — 26 septembre 1799, à midi. Par M. Siméon Fort en 1837 ; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,98. Une partie des troupes du général Soult poursuit les Au- trichiens battus la veille à Bilten; elle enlève Wésen et prend sept pièces de canon. SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 12519. Bataille de Zurich. — 26 septembre 1799, à 3 heu- res du soir. Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,98. Masséna bat l'armée russe de Korsakow, coupe sa retraite sur la route de Winterlhurr prend cent canons, treize dra- peaux et des milliers de prisonniers; il attaque et enlève Zurich par les deux rives de la Limath. 2520. Position et combat de Glaris. — 5 octobre 1799, au matin. Par M. Siméon Fort, en 1837 ; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,98. Masséna vainqueur de KorsakowA marche au-devant de Suwarow qui venait joindre les forces austro-russes pour pénétrer en France; le généralissime russe est contraint de se retirer en désordre au travers de l'âpre chaîne des Gri- sons. 2521. Vue des hauteurs à Vest de Gênes, rive gauche du Bisagno. — 30 avril 1800. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Le général Masséna prend l'offensive et enlève à la baïon- nette les positions prises le matin par lès Autrichiens. *2522. Vue des haui3urs au nord de Gènes. — 30 .avril 1800. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Les Autrichiens sont repoussés dans l'attaque dirigée sur le fort de l'Eperon et les hauteurs sur la rive droite du Bi- sagno pour resserrer le blocus de Gênes. 52523. Passage du grand Saint-Bernard. — 18 mai 1800. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,75. — L. 1,05. SALLES DES AQUARELLES, N° 146, 29D 2524- Vue du grand Saint- Bernard. — 20 mai 1800. Par Bagettî ; aquarelle. — H. 0,56. — L. 0,82. Marche de l'armée française pour entrer dans la vallée d'Aoste. Gravé par Desaulx, 2525. Vue du défilé fortifié de la Cluse, dans la vallée d'Aoste. —21 mai 1800. Par Bagettî ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. Les Français forcent l'ennemi à abandonner ce défilé. Gravé dans le recueil des Vues des champs de bataille de Napoléon, publié en 1835 par le Dépôt de la guerre. 2526. Vue du fort deBard. — 21 mai 1800. Par Bagettî; aquarelle. — H. 0,74. — L. 1,04. Passage de l'artillerie française sous ce fort pendant la nuit. 2527. Vue des ville et citadelle d'Ivrée. — 21 mai 1800. Par Bagettî ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,82. L'avant-garde de l'armée française escalade la citadelle et entre de vive force dans la ville. Gravé dans le recueil des Vues des champs de bataille de Napoléon, publié en 1835 par le Dépôt de la guerre. 2528. Vue du fort de Bard pris sur les Autrichiens. — • 1er juin 1800. Par Bagettî ; aquarelle. — H. 0>74. — L. 1,04. 2529. Vue de Gênes. — 20 mai 1800. Par Bagettî ; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,79. Les Anglais bombardent la ville pendant la nuit. 300 SALLES DES AQUARELLES, N,J 14G. 2530. Vue de la Chiusella. — 26 mai 1800. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,79. L'avant-garde passe cette rivière au gué devant l'ennemi et tourne les retranchements qui couvrent le pont. 2531. Vue de Verceil. — 28 mai 1800. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,79. Le pont établi devant cette ville ayant été brûlé, l'avant- garde de l'armée française passe la Sesia au gué et occupe la ville. 2532. Vue des hauteurs de Varallo. — 28 mai 1800. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,79. Le général Lecchi, avec les Italiens, enlève la position défendue par les Autrichiens. 2533. Vue de Turbigo. — 31 mai 1800. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,79. Passage du Tésin près de ce village par l'avant-garde de l'armée française. 2534. Vue d'Arona. —1er juin 1800. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,52. — L. 0,80. Les Autrichiens sont .rejetés sur ce fort par les troupes italiennes. 2535. Vue de Castelletto et de Sesto-Calende. — 1er juin 1800. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,79. Le général Lecchi s'empare de Gastalletto et poursuit les Autrichiens qui traversent la Sesia près de Sesto-Calende. SALLES DES AQUARELLES, N° 140. 301 2536. Vue du château et de la ville de Milan. — 2 juin 1800. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,79. Occupation de cette ville par les troupes françaises; in- vestissement du château. 2537. Vue du Pô, près de Plaisance. — 5 juin 1800. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,80. Attaque et prise de la tête de pont par les troupes françai- ses. 2538. Vue du Pô à Noceto. — 6 juin 1800. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,50 — L. 0,79. Passage de la rive gauche à la rive droite du Pô par les troupes françaises pour marcher sur Plaisance. QUATRIEME SALLE. Cette salle est ornée de^trente-deux costumes militaires du règne de Louis- Philippe, peints par MM. Dubois-Drahonnet et Pierre Lecomte. 2539. Vue du Pô, en face Belgiojoso. — 6 juin 1800. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,78. Le premier Consul, après avoir fait passer le fleuve à Belgiojoso et à Pontalba, prend l'ennemi à revers et le force à la retraite. 2540. Vue de Plaisance. — 6 juin 1800. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,78. Occupation de cette ville par un corps de l'armée fran- çaise. 302 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 2541. Vue de la ville et de la citadelle de Plaisance. — 6 juin 1800. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,80. Investissement de la citadelle par les troupes de la divi - siondu général Boudet. 2542. Vue du pont de Lecco. — 6 juin 1800. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,78. Le général Lecchi, avec la légion cisalpine, se rend maî- .tre de ce point fortifié pour tenir la tête de la vallée de ï'Adda. 2543. Vue de Casteggio. — 8 juin iSOO. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,78. Première attaque des Français; batailla de Montebello. 2544. Vue de Montebello. — 8 juin 1800. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Deuxième attaque des Français; ils passent le Coppo, tournent la gauche de l'ennemi et gagnent la bataille. 2545. Première vue de la bataille de Marengo. — iO juin 1804. Par Parent, d'après Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Engagement général des deux armées française et autri- chienne. Gravé par Paiement. (Voir la note du n' 2419, page 276.) 2546. Vue du village de Marengo. — 14É/t«nl800. Par Morel, d'après Bagetti ; aquarelle. — H. 0,54. — L. 0,80. Cette vue est prise en avant du village de la Spinella à gauche de la grande route de Tortone à Alexandrie, et re- présente le général Desaix expirant. Gravé à l'eau-forte par Duplcssis-Bertaux et terminé par Deiaunay. SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 303 2547. Deuxième vue de la bataille de Marengo . — 14 juin 1800. Par M. Pasquiebi, d'après Bagetti ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. La victoire se décide complètement pour l'armée fran- çaise. Gravé par Ca&enave, 2548. Vue de la partie de l'Italie qui a été le théâtre de la guerre pendant la campagne de Marengo. — 1800. (Voir n° 590.) Par Bagetti ; aquarelle. — H. 1,21. — L. 1,94. £^49 « Passage de VInn. — 9 décembre 1800; ^heures du matin. ■ Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Après la bataille de Hohenlinden, Moreau passe l'Inn, s'avance dans l'Autriche, et le 25 décembre, une nouvelle convention d'armistice est conclue à Steyer. 2550. Vue de Vérone. — 30 décembre 1800. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. L'armée française, rangée en bataille au-dessus de cette ville (rive droite de l'Adige), marche à l'ennemi qui refuse le combat. 2551. Vue du bourg de Castelfranco, près la rive gauche de laBrenta. — ^janvier 1801. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Une partie de l'armée française attaque une partie de l'armée autrichienne dans ses positions en avant du bourg de Castelfranco, enlève ce bourg de vive force et la rejette sur la Piave. 2552. Monument élevé à la mémoire de Turenne par l'ar- mée du Rhin, à Saltzbach. Par M, F.-A. Pernot en 1836; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,73. Ce dessin représente le monument élevé sur l'emplacement où Turenne fut tué, le 27 juillet 1675, et l'arbre au pied duquel il fut placé après sa mort. 304 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 2553. Vue de la place de Porto Longone, du côté de la mer. — 1803. Par P. Morel, d'après Painssant; aquarelle. — H. 0.53. — L. 0,80. 2554. Vue du camp de Boulogne, — Juillet 1804. Par Rodolphe Gautier; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Napoléon observe les mouvements de la flottille anglaise. 2555. Vue de Boulogne. Par Rodolphe Gautier ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Intérieur du camp. 2556. Vue du port de Boulogne. par Ch. de Vèze ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80, 2557. Vue de Boulogne. Par Rodolphe Gautier; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Travaux du port. 255S. Vue de Boulogne. Par Rodolphe Gautier; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. 2559. Vue de V armée des côtes réunie près Boulogne. — 16 août 1804. Par Rodolphe Gautier ; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Napoléon distribue les croix de la Légion d'honneur. 2560. Combat de Wertingen. — 8 octobre 1805. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,99. Le prince Murât et le marôchal Lannes attaquent la po- SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 305 sition de Wertingen. Le premier dirige la cavalerie fran- çaise sur les collines de Beralshofen ; le second, marchant sur la rive gauche de la Zusam, attaque, avec la division Oudinot, le bourg et les hauteurs de Wertingen. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1837. 2561 . Entrée des Français à Munich. — 8 octobre 1805. Par M. Siméon Fort, en 1835; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,99. Pendant que Napoléon entoure l'armée autrichienne sous les remparts d'Ulm son avant-garde, composée du premier corps venant de Hanovre et des Bavarois reçus à Wurtz- bourg, entre à Munich. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1837. 2562. Combat de Gunzbourg. — 9 octobre 1805, à 3 heu- res du soir. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,80. — L. 1,15. Le général Mach, apercevant trop tard les résultats du mouvement opéré par l'empereur Napoléon, essaie de dé- fendre le passage du Danube. Il dirige sur Donawerth les grenadiers d'Aufïemberg qui sont battus le 8 à Wertingen, et va occuper Gunzbourg avec un corps de dix mille hom- mes. Le maréchal Ney fait attaquer ce poste par Manier, pendant que Dupont se portant sur Albeck, menace Ulm. Mahler enlève la ville de Gunzbourg et prend cinq canons avec neuf cents soldats. 2563. Capitulation de Memmingen. — 14 octobre 1805. Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,61. — L. 0,99. Le maréchal Soult, tournant la droite de l'armée autri- chienne réunie autour d'Ulm, coupe ses communications avec le Tyrol, et force un corps de cinq mille hommes à se réfugier dans Memmingen. Il canonne ce corps ennemi et lui fait mettre bas les armes. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1837. 2564. Entrée de V armée française à Memmingen. — . 14 octobre 1805. Par Bagetti; aquarelle. — Forme ronde; diam. 0,33. ■■306 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 2565 Combat oVElchingen. — 14 octobre 1805. Par M. Simécn Fort; aquarelle. — H. 0,80. — L. 1,15. L'empereur Napoléon, voulant s'assurer d'un passage sur le Danube pour attaquer le général Mack posté autour d'Ulm sur les "deux rives du fleuve, ordonne au maréchal Ney d'enlever le pont deLeiben et la position d'Elchingen. Le maréchal franchit le dernier bras du Danube, s'empare du village et va prendre position devant Haslach ; il prépare ainsi la victoire éclatante qui décide le lendemain du sort de la première armée autrichienne. 2566. Environs d'Ulm. — 20 octobre 1805. Par Bagetti; aquarelle. — H. 0,51. — L. 0,80. 2567. Prise de Braunau. — 29 octobre 1805. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. La cavalerie légère du 3e corps s'empare de Braunau. 2568. Passage de la Trann à Lambach. — 1er novembre 1805. Par M. Siméon Fort en 1837; aquarelle. ~ H. 0,60. — L. 0,98. Napoléon presse la marche de l'armée sur Vienne. Le pont de Lambach est brûlé. Davout le fait raccommoder sous le feu d'une vive fusillade de l'ennemi embusqué sur la rive opposée. Le général Bisson est grièvement, blessé en fai- sant lancer un bateau dans la rivière. CINQUIEME SALLE. Cette salle est ornée de quarante et un costumes militaires du règne de Louis-Philippe, peints par MM. Dubois-Drahonet et Pierre Lecomte. 2569. Vue du. bourg de Castelfranco. — 12 janvier 1801. D'après Bagetti; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,80. Cette aquarelle est une copie du n° 2551. SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 307 2570, Combat oVAlgésiras. — Première position. — • b juillet iSOi. Par M. Roux; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,88. composée de trois vaisseaux et une frégate, fut attaquée au mouillage par l'escadre du général Saumarez, composée de sept vaisseaux. Le combat commença à six heures du matin jusqu'à une heure de l'après-midi. On se battit à portée de pistolet. L'Anglais abandonna le champ de ba- taille laissant le vaisseau VAnnibal et remorquant trois de ses vaisseaux démâtés. 2571. Combat oVAlgésiras. — Deuxième position. ■ — b juillet ISOi. Tar M. Roux; aquarelle. — H. 0,53. — L. 0,88. 2572. Signature du Concordat entre la France et le Saint- Siège. — 15 juillet 1801. Par Gérard; dessin lavé et rehaussé de blanc. — H. 0,48. — L. 0,6.0. Le gouvernement du premier Consul négociait depuis longtemps avec la cour de Home les bases du concordat. Les articles ayant été discutés et arrêtés à Paris par les .conseillers d'Etat Joseph Bonaparte, Cretet et l'abbé Ber- nier, docteur en théologie, d'une part, et le cardinal Con- salvi de l'autre, le ministre des cultes Portails et les com- missaires furent reçus aux Tuileries dans le cabinet du premier Consul, qui signa le concordat le 15 juillet 1801. Gravé par Laurent et Avril. [Chalc. imp.) 2573. Signature du Concordai par le pape Pie VIT. — 15 aoûtl 801. Par Wicar ; dessin à la pierre noire. — H. 0,52. — L. 0,45. 2574. Le premier Consul visite la manufacture des frè- res Sévène, à Rouen. — Novembre 1802. Par J.-B. Isabey; dessin à la sépia. — H. 1,24. — L. 1,76. Le premier Consul accompagné de madame Bonaparte, était parti de Paris le 28 octobre ;1 802 pour visiter les im- 308 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. portantes manufactures du département de la Seine-Infé- rieure. Dans le voyage qu'il fit en Normandie, Napoléon voulut voir tous les établissements publics : les hospices, les chantiers, les ports, les fabriques, les manufactures de tous les genres, et laissa partout des marques de sa bonté, de sa bienfaisance et de sa justice. Le dessin représente le moment où Napoléon, accompagné de Joséphine, visite la manufacture des frères Sévène. On lui présente un vieillard qui, depuis cinquante-trois ans, travaillait dans cette manufacture. Le premier Consul l'accueillit avec bienveillance, lui accorda une pension et fit entrer au Prytanée son petit-fils, dont le père avait été tué à l'armée. Ce dessin a été exposé au Salon de 1804. 2575. Vue de Hanovre. Par J.-E. Kasten ; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,80. L'électorat de Hanovre fut envahi et occupé par le géné- ral Mortier en juin et juillet 1803, après la rupture de la paix d'Amiens. 2576. Napoléon visite la manufacture de Jouy. — %0juin 1800. Par J.-B. Isabey; dessin à la sépia. — H. 1,18. — L. 1,16. Le 20 juin 1806, l'Empereur, accompagné de l'Impératrice et suivi d'une partie de sa cour, se rendit à Jouy pour y visiter la manufacture de toiles peintes de M. Oberkampf. L'Empereur parcourait les salles de travail, examinait avec soin les détails et jugeait d'un œil exercé les procédés et les résultats. Arrivé dans la prairie où l'on fait sécher les toiles, l'Empereur détacha vivement la croix qu'il portait à sa boutonnière et la remit à M. Oberkampf en lui disant : « J'aime à récompenser ceux qui servent leur patrie comme vous. C'est dans vos ateliers qu'on fait bonne et sûre guerre à l'ennemi ! Au moins n'en coûte-t-il pas une goutte de sang à mon peuple. » Ce dessin a été exposé au Salon de 1806. 2577. Allégorie à la gloire de Napoléon le Grand. — 1806. Par Hennequin ; dessin à la plume, lavé au bistre.— H. 0,66. — L. 1,12. La Victoire enchaîne à l'olivier l'homicide dieu des combats. La Paix enlace à ses rameaux les armes des ennemis vaincus. L'Histoire, la Re SALLES DES AQU A RE LLES, N° 148. 309 nommée, publient au loin les triomphes du conquérant. Les génies de la Paix brisent le flambeau de la discorde. Sous l'égide de Napoléon, empereur et roi, la France, assise siir des trophées conquis par la valeur, reçoit les armes des puissances vaincues et soumises ; son bras victorieux donne la paix t au monde. L'éclat de ses armes précipite au loin les monstres de l'ambition. 2578. Bataille d'Oporto. — 29 mars 1809, à 8 heures du matin. Par M. Th. Jung; aquarelle. — H. 4,16. — L. 2,10. Le maréchal duc de Dalmatie attaque l'armée portugaise fortement retranchée en avant d'Oporto. Après avoir dirigé les divisions Merle et Laborde sur les ailes de l'ennemi, le maréchal avec le 47e régiment enlève les redoutes de Ca- bello et force le centre de la position. Ce vigougeux coup de main est le signal d'une attaque générale qui rend l'ar- mée française maîtresse de la première ligne des retranche- ments. Le maréchal s'empare des redoutes de dona Maria et pénètre dans Oporto. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1842. 2579. Bataille d'Oporto. — 29 mars 1809, à 3 heures du soir. Par M. Th. Jung; aquarelle. — H. 1,16. — L. 2,10. Le combat continue à l'entrée et dans l'intérieur d'Oporto : il faut enlever les barricades et forcer quelques maisons l'é- pée à la main. Bientôt les Portugais se retirent sur le pont du Douro qu'ils tentent de rompre. A notre approche la ca- valerie s'enfuit et foule aux pieds des chevaux la population obligée de quitter ses foyers. Le maréchal duc de Dalmatie fait secourir les habitants et en sauve un grand nombre. L'armée ayant franchi le pont ne peut atteindre les fuyards. L'ennemi perd 200 pièces de canon, 8,000 soldats tués et une grande quantité d'hommes noyés. Cette aquarelle a été exposée au salon de 1842. 2580. Bataille de Wagram. — S juillet 1809. (Voir n° 2621.) Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,57. — L.0,95. 310 SALLES DES AQUARELLES, N° 146.' $581. Bataille de Wagram.-** 5 juillet 1809. (Vol? a8 im.) D'après Bagetti ; aquarelle. — H. 0,57. — L. 0,95. 2582. La flotte française en présence de la flotte anglaise devant Anvers sur V Escaut. — 3 août 1809. Par François Verly; aquarelle. — H. 0,61. — L. 1,20. Le gouvernement anglais, dont les subsides avaient fourni à l'Autriche les moyens d'entrer en campagne, voulut lui prêter une assistance plus efficace et porter un coup redou- table à Napoléon, pendant qu'il était occupé sur les bords du Danube. Une expédition, composée de trente mille hom- mes d'infanterie et huit mille chevaux, de trente-neuf vais- seaux de ligne et trente-six frégates, mit à la voile le 29 juil- let et fut dirigée vers les bouches de l'Escaut. l'Empereur, instruit des préparatifs du gouvernement anglais, avait pris des mesures pour la défense des ports de France et surtout de ceux des ports de la Manche et de l'Escaut, qui étaient plus particulièrement menacés. La flotte anglaise ayant paru en vue d'Anvers, resta treize jours sans rien tenter, et se retira après d'inutiles canonnades contre les batteries de Doel et de Frédéric. Cette vue de l'Escaut, prise de la tour de la cathédrale d'Anvers, offre les dispositions des forces anglaise et française. 2583. Reddition de Ciudad-Rodrigo. — 10 juillet 1801, dans la soirée. Par M. Th. Jung; aquarelle. — H. 0,74. — L. 1,08. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1839. 2584. Baptême du roi de Rome dans V église de Notre- Dame. — 10 juin 1811. Par J. Goubaud; dessin à la pierre noire. — H. 1,07. — L. 1,61. Le parrain du jeune prince était le grand-duc de Wurtz- bourg, et la marraine Madame Laetitia, mère de l'Empe- reur. Les rois d'Espagne et de Westphalie, le prince Bor- ghèse, le prince Eugène, vice-roi d'Italie, le duc de Parme et le prince archi-chancelier de l'Empire assistaient à cette cérémonie. SALLES DES AQUARELLES, N° 14Q. 311 2585. Panorama de la bataille de la Moskowa* — 7 sep- tembre 1812. Par M. Ch. Langlois. — H. 0,75. — L. 7,00. Cette esquisse a été exposée au Salon de 1839. 2586. Entrevue de Louis XVIII et de Madame Royale. Par Tofanelli ; dessin à la pierre noire. — H. 0,52. — L. 0,82. 2587. Arrivée de Louis XVIII à Calais. — 24 avril 1814. Par J. Goubaud; dessin lavé et rehaussé de blanc. — H. 0,79. — L. 1,18. 2588. Entrée de Louis XVIII à Paris. — 3 mai 1814. . Par Melling; aquarelle. — H, 0a61. — L. 0,95. Le roi traverse le pont Neuf, sur lequel la statue d'Henri IV avait -été relevée provisoirement en plâtre, avec cette inscription : Ludovico reduce, Henricus ttdivivus. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1814. — Gravé par Piringer. 2589. Distribution des drapeaux à la garde nationale de Paris au Champ de Mars. — 7 septembre 1814. Par Melling; aquarelle. — H. 0,61; — L. 0,95, j . Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1817, SIXIEME SALLE. Cette salle est ornée de quarante costumes militaires du règne de Louis Philippe, peints par MM. Dubois-Drahonet et Pierre Lecomte. 2590. Combat de Steyer. — 5 novembre 1805. Par M. Siméon Fort, en 1835; aquarelle. — H. 0,49. — L. 0,79. Le maréchal Davout attaque la ville de Steyer au confluent le l'Ems et du Steyer; il rétablit, sous un feu très-vif, les- 312 SALLES DES AQUARELLES, N° 14G. ponts qu'a brûlés l'armée austro-russe poursuivie par Na- poléon. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1836. 2591. Combat oVAmstetten. — 5 novembre 1805. Par M. Siméon Fort, en 1837 ; aquarelle. — H. 0,59. — L. 0,97. Les forces russes et autrichiennes se reployant devant l'armée française victorieuse à Ulm, lui opposent une forte arrière-garde qui prend position en avant d'Amstetten ; Mu- rat l'emporte et la culbute avec la cavalerie légère et les grenadiers d'Oudinot. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1837. 2592. L 'armée française, marchant sur Vienne, traverse le défilé de Molk. — 10 novembre 1805. Par M. Siméon Fort, en 1835 ; aquarelle. — H. 0,52. — L. 0,80. Après avoir battu les austro-russes à Amstetten, l'armée française marche sur Vienne, du 7 au 10 novembre; elle traverse les défilés de Molk ; le corps du maréchal Mortier suit la rive gauche du Danube ; la flottille entretient les communications sur les deux rives du fleuve. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1836. 2593. Combat de Dùrnstein. — 11 novembre 1805. Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,98. L'armée russe ayant repassé le Danube à Krems, le ma- réchal Mortier, avec la division Gazan, se trouve entouré par l'armée ennemie et par le corps de Smith; le maréchal force le défilé de Dùrnstein qui est attaqué en même temps par la division Dupont. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1836. 2594. Passage du Danube à Vienne. — 14 novembre 1805, à 8 heures du matin. Par M. Siméon Fort, en 1837 ; aquarelle. — H. 0,61. — L. 1,00. L'armée française est entrée à Vienne le 13 novembre ; le lendemain, Murât et Lannes, à la tête d'une colonne de SALLES DES AQUARELLES, Na 146. 313 cavalerie, passent les ponts du Danube, après différents pourparlers avec les généraux autrichiens qui occupent la rive gauche du fleuve. 2595. Bataille d'Austerlitz. — 2 décembre 1805, à 10 hei; *">.s du matin. Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,61 .— L, 4,00. L'armée austro-russe manœuvre sur la droite de l'armée française; l'Empereur enlevant les hauteurs de Pratzen avec le 4e corps qu'appuie le 1er corps des grenadiers de la vieille garde, coupe par le centre la ligne ennemie; la ca- valerie et le 5e corps attaquent sur la gauche; à la droite, une division de Davout arrive de Vienne. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1836. 2596. Bataille d'Austerlitz. — 2 décembre 1805, à 4 heu- res du soir. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,55. — L. 0,88. L'Empereur ayant forcé le centre de l'armée austro-russe sur les hauteurs de Pratzen, y établit le 1er corps et se porte sur Augezd avec le corps du maréchal Soultet la garde impériale. Il culbute dans les lacs de Menitz, l'aile gauche de l'ennemi qui est attaquée, à son extrémité, par la divi- sion Friant du corps de Davout. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1836. 2597. Combat de Saalfeld. — 10 octobre 1806. Par M. Siméon Fort , en 1835 ; aquarelle. - H. 0,52. — L. 0,80. Le maréchal Lannes attaque, avec la division Suchet, l'avant-garde du prince de Hohenlohe, commandée par le prince Louis de Prusse; la droite menace Saalfeld; le cen- tre et la gauche, tournant cette ville, attaquent les hau- teurs de Wolsdorf où le prince Louis est tué. 2598. Bataille oVléna. — 14 octobre 1806, à midi. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,59. — L. 1,00. L'Empereur a franchi, dans la nuit, les défilés d'Iéna; 314 SALLES DES AQUARELLES, IN™ 146. dès le matin il a culbuté les lignes prusiennes ; au centre, Lannes enlève Wierzenheiligen ; à la gauche, Àugereau occupe Isserstedt ; à la droite, Soult a dépassé Krippendorf ; Ney et Murât arrivent avec le 6e corps de cavalerie. Cette aquarelle a été exposée au Salon 1836. 2599. Reddition d'Erfurt. — 16 octobre 1806. Par M. Siméon Fort, en 1836; aquarelle. — H. -0,60. — L. 0,99. Le lendemain de la bataille d'Iéna, une partie de la prin- cipal armée prussienne et de son artillerie se retirait par la route d'Erfurt, suivie de près par la réserve de la cava- lerie française. Le prince Murât fait sommer cette forte- resse qui ouvre ses portes et livre quatorze mille prison- niers. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1837. 2600. Entrée de V armée française à Leipsig. — 18 octo- bre 1806. Par M. Siméon Fort en 1837; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,99. Quatre jours après la bataille d'Iéna, le maréchal Davout, marchant sur Berlin à la tête du troisième corps de la grande armée, entre dans Leipsig. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1837. 2601. Capitulation de Prentzlow. — 28 octobre 1806. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,99. Les débris de l'armée prussienne cherchaient à gagner le bas Oder : le prince de Hohenlohe, atteint à Prentzlow par Murât et Lannes qui le poursuivaient vivement, capi- tula avec seize mille hommes d'infanterie d'élite, six régi- ments de cavalerie, quarante-cinq drapeaux et soixante- quatre pièces d'artillerie attelées. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1837. 2602. Reddition de Stettin. — 29 octobre 1806. Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,99. Pendant que Murât poursuit au delà de Berlin les dé- bris de l'armée prussienne, le général Lass aile se présente SA L L E S D. ES ; AQUARELLES, N ° 146. 315» devant S tel tin avec quelques escadrons de hussards et de chasseurs; cette forteresse importante, défendue tpar six mille hommes et armée de cent cinquante pièces de canon,, demande à capituler. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1837. 2603. Entrée des Français à Posen. — 4 novembre 1806. Par M. Siméon Fort, en 1836; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,99. Vingt-un jours après la bataille d'iéna, le. 1er régiment de chasseurs à cheval, commandé par le colonel Exelmans,, arrive à Posen.. Davôu tétait encore à Francfort sur l'Oder. Toute la population accourt au-devant de l'armée ' fran- çaise. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1837. 2604. Capitulation deMagdebourg. — 8 novembre 4806.. Par M. Siméon Fort, en 1836; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,99. Ce boulevard de la Prusse dans lequel s'étaient retirés les débris de la bataille d'iéna, fut investi le 22 octobre par le maréchal Ney : après un bombardement de quelques heures, la garnison capitula et resta prisonnière de la- guerre. La place renfermait huit cents pièces de canon et un matériel immense. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1836. 2605. Reddition de Glogau. — 2 décembre 1806. Par M. Siméon Fort, en 1S36; aquarelle. — H. 0,60, — L. 0,99. Napoléon, maître de la Prusse, pénétra en Pologne et fit attaquer les places de la Silôsie. Glogau, armé de lieux cents pièces de canon, fut investi le 29 novembre par une division de Wurtembergeois; quelques batteries isolées firent feu sur la place qui capitula le 2 décembre. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1836. 316 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 2606. Combat d'Eylau. — Attaque du cimetière. •-— 7 fé- vrier 1807. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,62. — L. 1,00. L'avant-garde de l'armée française atteint à Preuss-Eylau l'armée russe. Napoléon fait attaquer celle-ci par le maré- chal Soult; Saint-Cyr enlève le cimetière et le château; Le- grand pénètre dans la ville; Saint-Hilaire se forme vers la droite; les dragons de Milhaud et la garde impériale arri- vent. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1837. 2607. Bataille d'Eylau. — 8 février 1807. Par M. Siméon Fort; aquarelle.— H. 0,62. — L. 1,00. Pendant que l'armée française se forme en bataille, les Russes l'attaquent sur toute la ligne, mettent en désordre le corps d'Augereau et dépassent le cimetière d'Eylau. Napoléon les fait charger par la cavalerie et par la garde; la gauche et la droite de l'armée française repoussent les Russes. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1836. 2608. Prise de Dirschau. — 23 février 1807, à 5 heures du soir. Par M. Siméon Fort, en 1840; aquarelle. — H. 0,62. — L. 1,00. Le général Dabrowski, commandant les nouvelles levées polonaises, s'empare de Dirschau défendu par une garni- son prussienne. Le général Ménard appuie cette attaque sur la gauche avec deux régiments badois. Six cents pri- sonniers et trois pièces de canon tombent au pouvoir des assaillants. 2609. Siège de Dantzig. — 21 mai 1807, au matin. Par M. Siméon Fort, en 1837; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. SEPTIÈME SALLE. Cette salle est ornée de trente et un costumes militaires du règne de Louis- Pbilippe, peints par MM. Dubois-Drahonet et Pierre Lecomte. fcALLES DES AQUARELLES, N° 146. 3tî 2610. Passage de la Vistule à Thorn. — 6 décembre 1806. Par M. Siméon Fort, en 1835; aquarelle. — H. 0,61. — L. 0,96. Dans la matinée du 6, pendant que l'armée française passe la Vistule à Varsovie et au-dessous de cette ville, le maréchal Ney exécute un passage de vive force au-dessus de Thorn et fait réparer, sous la protection de l'île qu'il a occupée la veille, le pont brûlé par les Prussiens. 2611. Combat de Heilsberg. — 11 juin 1807, à 7 heures du soir. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,59. — L. 0,98. L'Empereur, avec la cavalerie de réserve et le 4e corps, attaque l'armée russe dans le camp retranché d'Heilsberg qu'il fait tourner sur la gauche par le corps de Davout. Le général Bennigsen soutient cette attaque et commence sa retraite pendant la nuit. 2612. Bataille de Friedland. — 14 juin 1807. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,59. — L. 0,90. L'armée russe ayant passé l'Aile pour marcher sur Kcenigsberg, est complètement battue par Napoléon avec les corps des maréchaux Ney, Lannes, Mortier, du général Victor, la garde impériale et cinq divisions de cavalerie. Quatre jours après Bennigsen demande la paix. 2613. Prise de Kœnisberg. — 14 et 15juinl801. Par M. Siméon Fort, en 1836 ; aquarelle. — H. 0,59. — L. 0,98. Pendant que l'Empereur défait l'armée russe à Friedland, le maréchal Soult attaque Kcenigsberg, défendu par les généraux Lestocq et Kamenskoy; la place est évacuée par les Prussiens et les Russes, dans la nuit du 15 au 16, et occupée immédiatement par le 4* corps qui y trouve d'im- menses approvisionnements. 318 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 2614. Siège de Graûdentz. — ■ Juin 1807. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,59. — L. 0,98. Au mois de juin 1807, pendant que la grande armée marchait sur le Niémen, l'Empereur ordonnait de com- mencer le siège de Graûdentz , dernière forteresse de la Russie, située sur la rive gauche de la Vistule. Des bat- teries, placées sur la rive droite du fleuve et sur les colli- nes de Neudorf, tirèrent contre la forteresse qui répondit à leur feu. La place tenait encore lorsque la paix fut signée à Tilsitt. . 2615. Vue de Madrid. — 3 décembre 1808. •Par Bagetti et Parent; aquarelle. — H. 0,61. — L. 0,96. L'empereur Napoléon prescrit aux députés de Madrid bombardée de lui apporter la soumission du peuple. Les figures de cette aquarelle sont de Parent. 2616. Combat de Thann. — 19 avril 1809. Par M. Siméon Fort, en 1835 ; aquarelle. — H. 0,59. — L. 0,98. Le maréchal Davout. marchant de Ratisbonne sur Neus- tadt avec les divisions Saint-Hilaire, Friant.etla brigade de Montbrun, bat sur les hauteurs de Buch, en avant de Thann, le corps autrichien de Hohenzollern, soutenu par la réserve 4es grenadiers et par le corps de Rosemberg. 2617. Bataille d'Abensberg. — 20 avril 1809, dans Vapres- r midi. Par M. Storelli; aquarelle. — H. 0,59. — L. 0,98. L'Empereur attaque Rothenbourg avec les Bavarois. Sur la gauche, il fait enlever Rohr par le maréchal Lannes ; les Wurtembergeois marchent entre ces deux corps. Napoléon rompt ainsi sur la haute Laber le centre de la ligne autri- chienne, dont la gauche est refoulée sur l'Iser. SALLES DES AQUARELLES, N6 146. 319 2618. Bataille d'Eckmùhl. — 22 avril 1809, à midi. Par M. Siméon Fort, en 1835; aquarelle. — H. 0,61. — L. 0,96. : Napoléon revient de Landshut avec les cuirassiers du corps de Lannes ; il force le passage de la Laber, appuie les attaques de Davout et de Lefebvre sur la gauche, occupe sur la droite les hauteurs de Roking et bat le centre de l'armée autrichieune composée des corps de Kollovrath, Hohenzollern, Rosemberg et Lichtenstein. 2619. Bataille d'Eckmûhl. — 22 avril 1809, à 6 heures du soir. Par Bagetti ; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,80. Vers la fin de la journée, une division de l'armée fran- çaise et de la cavalerie des généraux Nansouty et Sainte- Suzanne, poursuivent l'armée autrichienne qui se retire en désordre dans la direction du Danube. 2620. Ratisbonne est enlevé de vive force. — 23avnH809. Par M. Justin Ouvrié; aquarelle. — H. 0,50 — L. 0,85. L'archiduc Charles, battu à Eckmuhl et vivement poussé sur le Danube, avait jeté dans Ratisbonne une forte arrière- garde, chargée d'arrêter les efforts de l'armée française. Napoléon fait escalader les murailles et enlever de vive force cette ville devant laquelle il est légèrement blessé. 2621. Combat oVEbersberg. — 3 mai 1809, après midi. Par M. Siméon Fort, en 1835; aquarelle. — H. 0,50. — L. 0,85. Le maréchal Masséna, suivant la route de Lintz à Vienne, avec les divisions Glaparède, Legrand et la brigade de Ma- rulaz, force le passage de la Trann, et enlève les formida- bles positions d'Elbersberg, défendues par trente-cinq mille Autrichiens. 320 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 2622. Attaque de Vienne. — Nuit du 11 au 12 mai 180?*. Par M. Cicéri, d'après Bagetti ; aquarelle. — H. 0,50, — L. 0,85. La ville de Vienne ayant maltraité les parlementaires de l'armée française et tiré sur les troupes établies dans les faubourgs, Napoléon fait lancer des obus dans cette capi- tale pendant qu'il la tourne en passant le premier bras du Danube. 2623. Bataille d'Essling ; seconde journée . — 22 mai 1809, à 9 heures du matin. Par M. Pasquieri, en 1835; aquarelle. — H. 0,62. — L. 0,96. Napoléon a fait passer le Danube, dans la soirée du 20 et dans la journée du 21 mai, à une partie de l'armée fran- çaise. Le 22 au matin, ayant repoussé les corps autrichiens qui attaquaient Essling et Asparn, il force le centre de la ligne ennemie, mais il suspend son mouvement en appre- nant la rupture des ponts, qui le sépare du reste de ses troupes. 2624. Bataille de Wagram ; première journée. — 5 juil- let 1809, 8 heures du matin. Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,57. — L. 0,95. Dans la nuit du 4 au 5 juillet, l'Empereur dérobe le pas- sage du Danube à l'archiduc Charles, et tourne les retran- chements qui ont coûté à ce prince plus d'un mois de tra- vaux. Napoléon forme la grande armée en bataille sur la gauche de l'armée autrichienne qui occupe les hauteurs du Bisamberg et du Russbach. 2625. Bataille de Wagram; première journée. — h juil- let 1809, 7 heures du soir. Par M. Siméon Fort, en 1835 ; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,98. L'Empereur, maître de la plaine de Marchfeld, attaque, sur les hauteurs de Russbach, l'aile gauche de l'archiduc composée des corps de Bellegarde, de Hohenzollern et de SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 321 Rosemberg, pendant que le corps de Masséna observe, en- tre Wagram et le Danube, le reste de l'armée autrichienne. 2626. Bataille de Wagram ; deuxième journée. — 6 juil- let 1809, 6 heures du matin. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,98. Le 6 juillet, au lever du soleil, l'Empereur concentre son armée devant les hauteurs de Russbach pour renouveler l'attaque de la veille et prévenir la jonction du prince Jean. De son côté l'archiduc Charles attaque la ligne française sur les deux fleuves et la déborde dans la plaine du Da- nube. 2627. Bataille de Wagram; deuxième journée. — 6 juil- let 4809, 10 heures du matin. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,98. Napoléon fait remarcher son aile gauche depuis Aderkllaa jusqu'au Danube pour arrêter les progrès de l'aile droite ennemie ; il remplit momentanément le vide occasionné dans le centre par une batterie de cent canons derrière laquelle viennent se former les divisions de l'armée d'Italie. 2628. Bataille de Wagram; deuxième journée. — 6 juil- let 1809. — 1 heure après midi. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,98. Masséna ayant atteint les bords du Danube, Macdonald ayant formé la colonne du centre appuyée par les réserves, Davout ayant franchi le Russbach et enlevé Markgrasen, Napoléon ordonne une attaque générale sur toute la ligne et force l'armée autrichienne à battre en retraite. 2629. Combat oVRollabrùnn. — 10 juillet 1809. Par M. Siméon Fort, en 1837 ; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,99. Une forte arrière-garde de l'armée autrichienne, couvrant la marche du prince Charles en Bohême, occupait Holla- 322 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. Ibrûnn. Masséna enlève cette position avec l'infanterie de Legrand et la cavalerie de Saint-Sulpice. 3630. Combat de Znaïm. — 10 juillet 1809. Par M. Storelli, d'après Bagetti ; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,98. "L'armée autrichienne, battue à Wagram, se retirait en Bohême. Elle prend position en avant de Znaïm pour pro- téger la marche des équipages. Masséna enlève les fau- bourgs de Znaïm, Napoléon dirige l'attaque de droite. L'ar- chiduc Charles offre un armistice qui est accepté par l'Em- pereur. S631. Astorga est pris d'assaut. — 21 avril 1810, àl heu- res du soir. Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,80. — L. 1,15. Le général Junot, commandant le 8e corps de l'armée d'Espagne, livre l'assaut à Astorga, après vingt-quatre Jours de travaux. La colonne d'attaque gravit la brèche et se loge sur le sommet. Le commandant du génie Yalazé est grièvement blessé à la tête. Le lendemain, à la pointe du J©ur, le gouverneur Santocildès se rend prisonnier de guerre. .2632. Entrée de V avant-garde à Salamanque. — 15 no- vembre 1812. Par M. Nousveaux, en 1839; aquarelle. — H. 0,61. — L. 0,98. 2633. Combat de Krasnoé. — 18 novembre 1812, 9 heures du matin. Par M. Siméon Fort, en 1836 ; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,99. L'arrière-garde de l'armée française rencontre l'armée amsse qui occupe sur plusieurs lignes la route de Krasnoé. La division Ricard attaque sur trois colonnes, le 48e à la ^droite, le 33e au centre, le 15e à la gauche. Le 19 au matin, le maréchal Ney traverse le Borysthène sur la glace. SALLES DES AQUARELLES, N* 146. 323 2634. Combat de Wachau, près Leipsig; première jour- née. — 16 octobre 1813, à 3 heures. Par Th. Jung, en 1837; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,98. Napoléon ayant repoussé à Wachau et à Libertwolkowitz les attaques de la grande armée coalisée, l'avait culbutée dans trois positions. Etant parvenu sur les hauteurs de Gossa, il ordonne à la cavalerie de faire, entre ce village et Stormthal, une charge qui porte le désordre dans le centre de la ligne ennemie. 2635. Combat de Probstheyda, près Leipsig; deuxième journée. — 18 octobre 1813, à 3 heures. Par M. Jung ; aquarelle. — H. 0,61. — L. 0,98. Napoléon préparant sa retraite au delà de Leipsig est at- taqué sur toute sa ligne. Vers la droite il repousse les ef- forts de la grande armée coalisée, qui prend position à qua- tre heures de l'après-midi. L'arrière-garde de l'armée fran- çaise ne quitte le champ de bataille que le 19, à neuf heures du matin. 2636. Combat de Brienne. — - 29 janvier 1814, à Ventrée de la nuit Par M. Siméon Fort, en 1840; aquarelle. — H. 0,60. — L. 0,98. L'empereur Napoléon attaque le flanc de l'armée qui s'é- tait avancé jusqu'au delà de Lesmont. Ney pénètre dans Brienne par la route de Montier-en-Der;sur la droite Victor enlève le château. Le général Blùcher s'évade au moment où il allait être atteint par nos tirailleurs. Brienne reste au pouvoir de l'armée française. 2637. Combat de Lesmont. — 2 février 1814, à 4 heures du soir. Par M. Th. Jung; aquarelle. — H, 0,61. — L. 0,98. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1839. 324 SALLES DES AQUARELLES, N" 140. 2638. Bataille de Craone. — 7 février 1814, à 10 heurei du matin. Par M. Th. Jung, en 1839; aquarelle. — H.0,61. — L. 0,98. Cette aquarelle, a été exposée au Salon de 1839. 2639. Combat de Champaubert. — 10 février 1814, dans la soirée. Par M. Siméon Fort, en 1849 ; aquarelle, — H. 0,60. — L. 0,98. L'armée de Silésie marchant sur Paris, avait déjà atteint la Ferté-sous-Jouarre. L'empereur Napoléon attaque et dé- truit à Champaubert le corps d'Alsusiew, qui lie la réserve de Blticher placée à Etoges avec Sacken et York. Le lende- main, il bat ces deux généraux à Montmirail. 2640. Bataille de Montmirail. — 11 février 1814, àAtheu- res du soir. Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,80. — L. 1,15. L'Empereur marche à la rencontre de Sacken et d'York qui reviennent de la Ferté-sous-Jouarre et de Château- Thierry. Il les attaque en avant de Montmirail. Pendant que sur la gauche Marmont repousse les Russes à Marchais, la garde impériale enlève au centre la position de la Chaise et des Grenots. Vers la droite elle chasse York des bois situés en avant de Fontenelle. L'Empereur poursuit vive- ment l'ennemi qui est en déroute. 2641. Combat de Château-Thierry. — 12 février 1814, à 3 ou 4 heures du soir. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,80. — L. 1,15. Le lendemain de la victoire de Montmirail, l'Empereur poursuivant York et Sacken les jette, l'épée dans les reins, sur Château-Thierry qui ne leur offre que l'étroit défilé de son pont. La route d'Epernay est coupée par la cavalerie du général Letort. L'ennemi oppose à nos attaques un feu ter- SALLE DES AQUARELLES, N* 146. 325 rible d'artillerie et ses dernières troupes qui sont culbutées. La nuit mettant fin au combat, sauve les vaincus qui brû- lent le pont et livrent la ville au pillage. Trois pièces de ca- non et deux mille prisonniers restent en notre pouvoir. 26-42. Bataille de Vaucharnp. — 14 février 1814, à midi. Par M. Th. Jung; aquarelle. — H. 0,74. — L. 1,08. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1839. 2643. Combat de Mormant. — 17 février 1814, à 10 heu- res du matin. Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,94. — L. 1,15. L'Empereur ayant battu les corps de Blùcher sur la Marne du 10 au 14 février, tombe sur la tête des colonnes de la grande armée ennemie qui marchait sur les bords de la Seine vers Paris. L'Empereur attaque avec le corps du gé- néral Gérard et la cavalerie de Milhaud et de Kellermann les troupes de Wittgenstein postées en avant de Mormant. Les Russes, culbutés et vivement poursuivis, perdent seize pièces de canon avec plusieurs milliers de prisonniers. HUITIEME SALLE. Cette salle est ornée de cinquante-deux costumes militaires du règne de Louis-Philippe, peints par MM. Dubois-Drahonet et Pierre Lecomte. 2644. Combat de Valjouan et de Villeneuve-le- Comte. — 17 février 1814, de 3 à 4 heures du soir. Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,80. — L. 1,15. Les corps ennemis battus à Mormant et à Nangis se reti- rent dans la direction de Montereau. Le général Gérard en- lève successivement Valjouan et Villeneuve-le-Comte défen- dus par les Bavarois, commandés par de Wrède, pendant que le 2e corps se forme en bataille devant ces deux villa- ges. L'Héritier et Bordesoulle chargent la cavalerie autri- 326 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. chienne. Gérard ayant mis en déroute les Bavarois, les poursuit vivement sur le chemin de Dannemarie. 5645. Bataille de Monter eau» — 18 février 1814, à 3 heu- res de V après-midi. Par M. Siméon Fort, en 1840 ; aquarelle. — H. 0,74. — L. 1,08. Napoléon vainqueur à Ghampaubert, à Montmirail, à Vau- champs, vole sur la Seine pour attaquer la grande armée alliée qui marchait vers Paris et s'était déjà avancée jus- qu'à Fontainebleau. L'Empereur appuyant avec la garde impériale les attaques du maréchal Victor, de Gérard et de Pajol, complète la défaite de l'armée ennemie. 2646. Combat de Béry-au-Bac. — 6 mars 1814, vers midi. Par M. Siméon Fort en 1840; aquarelle. — H, 0,60. — L. 0,98. L'Empereur manoeuvrait contre l'armée de Silésie pour la jeter dans l'Aisne. La reddition de Soissons sauve l'ennemi d'une défaite totale. Napoléon, forçant le passade de Béry- au-Bac, prévint dans les plaines de Reims le général prus- sien qui fut séparé de la grande armée. 2647. Bataille de Toidouse. — 10 avril 1814, à 8 ou 9 heu- res du matin. Par M. Th. Jung, en 1838; aquarelle. — . 0,74. — L. 1,08. Les armées française et anglaise ont formé leur princi- pale ligne de bataille à l'orient de Toulouse. L'action com- mence au centre sur les hauteurs du Calvinet. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1839. 2648. Bataille de Toidouse. — 10 avril 1814, à 4 on 5 heures de l'après-midi. Par M. Th. Jung ; aquarelle. — H. 0,74. — L. 1,08. L'armée anglaise, repoussée sur les hauteurs du Calvinet, a attaqué et mis en déroute la division Taupin; elle s'avance SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 327 sur la route de Garaman. Le maréchal Soult la force à se replier. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1839. 2649. Siège du fort de l'Empereur à Alger. — 3 juillet 1830. (Voir n° 1806.) Par M. Siméon Fort, en 1838; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1838. 2650. Combat de Téniah. — 25 novembre 1830, dans la soirée. Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Le maréchal Clausel marchant sur Médéah, suit la route du Téniah. Ce col est occupé par le bey de Tittery. Le gé- néral menace et tourne la gauche avec la brigade Achard pendant qu'il réserve la brigade d'Uzer pour forcer le centre. Achard saisissant un moment favorable, enlève le col à la tête de quelques compagnies. Le bey se retire sur Médéah. 2651. Combat de Médéah. — Janvier 1831 Par M. Siméon Fort, en 1840; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Les Arabes attaquent la ville de Médéah, dans laquelle le général Clausel avait laissé une garnison. Ils sont repous- sés par les troupes françaises aidées des habitants. 2652. Siège d'Anvers. — Du 21 novembre au 24 décem- bre 1832. (Voir n" 576.) Par M. Siméon Fort, en 1838; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1838. 2653. Vue d'Oran. — 26 novembre 1835. Par M. Siméon Fort, en 1838 ; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Départ de l'expédition pour Mascara. Cette aquarelle, exposée au Salon de 1838, a été exécutée d'après les cro- quis de M. le capitaine Genêt. 328 SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 2654. Combat du Sig. — 1er décembre 1835. Par M. Siméon Fort, en 1838; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Après avoir battu A.bd-el-Kader, le 1er décembre, l'armée commandée par le maréchal Glausel passa le Sig, le 33 su/ deux ponts de chevalets jetés par le génie. Cette aquarelle, exposée au Salon de 1838, a été exécutée d'après les cro- quis de M. le capitaine Genêt. 2655. L'armée arrive à Mascara. — 6 décembre 1835. Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Cette aquarelle, exposée au Salon de 1838, a été exécutée d'après les cro- quis de M. le capitaine Genêt. 2656. Vue générale de Tlemcen. — Janvier 1836. Par M. Siméon Fort; aquarelle. — H. 0,80. — L. 1,15. La ville de Tlemcen est occupée par l'armée française. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1842. 2657. Première attaque de Constantine. — 23 novembre 1836. Par M. Siméon Fort, en 1838; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Attaque de nuit par le pont d'El-Cantara. Cette aquarelle a été exécutée d'après un croquis de M. le capitaine Pa- joL 2658. Vue de Bone. — 27 septembre 1837. Par M. Alexandre Genêt, en 1838 ; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Départ de l'expédition pour Gonstantine. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1838. SALLES DES AQUARELLES, N° 146. 329 265$. V armée arrive devant Constantine. — 6 octobre 1837. Par M. Siméon Fort ; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Cette aquarelle a été exécutée d'après un croquis de M. le capitaine Pa- jol. 2660. Seconde attaque de Constantine. — 13 octobre 1837. Par M. Siméon Fort, en 1838; aquarelle. — H. 0,63. — L.0,99. Assaut et prise de la ville à neuf heures du matin. Cette aquarelle, exposée au salon de 1838, a été exécutée d'après un cro- quis de M. le capitaine Pajol. 2661. Vue générale des Bibans ou Portes-de-Fe?. — 28 octobre 1839. Par M. Siméon Fort, d'après M. Dauzats; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Une division de l'armée française traverse le passage des Portes-de-Fer. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1841. 2662. Première muraille des Portes-de-Fer. — 28 octobre 1839. Par M. Dauzats en 1840; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Passage de l'avant-garde composée de tirailleurs du 17e léger et des spahis de Constantine. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1841.. 2663. Seconde muraille des Portes^de-Fer. — 28 octobre 1839. Par M. Dauzats, en 1840; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Arrivée du 17e régiment d'infanterie légère. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1841. 330 ESCALIER DES PRINCES, N» 147. 5LQM. Troisième muraille des Portes-de-Fer. — 28 octo- bre 1839. Par M. Dauzats, en 1841; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Les sapeurs du génie indiquent, par une inscription, la date du passage des Portes-de-Fer au fond du ravin. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1841. 2685. Troisième muraille des Portes-de-Fer. — 28 octo- bre 1839. Par M. Dauzats en 1840; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. Les chasseurs du 3e régiment et les soldats du 2e léger descendent dans le lit du ruisseau. Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1841. 2666. Sortie des Portes-de-Fer. — 28 octobre 1839. Par M. Dauzats, en 1840; aquarelle. — H. 0,63. — L. 0,99. . -Cette aquarelle a été exposée au Salon de 1841. Aile du Midi. ESf-ALIER DES PRINCES, N° 147. Cet escalier, qui desservait les appartements de l'aile du midi, occupée par les princes du sang, a conservé le nom d'Escalier des Princes, 11 est décoré de pilastres d'ordre corinthien; les bas-reliefs en pierre, placés au-dessus des portes et des niches, représentent des trophées et des en» fants entourés d'attributs militaires. Le plafond, orné de caissons, a été surbaissé lors des travaux faits pour l'établissement des galeries histori- ques. 2667. Louis XIV. (Voirn°7i7.) Par Jean Warin; statue en marbre. — H. 1,94. Le roi est debout, vêtu à l'antique, la main droite apnyé sur un bâton GALERIE DES BATAILLES, N° 148, 331 de commandement qui pose sur une cuirasse, la gauche sur un trophée composé d'un bouclier, d'un casque et d'une massue. Par un codicille ajouté à son testament, le 25 août 1672, Warin lègue cette statue à Louis XIV en ces termes : « Ledit sieur testateur supplie très-humblement le Roy de vouloir agréer le présent qu'il luy fait de la statue de Sa Majesté qu'il a sculptée en marbre blanc pour marque de son respect et de sa recognoissance des bontez dont il a pieu à Sa Majesté luy donner en plusieurs occasions des témoignages fort advantageux pour lui. » {Archives de l'Art français, publiées par M. Ph. de Chenneviêres, tome 1", page 297. — 1852.) Cette statue fut placée d'abord dans la salle de Vénus. Elle a fait partie du Musée des monuments français où elle était attribuée à Michel An- guier„ 2668. Napoléon Ier , empereur des Français. (Voirn- 720.3 Par Cartellîer; statue en marbre. — H. 1,87. L'Empereur est debout, en'grand costume impérial, la tête ceinte d'une corronne de lauriers. Il tient tde la main droite un papier roulé et de la gauche la main de justice. Cette statue avait été exécutée pour l'école de Droit. 2669. Louis-Philippe Ier, roi des Français, (voir n° 723.) Par M, Aug. Dumont en 1838; statue en marbre. — H. 2,04. Le roi est debout, près d'un socle sur lequel se trouvent une couronne et la Charte de 1830. Cette, statue a été exposée au Salon de 1838. GALERIE DES BATAILLES, N° 148. Cette galerie occupe, du côté du jardin, toute la hauteur du premier étage et de l'attique de l'aile du midi ou aile des Princes, Les apparte- ments qu'elle a remplacés furent habités, sous Louis XIV, par le duc d'Or- léans, frère du roi, la duchesse d'Orléans, le duc et la duchesse de Char- tres. Sous Louis XV, une partie de ces appartements fut occupée par Le duc d'Orléans, fils du régent, et l'autre partie par le duc de Penthièvre, puis par la duchesse de Duras, dame d'honneur de Mesdames Victoire, Sophie et Louise. Le comte et la comtesse d'Artois habitèrent ces appar- tements sous Louis XVI. « Dans l'année 1836, dit M. Vatout, par ordre du roi Louis-Philippe, et grâce à d'immenses travaux dirigés par MM. Fontaine et Nepveu, ces anciens appartements, avec leurs entresols et leur attique, ont fait place à une gale- rie unique de 120 mètres de longueur sur 13 mètres de largeur, toute re- couverte en fer. Le palfond [à voussures est soutenu , aux extrémités et dans le milieu par des groupes de colonnes au nombre de trente-deux. Les deux grands vaissaux de cette galerie reçoivent le jour d'en haut et sont interrompus sans être séparés par un vestibule à jour et à colonnes éclairé par des croisées sur le jardin, dans le haut des. deux autres petits vestibules à colonnes qui terminent la galerie, on voit des figures allégo- riques peintes à fresques par Abel de Pujol. » {Palais de Versailles, in-8% page 339. — 1837). 332 GALERIE DES BATAILLES, N° 148 Les noms des princes de la maison royale de France, des amiraux, con- nétables, maréchaux de France, guerriers célèbres, commandants d'armée et officiers, généraux, tués ou blessés mortellement en combattant pour la France, sont inscrits sur seize tables de bronze, dans l'ordre suivant. Quatre-vingt-deux bustes reproduisent les traits des principaux de ces personnages. Princes de la maison royale de France. ROBERT LE FORT, comte d'Outre-Maine. 866. — Brissarthe. HUGUES DE BOURGOGNE, duc de Bourgogne. 1057. HUGUES DE FRANCE, comte de Vermandois. 110?.— Tarse (Gilicie). ROBERT DE FRANCE, comte d'Artois . 1250. — La Massouie. PIERRE DE FRANCE, comte d'Alençon. 1283. — La Catona. PHILIPPE d'artois, sire de Conches. 1298. — Fumes. ROBERT D'ARTOIS II, comte d'Artois. 1302. — Courtray. PHILIPPE D'ÉVREUX III, roi de Navarre, comte d'Évreux. 1343. — Algésiras. CHARLES DE VALOIS II, comte d'Alençon. 1346. — Crécy. PIE-RRE DE BOURBON, duc de Bourbon. 1356. — Poitiers. ROBERT D'ANJOU, comte de Durazzo. 1356.— Poitiers. JACQUES DE BOURBON, comte de la Marche (.connétable). 1361. — Brignais. PIERRE DE BOURBON, comte de Forez. 1361. — Brignais. PIERRE DE DREUX, sire de Tanlay. 1383.— Bourbourg. ANTOINE DE BOURGOGNE, duc de Brabant. 1415. — Azincourt. PHILIPPE DE BOURGOGNE, comte de Nevers. 1415. — Azincourt. JEAN d'alençon , duc d'Alençon. 1415. — Azincourt. LOUIS DE BOURBON, sire de Préaux. 1415. — Azincourt. JEAN DE DREUX, sire de Houlbec. 1415. — Azincourt. GAUVIN DE DREUX, baron d'Esneval. 1415. — Azincourt. CLAUDE DE MONTAGU, sire de Conches. 1470.— Bussy. CHARLES DE BOURGOGNE (le Téméraire), duc de Bourgogne. 1477. — Nancy. FRANÇOIS DE BOURBON -, duc de Chàtellerault 1515. — Marignan. BERTRAND DE BOURBON, sire de Carency. 1515.— Marignan. CLAUDE D'ORLÉANS, duc de Longueville. 1524. — Pavie. JEAN DE BOURBON, comte de Soissons. 1557.— Saint-Quentin. ANTOINE DE BOURBON, roi de "Navarre, duc de Vendôme. 1562.— Rouen. GILLES DE DREUX, sire de Bonnetot. 1562.— Rouen. RENÉ DE COURTENAY. 1562.— Bourges. JACQUES DE COURTENAY. 1589.— Villiers-Saint-Benoît. GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 333 JEAN DE DREUX, sire de Morainville. 1590. — Verneuil. LÉONOR D'ORLÉANS, duc de Fronsac. 1622.— Montpellier. FRANÇOIS DE VENDOME, duc de Beaufort (amiral). 1669. — Candie. CHARLES-PARIS D ORLEANS, duc de Longueville. 1672.— Passage du Rhin. JEAN— ARMAND DE COURTENAY. 1677. — Canibray. LOUIS GASTON, prince de Courtenay. 1691.— Mon s. Connétables. RAOUL DE CLERMONT, comte de Glermont. 119 L. — Ptolémaïs. RAOUL DE CLERMONT II, sire de Nesle. 1302. — Gourtray. GAUTHIER DE BRIENNE, duc d'Athènes. 1356. — Poitiers. CHARLES D ALBRET, sire d'Albret, comte de Dreux. 1415. — Azincourt. JEAN STUART, comte de Buchan. 1424.— Vertreuil. ANNE DE MONTMORENCY, duc de Montmorency. 1567. — Saint-Denis. Amiraux. HUGUES QUIERET. 1340. — Sur mer. NICOLAS BEUCHETOUBEHUCHET, seigneur du Musy. 1340. — Sur mer. JEAN DE VIENNE, seigneur de Rollans, 1396. — Nicopolis. JACQUES DE CHATILLON 1er, sire de Dampierre. 1415. — Azincourt. PRÉGENT, seigneur de Coëtivy. 1450. — Cherbourg. GUILLAUME GOUFFIER, seigneur de Bonnivet. 1525. — Pavie. ANNE DE JOYEUSE, duc de Joyeuse. 1587. — Courtras. BERNARD DE NOGARET, seigneur de La Valette. 1592. — Roquebrune. ANDRÉ-BAPTISTE DR BRANCAS, seigneur de Villars. 1595. — Dourlens. ARMAND DE MAILLÉ , duc de Brezé. 1646. — Orbitello. Maréchaux de France. ALBÈRIC CLÉMENT, seigneur du Mez. 1191. — Ptolémaïs. SIMON DE MELUN, seigneur de la Loods i302. — Courtray. GUY DE CLERMONT, sire de Nesle. 1302. — Courtray. EDOUARD, sire de Beaujeu et de Dombes. 1351. — Ardres. GUY DE NESLE II, seigneur d'Offemont. 1352. — Moron. JEAN DE CLERMONT, seigneur de Chantilly. 1356. — Poitiers. >3i GALERIE DES BATAILLES, N° 143, JEAN DE MI. LIEU S, seigneur de l'I.>le-Adam. 1437. — Bruges. JACQUES DE CHABANNES II, seigneur de la Palice. 1525. — Pavie. THOMAS DE FOIX, seigneur do Lescun. 1525. — Pavie. PIERRE STROZZI, seign1 d'Epemay et de Belleville. 1558. — ïbion ville. JACQUES L")\ALBON, seigneur de Saint— André. 1562.— Dreux. ARMAND DE GQNTAUT, baron de Biron. 1592. — Épernay. JEAN D'AUMONT, 1595.— Couibourg. Jean du caylar de saint-bonnet, marquis de Toiras. 1636. — Fontaneto. CHARLES DE BLANCHEFORT, marquis de Gréquy. 1638. — Brème. JEAN-BAPTISTE BUDES, comte de Guébriant. 1643. — Rotrweil. JEAN, comte de Gassion. 1647. — Lens. JACQUES DE CASTELNAU-MAUVISSIÈRE, marquis de Castelnau. 1658. — Dunkerque. HENRI DE LA TOUR— D'AUVERGNE, vicomte de Tuienne. 1675. — Falzbach. FERDINAND, comte de Mai si n. 1706. — Turin. JACQUES DE FITZ-JAMES, duc de Berwick, 1734. — Philipsbourg. JEAN LANNES, duc de Montebello. 1809. — Essling. - JEAN-BAPTISTE BESSIÈRES,. duc d'Istrie. 1813. — Lutzen. JOSEPH-ANTOINE, prince Poniatowski. 1813. — Leipsick. : EDOUARD- ADOLPHE-CASIMIR- JOSEPH MORTIER, • - duc de Trévise. .1835.— Paris. Grands-maîtres des arbalétriers et de l'artillerie. — Colonels généraux. BAUDOUIN DE LENS, sire d'Annequin. 1364.— Cocherel. JEAN, sire de Hangest et d'Avesnecourt, 1415. — Azincourt. JEAN, sire de Bueil, de Montrésor et de Courcelles. 1415. — Azincourt. JEAN DE LA GRANGE, seigneur de Vieil-Castel de Roussillon. 1495. — Fornoue. PAUL DE BUSSERADE. 1512. — Ravenne. JEAN DE POMMEREUL, seigneur du Plessis Biron. 1524. — Arona. JEAN DE TAIX, seigneur de Taix. 1553. — Hesdin. FRANÇOIS GOUFFIER, seigneur de Bonnivet. 1555. — Ulpian. CHARLES DE LA ROCHEFOUCAULD, comte de Randan. 1562. — Bourges. L TIMOLÉON DE COSSE, comte de Brissac. 1569. — Mucidan. SÉBASTIEN DE LUXEMBOURG, vicomte de Alartigues. 1569. — Saint-Jean-d'AngélyJ ANNE DANGLURE, baron de Givry. 1594. — Laon. GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 335 CHARLES DE GONDT , marquis de Bel!e-Isle. 1596.— Mont-Saint-Michel. FRANÇOIS D'ESPINAY , seigneur de Saint-Luc. 1597. — Amiens. HENRI DE COLIGNY, comte de Coligny. 1601.— Ostende. CESAR DU CAMROUT,. marquis de Coislin. 1641. — Aire. EDME DE LA CHATRE— NANCE Y marquis de la Châtre. 1645. — Nordlingen. LOUIS DE LORRAINE , duc de Joyeuse. 1654. — Arras. Guerriers célèbres, commandants d'armée. SIMON, . comte de Montfort. 1218. — Toulouse. FERRY IV, duc de Lorraine. 1328. — Cassel. JEAN DE LUXEMBOURG, roi de Bohême. 1346. — Crécy. RAOUL, ^ duc de Lorraine. 1346. — Crécy. CHARLES, comte de Blois. 1364. — Auray. EDOUARD III, duc de Bar. 1415. — Azincourt. FERRY DE LORRAINE, comte de Vaudemont. 1415. — Azincourt. ARCHIBALD, comte de Douglas, du: de Tourraine. 1424.— Ver n eu il. ARMAND DE GUILHEM, seigneur de Barbàzan. 1431. — Bnlgneville (près Nancy). louis d'armagnac, duc de Nemours. 1503. — Cérignole. GASTON DE FOIX, duc de Nemours. 1512. — Ravenne. PIERRE DU TERRAIL, seigneur de Bayard. 1524.— Rehec. LOUIS II, Sire de la Trémoille, vicomte de Thouars. 1525. — Pavie. JEAN DE MÉDICIS, 1525.— Pavie. FRANÇOIS DE LORRAINE, comte de Lamhesc et d'Orgon. 1525. — Pavie. RICHARD DE LA POLI, duc de Suffolk. 1525.— Pavie. JEAN DE DIESBACH, 1525. — Pavie. ANDRÉ DE MONTALEMBERT, seigneur d'Essé. 1553. — Térouanne. LÉON STROZZI, prieur de Capoue. 1564. — Escarlino. FRANÇOIS DE LORRAINE, duc de Guise. 1563. — Orléans. CLAUDE DE LORRAINE, duc d'Aumale. 1573. — La Rochelle., PHILIPPE STROZZI, seigneur d'Epernay et de Bressuire. 1582. — Terceire. HENRI DE LORRAINE, duc de Mayenne et d'Aiguillon. 1621. — Montauban. HENRI DE ROHAN, duc de Rohan. 1638— Rheinfeld. MANASSÈS DE PAS , marquis de Feuquières. 1639. — Thionville. JACQUES DE ROUGE. marquis du Plessis-Bellière. 1665. — Castellamare. LOUIS-JOSEPH DE SAINT-VÉRAN, marquis de Montcalm. 1759. — Québec. AUGUSTE-HENRI PICOT, comte de Dampierre. 1793. — Anzin. 336 GALERIE DES BATAILLES, N° 148. JEAN-FRANÇOIS-COQUILLE DUGOMMIER, 1794. — Montagne-Noire. paul-françois de brueys-d'aigailliers, comte d'Aigailliers. 1798. — Aboukir. BARTHELEMY-CATHERINE JOUBERT. 1799. — Novi. JEAN-BAPTISTE KLÉBER, 1800. — Au Caire. CHARLES-MARIE DENYS, comte de Damrémont. 1837.— Constantine. Lieutenants généraux, vice-amiraux et généraux de division. HONORAT DE BUEIL, seigneur de Fontaine-Guérin. 1590. — Saint-Malo. CHARLES DAUMONT, marquis d'Aumont. 1644. — Landau. PIERRE DE MAGALOTTI. 1615. — La Mothe. ANTOINE DE STAINVILLE, comte de Couvonges. 1646. — Lérida. GUY DE VILLE , marquis de Ville, 1648. — Crémone. GASPARD DE COLIGNY, duc de Chàtillon. 1649. — Charenton. JEAN— LOUIS DE NOGARET, chevalier de la Valette 1650. —Ile Saint-Georges. Jacques stuart de caussade, marquis de Saint-Mégrin. 1652. — Paris. JACQUES DE CAMBIS, vicomte d'Alais. 1653.— Gironne. ALEXANDRE DE MONTI DE FARIGLÏANO. marquis de Monti, 1653. — La Roquette. CLAUDE-PAUL DE BEAUJEU DE VILLIERS, comte de Beaujeu. 1654. — Arras. JOACHIM DE LENONCOURT, marquis de Marolles. 1655. — Mussy. FRANÇOIS-MARIE DE BROGLIO comte de Broglio. 1656.— Valence. CHARLES COSSART, marquis d-Espiès. 1656. — Valencienncs. CLAUDE — ALPHONSE DE BRICHANTEAU, marquis de Nangis. 1658. — Bergues-?aint-Winox. ROGER DE NAGU, marquis de Varrnces. 1658. — Gravelines. ANTOINE DU BEC-CRESPIN, comte de Morot. 1658. — Gravelines. LOUIS CHALONS DU BLÉ, marquis d'Huxcllcs. 1658. — Gravelines. N..., COMTE DE SAULX. 1672. — Arnheim. JEAN DE LA CR.OPTE, marquis de Saint-Abre. 1674. — Sintzheim. IEAN-JACQUES DE CHAUMEJAN, marquis de Fourilles. 1674. — Seneff. ANTOINE DE FOUCAULT, 1675. — Turekcim. NICOLAS BAUTRU DE NOGENT, marquis de Vaubrun. 1675. — Altenheim. GUILLAUME d'aLMEIRAS, marquis d'Almeiras. 1676. — Agosta. LOUIS DE CLERMONT d'aMBOISE, marquis de Renel. 1677. — Cambrai. JACOB B'.ANQUET DE LA HAYE , 1677.— Thionville. N..., MAR.QUIS DE COURCELLES. 1677. — Fribourg. NICOLAS D'ARGOUGES, marquis de Bannes. 1678. — Seckingen. GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 337 CHARLES-GUILLAUD DE LA MOTTE. 1684. — Gironne. PIERRE- CLAUDE BERBIER DU METZ. 1690. — F leur ii s. JEAN-CHRISTOPHE DE GOURNAY, comte de Gournay. 1690. — Fieurus. CHARLES CIIALMOT DE SAINT-RUTII. 1691. — Anghrim. GUY ALPHONSE, comte d'Auger. 1691. — Leuze. JEAN-BAPTISTE de cassagnet, marquis de Tilladet. 1692. — Steinkerque. ÏASTON-JEAN-BAPTISTE DE MORNAY, ?omte de Montchevreuil. 1693. — Nerwinde. CHARLES FORTIN, narquis de la Hoguctte. Î693.— La Marsalle. FRANÇOIS ANNIEAL, comte de Longueval. 1696 — llostalrich. PIERRE DE PERRIEN, marquis deCrénant. 1702. — Crémone. ?rançois-josi:ph de blanchefor,t, marquis de Créquy. 1702. — Luzzara. PHILIPPE D'ESPOCY-DESBORDES. 1702. — Friedlingeu. ARMAND DE PRACOMTAL, marquis de Pracomtal. 1703.— Spire. JULES-ARMAND DE COLBERT, marquis de Blainville. 1704.— Hocbstett. PHILIPPE DE CLEREMBAULT DE PALLUAU, marquis de Clérembault. 1704. — Hochstett. BÉAT-JACQUES DE LA TOUR CHAT1LLON , comte de Zurlauben. 1704. — Hochstett. N. . . DE SAALFELD. 1704. — Hochstett. FERDINAND, comte de Relingue. 1704. — Malaga. LOUIS DE LA PALU, comte de Bouligneux. 1704. — Verue. PHILIPPE-FRANÇOIS DE CHARTOGNE, 1704. — Verue. LOUIS-CLAUDE DE NETTANCOURT- II AUSSON VILLE, comte de Vaubeoourt. 1705. — Verceil. JEAN-CHARLES DE VAUDRAY, comte de Vaudray. 1705. — Cassano. GASTON-JEAN-BAPTISTE DE CIIOISEUL, marquis de Praslin. 1705. — Cassano. LOUIS DE ITEUX, comte de Lappara. 1706. — x\Iont-Jouy. PHILIPPE DE VALOIS DE VILLETTE, marquis de Muicey. 1706.— Turin. JEAN-NOEL DE BARBEZIÈRES, comte de Chemerault. 1709.— Malplaquet. godefr.oy-louis-d'estrades, comte d'Estrades. 1717.— Belgrade. PIERRE LÉ GUER.CIIOIS, 1734. — Parme. FRANÇOIS DJAFFRY, comte d'Affry. 1734. — Guastalla. HUBERT DE COURTARVEL, marquis de Pezé. 1734. —Guastalla. ANNE BRETAGNE, marquis de Lannion. 1734. — Guastalla. ALEXANDRE-THOMAS DU BOIS DE FIENNES, bailli de Givry. 1744. — Helleins. LOUIS-ANTOINE DE GRAMONT, duc de Gramonl. 1745. — Fontenoy. N-. . . DE LUTTEAUX. 1745. — Fontenoy. 338 GALERIE DES BATAILLES, N° 148. GABRIEL-JACQUES DE SALIGNAC, marquis de Fénelon. 1746. — Rocoux. MAXIM1LIEN- EMMANUEL FRANÇOIS-JOSEPH, comte de Bavière. 1747.— Lawfeld. LOUIS-CHARLES- ARMAND FO.QUET, com'e de Belle-Isle, 1747. — Exiles. ANNE-LOUÏS-HENRI DE THIARD, marquis de Bissy. 1748. — Maastricht. LOUIS-FERDINAND- JOSEPH DE CROY, duc d'riavré. 1761. — Villingshausen. PIERRE-FRANÇOIS DE ROUGE, marquis de Rougé. 1761. — Villingshausen. JEAN-LOUIS BLOU DE CHADENAC, 1793. — May en ce. JEAN -BAPTISTE-MARIE-CHARLES MEUSNIER DE LA PLACE. 1793. — Cassel (près Mayencc). ETIENNE CHARLET, 1795. — Loano. HENRI CHRISTIAN, baron de Stengel. 1796. — Mondovi. AMÉDÉE-EMMANUEL - FRANÇOIS LA HARPE. 1796. — Passage du Pô. PAUL-ALEvIS DUBOIS. 1796. — Tyrol. JACQUES-PHILIPPE BONNAUD. 1796. — Giessen. FRANroiS-SÉVERIN MARCEAU, 1796. — Altenkirchen. MICHEL -ARMAND DE BACHARTIER — BEAUPUY. 1796. — Reutlingen. LOUIS-ANDRÉ BON. 1799. — Sain t-Jean-d' Acre. LOUIS-NICOLAS-HYACINTHE CHÉRI N. 1799.— Zurich. ALEXIS-ANNE-PIERRE CAMBRA Y, 1799. — Treb Lia. ELZÉARD-ALGUSTE DOMMARTIN. 1799.— Rosette. JEAN-ANTOINE MARBOT. 1800.— Gênes. LOUIS— CHARLES— ANTOINE DESAIX DE VEIGOUX. 1800. — Mare n go. FRANÇOIS LANUSSE, 1801.— Belbeys. JACQUES DESJARDINS, 1807.— Eylau. JEAN-JOSEPH, comte d'Hautpoul. 1807. — Eylau. FRANÇOIS- XAVIER ROUSSEL. 1807.— Heilsberg. JACQUES — NICOLAS GOBERT. 1808. — Baylen. JEAN-BAPTISTE CERVONI. 1809.— Eckmùlhl. JEAN-LOUIS BRIGITTE» comte d'Espagne. 1809.— Essling. LOUIS-VINCENT-JOSEPH LEBLOND, comte de Saint-Hilaire. 1809. — Essling. ANTOINE-CH ARLES-LOUIS comte de Lassalle. 1809.— Wagram. NICOLAS-BERNARD, haron Guyot de la Cour. 4809. — Wagram. PIERRE-BELON LAPISSE. 1809. — Talaveyra de la Reyna. ALEXANDRE— ANTOINE HUREAU baron de Sénarmont. 1810. — Cadix. FRANÇOIS RUFFIN. 1811. ~ Chiclana. CLAUDE-FRANÇOIS FEREY, baron de Rosengat. 1812. — Salamanque. CÉSAR-CHARLES-ÉTIENNE, comte Gudin. 1812.— Valoutina. AUGUSTE-JEAN-GABRIEL, baron de Caulaincourt. 1812. — Moskowa. LOUIS-PIERRE, comte de Montbrun. 1812. — Moskowa. JEAN-VICTOR, baron Tharreau. 1812.— Moskowa. ALEXIS-JOSEPH, baron Delzons. 1812. — Malo-Jaroslawitz GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 339 josepii, baron Morand. 1813. — Lunebourg'. FRANÇOIS-JOSEPH KIRGENER, baron de Planta. 1813.— Makersdorf. GÉRAUD-CIIRISTOPHE-MICHEL DU-ROC, duc do Frioul. 1813. — Reichenbach. JEAN-PIERRE-JOSEPH , baron Bruyère. 1813. — Reichenbach. JACQUES-THOMAS, baron Sarrut. 1813. — uttcria. JEAN-ANTOINE-!' RANÇOIS, baron Gombelle. 1813. — Dresde. I.UBIN-MARTIN VANDERMAESEN. 1813. — Bera. THOMAS MIGNOT, baron de la Martinière. 1813. — Biiiassoa. DONATIEN-MARIE-JOSEPH VIMEUR, comte de Rochambeau. 1813. — Leipsick. JEAN-PARFAIT F RIEDKRICHS. 1813. — ■ Leipsick. ANTOINE-GUILLAUME DELMAS. 1813. — Leipsick. CLAUDE-CHARLES BARON AUBRY, 1813. — Leipsick. NICOLAS CONROUX, baron de Pepinville. 1813. — Sarre. PIERRE BARON DECOUZ. 1814. — Brienne. JEAN-BAPTISTE BARON RUSCA. 1814. — Boissons. ÉLOI-CHARLEMAGNE, baron Tau pin. 1814. — Toulouse. LOUIS-MICHEL BARON LETORT. 1815. — Charleroi. JEAN-BAPTISTE BAnON GIRARD. 1815. - Ligny. JEAN-JACQUES, baron Desvaux de Saint-Maurice. 1815. — Waterloo. CLAUDE-ETIENNE BARON MICHEL. 1815. — Waterloo. PHILIBERT-GUILLAUME, comte Duhesme. 1815. — Waterloo. FRANÇOIS-MARIE-CASIMIR DE NÉGRIER. 1848. — Paris. FRANCIADE-FLEURUS DUVIVIER. 1848. — Paris. MICHEL-BRICE BIZOT, 1855. — Sebastopol. JEAN-ANDRÉ-LOUIS BRUNET. 1855. — ( Sebastopol. JOSEPH-DÉCl US-NICOLAS MAYRAN. 1855. — Sebastopol. ESPRIT-CII ARLES-MARIE ESPINASSE. 1859. — Magenta. CHARLES AUGER. 1859. — Solferino. Maréchaux de camp, chefs d'escadre, contre-ami- raux et généraux de brigade. JACQUES DE LA BROSSE. 1562. — Dreux. RENÉ D'ANGLURE, seigneur de Givry, .comie de Tanrarviile. 1562. — Dreux. TOUSSAINT, lire de Beaumanoir, vicomte de Besso. 1590. — Devant Ancenis. FRANÇOIS DE LANOUE, seigneur de Lanoue. 1591. - Lamballe. GEORGES D ALARY DE TANUS. 1592.— Lautrec. ANTOINE DE LA BAUME, comte de Montrevel. 1595. — Vesoul. THÉOPHILE DE GRAMONT 1597. — Bar-sur-Seine. PHILIBERT, marquis de Ncrestang. 1620.— Pont-de-Cé. CHARLES-FRANÇOIS DELA BAUME, marquis de Montrevel. 1621.— Saint-Jean-d'Angely. 3Ï0 GALERIE DES BATAILLES, N° 148. CÉSAR-AUGUSTE DE SA1NT-LARY, baron de Termes. 1621. — Glérac. BLAISE DE CIIAUMEJAN, marquis de Fonrilles. 16:21. — Monlauhan. LYSANDER DE GELAS DE VOISINS, baron 'd'Ambres. 1622. — Tonneins. JEAN DE LA VALETTE, marquis de la Valette, bâton de Co;nasson. 1622.— Ton: ci n s. HENRI DE BAUFFREMONT, marquis de Senecey. 1622. — Roy an. JEAN DE TREMOLF.T, baron de Montpezat. 1622. — Massil.largues. ANTOINE DE BEAUVOIR DU ROUREGR1MOARD, comte de Saint-Remèze. 1622. — Montpellier. JEAN ZAMET, baron de Murât et de Billy. 1622.— Montpellier. JACQUES DU BLÉ, marquis d'Huxelles. 1629. — Privas. ANTOINE-HERCULE DE BUDOS, marquis de Portes. 1629. —Privas. JEAN-ANTOINE DE SAINT-SIMON, marquis de Gourtomer. 1629. — Bois-le-Duc. HECTOR DE SAINTE-MAURE, baron de Montausier. 1635.-Morbis. RENÉ DE CARBONEL, marquis de Canisy. 1636. — Piémont. JEAN HÉBRON. 1636.— Saverne. CLAUDE DE H ALLO, seigneur de Mérouville. 1637.— Saint-Aigné. HERCULE DE GIRARD, baron de Charnacé. 1637.— Bréda. CHARLES DE LAMETH, 3omte de Bussy-Lameth. 1637. — La Gapelle. JEAN DE RAMBURES. 1637.— LaCapelle. HENRY DE FaV. baron de Péraud et de Vesombre. 1637. — Leucate. PHILIPPE DE CHAUMONT, comte de Guitry. 1638.— Poli gny. HENRI DE CUIVRÉ, marquis de la Barre. 1638. — Saint-Omer. JEAN D'ASPREMONT DE VANDY. 1638.— Brisach. BALTHASAR DE GIRARD, marquis de Saint-Paul. 1638.— Tbion ville. N... MOULINET. 1638.— Thionville. ISAAC FRÉZEAU. marquis de la Frézelière. 1639. — Hesdin. JEAN-CLAUDE DE NERESTANG, marquis de Nerestang. 1639.— Turin. JULES DE RANGONY, marquis de Rangony. 1639. — La Route. JACQUES DE DAMAS, comte de Ghalencey. 1641. — La Marfée. F.OGER, DE CHOISEUL, marquis de Praslin. 1641— La Marfée. JACQUES DE ROTONDIS DE BISCARRA. 1641. — Rienne. HENRI DE BRTQUEV1LLE, marquis de la Luzerne. 1642. — Lérida. CLAUDE de lenoncourt, marquis de Lenoncourt. 1643. — Thionville. LOUIS-FRANÇOIS POTIER, marquis de Gesvres. 1643.— Thionville. HENRI DE BEAUMANOIR, marquis de Lavardin. 1644. — Gravelines. FRANÇOIS DE BUICHANTEAU, marquis de Nangis. 1644.— Gravelines. LOUIS DE FEILLENS, seigneur de Fcillens, 1644.— F ri bourg. GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 3U CLAUDE DE VILLERS LAFAYE, seigneur de Mauvîlïy. 1644. — Fribourg. JUSTE-LOUIS DE TOURNON, eonUe de Tournon. 1644. — Philipsbourg. OLIVIER DE CASTELAN. 1644. — Tairagone. CLAUDE LE LOUP DE BEAUVOIR, marquis de Bellenave. 1645. — Nordlingen. FRANÇOIS BRUNEAU, seigneur de la Rabastelière. 1645. — Nordlingen. JACQUES DE DOUGLAS, comte de Douglas. 1645. — Alving. FRANÇOIS POTIER, marquis de Gesvres. 1646. — Lérida. CHARLES DE CHABOT, comte de Chabot, 1646. — Lérida. PONS CHARLES DE LAUZIÊRES, marquis de Thémines. 1616.— Alardick. JEAN DE COMBOURSIER, baron du Terrail. 1646.— Mardick. GILLES DE MONTMORENCY LAVAL-BOiS-DAUPIIIN, marquis de Laval. 1646. — Dunkerque. GUY ALPHONSE, chevalier de Chabot. 1646. — Dunkerque. PIERRE BOURGEOIS, comte d'Origny. 1646. — Lérida. FRANÇOIS DE LA BAUME LE BLANC, chevalier de la Vallière. 1647.— Lérida. LÉON I'/aUBUSSON, comte de la Feuillade. 1647. — Lens. FRANÇOIS LE HARDY, marquis de la Trousse. 1648. — Tortose.. JUILLA.UME DE LA BOISSIÈRE DE CHAMBORS. 1648. — Lens. HENRI BLONDEL, seigneur de Bellebrune. 1648.— Lens. GASPARD DE COLIGNY, comte de Saligny. 1649. — Charenlon. LOUIS, chevalier de Montecler, 1650.— Douliens. CHARLES DE CHOISEUL DO PLESSIS-PRASLIN, comte d'ilostcl. 1650. — Réthel. CHARLES-CHRISTOPHE DE MAZENCO'JRT, vicomte de Courval. 1650. — Réthel. EDMOND-ROBERT DU VAL. 1650.— Rélhel. PIERRE D'ALVIMAR. 1650. — Rhéthel. JEAN DE ROSEN-GROS-ROPP. 1650. — Réthel. GUILLAUME ROUXEL DE MEDAVY DE GRANCEY, comte de Marey. 1652. — Blesnau. HENRI DE LA.VIEUVILLE. 1652. — Étampes. JOACHIM GODET, seigneur de Reyneville. 1652. — Vitry. ,. LOUIS DE MAZENCOURT. 1653.— Castillon. JEAN-BAPTISTE DE MoNTESSON, baron de Montesson. 1653. — Bourg. PAUL D'AMBLY, seigneur de Renaumont. 1654. — Arras. CHARLES-HENRI DE PROUVILLE, marquis de Prouville-Tracy, 1665. — Landrecies. GASTON DE BELLANGER DE VAUTOURNEUX, 1655. — Condé. ALEXANDRE DU BOSC DE VITTERMONT, 1656. — Yalenciennes. CLERIADUS DE CLERMONT D'AMBOISE, marquis de Renel. 1656. — Yalenciennes. 342 GALERIE DES BATAILLES, N° 148. A1MERY-FRANÇ0IS DE BEON DU MASSÉS , comte de Lamesan. 1667. — Tournay. RENÉ LALLIER, comte de Saint -Lieu. 1667. — Bei-gues. BARTHÉLÉMY DE QUELEN, vicomte de Broutay. 1667. — Tournay. HENRI DUVAL, marquis de Dampierre. 1669.— Candie. LOUIS DE CASTELAN. 1669. — Candie. N... DE LA ROBINIÈRE. 1672. — Sole-Bay. ALEXANDRE DE CHOISEUL, comte du Plessis Praslin. 1672. — Arnheim. JEAN DE MARTINET, 1672. — Doësbourg. GUY DE CHAUMONT, marquis de Guitry. 1672. — Passage du Mhin. ARMAND DE BAUTRU, comte de Nogent. 1672. — Passage du Rhin. ROBERT-EDME-LÉONARD DE P„AZÈS, marcfuis de Monisme. ""1672. — Utrecht. N . . . , marquis de Vins. 1673. — Saint -Orner. CHARLES DE BAATS DE CASTELMORE, comte d'Artaignan. 1673. — Maestricht. HENRI, marquis de Beringhem. 1674. — Besançon. FRANÇOIS DE CIIASTELLUX COULANGES, 1674.— Sintaheim. N. DE BEAUVJSÉ, 1674. — Sintzhtim. CHARLES DE L1VRON, marquis de Bourbonne. 1674.— Seneff. CHARLES DE GOYON-MATIGNON, comte de Gacé. 1674, - Seneff. JEAN-ARMAND DE VOYER, marquis de Paulmy. 1674. — Seneff. RENÉ LE SÉNÉCHAL DE K.ERCADO, comte de Kercado. 1674. — Seneff. ARMAND-FRANÇOIS LE BOUTEILLER DE SENLIS, mrrquis de Mouey. 1675. — Turckheim. FRANÇOIS GAULMYN, comte de Montgeorges. 1675. — Offen bourg. PIERRE DE JERZÉ, comte de la Motte. 1675. — Àlte! Jemmapes. GEORGES-GUISCAR DE BAR. 1793. — Nerwinde. JACQUES-MARIE-JOSEPH CONIGLIANO-CLARENTHAL. 1793. — Pillemberg. JEAN-BAPTISTE-SÉBASTIEN LECOMTE. 1793. — Famars. JEAN-LOUIS DUMAS. 1793. — Glisson. FRANÇOIS CH AMBON. 1793. — Chàtillon. PIERRE-AUGUSTIN-FRANÇOIS DE BURCY. 1793.— Gunsterhoffen. JEAN-BAPTISTE MOULIN. 1794. — Ghollet. HENRI SARRET. 1794. — Mont-Cenis. NICOLAS HAXO. 1794. — La Roche-sur- Yon. NICOLAS BRUSLÉ. 1794. — Saorgio. NICOLAS PIERQUIN. 1794. — Lannoy. JOSEPH MATENOTTE. 1794. _ Aldudes. ANDRÉ LABARRE. 1794. — Pyrénées-Orientales. CHARLES-ETIENNE ROUYER. 1794. — La Guadeloupe. ■ Jean frotteau. 1794. — Louvain. GUILLAUME MIRABEL. 1794. — Saint-Laurent-de-la Mouga. PIERRE NOËL. 1796. — Vendée. 3ÏS GALERIE DES BATAILLES, N° 148. PIERRE BAKEL, 1796. — Cossaria, JEAN-JACQUES CAUSSE. 1793. — Dego. MARTIAL BEYREND. 1793. — Castiglione. HENRI LAMBERT. 1796. — Neustadt. CHARLES FRANÇOIS CHARTON. 1796. — Gnstellazo. PIERRE-FRANÇOIS VERNE. 1796. — Arcole. JEAN— GILLES-ANDRÉ ROBERT. 1796. — Àicole. JEAN -CHARLES ABBATUCCI. 1796. — Huningue. THOMAS CHEGARAY DE SANDOS. 1797. — Rivoli. LÉONARD DUPHOT. 1797. — Rome. FRANÇOIS MiREUR. 1798. — Damanhour. JACQUES MESNAGE. 1793. — Sur mer. DOMINIQUE-MARTIN DUPUY. 1793". — Grand-Caire. JEAN-JACQUES-MAR!E BARBUAT DE MAISON-ROUGE, sieur de Boisgérard. 1799. — Caïazzo. FRANÇOIS-FÉLIX VIGNES. 1799. — Ligna no. JEAN-JOSEPII-MADELEINE PIJON, "1799. — Véronne. LOUIS-MAHIE-JOSEPH-MAXIMI- LIEN CAFFARELLI DUFALGA. 1799. — Saint-Jeaii-d'Àcre. FRANÇOIS ARGOD. 1799. — Gassano. FRANÇOIS RAMBEAUD. 1799. — Saînt-J. an-dJAcre. Cil ARLES-NICOLAS-ADRIEN DELANNOY. 1799. — Mondovi. JEAN-MARIE FOREST. 1799. — Modène. JEAN-ANTOINE DAVID. 1799. — Alkmaer. HILARION POINT. 1799. — Popoli. JEAN-BAPTISTE-EMMANUEL PORÉE. 1800. — Sur mer. JEAN-LAMBERT MARCHAL DUJARl). 1809. — C'A de Tende. PIERRE CLEMENT CHAMPEAUX. 1800. — Marengo. JEAN-BAPTISTE BOUSSARD. 1800. —Léger. PIERRE LECLER D'OSTEIN. 18U0. — Grand-Caire. LOUIS BASTOUL. 1800. — Hohenlinden. ANDRÉ CARVIN dit CALVIN. 1«00. — Mincio. CÉSAR-ANTOLNE ROUZÉ. 1801. — Aboûkir: AUGUSTE-NICOLAS BOUDOT. 1801. — Alexandrie. LOUIS-MARIE DE NOAILLES, vicomte deNoailles. 1804. — Barâcoa. CHARLES-RENÉ MAGON. 1805. — ïrafalgar. JACQUES-FRANÇOIS BRUN. 1805. — Galdiero. JEAN-MARIE-MELON R.OGER, VALHUBERT. 1805. — Austerlitz. JEAN-PIERRE MORLANT. 1805. —Austerlitz. ACHILLE-CLAUDE-MARIE TOCIP GRIGNY. 1803. — Gaëte. JOSEPH-SECRET-PASCAL VALLONGUE. 1803. — Gaëte. JOSEPH-AUGUSTE DELGJRGUE. 18u6. — Kaguse. JEAN-LOUIS DE BILLY. 1806. — Iéna. JACQUES-MARGUERITE- ETIENNE FORNIER-FÉNÉROLS. 1806! — Golimin. LOUIS-FRANÇOIS BINOT. 1807. — Eylau. CLAUDE-LOUIS-CONSTANT- ESPRIT-GABRIEL CORBINEAU. 1807. — Eylau. NICOLAS DAHLMANN. 1807. — Lylau. PIERRE-CHARLES LOCHET. 1807. — Evlau. JOSEPH-ALPHONSE-IIYACINTHE— ALEXANDRE d'hONIÈRES BON ET. 1807. — Eylau. LOUIS PRIX VARÉ. 1807 — Eylau. FRANÇOIS-FRÉUÉ RI C CANPANA. 1807. — Ustiolenka. GALERIE DES BATAILLES, N» 148. 349 E TIENNE GUYOT. 1807. — Klcinenfeld. CLAUDE-FRANÇOIS DUPRÈS. 1808. — L; avion. JEAN-GASPARD-PASCAL RENÉ. 1808. — La Caroline. RENÉ AUBRÉE, 1808. — 8aiagosse. ANDRÉ— ADRIEN-JOSEPH LABRUYÈRE. 1808. — Madrid. AUGUSTE-FRANÇOIS-MARIE, baron de Colbcrt. 1809. — Carcabelos. JOSEPH-YVES MANIGAÙLT- GALLOIS. 1809.— Avila. ANDRÉ-BR.UNO FREVAL, comte de Lacoste. 1809. — Saragosse. HENRI-ANTOINE JARDON. 1809. — Negrelos. CLAUDE- MARIE HERVO. 1809. — Pressingen. JEAN-JOSEPH-AUGUSTIN SORBIER. 1809. — Caldero. ARCHANGE-LOUIS, baron Rioult Davenay. 1809. — La Piave. PIERRE-CHARLES POUGET, baron de Saint-Charles. 1809. — Enzerdorff. CLAUDE BARON PETIT. 1809. — Presbourg. JEAN-ÉTIENNE-BENOIT DUPRAT. 1809. — Wagram. NICOLAS-HYACINTHE, bai on Gauthier. 1809. — Wagram. DOMINIQUE JOBA. 1809. — Girone. ANTOINE-MARIE-PARIS D'iLLINS. 1809. — Ocana. VICTOR BEAURGARD. 1810. — Valvcrde. JEAN-FRANÇOIS BAR,ON GRAIN- DORGE. 1810. — Pussaco. CHARLES DESCORCHES. comte de Sainte-Croy. 1810. — Vi lafranca. FïlÉpÉniC BARON VAN MARIZY. 1811. — En Espagne. PIERRE-GUILLAUME CHAUDRON- ROUSSEAU. 1811. — Chiclana. VITAL-JOACIÏIM BARON CHA- MORIN. 1811. — Campo-Mayor. JOSEPH PÉPIN. 1811. — Albuhera.p FRANÇOIS-JEAN "WERLE. 1811. — Àlbuhera. JEAN-BAPTISTE SALME. 1811. — Tarragone. JEAN-ANDRÉ VALLETEAUX. 1811. — Quintina c'el Rey. JEAN-GUILLAUME-BARTHELEMY, baron Thomières. 1812. — Salamanque. FRANÇOIS GANIVET. baron Desgiaviers-lierthelot. 1812. — Salamanque. JEAN-CHARLES BARON ROUSSE! . 1812. — Ûstrowno. . GEORGES GRABOWSKI. 1812. — Smolensk.^ CLAUDE— ANTOINE COMPÈRE, 1812. — La Moskowa, LÉONARD BARON HUARD. 1812. — La Moskowa. CHARLES-STANISLAS BARON MARION. 1812. — La Moskowa. LOUIS-AUGUSTE MARCHAND, baron de Plauzonne. 1812. — La Moskowa. ETIENNE BARON LANABÈRE. 1812. — La Moskowa. FRANÇOIS-AUGUSTE DAMAS. 1812. — La Moskowa. JEAN— LOUIS ROMEUF. 1812. — La Moskowa. PIERRE-CÉSAR DÉRY. 1812. — Winkovo. N. . ., FISCHER. 1812. — Winkovo. LOUIS-FRANÇOIS BARON LANCHARTIN. 1812. — Krasnoé. JACQUES-LAZARE SAVETTIER DE CANDRAS, baron de la Tour-de-Pré. 1812. — La Bérésina. JEAN-FRANÇOIS, baron Delort de Gléon. 1812. — Wilna. LOUIS- AN NE GOURÉ. 1813. — Lutzcn. 350 GALERIE DES BATAILLES, N° 148. REMÏ BARON GRILLOT. 1813. — Lulzen. VICTORIEN BARON SICARD. 1813. — Lutzen. YVES-MARIE BARON PASTO DE KERAMELIN. 1813. — Neukrch. MARTIAL VACHOT. 1813. — Flensberg. FRANÇOIS GARNIER LABOISSlÈRE 1813. — Dresde. ARMAND BAVILLE. 1813. — Lubnitz. HENRI LXI, prince de Reuss-Kostritz. 1813. — Dresde. BENOIT S1BUET. 1813. — Jauer. MARTIN-FRANÇOIS BARON DUNESME. 1813. — Ku'.m. BALTHASAR-JOSEPH EMON. baron d'Esclevin. 1813. — Kulra. JEAN-BAPTISTE BARON CACAULT. 1813. — Juterboch. FRANÇOIS-BAZILE AZEMAR. 1813. — Gross-Drebnitz. LOUIS-ALEXANDRE BACHELET- DAMVILLE. 1813. — Gossa. JACQUES-MARTIN - MAGDELEINE FERRÏÈRE. 1813. — Wachau. ANICET-ANTOINE BARON COULOUMY. 1813. — Leipsick. CHRISTOPHE-FRANÇOIS CAMUS, baron Richemont. 1813. — Leipsick. HENRI CHEVALIER MAURY. 1813. — Leipsick. LOUIS-JACQUES BARON CCEHORN. 1813. —Leipsick. SIXTE d'eSTKO. 1813. — Leipsick. JEAN-BAPTISTE-NICOLAS- HENRI BOYER. 1813. - Leipsick. AIMÉ-SULPICE LEPELLETIER DE MONMARIE. 1813. — Leipsick. JOSEPH BARON BREISSAND. 1813. — Dantzick. ANTOINE-SILVAIN BARON AYY. 1814. — Anvers.^ PIERRE COMTE BASTE. 1814. — Brienne. JOSEPH-ETIENNE MARGUET. 1814. —La Rotlière. LOUIS-HUGUET CHATAUX. 1814. — Montereau. JEAN-PIERRE BARON BECHAUD. 1814. — Oithez. PIERRE JACQUES OSTEN. 1814. — Villemsbourg. JACQUES-LOUIS DORNIER. 1814. — La Guiilotière. PIERRE -FRANÇOIS-GABRIEL RONZÎER. 1814. — Fismes. PIERRE BARON AULARD. 1815. — Waterloo. FRÉDÉRIC-GUILLAUME BARON DONOP. 1815. — Waterloo. JEAN-BAPTISTE-AUGUSTE- ' MARIE, baron Jamin. 1815. — Waterloo. JEAN-ANTOINE BARON MALLET. 1815. — Waterloo. RAYMOND BARON PENNE. 1815. — Bielge. PIERRE-FRANÇOIS BARON BAUDUIN. 1815. — Munt-Saint-Jean. BDME-NICOLAS-JEAN-BAPTISTE- MARIE, marquis de la Chasse de Vérigny. 1435. - Paris. ALEXANDRE-CH ARLES, baron de Perregaux. 1837. — Constautine. MUSTAPHA-BEN ISMAEL. 1843. — ElBioda (Algérie). JOSEPH-BAPTISTE DE BRÉA. 1848. — Paris. JEAN-MICHEL-LUCIUS R.ÉGNAULT. 1848. — Paris. . JACQUES-MARTIN DE BOURGON. 1848. — Paris. EDOUARD— ADOLPHE— DÉOD AT— MARIE DAMESME. 18:8. — Paris. PAUL-JOSEPH-NAPOLÉON DE BARRAL . 1850. — Beni-Iniinel (Algérie). GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 351 HENRI-PIERRE BOUSCARIN. 1852. — Laghouat (Algérie). FRÉDÉRIC-HENRI LE NORMAND, comte de Lourmel. 1854. — Inkermann (Grimée). LOUIS LÉOPOLD DE PECQUEULT DE LAVARANDE. 1855. — Sébastopol. ALEXANDRE-HYPPOLYTE- FÉLICITÉ BRETON. 1855. — Sébastopol. LOUIS-ROGER DE MAROLLES. 1855. — Sébastopol. MARIE-CONSTANT-ALPHONSE RIVET. 1855. — Sébastopol. JULES DE SAINT-POL. 1855.— Sébastopol. LOUS-JEAN-BAPTISTE-EDMOND DE PONTEVÈS. 1855. — Sébastopol. GEORGES BEURET. 1859. — Montebello. JEAN— JOSEPH -GUSTAVE CLE 1859. — Magenta. CHARLES-PROSPER DIEU. 1859. — Solférino. 2670. Bataille de Tolbiac. — 496. Par Ary Scheffer. — H. 4,15. — L. 4,65. Cette bataille fat gagnée par Glovis sur les Allemands. Les deux armées se rencontrèrent à Tolbiac près de Cologne. « Comme elles se battaient avec un grand acharnement, dit Grégoire de Tours, ceile de Glovis commença à être taillée en pièces. Clovis éleva alors les mains vers le ciel, et, le cœur touché, et fondant en larmes, il s'écria : « Jésus- Christ, que Clotilde affirme être le fils du Dieu vivant je t'invoque; je désire croire en toi : seulement que j'échappe à mes ennemis. » Comme il disait ces mots, les Allemands, tournant le dos, commencèrent à se mettre en fuite, et, voyant que leur roi était mort, ils se rendirent à Clovis en lui disant : « Nous te supplions de ne point faire périr notre peuple, car nous sommes à toi. » Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 2671. Bataille de Poitiers. — Octobre 732. Par Charles Steuben, en 1837. — H, 4,65. — L. 5,42. Cette bataille fut gagnée par Charles -Martel sur les Ara- bes commandés par Abdérame. La victoire de Poitiers ar- rêta l'invasion des Arabes et sauva la chrétienté du joug de l'islamisme. Pendant que Charles Martel attaquait les Arabes de front, le duc d'Aqui- taine, Eudes, tomba sur le camp ennemi, où il massacra les femmes, les enfants et les vieillards. Tout ce qui put s'en échapper vint se jeter dans la mêlée. La^défaite des Sarrasins fut complète, et leur chef Abdérame y périt Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 2672. Charlemagne reçoit à Paderbomla soumission de Witikind. — 785. Par Ary Scheffer. — H. 4,65. — L. 5,42. Le plus grand effort de la puissance de Charlemagne se porta contre les Saxons. La guerre ne dura pas moins de trente-trois ans. * a campagne décisive fut celle de 785, qui amena la soumission de Witikind. Ce chef intrépide renon- 352 GALERIE DES BATAILLES, N° 148. ça enfin à prolonger une lutte inutile. Il vint à la diète de Paderborn faire sa soumission à Charlemagne et reçut en- suite le baptême. A droite, Charlemagne est accompagné de ses guerriers et de quelques prélats. Witikind, à genoux, fait sa soumission. 2673. Le comte Eudes défend Paris contre les Normands. — 885-886. Par M. Schnetz. — H. 4,65. — L. 5,42. Sigefroy, chef des Normands, était venu assiéger Paris. Eudes, comte de Paris et tige de la maison Capétienne, aidé par l'évêque Gozlin, repoussa pendant treize mois les efforts de l'ennemi. Le comte Eudes fait une sortie au moment où les Normands donnent l'as- saut à la grosse tour du Châtelet, qui défendait le pont, et les met en dé- route. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 2674. Bataille de Bouvines. — 27 juillet 1214. Par M. Horace Vernet. — H. 5,10. — L. 9,58. La bataille de Bouvines fut gagnée par Philippe-Auguste contre l'empereur Othon IV, allié aux Anglais et aux Fla- mands. « La bataille de Bouvines fut un événement natio- nal; elle consolidait à la fois la royauté et le royaume, et sanctionnait la sentence des pairs contre le roi Jean (d'An- gleterre) ; la ruine de la grande vassalité était donccommen- cée en fait comme en droit. » ( Histoire des Français , par M. Th. Lavallée.) Les Français se reposaient des fatigues d'une longue marche, et le roî lui-même, la tète nue, était assis à l'ombre d'un frêne, tout auprès d'une pptite chapelle, lorsqu'on lui annonça que la bataille venait de s'engager à farrière-garde. C'est alors, suivant quelques chroniqueurs, que Philippe- Auguste déposa sa couronne sur l'autel, et l'offrit au plus digne, et que ses barons lui répondirent, avec des cris d'enthousiasme, que nul n'en était plus digne que lui. Ce tableau avait été exécuté pour la première salle du conseil d'État, au Louvre. 2675. Mont fort (Simon, comte de), duc de Narbonne, comte de Toulouse. Par Feughère ; buste en plâtre. — H. 0,64. Simon de Montfort fitle voyage de la Terre-Sainte en 1209. Chef de l'armée catholique envoyée contre les Albigeois, il remporta sur eux, à Muret, en 1213, une victoire signalée qui le fit surnommer le Fort et le Machahëe. Il fut tué le 27 juin 1218, devant Toulouse, d'un coup de pierre lancée d'un mangonneau. GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 358 2676. Bataille de Taillebourg. — 21 juillet 1242. Par M. Eugène Delacroix, en 1837. — H. 4,65. — L. 5.43. Cette bataille fut gagnée par saint Louis sur Henri III, roi d'Angleterre. Le roi saint Louis, emporté par son ardeur, franchit le pont de Taille- bourg sur la Charente, gardé par l'armée anglaise. A peine suivi, il se trouve engagé dangereusement, après avoir culbuté les premiers postes, qui avaient tenté de s'opposer à son action. Les Français, en s'élançant à la suite, se nuisent par leur empressement même et par l'encombrement du passage. Un grand nombre d'entre eux traversent la rivière à la nage pour secourir le roi. Tous ces efforts réunis sont enfin couronnés de succès. Non-seulement îe roi est dégagé, mais il emporte tous les honneurs de cette brillante action dont les résultats furent considérables. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 2677. Pierre de France, comte iï Alençon. (Voir n* 262.) Par Flatters ; buste en plâtre. — H. 0,65. Il fut tué à la Gatona en Sicile, en 1283. 2678. Bataille de Mons-en-Puelle. — 18 août 1304. Par M. Larivière. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par Philippe le Bel sur les Fla- mands sous les ordres du comte Philippe de Riéti. Les Français avaient été surpris par l'attaque des milices flamandes et le roi n'avait pas eu le temps de s'armer complètement. Il s'élança sur un che- val, se jeta dane la mêlée, rallia les siens et les ramena à la charge. Ce tableau a été exposé au Salon de 1841. 2679. Bataille de Cassel. — 23 août 1328. Par M. Henri ScmsFFER, en 1837. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par Philippe de Valois sur les Flamands sous les ordres de Nicolas Zonnekin. Les milices flamandes ayant envahi le camp français, furent repoussées avec énergie, et les bourgeois flamands, dont la plupart avaient endossé la cuirasse comme des chevaliers, succombèrent sous le poids de leurs armes aussi bien que sous les coups des chevaliers français. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 354 GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 2680. Quieret (Hugues), amiral de France. (Voir n» 887.) Par M. Emile Seurre ; buste en plâtre. — H. 0,74. Il fut blessé mortellement dans un combat naval contre les Anglais en 1340. 2681. Behuchet (Nicolas), amiral de France. (Voir n- 889.) Par M. Seurre aîné; buste en plâtre. — H. 0,65. Fait prisonnier dans un combat naval contre les Anglais, il périt le 6 mai 1340. 2682. Charles de Valois, comte d'Alençon. (Voir n* 571.] Par Antonin Moine ; buste en plâtre. — H. 0,66. Il fut tué à la bataille de Crécy, le 26 août 1346. 2683. Bourbon (Pierre de), duc de Bourbon. (Voir n° 572.) Par M. Bion en 1839 ; buste en plâtre. — H. 0,66. Il fut tué à la bataille de Poitiers, le 19 septembre 1356. 2684. Brienne (Gauthier de), connétable de France. (Voir n° 944.) Par M. Lequien; buste en plâtre. — H. 0,68. Il fut tué à la bataille de Poitiers, le 19 septembre 1356. 2685. Bourbon (Jacques de), comte de La Marche, conné- table de France. (Voir n° 943.) Par M. Raggi ; buste en plâtre. — H. 0,72. Il fut blessé mortellement au combat de Brignais et mou- rut le 6 avril 1361. GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 355 2686. Bataille de Cocher el. — 16 mai 1364. Par M. Lariviére. — H. 4,25. — L. 2,60. Cette bataille fut gagnée par Du Guesclin sur les troupes du roi de Navarre, commandées par le captai de Buch. Le captai de Buch est amené prisonnier à Du Guesclin. Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. 2687. Blois (Charles, comte de). Par M. Dieudonné; buste en plâtre. — H. 0,66. Il était fils de Marguerite de Valois, sœur de Philippe VI, et avait épousé en 1337 Jeanne de Bretagne, nièce du due Jean III, à condition que si le duc mourait sans enfants il lui succéderait au duché de Bretagne. A la mort de Jean III, en 1341, Charles de Blois reçut l'investiture du duché de Bretagne, soutint une longue guerre contre son compétiteur Jean de Montfort, et fut tué le 29 septembre 1364 à la bataille d'Auray. 2688. Vienne (Jean de), amiral de France. (Voir na 898.) Par M. Duret; buste en plâtre. — H. 0,64. Il fut tué à la bataille de Nicopolis, le 26 septembre 1396. 2689. Antoine de Bourgogne, duc de Brabant. Par M. Simart ; buste en plâtre. — H. 0,65. Troisième fils de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, n recueillit en 1406 l'héritage du duché de Brabant et prit parti pour son frère, Jean sans Peur, en 1410, dans sa que- relle avec les Armagnacs. Il fut tué à la bataille d'Azin- court, le 25 octobre 1415. 2690. Dampierre (Jacques de Châtillon, sire de), amiral de France. ^Voir n° 901.) • Par M. Oudiné; buste en plâtre. — H. 0, 74. Il fut tué à la bataille d'Azincourt, le 25 octobre 1415. 356 GALERIE DES BATAILLES, N° 143. 2691. Entrée de Jeanne d'Arc à Orléans. — 18 mai 1429. Par M. Henri Scheffer. — H. 4,25. — L. 4,83. Orléans était assiégé depuis un an par les Anglais, com- mandés par le comte deSuffolk et Talbot. La prise de cette ville entraînait avec elle la conquête de la France. L'armée française, commandée par Jeanne d'Arc, força les Anglais, après de nombreux combats, à lever le siège. Le soir du 18 mai 1429, Jeanne d'Arc fit son entrée dans la ville d'Orléans. Ce tableau a été exposé au Salon de 1843. 2692. Buchan (Jean Stuari, comte de), connétable de France. (Voir n° 949.) Par M. Laitié ; buste en plâtre. — H. 0,70. Il fut tué dans une bataille livrée sous les murs de Ver- treuil, le 17 août 1424. 2693. Coëtivy {Prégent de), amiral de France. (Voirn-oos.) Par M. Htjsson; buste en plâtre. — H. 0,66. 11 fut tué au siège de Cherbourg, le 29 juillet 1450. 2694. Bataille de Castillon. — 11 juillet 1453. Par M. Lariviére, en 1838. — H. 4,25. — L. 2,62. Cette victoire fut remportée par le comte de Dunois sur l'armée anglaise, commandée par lord Talbot; elle eut pour résultat l'expulsion des Anglais de la France. Sur le devant, le brave Talbot, âgé de quatre-vingts ans est à cheval et se renverse mortellement frappé. Dans le fond, Dunois, son étendard à la main, combat à la tète de ses troupes victorieuses. Ce tableau a été exposé au Salon de 1839. 2695. Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. (Voir n* 557.) Par M. Nanteuil; buste en plâtre. — H. 0,67. Il fut tué devant Nancy, le 5 janvier 1477. GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 357 2696. Entrée de Charles VIII à Naples. — 12 mai 1495. Par M. Féron. - H. 4,65. — L. 5,43. A l'approche de Charles VIII, le roi de Naples, Alphonse II, avait renoncé à défendre son royaume. Le roi de France occupa Naples sans combat et y fit une entrée triomphante. Les habitants de Naples se prosternent devant Charles VIII, à cheval sous un dais. André de la Vigne, secrétaire du roi, rapporte qu'il lit son entrée dans Naples comme roi de France, de Sicile et de Jérusalem, en habillement impérial, revêtu d'un grand manteau d'écarlate doublé d'her- mine, tenant une pomme d'or dans sa main droite et dans l'autre main son sceptre. Le dais était porté par les plus grands de la seigneurie de Na- ples. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837 2697. Nemours (Louis d'Armagnac, duc de). Par Rude ; buste en plâtre. — II. 0,69. Il fit partie de l'expédition de Naples entreprise par Char- les VIII en 1494, et commandait deux mille fantassins et trois cents chevaux à la bataille de Fornoue. Nommé vice- roi de Naples en 1501, il fut tué à la bataille de Cérignole le 28 avril 1503. 2698. Foix (Gaston de), duc de Nemours. (Voim° 1853.) Par M. Dieudonné; buste en plâtre. — H. 0,71. Il fut tué à la bataille de Ravenne, le 11 avril 1512. 2699. Bataille de Marignan. — 14 septembre 1515. Par Fragonard. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fat gagnée par François 1er sur les Suisses. Ce tableau représente François Ier faisant cesser le carnage et arrêtant la poursuite des Suisses. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. 2700. Bayard (Pierre Du Terrail, seigneur de). (Vo«r n° 558.) Buste en plâtre. — H. 0,65. Il fut tué dans la retraite qui suivit la bataille de Rebec, le 20 avril 1524. 358 GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 2701 . Bonnivet (Guillaume Gouffier, seigneur de), amiral de France. (Voir n° 914.) Par M Lanno ; buste en plâtre. — H. 0,68. Il fut tué à la bataille de Pavie, le 24 février 1525. 2702. La Police (Jacques de Chàbannes, seigneur de), maréchal de France. (Voir n° 969.) Par M. Foyatier ; buste en plâtre. — H. 0,65. Il fut tué à la bataille de Pavie, le 24 février 1525. 2703. Lescun (Thomas de Foix, seigneur de), maréchal de France. (Voir n° 970.) Par M. A. Etex ; buste en plâtre. — H. 0,64. Il fut blessé mortellement à la bataille de Pavie, le 24 février 1525. 2704. Montalembert (André dé), seigneur d'Essé. Par M. Jaley ; buste en plâtre. — II. 0,67. Il n'avait pas atteint sa seizième année lorsqu'il se trouva, en 1495, comme page du seigneur de Vivonne, à la bataille deFornoue. Capitaine d'une compagnie d'hommes d'armes, il fit toutes les guerres d'Italie sous le règne de Louis XII. François Ier le choisit pour être un des quatre gentilshom- mes qui, en 1520, au célèbre tournoi entre Guines et Ardres, maintinrent avec lui l'honneur de la France contre Henri VIII et les chevaliers d'Angleterre. Il se signala dans la guerrre du Piémont en 1535, sous l'amiral Chabot, défen- dit Landrecies contre Charles-Quint, en 1543, et fut nommé gentilhomme delà chambre du roi. Il commanda en 15481e secours envoyé à la reine Marie Stuard, régente d'Ecosse, et fut chevalier de l'ordre de Saint-Michel en 1549. Il fut tué au siège de Térouanne le 12 juin 1553. 2705. Bourbon (Jean dé), comte de Soissons. Par M. Duseigneur ; buste en plâtre. — H. 0,68. Né au château de La Fère le 6 juillet 1528, il prit part aux GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 359" guerres de Henri II et se trouva à la défense de Metz en 1552. Il fut tué d'un coup de pistolet à la bataille de Saint- Quentin, le 10 août 1557. 2706. Prise de Calais. — 9 janvier 4558. Par M. PicOT. — H. 4,65. — L. 5,43. L'armée française, sous les ordres du duc de Guise, en- treprit, le 1er janvier 1558, le siège de Calais qui, depuis plus de deux siècles (1347), était entre les mains des Anglais. Au bout de neuf jours, lord Wentworth, qui commandait les Anglais, demanda à capituler, et le 9 janvier la ville fut ren- due aux Français; ainsi furent effacées les dernières traces de la domination anglaise en France. Le duc de Guise, à cheval, et suivi de nombreux combattants, est sur le point d'entrer dans la ville par une brèche. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 2707. Strozzi, (Pierre), maréchal de France. (Voir n° 1005.) Par Flatters ; buste en plâtre. — H. 0,69, Il fut blessé mortellement au siège de Thionville et mou- rut le 20 juin 1558. 2708. Antoine de Bourbon, roi de Navarre. Par M, Ramus ; buste en plâtre. — H. 0,64. Fils de Charles de Bourbon, duc de Vendôme. Né au châ- teau de La Fère le 22 avril 1518, il porta d'abord le titre de duc de Vendôme et fut marié à Moulins, le 20 octobre 1548, à Jeanne d'Albret, fille unique et héritière de Henri d'Al- bret II, roi de Navarre. Devenu roi de Navarre en 1555, après la mort de son beau-père, il fut amiral et gouverneur de Guyenne la même année, et lieutenant général du royaume pendant la .minorité de Charles IX. Blessé mor- tellement au siège de Rouen, il mourut aux Andelys le 17 no- vembre 1562. 2709. Saint-André (Jacques d'Albon, seigneur de), maré- chal de France. (Voir n° 1004.) Par M. Gechter ; buste en plâtre. — H. 0,78. Il fut tué à la bataille de Dreux, le 19 décembre 1562. 360 GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 2710. Montmorency {Anne, duc de), connétable de France. (Voir n° 954.) Par Pradier ; buste en marbre. — H. 0,67. Blessé mortellement à la bataille de Saint-Denis, il mou- rut le 11 novembre 1567. 2711. Aumale (Claude de Lorraine, duc d'), colonel gé- néral de la cavalerie française. Par M. Lescorné ; buste en plâtre. — H. 0,65. Troisième fils de Claude de Lorraine, duc de Guise. Né le 1er août 1526, il épousa en 1547, Louise de Brézé, fille de Diane de Poitiers et fut créé duc d'Aumale par Henri IL En 1552, il accompagna le roi dans son expédition de Lorraine, en qualité de colonel-général de la cavalerie française, fut fait prisonnier au siège de Metz et remplaça, en 1555, le ma- réchal de Bris«ac, comme commandant des troupes fran- çaises en Italie. Il représenta le comte de Champagne au sacre de Charles IX, se trouva aux batailles de Dreux, de Saint-Denis, de Montcontouret au siège de Saint-Jean-d'An- gely. Le duc d'Aumale fut tué d'un coup de canon au siège de La Rochelle, le 14 mars 1573. 2712. Joyeuse (Anne, duc de), amiral de France. (Voir n°920.) Par M. Brion ; buste en plâtre. — H. 0,71. Il fut tué à la bataille de Coutras le 20 octobre 1587. 2713. La Valette (Bernard de Nogaret, seigneur de), amiral de France. (Voir n- 923.) Par M. Desprez; buste en plâtre. — H. 0,69. Blessé mortellement devant Roquebrune, il mourut le 1 1 février 1592. 2714. Biron (Armand de Gontaut, baron de), maréchal de France. (Voir n° 982.) Par M. Debay père ; buste en plâtre. — H. 0,63. Il fut tué au siège d'Epernay le 26 juillet 1592. GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 361 2715. Entrée de Henri IV à Paris. — 22 mars 1594. Par Gérard. — H. 5,40. — L. 9,58. A la droite du roi, Brissac à cheval et le chapeau à la main, lui désigne le groupe des échevins de Paris, précédés du prévôt des marchands, Luil- iier, qui lui offre les clefs de la ville. Autour du roi se pressent Montmo- rency (c'est celui qui est le plus près de Brissac), Crillon, tenant un dra- peau blanc fleurdelisé, plus loin Retz, et de l'autre côté Sully. Près de Sully est Bellegarde soulevant la visière de son casque et portant ses re- gards vers un balcon sur lequel se trouve Gabrielle d'Eslrées avec plusieurs dames. Le maréchal de Matignon précède le roi et brandit son épée au- dessus de sa tète. Près de lui est d'Espinay Saint-Luc; il suit des yeux quelques ligueurs qui s'enfuient la rage dans le cœur. A gauche, un vieil- lard debout, lève les mains et les yeux au ciel; près de lui un homme du peuple et un soldat tenant en main un drapeau, se jettent dans les bras l'un de l'autre. Plus près, sur le premier plan du tableau, le quartenier Né- ret s'avance entre ses deux enfants qu'il tient embrassés; ils avaient veillé tous trois à la garde de la porte Neuve, lorsqu'elle fut ouverte au roi. Dans l'angle du tableau est un groupe de femmes : l'une d'elles est vêtue de deuil et semble implorer pour son iils orphelin les bontés du roi, Au fond du ta- bleau s'élève la porte Neuve sous laquelle ont défilé les troupes qui sui- vent le roi; on voit une partie de la galerie connue aujourd'hui sous le nom de galerie d'Apollon. Les devants du tableau sont jonchés des débris des barricades et d'armes rompues et foulées aux pieds. Ce tableau a été exposé au Salon de 1817. — Gracé par le chevalier Toschi, 2716. Villars (André-Baptiste de Brancas, seigneur de), amiral de France. (Voir n° 925.) Par M. Thérasse ; buste en plâtre. — H. 0,66. Il fut tué au combat de Dourlens le 24juillet 1595. 2717. Aumont (Jean d'), maréchal de France. (Voir n° 1013.) Par M. Aug. Dumont ; buste en plâtre. — H. 0,70. Blessé mortellement au siège de Gombourg en Bretagne, il mourut le 19 août 1595. 2718. Toiras (Jean Du Caylar de Saint-Bonnet, marquis de), maréchal de France. (Voir n° 990.) Par M. Caillouet; buste en plâtre. — H. 0,67. Blessé mortellement au siège de Fontaneto dans le Mila- nais, il mourut le 14 juin 1636. 302 GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 2719. Créquy (Charles de Blanchefort, marquis de), ma- réchal de France. (Voir n° 986.) Par M. Dantan jeune; buste en plâtre. — H. 0,68. Il fut tué devant le fort de Brème, le 17 mars 1638. ;720. Feuquières (Mariasses de Pas, marquis de), lieute- nant général des armées du roi. Par M. Lemaire ; buste en plâtre. — H. 0,65. Né à Saumur le 1er juin 1590, il fut volontaire dès Tannée 1003 et servit ensuite au siège de la Rochelle. Maréchal cle camp en 1629, il fit les cainp-ign.es d'Italie sous le maréchal de la Force, fut ambassadeur en Allemagne et chevalier de Tordre du Saint-Esprit en 1633. Après la campagne d'Alle- magne, il fut nommé lieutenant général en 1637 et com- .nanda en chef l'armée de Luxembourg en 1639. Blessé de deux coups de mousquet au siège de Thionville, il mourut dans cette ville des suites de ses blessures le 13 mars 1640. 2721. Bataille de Bocroij. — 19 mai 1643. Par M. Heim. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette victoire fut remportée par le duc d'Enghien (depuis prince cle Gondé) sur l'armée espagnole commandée par don Francisco de Mellos. C'est à la bataille de Rocroy que fut anéantie la redoutable infanterie espagnole. Le peintre a choisi le moment si bien décrit par Bossuet. « Mais la vic- toire va devenir plus terrible pour le duc d'Enghien que le combat. Pen- dant qu'avec un air assuré il s'avance pour recevoir la parole de ces braves gens, ceux-ci, toujours en garde, craignent la surprise de quelque nou- velle attaque, leur effroyable décharge met les nôtres en furie : on ne voit plus que carnage, le sang enivre le soldat, jusqu'à ce que le grand prince, qui ne put voir égorger ces lions comme de timides brebis, calma les cou- rages émus et joignit au plaisir de vaincre celui de pardonner. » 2722. Guébriant (Jean-Baptiste Budes, comte de), maré- chal de France. (Voir n° 996.) Par Cortot; buste en plâtre. — H. 0,70. Blessé mortellement au siège de Rothweill, il mourut le 24 novembre 1643. GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 363 2723. Douglas (Jacques, comte de), maréchal des camps et urmées du roi. (Voir n° 556.) Par Feuchère ; buste en plâtre. — H. 0,67. Il fut tué dans un combat contre les Espagnols, près de Douai, le 21 octobre 1645. 2724. Brézé (Armand de Maillé, duc de), amiral- de France. (Voir n° 929.) Par Legendre-Hérax ; buste en plâtre. — H. '0,69. Il fut tué au combat naval d'Orbitello, le 14 juin 1646. 2725. Gassion (Jean, comte de), maréchal de France. (Voir n° 1000.) Par M. Desbœufs ; buste en plâtre. — H. 0,66. Blessé mortellement au siège de Lens, U mourut le 2 oc- tobre 1647. 2726. Bataille de Lens. — 20 août 1648. Par Pierre Franque, en 1842. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par le prince de Condé sur l'ar- mée espagnole commandée par l'archiduc Léopold; cette victoire décida l'empereur Ferdinand III à signer la paix de Westphalie. Le grand Condé, à cheval, donne ses ordres pour la bataille. 2727. Rougé (Jacques de), marquis Du Plessis-Bellière, lieutenant- général des armées du roi. Par M. Duseigneur ; buste en plâtre. — H. 0,66. * Il servit dans le régiment du maréchal de Brézé où il de- vint par degrés lieutenant-colonel.; il était au siège de la Rochelle, fit toutes les campagnes du règne de Louis XIII et fut gouverneur cTArras, après la prise de cette place, efit 1640. Maréchal de camp en 1646, gouverneur de Dieppe et lieutenant général en 1650, il fut employé en 1651 à l'armée de Flandre et fut chargé en 1652 de conduire un corps de troupes de quatre mille hommes de pied et de mille che- 364 GALERIE DES BATAILLES, N° 148. vaux pour le secours de Barcelone. Commandant l'armée de Catalogne en 1653, lieutenant, général commandant l'expé- dition de Naples sous le duc de Guise en 1654, il fut blessé mortellement au siège de Castel-à-Mare et mourut le 24 no- vembre 1654. 2728. Bataille des Dunes. — 14 juin 1658. Par M. Larivière, en 1837. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par le maréchal de Turenne sur l'armée espagnole commandée par don Juan d'Autriche, et obligea l'Espagne à signer la paix des Pyrénées. Turenne, monté sur un cheval pie, charge à la tête de ses troupes. Dans le fond, les dunes et la ville de Dunkerque assiégée p,ar les Finançais et prise après la victoire. Ce tahleau a été exposé au Salon de 1837. 2729. Castelnau (Jacques, marquis de), maréchal de France (Voir n8 1036.) Par M. Duseigneur; buste en plâtre. — H. 0,65. Blessé mortellement au siège de Dunkerque, il mourut le 15 juillet 1658. 2730. Beaufort (François de Vendôme, duc dé), amiral de France. (Voir n° 932.) Par M. Mercier; buste en plâtre. — H. 0,65. Il fut tué au siège de Candie le 25 juin 1669. 2731. Longueville (Charles -Paris d'Orléans, duc de). Par M. Jouffroy; buste en plâtre. — H. 0, 62. Fils de Henri, duc de Longueville et d'Anne-Geneviève de Bourbon, il naquit à l'Hôtel de Ville de Paris, le 29 jan- vier 1649; sa mère, pendant les troubles de la Fronde, avait voulu y faire ses couches, et le jeune prince fut tenu sur les fonts baptismaux par la ville de Paris qui lui donna son nom. A dix-sept ans, il fit les campagnes de Flandre et de Franche-Comté et se rendit ensuite au secours de la ville de Candie assiégée par les Turcs. Il venait d'être élu roi de Pologne lorsqu'il fut tué au passage du Rhin, le 12 juin 1072. GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 365 2732. Turenne (Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte dé), maréchal de France. (Voir n* 999.) Par Flatters ; buste en marbre. — H. 0,69. Il fut tué à Saltzbach, le 27 juillet 1675. 2733,, Valenciennes pris d'assaut. — 17 mars 1677. Par M. Jean Alaux, en 1837. — H. 4,15. — L. 4,65. Cette ville fut investie le 28 février par le maréchal de Luxembourg, et le 17 mars, tous les ouvrages furent enle- vés par la valeur des mousquetaires. Louis XIV, à pied, traverse un pont-levis au milieu de ses mousquetaires et donne l'ordre de sauver la ville du pillage. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 2734. Berbier Du Metz (Pierre-Claude), lieutenant gêné- rai des armées du roi. Par M. Jouffroy ; buste en plâtre. — H. 0,71. Né à Rosnai en Champagne le 1er avril 1638, il entra comme volontaire dans le régiment de cavalerie de la Meilleraie en 1647. Commissaire d'artillerie en 1657, il commanda l'artil- lerie dans la campagne de Lorraine en 1663, fut employé dans la campagne de Flandre en 1667 et obtint en 1668 la lieutenance générale de l'artillerie. Maréchal de camp en 1676, lieutenant général en 1688, il servit en Flandre et fut tué à Fleurus, le 1er juillet 1690. 2735. Tilladet (Jean- Baptiste de Cassagnet, marquis de), lieutenant général des armées du roi. Par M. J. Debay ; buste en plâtre. — H. 0,68. Enseigne aux gardes françaises en 1654, guidon de la compagnie des gendarmes de la reine en 1660, aide de camp des armées du roi en 1664, il fit les campagnes de Flandre et accompagna le duc de Beaufort en Afrique. En 1667, il servit en Flandre dans le régiment des cuirassiers, fut nommé brigadier en 1674 et combattit à Seneff. Maré- chal de camp en 1677, lieutenant général en 1678, capitaine- colonel de la compagnie des Cent-Suisses ordinaires de la garde du roi en 1679, il fit toutes les guerres de Flandre et 366 " GALERIE DES BATAILLES, N° 148. devint maître de la garde-robe du roi. Gouverneur de Co- gnac et chevalier du Saint-Esprit en 16S8, il fut employé à l'arraée d'Allemagne sous le maréchal de Duras en 1689, reçut le gouvernement d'Arras et la lieutenance générale •du pays d'Artois, combattit à Leuze en 1691 et se trouva au siège de Namur. Blessé mortellement à la bataille de Stein- kerque, il mourut le 22 août 1692. ^736. Vertillac (Nicolas de La Brousse, comte de) 7 maré- chal des camps et armées du roi. Par M. Lesgorné ; buste en plâtre. .— H. 0,70. Il obtint une compagnie au régiment Dauphin-Infanterie en 1661 et la commanda à la conquête de la -Franche-Comté. Lieutenant français des Cent Suisses en 1676, il se trouva aux sièges de Valenciennes et de Cambrai en 1677, devint lieutenant-colonel en 1680 et servit à l'armée de Flandre. Brigadier d'infanterie en 1686, major général de l'infanterie de l'armée d'Allemagne en 1688 et 1690, gouverneur de Mons et maréchal de camp en 1691, et fut tué près de Bossu, "^e 4 juillet 1693, en conduisant un convoi pour l'armée. ^737. Bataille de la Marsaille. — 4 octobre 1693. Par M. Eugène Devèria, en 1837. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par le maréchal de Catinat sur î'armée piémontaise commandée par le duc de Savoie. Le maréchal de Gatinat, qui commandait l'aile droite de l'armée fran- çaise, donne l'ordre d'envoyer des régiments de réserve au duc de Yen* dôme, débordé à l'aile gauche par le prince Eugène de Savoie. Ce tableau a été exposé au Salon de 1838. 2738. Zurlauben (Béat-Jacques de La Tour-Châtillon, comte de), lieutenant général des armées du roi. Par M. Jouffroy; buste en plâtre. — H. 0,67. Né le 25 février 1656, il fut d'abord lieutenant au régi- ment d'infanterie allemande de Furstemberg- en 1668 et. servit en 1672 à tous les sièges que fit le prince de Condé. Employé à l'armée de Catalogne en 1675, 1634 et 1689, il fut nommé brigadier en 1690, fit les. campagnes de Flandre et fut nommé maréchal de camp en 1696. Employé à l'armée d'Italie en 1701, à celle d'Allemagne en 1703 et à celle du GALERIE DES BATAILLES, N" 148. 367 Rhin en 1704, il avait été nommé lieutenant général en 1702, fut blessé mortellement à la bataille d'Hochstett et mourut le 21 septembre 1704. 2739. Marsin (Ferdinand, comte de), maréchal de France. Par M. Jouffroy; buste en plâtre. — H. 0,70. Né à Malines le 10 février 1626. Capitaine de la compa- gnie des gendarmes de Flandre en 1673, il se trouva à la bataille de Seneff en 1674, à la pri^e de Gondé en 1676 et à la bataille de Gassel en 1677. Brigadier des armées du roi en 1688, il commanda la gendarmerie en 1689 à l'armée d'Allemagne et ser.it en Flandre dans les années 1690, 1691 et 1692. Maréchal de camp en 1693, il était la même année à la bataille de Neerwinde. Directeur général de la cavalerie en 1695, il fut employé activement jusqu'en 1700. Lieutenant général des armées du roi et ambassadeur extra- ordinaire en Espagne en 1701, il était à la bataille de Luz- zara en 1702. Chevalier des ordres du roi et maréchal de France en 1703, il commanda l'armée de Bavière jusqu'en 1704, celle du Rhin en 1706, et fit la campagne d'Italie sous le duc d'Orléans. Blessé mortellement au siège de Turin, il mourut le 9 septembre 1706. 2740. Bataille de Villaviciosa. — 10 décembre 1710. Par M. Jean Alaux, en 1836. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par le duc de Vendôme sur les Impériaux commandés par le comte de Strahremberg et assura la couronne d'Espagne sur la tête de Philippe V, pe- tit-fils de Louis XIV. Le duc de Vendôme présente à Philippe V les drapeaux enlevés à l'en- nemi. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 2741. Bataille de Denain. — 24 juillet 1712. Par M. Jean Alaux, en 1839. — H. 4,05. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par le maréchal de Villars sur ies Impériaux commandés par le prince Eugène. Cette vic- toire sauva la France de l'invasion. « Étant arrivés à cinquante pas des retranchements (de Denain), les piquets et les grenadiers se jetèrent dans le fossé, suivis des bataillons. Ils grimpèrent les retranchements qui étoient fort haut , sans le secours 308 GALERIE DES BATAILLES, K' 148. des fascines, et entrèrent dans le camp faisant main basse sur tout ce qui leur voulut résister. » [Histoire militaire de Louis XIF, par QuiNCY.) Le maréchal de Villars, à la tète des régiments de Navarre et de Dau- phiné attaque. et enlève les retranchements du camp de Denain. Ce tableau a été exposé au Salon de 1839, 2742. Berwick (Jacques de Fitz-James, duc de), maréchal de France. (Voir n° 1062.) Par M. Dantan aîné ; buste en plâtre. — II. 0,69. Il fut tué au siège de Philipsbourg le 12 juin 1734. 2743. Bataille de Fontenoy. — 11 mai 1745. Par M. Horace Vernet, en 1828. — H, 5,10. — L. 9,58, Cette bataille fut gagnée par le maréchal de Saxe sur les Anglais commandés par le duc de Gumberland. Louis XV est à cheval et accompagné du Dauphin : devant lui le maré- chal de Saxe, à pied et a tète nue, lui montre les trophées de la victoire. Derrière le maréchal, le duc de Richelieu à cheval, la tète nue et l'épée à la main. A droite, des soldats assis sous un arbre et un vieil officier em- brassant son fils qui tient à la maiu une croix de Saint-Louis. A gauche des prisonniers écossais et des blessés. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. 2744. Bataille de Lawfeld. — 2 juillet 1747. Par M. Auguste Couder, en 1836. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par le maréchal de Saxe sur l'armée anglo-hollandaise, commandée par le duc de Cuin- berland et le comte de Waldeck. On amène au roi le vicomte de Ligonnier, général anglais, pris par les carabiniers royaux. « Ne vaudrait-il pas mieux, lui dit Louis XV, en lui montrant le village de Lawfeld, qui était la proie des flammes, songer sérieusement à la paix que de faire périr tant de braves gens ?» Le ma- réchal de Saxe est à cheval devant le roi. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. 2745. Montcalm (Louis-Joseph de Saint-Véran, marquis dé), lieutenant général des armées du roi. Par M. Duret; buste en plâtre. — H. 0,62. Né à Candiac en 1712, il était en 1721 enseigne dans le régiment de Hainaut-Infanterie. Capitaine en 1729, il fit la GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 369 campagne d'Allemagne en 1733, fut nommé colonel en 1743, brigadier en 4747 et servit en Italie de 1744 à 1748. Maré- chal de camp en 1756, il commanda les troupes envoyées au Canada pour la défense de la colonie. Lieutenant géné- ral en 1758, il fut blessé dans un combat devant Québec, le 13 septembre 1759 et mourut le lendemain de sa blessure. 2746. Bougé (Pierre -François, marquis de), lieutenant général des armées du roi. Par M. J. Debray; buste en plâtre. — H. 0,66. Garde du corps en 1726, capitaine au régiment de dragons de la Suze en 1728, il se trouva au siège de Kehl en 1733, à l'attaque des lignes d'Ettlingen, au siège de Philipsbourg en 1734 et à l'affaire de Glausen en 1735. Colonel du régi- ment de Vermandois en 1738, il servit à l'armée de West- phalie en 1741 et en Bavière jusqu'en 1743. Employé à l'ar- mée de Moselle en 1744, brigadier en 1745, il combattit à Raucoux, à Lawfeld, fut maréchal de camp en 1748 et ser- vit au siège de Berg-op-Zoom et de Maëstricht. Employé à l'armée d'Allemagne en 1757, il fut fait prisonnier à la ba- taille de Rosbach, fut nommé lieutenant général en 1759, défendit Marbourg en 1761, fut blessé mortellement à la ba- taille de Villingshausen et mourut le lendemain à Soest le 17 juillet 1761. 2747. Prise iï Yorh-Town. — 47 octobre 1781. Par M. Auguste Couder, en 1836. — H. 4,65. — L. 5,43. York-Town, défendu par une armée anglaise commandée par lord Cornwallis, fut investi par les Américains comman- dés par Washington, les Français commandés par Rocham- beau et la flotte française aux ordres du comte de Grasse La ville capitula le 17 octobre. Le général Rochambeau et Washington donnent des ordres pour le der- nier assaut de la ville. Plusieurs officiers supérieurs français et améri- cains, parmi lesquels se trouve le marquis de La Fayette, les entourent. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 2748. Bataille de Fleurus. — 26 juin 1794. Par Mauzaisse, en 1837. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par le général Jourdan sur l'ar- mée autrichienne commandée par le prince de Gobourg. Le général en chef Jourdan, entouré des généraux Championnet, Kléber 370 GALERIE DES BATAILLES, N° 148. et Marceau, et du représentant du peuple Saint-Just, ramène au combat les troupes un moment ébranlées. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 2749. Dugommier {Jean-François-Coquille) , général en chef. Par Chaudet ; buste en plâtre. — H. 0,71. Né à la Basse-Terre (Guadeloupe) en 1736, officier sur les batteries de la marine en 1757, major de milices du quartier de la Basse-Terre en 1765, il fut député à l'assemblée colo- niale: Maréchal de camp en 1792, il fut employé comme général de brigade à l'armée d'Italie en 1793 et nommé géné- ral de division commandant en chef l'armée de Toulon. Gé- néral en chef commandant l'armée des Pyrénées-Orientales eh 1794, il y fut tué le 18 novembre aux avant-postes, à la redoute sur la Montagne-Noire. 2750. Banel (Pierre), général de brigade. Par Bartolini; buste en plâtre. — H. 0,66. Né âLectoure (Gers), le 30 juillet 1766, il entra au 49e ré- giment d'infanterie en 1784. Adjudant-major du 2e bataillon du Gers en 1792, commandant du 7e bataillon de l'Aude en 1793, il fut nommé chef de brigade à l'armée des Pyrénées- Orientales. Général de brigade en 1795, il passa à l'armée d'Italie et fut tué à l'attaque du château de Cossaria, le 13 avril 1796. 2751. Causse {Jean- Jacques), général de brigade. Par Dumont père ; buste en plâtre. — H. 0,68. Né à Caux (Hérault) le 29 août 1751, il entra dans le 79e régiment d'infanterie en 1770 et parvint en 1793 au grade d'adjudant-major dans le même régiment. Chef du 1er batail- lon du Mont-Blanc et général de brigade en 1793, il fut em- ployé à l'armée des Pyrénées-Orientales en 1795 et fut tué au combat de Dego le 15 avril 1796. 2752. Laharpe (Amédée- Emmanuel- François), général de division. Par Lecomte; buste en plâtre. — H. 0,67. Né à Rolle. (canton de Vaud), le 27 septembre 1754, il en- GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 371 tra au service dans le régiment suisse bernois en 1773. Lieu- tenant-colonel au service de France en 1791, il commanda le 4e bataillon des volontaires nationaux de Seine-et-Oise en 1791, et fut nommé général de brigade au siège de Tou- lon en 1793. Général de division en 1794, il fut employé à l'ar- mée des Alpes et d'Italie, et fut tué au passage du Pô, le 7 mai 1796. 2753. Beyrand (Martial), général de brigade. Par Gorbet ; buste en plâtre. — H. 0,69. Né à Limoges, le 9 septembre 1760, il entra dans le régi- ment de Bassigny en 1783. Capitaine au 2e bataillon de la Haute-Vienne en 1791, chef de bataillon adjudant-général en 1793., général de brigade en 1794, il servit aux armés des Pyrénées-Orientales et d'Italie et fut tué au combat de Cas- tiglione, le 3 août 1796. 2754. Abbatucci (Jean- Charles), général de brigade. Par M. Vital Dubray, en 1853; buste en marbre. — H. 0,63. Né en 1770 à Ziravo (Corse), il entra à l'école militaire de Metz en 1788, fut lieutenant au 2e régiment d'artillerie en 1789, et capitaine en 1792; premier aide de camp du général Pichegru en 1794, il fit la campagne de Hollande; adjudant général en 1796, il fut chargé par le général Moreau de re- connaître les bords du Rhin et fut nommé général de bri- gade. Chargé de la défense d'Huningue, il fut blessé mor- tellement 2 décembre 1796. Ce buste a été exposé au Salon de 1853. 2755. Robert (Jean-Gilles-André), général de brigade. Par Gois fils ; buste en plâtre. — H. 0,64. Né à Puységur (Haute-Garonne), le 11 novembre 1755, il entra au régiment des gardes françaises en 1774. Volontaire dans la légion des Pyrénées en 1793, il fut la même année chef de brigade, adjudant général. Général de brigade en 1794, il servit à l'armée des côtes de Brest en 1795 et mou- rut le 16 décembre 1796 des blessures, qu'il avait reçues à la bataille d'Arcole. 372 GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 2756. Bataille de Rivoli. — 14 janvier 1797. Par M. Philippoteaux, en 1844. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par le général Bonaparte sur l'armée autrichienne commandée par le général Alvinzi. Le général Bonaparte, dont le cheval vient d'être tué sous lui, est re- monté sur un cheval tenu par Bessières; devant lui, le chef d'escadron de hussards. Lasalle, lui montre les canons pris sur l'ennemi. Dans le fond les hauteurs du Monte-Baldo. Ce tableau a été exposé au Salon de 1845. 2757. Brueys d'Aigalliers (Paul-Francois, comte de), vice-amiral. Par Flatters ; buste en marbre. — H. 0,64. Né à Uzès en 1760, il fut d'abord lieutenant de la marine royale, devint ensuite vice-amiral et eut en 1797 le comman- dement de la flotte qui conduisit en Egypte le général Bona- parte. Attaqué par l'amiral Nelson près d'Aboukir, son esca- dre fut entièrement détruite et il périt lui-même, atteint par un boulet, le 1er août 1798. 2758. Ditpuy (Dominique- Martin), général de brigade. Par Roland ; buste en plâtre. — H. 0,64. Né à Toulouse le 8 février 1767. Soldat au régiment d'Ar- tois infanterie de 1781 à 1784, chef du 1er bataillon de la Haute-Garonne en 1791, chef de bataillon de la 21e demi- brigade en 1794, général de brigade en 1796, il fit la cam- pagne d'Italie en 1796, passa ensuite à l'armée d'Egypte et fut tué, lors de l'insurrection du Caire, le 22 octo- bre 1798. 2759. Caffarelli Du Falga (Louis-Marie-Joseph-Maximi- lien), général de brigade, (voir n° 1588). Par Masson; buste en plâtre. — H. 0,64. Il fut blessé à la tranchée devant Saint-Jean-d'Acre, le 9 avril 1799, et mourut le 27 des suites de cette blessure. GALERIE DES BATAILLES, N°" 148, 373 2760. Joubert (Barthélémy-Catherine), général en chef de V armée d'Italie. (Voir n°i2i3.) Par Houdon ; buste en plâtre. — H. 0,64. Il fut tué à la bataille de Novi le 15 août 1799, 2761. Bataille de Zurich. — 25 septembre 1799. Par Bouchot, en 1837. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par le général Masséna sur l'ar- mée russe commandée par le général Korsakof. Le généra] Masséna donne des ordres au chef d'état-major Oudinot et à l'adjudant Reille. Dans le fond, la ville et le lac de Zurich. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 2762. Kléber (Jean-Baptiste), général en chef de l'armée d'Orient. (Voir n° 532.) Par M. Lemaire; buste en plâtre. — H. 0,72. Il fut assassiné au Caire le 14 juin 1800. 2763. Bataille de Hohenlinden. — 3 décembre 1800. Par M. Schopin. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par le général Moreau sur l'ar- mée autrichienne commandée par l'archiduc Jean. L'archiduc Jean s'étant engagé imprudemment avec tout le centre de son armée dans la forêt de Hohenlinden, par la route de Mùhldorf à Munich, qui forme un défilé presque impraticable, Moreau résolut d'attaquer l'en- nemi dans cette position, plaça Ney au débouché de la forêt et ordonna à Richepance de tourner la gauche des Autrichiens et de tomber sur leurs derrières. Richepance exécuta son mouvement avec une incomparable au- dace, et culbuta l'ennemi déjà assailli par Ney. Quarante mille Autrichiens se dispersent dans la forêt, et les soldats de Richepance et de Ney passent au travers de ces bataillons en fuite et se rejoignent. Le général en chef Moreau, accompagné des généraux de division Ney et Grouchy, opère sa jonction avec le général Richepance. Ce tableau a été exposé au Salon de 1837. 2764. Nouilles (Louis-Marie, vicomte de), général de bri- gade. Par Dantan aine; buste en rlâtre. —H. 0,70. Aide-major au régiment de Noailles en!773, il fut ensuite 374 GALfelUE DES BATAILLES, N° 148. mestre de camp dans les régiments. Colonel général des hussards et Soissonnais, se trouva dans trois combats sur mer et se distingua à l'attaque de la Grenade et à la prise de Savannah. Il fit les campagnes d'Amérique, se trouva au siège de d'York-Town en 1781, et fut chargé de régler la ca- pitulation de cette place. Maréchal de camp en 1791, puis général de brigade, il commandait à Saint-Domingue lors de l'évacuation du Môle Saint-Nicolas en 1803, et fat blessé mortellement le 29 avril 1804, dans un combat gagné en vue de l'île de Cuba par la goélette française Le Courrier sur la goélette anglaise le Hasard. 2765. Bataille d'Austerlitz. — 2 décembre 1805. Par Gérard. — H. 5,10. — L. 9,58. Cette bataille fut gagnée par l'Empereur sur les Paisses et les Autrichiens, commandés par les empereurs Alexan- dre et François. L'Empereur, à cheval, placé sur un tertre qui domine la plaine d'Auster- litz, est entouré de son état-major et d'officiers ennemis faits prisonnie.-s. Le fort de la journée est passé. Le général Rapp, couvert de blessures, ar- rive au galop et vient annoncer à l'Empereur la défaite de la garde impé- riale russe. Dans le lointain, à gauche, on aperçoit une partie du champ de bataille. Sur le devant, du côté de l'Empereur, un officier russe expire sur un affût de canon brisé. Au milieu, un soldat renversé est près d'être foulé aux pieds par un cavalier. A gauche, un Mamelouck, obligé de mettre pied à terre, semble abandonner avec peine son cheval mourant. Sur un plan plus éloigné, on aperçoit un goupe d'officiers de cavalerie qui vient de s'ouvrir pour laisser passer le général Rapp. Ce tableau, destiné à décorer la salle du Conseil d'État, au palais des Tui- leries, a été exposé au Salon de 1810. — Gravé par Godefroy. 2766. Morlant (Jean-Pierre). Par Mlle Charpentier; buste en plâtre. — H. 0,62. Sous-lieutenant dans le 5e régiment de chevau-légers en 1799, major dans les chasseurs à cheval de la garde en 1803, il fut tué à la bataille d'Austerlitz le 2 décembre 1805. 2767. Vallongue (Joseph-Secret-Pascal), général de bri- gade. Par M. Debay père; buste en plâtre. — H. 0,70. Ne à Sauve (Gard), le 11 avril 1763. Ingénieur des ponts et chaussées en 1792, capitaine du génie en 1793, chef de bataillon en 1794, il fut d'abord employé au camp sous Pa- ris et aux travaux de défense des bords de la Loire, puis GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 375 servit aux armées du Nord, de Sambre-et-Meuse, de Rhin- et-Moselle, d'Italie et d'Egypte. Chef de brigade en 1799, directeur des fortifications en 1801, général de brigade en 1806, il fut blessé à la bataille de Monte-Secco devant Gaëte, et mourut à Gastellone des suites de cette blessure le 16 juin 1806. 2768. Bataille d'ïéna. — 44 octobre 1806. Par M. Horace Vernet, en 1836. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par l'Empereur sur l'armée prus- sienne commandée par le prince de Hohenlohe. L'Empereur, accompagné du prince Murât et du maréchal Berthier, en- tend sortir des rangs de la garde impériale à pied les mots : En avant/ « Qu'est-ce, dit l'Empereur, ce ne peut être qu'un jeune homme qui n'a pas de barbe qui peut préjuger ce que je dois faire. Qu'il attende qu'il ait commandé dans trente batailles rangées avant de prétendre me donner des avis. » C'était eflectivement un des vélites dont le jeune courage était im- patient de se signaler. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. 2769. De Billy {Jean-Louis) , général de brigade. Par M. J. Debay; buste en plâtre. — H. 0,66. Né à Dreux (Eure-et-Loir), le 31 juillet 1763, il était adju- dant général de l'artillerie parisienne en 1792 et fut em- ployé à l'état-major de l'armée des côtes de Brest en 1793. Chef de brigade adjudant général en 1795, il servit aux ar- mées du Rhin et de Sambre-et-Meuse, fut nommé général de brigade en 1799 et passa à l'armée du Rhin l'année sui- vante. Attaché à la lre division du 3e corps de la grande armée en 1805, il fut tué à la bataille d'ïéna le 14 octo- bre 1806. 2770. Corbineau (Claude-Louis 'Constant-Esprit- Ga- briel), général de brigade. Par M. Lemaire ; buste en plâtre. — H. 0,61, Né à Laval (diocèse du Mans) le 7 mars 1772, il était gen- darme avec rang de sous-lieutenant de cavalerie dans la compagnie de la reine, en 1788. Sous-lieutenant dans le 3e régiment de dragons en 1791, adjoint à l'état-major de l'armée du Nord, lieutenant dans le 3e de dragons et aide de camp du général Harville en 1792, il fut capitaine au 3e de dragons'en 1793 et reçut plusieurs blessures à la ba- taille de Watignies. Chef d'escadron en 1796, il commanda 376 GALERIE DES BATAILLES, N° 148. la cavalerie de la légion des Francs, incorporée depuis dans les guides, puis dans le 7e de hussards, fut nommé par le général Masséna chef de brigade au 5e régiment de chas- seurs sur le champ de bataille de Zurich, en 1799, et reçut deux coups de feu à la bataille de Hohenlinden en 1800. Gé- néral de brigade en 1806, il fut tué par un boulet à la ba- taille d'Eylau le 8 février 1807. 2771. Desjardins (Jacques), général de division. Par M. Dantan aîné; buste en plâtre. — H. 0,64. Né à Angers le 18 février 1759, il entra dans le régiment de Vivarais en 1776. Chef du 2e bataillon de Maine-et-Loire en 1792, général de brigade en 1793, général de division en 1794, il servit aux armées du Nord et des Ardennes jus- qu'en 1795 et fut employé au camp de Brest en 1804. Com- mandant la lre division du 7e corps de la grande armée en 1805, il mourut à Landsberg, le 11 février 1807, d'une bles- sure reçue à la bataille d'Eylau. 2772. Bataille de Friedland. — 14 juin 1807. Par M. Horace Vernet. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par l'Empereur sur l'armée russe, commandée par Beningsen. L'Empereur, sur le champ de bataille de Friedland, donne des ordres au général de division Oudinot pour la poursuite de l'ennemi Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. 2773. Lacoste (André-Bruno Fréval, comte dé), général de brigade. Par Clodion ; buste en plâtre. — H. 0,61. Né à Pradelles (Haute-Loire), le 14 juin 1775, il fut ad- joint du génie en 1793, lieutenant en 1795, et servit aux ar- mées des Pyrénées-Orientales, de Rhin-et-Moselle et d'An- gleterre, de 1793 à 1798. Capitaine du génie en 1799, il fit la campagne d'Oiient et y fut nommé chef de bataillon par le général Bonaparte. Colonel en 1806, aide de camp de l'Em- pereur en 1807, général de brigade en 1808, il fit partie de l'armée de Naples et de la grande armée, et fut tué devant Sarragosse le 2 février 1809. 2774. Cervoni (Jean-Baptiste), général de division. Buste en plâtre. — H. 0,65. Né à Suena (Corse), le 29 août 1765, il servit dans le régi- GALERIE DES BATAILLES, N° 148. 377 ment corse jusqu'en 1786, entra comme sous-lieutenant dans le 22e régiment de cavalerie en 1792 et fit la campagne d'Allemagne. Aide de camp du général Casabianca et adju- dant général chef de bataillon en 1793, général de brigade en 1794, il servit à l'armée d'Italie et en Corse de 1793 à 1795. Général de division en 1798, il commanda les 2e et 24e divisions, puis en 1799 les neuf départements réunis. En 1800 il commanda les 23e et 8e divisions militaires et fut tué à la bataille d'Eckmuhl le 22 avril 1809. 2775. Lannes (Jean), duc de Montebello, maréchal de France. (Voir n» 1133.) Buste en plâtre. — H. 0,65. Il fut blessé mortellement à la bataille d'Essling et mou- rut le 31 mai 1809. 2776. Bataille de Wagram. — 6 juillet 1809. Par M. Horace Vernet. — H. 4,65. — L. 5,43. Cette bataille fut gagnée par l'Empereur sur les Autri- chiens, commandés par l'archiduc Charles. L'Empereur observe l'effet que produit la batterie de cent pièces d'artil- lerie commmandée par le général comte de Lauiïston. Au moment où le duc d'Istrie disposait l'attaque de la cavalerie, un boulet tombe sur sa selle, lui fait une légère contusion à la cuisse et emporte son cheval. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. 27577. Lasalle (Antoine-Charles-Louis, comte de), général de division. (Voir n° 1223.) Par Taunay ; buste en plâtre. — H. 0,69. Jl fut tué à la bataille de Wagram, le 6 juillet 1809. 2778. Guyot de Lacour (Bernard-Nicolas, baron), géné- ral de division. Par M. J. Debay ; buste en plâtre. — H. 0,64. Né à Ivoy (Ardennes), le 25 janvier 1771, il entra au ser- v'ce en 17; la Sagessct jirotégcant la France contre l'Hypocrisie, ie Fana- tisme et la Discorde. Aux extrémités sont deux bas-reliefs peints en imita- tion de bronze, qui ont pour sujets : La Monarchie constitutionnelle protège V Ordre et la Liberté. — La France défend la Charte. 380 SALLE DE 1830, no 149. 2785. Le duc d'Orléans, lieutenant général du royaume, arrive à V Hôtel de Ville. — 31 juillet 1830. Par M. Larivière, en 1836. — H. 5,50. — L. 12,05. Le duc d'Orléans, à cheval, est précédé par MM. Christian Dumas et le colonel Heymès, et suivi de MM. Labbey de Pompières, Viennet, le colonel Jacqueminot, Bérard, Dupin aîné, Guizot, le général Sébastian!, le comte de Bondy, le comte Mathieu Dumas; M. Laffitte est dans une chaise à por- teur. Derrière ce groupe, le colonel Berthois. Le général Gérard et le colo- nel de Bumigny à cheval. Le prince est reçu devant l'Hôtel de Ville par le général La Fayette, ayant à sa droite MM. Odilon Barrot, le comte Alexandre de Laborde, Gisquet, Casimir Périer, le comte de Montalivet, et à sa gauche MM. Thayer, le général Lobau, le baron de Schonen et Mau- guin. Dans le fond, le pont d'Arcole et l'église de Notre-Dame. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. 2786. Lecture à VHôtel de Ville de la déclaration des dé- putés et de la proclamation du lieutenant géné- ral du royaume. — 31 juillet 1830. Par Gérard, en 1836. — H. 5,50. — L. 4,42. Le duc d'Orléans reçoit la déclaration des députés réunis au palais de la Chambre, que lui présente M. Viennet. Le général Lobau, le général La Fayette et M. Laffitte sont derrière le prince. Plus loin, Casimir Périer, le général Gérard et M. Dupin aîné. 2787. Le lieutenant général du royaume reçoit à la bar- rière du Trône leleT régiment de hussards com- mandé par le duc de Chartres. — 4 août 1830. Par M. Ary Scheffer, en 1831. — H. 5,50. — L. 2,98. Le duc d'Orléans est à cheval, ayant à sa droite le duc de Chartres, et è sa gauche le duc de Nemours. 2788. Le Roi prête serment, en présence des Chambres, de maintenir la Charte de 1830. — 9 août 1830. Par-M. Eugène Devéria en 1836. — H. 5,50. — L. 9,40. Le roi, ayant à sa droite le duc d'Orléans et à sa gauche le duc de Ne- mours, est debout devant le trône. A droite du dais, le maréchal Macdo- GALERIE N° 150. 381 nald porte la couronne sur un coussin, et le rmréchal Oudinot tient son épée nue. A gauche du dais, le maréchal Mortier, le colonel Heymès et le maréchal Molilor. Au bas du degré se trouvent, à gauche, MM. Bi'gnon, Du- pont de l'Eure et le baron Tupinier, à droite, le maréchal Jourdan, le ba- ron Louis, le général Gérard, M. Guizot, et plus haut M. Atthalin. Sur le premier plan, à gauche, MM. le marquis de Sémonville, le comte Portalis, le comte Siméon, le comte de Pontécoulant, le duc de Choiseul, le coin'" Roy, le comte Klein, le baron de Barunte, le comte de Montalivet, le princ de Talleyrand, le baron Pasquier, et sur le second plan, du côté du bureau, MM. le comte Mollien, le duc d'Osmond, le comte d'Argout, de Montesquiou père, le duc de Montmorency, le duc de Montebello, le marquis de Barbé- Marbois, de Montesquiou fils, le baron Séguier, l'amiral Truguetet le comte Mole. A droite, sur le devant, MM. Casimir Périer, Dupin aîné, le général La Fayette, de Jouvencel, Kératry, Gunin-Gridaine et Garcias. Plus loin, sur des bancs supérieurs, MM. Lalitte, Bérard, le baron Charles Dupin, Du- gas-Monthel, Girodde l'Ain, le comte de Bondy, le général Sébastiani, Jay, Persil, Agier, Yiennet, Saint-Aignan, le colonel Jacqueminot, Benjamin Constant, deTracy, Duchauffant, comte Mathieu Dumas, le colonel Paixhans, Odier, Caumartin, le généralLobau, Montyon, Jouy, Duvergier de Hauranne, Achille d'Argout, Alexandre de La Rochefoucauld, Paillard du Cléret, lu comte Alexandre de Laborde, le marquis de Saint-Aignan, Camille Périer et Bessières. Au fond, une tribune dans laquelle se trouvent la reine, Madame Adélaïde, les jeunes princes et princesses. 2789. Le Roi donne les drapeaux à la garde nationale de Paris et de la banlieue. — 29 août 1830. Par M. Court, en 1836. — H. 5,50. — L. 4,42. Le roi remet un drapeau à M. le comte de Montalivet, colonel de la 4e lé- gion. Derrière lui se trouvent le duc d'Orléans, le duc de Nemours, le co- lonel de Rumigny, le maréchal Mortier, le maréchal 'Soult, le général Attha- lin, le général Gérard et le général La Fayette tenant un drapeau. Adroite, M. Loubers et M. le marquis de Marmier, colonels des 3" et 1" légions, por- tent les drapeaux qu'ils viennent de recevoir. Ce tableau a été exposé au Salon de 1836. GALERIE N° 150. Cette galerie servait autrefois de dégagement et de couloir de service pour les appartements qu'ont remplacés la galerie des Batailles et la salle de 1830. A la place des niches pratiquées vis-à-vis des fenêtres se trou- vaient des portes de communication. 2790 Béatrix de Bourbon, reine de Bohême. , Statue en plâtre. — H, 1,69. Fille de Louis 1er, duc de Bourbon, elle fut mariée en 1334 à Jean de Luxembourg, roi de Bohême tué à la bataille de Crécy en 1346, et se remaria à Eudes, seigneur de Grancey en Bourgogne. Elle mourut le 25 décembre 1383, et fut en- terrée dans le chœur de l'église des Jacobins de Paris. La figure originale, provenant des Jacobins de Paris, est à Saint-Denis, è5b'2 GALERIE N° 450. 2791 . Marie de Bourbon,, abbesse de Saint-Louis de Poissy. (Voir n° 287.) Statue en plâtre. — H. 1,59. La figure originale est à Saint-Denis. 2792. Foix (Gaston de), duc de Nemours. (Voir n°i858.) Par E. Seurre, en 1842; statue en marbre. — H. 2,08. 2793. François Fr9 roi de France. (Voir n° 709.) Par M. Aug. Dumont, en 1839 ; statue en marbre. -- H. 2,10. Cette figure a été exposée, au Salon de 1839. 2794. Montholon (François de) ,Fr du nom, chancelier de France. Buste en marbre. — H. 0,53. Né à Autun, il fut avocat au parlement de Paris et se ren- dit célèbre en 1522 et 1523 par ses pladoyers pour le conné- table de Bourbon contre Louise de Savoie, mère de Fran- çois Ier. Nommé avocat général en 1532, président en 1534, garde des sceaux de France en 1542, il avait acquis, avant que d'entrer dans les charges, les seigneuries du Vivier, d'Aubervilliers et de Gaillonnet en France. Il mourut à Yillers-Cotterets le 12 juin 1543; son corps fut transporté à Paris et enterré dans sa chapelle de l'église de Saint- André- des-Arcs. Ce buste a fait partie du Musée des Monuments français. 2795. Bayard (Pierre Du Terrail, seigneur de). (Voir n* 558.) Par Bridan; statue en marbre. — H. 1,98. 2796. Froelich (Guillaume), colonel général des Suisses. Buste en marbre. — H. 0,50. Né à Zurich en 1492, il entra vers 1520 dans un régiment suisse au. service de la France et s'éleva de grade en grade GALERIE N°/150. 383 jusqu'aux fonctions de colonel général des Suisses, qu'il remplissait à la bataille de Gerisoles en -J544. Il fit ensuite les campagnes de Piémont sous le duc de Brissac et se trouva aux sièges de Verceil en 1553 et de Casai en 1555. Il mourut à Paris le 4 décembre 1562 et fut enterré dans l'é- glise des Gordeliers. Ce buste, provenant de l'église des Cordeliers de Paris, a fait partie du Musée des Monuments français. 2797. Rabelais (François), docteur en médecine ei écri- vain. Par M. E. Gatteaux ; buste en marbre. — H. 0,65. Né à Chinonen 1483, il prit l'habit de Saint-François dans le couvent des Gordeliers de Fontenay-le- Comte (Bas-Poitou) et passa ensuite vers 1528 dans l'ordre de Saint-Benoît. Ra- belais étudia et professa la médecine à Montpellier, puis suivit le cardinal du Bellay dans son ambassade de Rome en 1535. A son retour en France, il obtint une prébende à l'abbaye de Saint-Maur et fut nommé en 1545 curé de Meu- don. Il mourut à Paris le 9 avril 1553. — Les cinq livres de Rabelais sur Gargantua et sur Pantagruel ont été publiés de 1533 à 1564. 2798. Henri II, roi de France. (Voir n* 7io.) Buste en plâtre. — H. 0,70. Le buste original est au Musée du Louvre. 2799. L'Hôpital (Michel de), chancelier de France. (Voit n° 652.) Statue à genoux; marbre. — H. 1,31. Cette statue était placée autrefois dans l'église de Vignay, près d'Étampes 2800. Angoulême (Diane, duchesse cf ). (Voir n° 1868.) Statue à genoux; plâtre. — H. 1,28. La figure originale est à Saint -Denis. 2801. Thon (Christophe de), premier président au parle- ment de Paris. (Voir n° 821.) Par M. Garraud; buste en marbre. — H. 0,67. 384 GALERIE N° 150. 2802. Gondi {Jean-Baptiste de). Par Barthélémy Prieur ; buste en marbre. — H. 0,59. Né le 10 novembre 1501, il suivit en France Catherine de Médicis, se fit naturaliser Français et fut maître d'hôtel de cette princesse qui lui fit don, en 1568, d'une maison qu'elle avait dans le faubourg Saint-Germain. 11 mourut en 1580, riche, d'après le journal de l'Etoile, de 490,000 écus, et fut enterré aux Grands-Augustins, « où se voit, dit le P. Ansel- me, son buste de marbre et son épitaphe appliqués contre un pilier. » Ce buste, provenant des Grands-Augùstins, a fait partie du Musée des Monuments français. 2803. Lescot (Pierre), architecte. (Voir n° 823.) Par M110 Julie Charpentier, en 1814 ; buste en marbre. — H. 0,56. 2804. Guise (Henri de Lorraine, duc de). (Voir n* 1304.) Statue à genoux; plâtre. — H. 1,31. La figure originale est dans l'église d'Eu. 2805. Guise (Catherine de Clèves. duchesse de). (Voir n° 1305.) Statue à genoux; plâtre. — H. 1,30. La figure originale est dans l'église d'Eu. 2806. Montholon (François de), IIe du nom, garde des sceaux de France. Buste en marbre. — H. 0,54. Fils de François de Montholon, Ier du nom, garde des sceaux de France, il fut reçu avocat au parlement de Paris. La reine Eléonore d'Autriche, veuve de François Ier, le fit en 1554 directeur et entremetteur de ses affaires en la ville de Paris, et la reine Elisabeth d'Autriche, veuve de Charles IX, le constitua son procureur général en ses affaires du parle- ment et autres jurisdictions du royaume. Garde des sceaux de France en 1588, il fit l'ouverture des Etats deBlois et ha- rangua au lit de justice tenu à Tours par Henri III pour y établir un parlement et interdire celui de Paris. Il mourut à GALERIE N° 150. 385 Tours en octobre 1590, son corps fut apporté à Paris et en- terré dans sa chapelle de l'église de Sain t-André-d es- Arcs. Ce buste, provenant de la chapelle de la famille Montholon, a fait partie du Musée des Monuments français. 2807. Retz (Albert de Gondi, duc de), maréchal de France. (Voir n» 1010.) Statue à genoux; marbre. — H. 1,33. Cette statue était placée dans l'église de Notre-Dame et a fait partie d i Musée des Monuments français. 2808. Clermont {Claude-Catherine de), duchesse de Retz. Par Barthélémy Prieur; statue à genoux; marbre. — H. 1,26. Fille unique de Claude de Clermont, baron de Dampierre, née en 1543. Elle s'adonna de bonne heure aux lettres et aux sciences, épousa en premières noces Jean d'Annebaut, ba- ron de Retz, mort en 1562 des blessures qu'il avait reçues à la bataille de Dreux, et se remaria en 1565 à Albert de Gondi. Lorsque les ambassadeurs polonais vinrent en France après l'élection du duc d'Anjou (Henri III) comme roi de Pologne, elle servit d'interprète à la reine Catherine de Mé- dicis, pour répondre à leurs discours. La duchesse de Retz mourut à Paris en février Î603, et fut enterrée dans l'église de l'Ave-Maria à Paris. Cette statue, provenant du tombeau de la duchesse de Retz, a fait partie du Musée des Monuments français. 2809. Retz (Pierre de Gondi, cardinal de), évêque de Pa- ris. Statue à genoux; marbre. — H. 1,35. Né à Lyon en 1532, il fut évêque de Langres en 1568, et évêque de Paris en 1570. Envoyé comme ambassadeur près du duc de Savoie et des papes Pie V et Grégoire XIII, il fut nommé cardinal en 1587 par Sixte-Quint, et fut de nouveau ambassadeur près du Saint-Siège de 1592 à 1594. Il mourut à Paris le 17 février 1616, et fut enterré dans l'église de Notre-Dame, dans une chapelle derrière le chœur où il avait fait préparer son tombeau quinze ans auparavant. , < Cette statue était placée dans l'église de Notre-Dame et a fait partie du Musée des Monuments français. 386 GALERIE N° 150. 2810. Barbezières (Méry de), grand maréchal des logis de la maison du Roi. Buste en marbre. — H. 0,60. Méry de Barbezières, seigneur de la Roche-Chemerault et du Bois-le-Vicomte, fut nommé chevalier de l'ordre du Saint-Esprit le 31 décembre 1585, et mourut le 5 mai 1609. Ce buste était placé autrefois dans l'église des Feuillants. (Voir n* 2811.) 2811. V Aubespine (Claude de), dame de la Corbillère et du Bois-le- Vicomte . Statue à genoux; marbre. — H. 1,40. Elle fut mariée à Méry de Barbezières et mourut le Jl juin 1613, âgée de soixante-trois ans. Le tombeau de Claude de l'Àubespine et de son mari se trouvait autrefois dans l'église des Feuillants de la rue Saint-Honoré, à Paris. 2812. Hurault de L'Hôpital (Michel). Par Germain Pilon; buste en marbre. — P-. 0,52. « Michel Hurault de l'Hôpital, seigneur de Belesbat et du Fay, fut élevé dans les sciences par les soins de son aïeul, le chancelier de l'Hôpital, qui lui îâissa sa bibliothèque. Il s'attacha au roi Henri IV, lorsqu'il n'étoit encore que roi de Navarre ; ce prince l'envoya en ambassade aux Pays-Bas, en Angleterre et en Allemagne, vers les princes ses alliés, le fit son chancelier de Navarre et lui confia le gouvernement de Quillebceuf en Normaudie qu'il fit fortifier en qualité de lieutenant du roi; mais ce prince lui ayant fait signifier par du Plessis-Mornay, qu'il eût à sortir de la place pour en re- mettre le gouvernement au duc de Bellegarde, il en tomba malade, y mourut de déplaisir au mois de juin 1592 et est enterré à Belesbat. Il avoit composé en faveur du roi de Navarre, peu avant que le duc de Guise eût été tué à Blois, une excellente pièce sous ce titre : Franc et libre Discours. » (Hist. gén. et chron. des Chanceliers de France, par le P. An- selme.) 2813. Montaigne (Michel de). (Voir n» 824.) Par Bpjdan père ; buste en marbre. — H. 0,64. GALERIE N° 150. 387 2814. Henri IV, roi de France. (Voir n° 714.) Statue en marbre. — H. 1,94. Le roi, debout, la tête ceinte d'une couronne de laurier, porte une cuirassey un grand manteau et s'appuie de la main droite sur une canne. « Cette statue, dit Lenoir, placée originairement dans la galerie de Saint- Cloud, avait été donnée à cette maison par Louis XV; » depuis elle avait été transportée au jardin de Mousseaux, où la main droite qui avait été brisée a été restaurée par Fernex, sculpteur. Lenoir attribue cette figure à Bar- thélémy Prieur. {Musée des Monuments français.) 2815. Joyeuse (François, duc de), archevêque de Rouen. Buste en marbre. — H. 0,75. Fils du maréchal Guillaume de Joyeuse; né le 24 juin 1562, archevêque de Narbonne en 1582, cardinal en 1583, le roi 'Heiiii III le fit protecteur des affaires de France en cour de Rome. Archevêque de Toulouse, puis commandeur de l'or- dre du Saint-Esprit en 1589, il maintint le parti de la ligue en Languedoc jusqu'à la conversion de Henri IV. Archevê- que de Rouen en 1604, il tint sur les fonts de baptême, au nom du pape Paul V, le dauphin (depuis Louis XIII), cou- ronna la reine Marie de Médicis le 13 mai 1610 et sacra Louis XIII à Reims le 17 octobre 1610. Il mourut à Avignon le 23 août 1615 et fut enterré dans l'église des Jésuites de Pontoise qu'il avait fondée. On lit sur le piédouche en caractères du temps : G. Ioievse. 2816. Joyeuse (Catherine de Nogaret de La Valette, du- chesse de). Statue à genoux; marbre. — H. 1,34, Elle fut mariée le 28 novembre 1581 à Henri de Joyeuse, maréchal de France, mourut à Paris le 12 août 1587, et fut enterrée dans l'église des Gordeliers, derrière le choeur. Cette statue, provenant des Cordeliers, a fait partie du Musée des Monu- ments français. 2817. Bellièvre (Pomponne de), seigneur de Grignon3 chancelier de France. Par Barthélémy Prieur; buste en marbre. — H. 0,55. : Né à Lyon en 1529. Après avoir fait ses études à Toulouse 388 GALERIE N° 150. et à Padoue, il devint successivement conseiller au parle- ment deChambéryen Savoie (la Savoie conquise était alors réunie à la France), lieutenant général an baillage de Ver- mandois en 1562, président au présidial de Lyon, et fut reçu au parlement en 1569. Conseiller d'Etat en 1570, deux fois ambassadeur de France près des Suisses et des Gri- sons, la seconde fois en 1572, il suivit le duc d'Anjou (depuis Henri III), en Pologne, dans l'année 1573, et devint surintendant des finances en 1575. Ambassadeur extraor- dinaire en Angleterre près de la reine Elisabeth en 1586, il fut un des plénipotentiaires au congrès de Vervins. Chancelier de France depuis 1599 jusqu'en 1606, chef du conseil privé du roi, il mourut à Paris le 9 septembre 1607. Ce buste était placé autrefois dans l'église de Saint-Gerroain-l'Auxerrois où la famille de Bellièvre avait sa sépulture. 2818. Barbançon-Cany {Marie dé). Par Barthélémy Prieur; statue à genoux en marbre. — H. 1,33. Elle fut mariée en 1587 à Jacques-Auguste de Thou, pré- sident à mortier du parlement de Paris et historien du roi. Elle mourut le 6 novembre 1601. Piganiol de la Force rapporte que le tombeau de Jacques- Auguste de Thou se voyait dans l'une des chapelles de l'église Saint- André des-Arcs. La statue de Marie de Barbançon, sa première femme, celle de Gasparde de La Châtre, sa seconde femme, et celle de de Thou, qui se trouvait au milieu, étaient toutes trois posées sur un entablement. « La statue de Marie de Barbançon-Cany a été sculptée, ajoute Piganiol, par Barthélémy Prieur, ainsi que M. de Thou nous l'apprend lui-même à la fin des Mémoires de sa vie; les deux autres sont de François Anguière » [Deicription historique de la ville de Paris.) Les statues du président de Thou et de ses denx femmes ont fait partie du Musée des Monuments français ; celle du président de Thou est au Mu- sée du Louvre. 2819. La Châtre (Gasparde de). (Voir n* 2818.) Par François Anguier; statue à genoux en marbre. — H. 1,36. Seconde femme du président de Thou, mariée en 1602; elle fut mère de François-Auguste de Thou, qui fut déca- pité avec Cinq-Mars en 1642. 2820. Bailly (Charles), président de la haute chambre des comptes. Buste en marbre. — H. 0,66. Charles Bailly, seigneur du Séjour-du-Roi, succéda à son GALERIE N° 150. 389 père comme président de la chambre des Comptes, et mourut le 21 novembre 1627. Ce buste provient de l'église du couvent des Carmes des carrières deGha- renton, où Charles Bailly avait été inhumé. 2821. Montholon {Jacques de), avocat. Buste en marbre. — H. 0,55. Fils de François de Montholon, garde des sceaux de France, il préféra la profession d'avocat à l'office de lieute- nant général de Riom en Auvergne, auquel la reine douai- rière Elisabeth d'Autriche l'avait nommé en 1586. Avocat au parlement de Paris, il publia un recueil d'arrêts pro- noncés en robes rouges, et mourut en 1622. Ce buste était placé autrefois dans l'église de Saint-André-des-Arcs, où Jacques de Montholon avait sa sépulture, et a fait partie du Musée des Mo- numents français. 2822. Sully (Maximilien de Béthune, duc de), (Voir n° 991.) Par Mouchy ; statue en plâtre. — H. 1,85. La figure originale est au palais de l'Institut. 2823. Montigny (François de La Grange, seigneur de), maréchal de France. Statue à genoux; plâtre. — H. 1,40. Élevé près du duc d'Anjou (depuis Henri III), il devint successivement gentilhomme de la chambre du roi, capi- taine de cent gentilshommes de sa maison, gouverneur de Bourges en 1575 et capitaine d'une compagnie de gen- darmes. Il se trouva aux batailles de Goutras en 1587, d'Ivry en 1590, aux sièges de Chartres en 1591 et de Rouen en 1592. Chevalier de l'ordre de Saint-Michel et mestre de camp général de. la cavalerie légère en 1595, il était à Fon- taine-Française et au siège d'Amiens en 1597. Nommé maré- chal de France le 1er septembre 1616, il mourut le 9 sep- tembre 1617. La figure originale est dans la cathédrale de Bourges. 2824. Anijoulême (Charles, bâtard de Valois, duc à"). Buste en plâtre. — H. 0,62. Fils naturel de Charles IX et de Marie Touchet. Né au 1390 GALERIE N» 150. château du Fayet, en Dauphiné, le 23 avril 1573, il fut admis dans l'ordre de Malte et était grand prieur en 1587. Il quitta l'ordre avec dispense du pape, fut nommé, en 1589 comte de Glermont et d'Auvergne, combattit à Arques, à Ivry et à Fontaine-Française. En 1617 il eut le commande- ment de l'armée qui fit le siège de Soissons, fut chevalier de l'ordre du Saint-Esprit en 1619, créé duc.d'Angoulême en 1620 et nommé ambassadeur en Espagne près de l'Empereur Ferdinand IL II commandait en 1627 au siège de la Rochel- le, fit les guerres de Languedoc en 1629, de Lorraine en 1631, d'Allemagne de 1633 à 1636, de Flandre en 1641, et mourut à Paris le 21 septembre 1650. Ce buste a été moulé d'après une statue qui se trouvait autrefois aux Mi- nimes de la place R.oyale et qui est aujourd'hui à Saint-Denis. 2825. Richelieu (Armand- Jean Du Plessis, cardinal de). (Voir n° 928.) Par Duret ; statue en marbre. — H. 1.95. 2826. Rellièvre (Nicolas de), président à mortier au par- lement de Paris. Buste en marbre — H. 0,60. Fils du chancelier de Bellièvre (Voir n°28n), il naquit le 21 août 1583, fut successivement conseiller au parlement de Paris en 1602, procureur général en 1612 et président à mortier en 1614. Nommé conseiller d'Etat, il mourut doyen des conseils du roi, le 8 juillet 1650. Ce buste était placé autrefois dans l'église de Saint-Germain-l'Àuxerrois. 9827. Barentin (Honoré), conseiller d'État. Buste en marbre. — H. 0,58. . La famille Barentin possédait une chapelle dans l'église du couvent des' Grands- Augustins. « Le buste à main gau che, dit Millin, est celui d'Honoré Barentin, conseiller et se- crétaire du roi. Il est vêtu en magistrat comme au temps de Louis XIII; et l'autre, à droite est celui d'Anne Duhamel son épouse. Voici leur épitaphe gravée dans un cartel : Cy dessoubz gyssent : Messire Honoré Barentin, conseiller du Roy en ses conseils d' Estât et privé, secrétaire de Sa Majesté, mai- son et couronne de France, et de ses finances, seigneur de Cha- ronne-lez-Paris et des Belles-Pair y es, Madères et Monnoye en Tourraine, lequel décéda le 18e jour de mai 1639, et Dame GALERIE NO 150. 391 Anne du Hamel, son épouse, laquelle décéda le 20e jour de no- vembre 1639. Priez Dieu pour eulx. » (Antiquités nationales, tome III, n° XXV, planche 7, page 35). 2828. Du Vair (Guillaume), garde des sceaux. Buste en marbre. — H. 0,60. Né à Paris le 17 mars 1556, il entra jeune dans les ordres et fut pourvu, en 1584, d'une charge de conseiller clerc au parlement de Paris. Ambassadeur en Angleterre sous le règne de Henri IV, premier président au parlement de Pro- vence, il fut nommé garde des sceaux en 1618. Evêque et comte de Lisieux, il suivit Louis XIII dans son voyage de Normandie en 1620, et se trouva avec le roi au siège de Clérac. Il mourut à Tonneins en Agenois, le 3 août 1621 et fut enterré à Paris, dans l'église des Bernardins. Ce buste, placé autrefois dans l'église des Bernardins, a fait partie du Mu- sée des Monuments français. 2829. Descartes (René). (Voir n» 828.) Par M. Brun ; buste en marbre. — H. 0,72. 2830. Détail (Denis), savant. Buste en plâtre. — H. 0,72. Né à Orléans le 21 août 1583, il professa la philosophie à l'Université de Bourges, entra ensuite dans les ordres, de- vint chanoine de l'église d'Orléans et embrassa la règle des jésuites en 1605. Il a publié de 1627 à 1650 divers ouvrages sur la chronologie et la théologie. Le buste original est à la bibliothèque de Sainte-Geneviève, à Paris. 2831. Fieubet (Gaspard de), trésorier de l'épargne. Buste en marbre. — H. 0,64. Gaspard de Fieubet,. IIe du nom, seigneur de Cendray, ba- ron de Launac, issu d'une. famille originaire de Toulouse, distinguée dans la robe, fut trésorier de l'épargne et mou- rut le 12 août 1647. 2832. Mazarin (Jules), cardinal. (Voir n* 2052.) Par Flatters ; buste en marbre. — H. 0,70. 392 GALERIE N» 150. 2&33.Sëguier (Pierre), chancelier de France. (Voir n° 839.) Par M. Ramus; buste en marbre. — H. 0,70. Le buste original est au Musée du Louvre. 2834. LoitlS XIV. (Voir n° 717.) Par M. Lemaire, en 1839 ; statue en marhre. — H. 2,20. Cette statue a été exposée au Salon de 1840. 2835. Condé {Louis de Bourbon, prince de), surnommé le Grand Condé. (Voir n° 1335.) Par Roland ; statue en marbre. ~ H. 2,06. 2836. Turenne (Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de), maréchal de France. (Voir n°999.) Par Pajou; statue en marbre. — H. 1,96. 2837. Le Tellier (Michel), chancelier de France. (Voîr n° 1891.) Par Coyzevox ; buste en plâtre. — H. 0,64. Le buste original est au Musée du Louvre. 2838. Bu Quesne (Abraham, marquis), aeutenent géné- ral des armées navales. Par Monnot; statue en marbre.'— H. 1,95. Né à Dieppe en 1610, Du Quesne commandait un vaisseau dans la flotte qui, après avoir battu celle des Espagnols le 15 mai 1637, les chassa de l'île de Lérins. Lors de la guerre contre les Espagnols, il fit partie de l'expédition de la Co- rogne en 1639, se trouva au combat deïaragone en 1641, et à celui du cap de Gates en 1643. Il prit ensuite du service en Suède dans l'année 1644, et devint vice-amiral de la flotte suédoise. En 1650 Du Quesne arma à ses frais une escadre pour faire des courses contre les Espagnols et fut alors nommé chef d'escadre par la reine régente Anne d'Autriche. Il fut le chef le plus redoutable de la marine française dans la guerre de 1671 à 1678, combattit le 30 mai 1673 les flottes hollandaises sous les ordres des amiraux Ruyter et Tromp, GALERIE N° 150. 393 et gagna la bataille navale de Messine en 1675. Il comman- dait la flotte qui combattit, le 8 janvier 1676, celle des Hol- landais près de l'île de Stromboli et ravitailla Messine. Il li- vra, le 22 avril de la même année, le combat naval d'Au- gusta en Sicile, où l'amiral Ruyter fut blessé à mort. Du Quesne commanda deux fois le bombardement d'Alger, et força les barbaresques à demander la paix. Ce fut aussi lui qui fit bombarder Gênes en 1684. Il mourut à Paris le 2 fé- vrier 1688. 2839. La Vieuville (Charles, duc de), surintendant des finances. Par Gilles Guérin; statue à genoux en marbre. — H. 1.65. Il succéda à son père dans la charge de grand fauconnier de France en 1612, fut en 1616 capitaine de la compagnie des gardes écossaises du roi, puis lieutenant général en Champagne et Rethelois, et chevalier de l'ordre du Saint- Esprit en 1619. Surintendant des finances en 1623, il fut em- prisonné, par ordre de Richelieu et sortit ensuite du royau- me. Rappelé en France par le cardinal de Mazarin, il fut de nouveau surintendant des finances, et le roi lui accorda des lettres patentes de duc et pair en 1651. Il mourut à Paris le 2 janvier 1653. Le duc de la Vieuville avait été enterré dans sa chapelle de l'église des Minimes de Paris. « On y voit de M. Guérin, dit Guillet de Saint- Georges,. le mausolée de marbre de messire Charles de la Vieuville, duc et pair, mi- nistre d'Etat et surintendant des finances sous les règnes de Louis le Juste et de Louis le Grand. Le mausolée est commun à la duchesse, son épouse, Marie Bouhier, tous deux, morts en l'année 1653. Des piédestaux de marbre, accompagnés de pilastres et de corniches, portent les statues de i'un et de l'autre, chacune à genoux et grande comme le naturel. Le duc est revêtu d'un manteau ducal, orné du collier du Saint-Esprit; son épouse est aussi revêtue d'une robe de duchesse. » (Mémoire historique des principaux ouvra- ges de sculpture de M. Guérin.) 2840. La Vieuville (Marie-Bouhier de Beaumarchais, duchesse de). (Voir n° 2794.) Par Gilles Guérin ; statue à genoux en marbre. — H. 1.49. Sœur puînée de la duchesse de Vitry (Voir n° 1880), elle fut mariée le 7 février 1611 à Charles de La Vieuville et mou- rut le 7 juin 1663. 2841. Arnaud (Antoine) théologien. (Voir ne 830.) Par M. Dieudonné; buste en marbre. — H. 0,61. 2Qr± GALERIE N° 150. 2842. Colbert (Jean-Baptiste). (Voir n* 225.) Par Coyzevox: statue à genoux en plâtre. — H. 4,63. La figure originale est placée sur le tombeau de Colbert, dans l'église de Saint- Eustache. 2843. Louvois (François-Michel Le Tellier ^ marquis de)^ ministre et secrétaire d'Etat, (voir n° 1895) Par Girardon; buste en plâtre. — H. 0,71. Le buste original est au Musée du Louvre. 2844. Le Tellier (Charles-Maurice), archevêque de Reims. Par Coyzevox ; buste en plâtre. — H. 0,75. Fils du chancelier Le Tellier, né le 18 juillet 1641. Reçu docteur en Sorbonne, il fut en 1668 d'abord coadjuteur de Langres, puis de Reims, et sacré sous le titre d'archevêque de Nazianze. En 1671, il prit possession de l'archevêché de Reims et siégea alors au parlement. Conseiller d'Etat ordi- naire en 1679, commandeur de l'ordre du Saint-Esprit en 4688 et proviseur de Sorbonne en 1695, il présida en 1700 l'assemblée du clergé et mourut à Paris le 22 février 1710. — Il légua sa bibliothèque, une des plus considérables de France, à l'abbaye de Sainte-Geneviève. Le buste original est à la bibliotbèque de Sainte-Geneviève, à Paris. 2845. Lamoignon (Guillaume de), premier président au parlement de Paris. (Yoir n°64i.) Par M. Ristori, d'après Girardon ; buste en marbre. — H. 0,66. 2846. Briconnet (Charles), président au parlement de Metz. Buste en marbre. — H. 0,53. Charles Briconnet, seigneur de Glatigny, président à mor- tier au parlement de Metz, mourut le 12 mai 1680, âgé de soixante et un an, et fut enterré dans la chapelle de la fa- mille Briconnet, église des Cordeiiers de Paris. Ce buste, provenant de l'église des Cordeiiers. a fait partie du Musée des Monuments français. GALERIE N° 150. 395 2847. Créquy (François de Blanchefort, marquis de) maréchal de France. (Voir w 1037.) Buste en plâtre. — IL 0,64. 2848. Villacerf (Edouard Colbert, marquis dé) ^surinten- dant des bâtiments du roi. Par Desjardins ; buste en plâtre. — H. 0,65. Conseiller d'État, premier maître d'hôtel de Marie-Thé- \ rèse d'Autriche, puis de la dauphine de Bavière, vice-pro- tecteur de l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1690, il fut, en 1691, surintendant et ordonnateur général des bâtiments du roi, jardins, arts et manufactures, et mourut le 18 octobre 1699, à l'âge de soixante-onze ans. Le buste original est au Musée du Louvre. 2849. Harlay (Achille de), premier président au parle- ment de Paris. (Voir n° 642.) Par M. Bougron ; buste en marbre. — H. 0,71. Le buste original est à la bibliothèque de Sainte-Genevière, à Paris,, 2850. Luxembourg (François-Henri de Montmorency duc de), maréchal de France. (Voir n° 1041.) Par Mouchy; statue en marbre. — H. 2,07, 2851. Vauban (Sébastien Le Prestre, seigneur de), maré- chal de France. (Voir n° 1059.) Par Bridan; statue en marbre. — H. 1,92. 2852. Bissy (Claude de Thiard, comte de), lieutenant général des armées du roi. Buste en marbre. — H. 0,66. Capitaine au régiment, de cavalerie de La Mothe en 1641, il obtint un régiment de cavalerie en 1649 et servit en Cata- logne jusqu'en 1660. Brigadier de cavalerie en 1664, il fit la campagne de Hongrie, puis celle de Flandre, et obtint le gouvernement d'Auxonne en 1670. Maréchal de camp en 1672, il fut employé en Lorraine et servit en Franche-Comté 396 GALERIE N° 150. sous le duc de Navailles. Lieutenant général des armées du roi en 1677, gouverneur de la Lorraine et du Barrois en 1679, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit en 1688, il obtint le commandement des Trois-Évêchés en 1698, et mourut à Metz le 3 novembre 1701, âgé de quatre-vingts ans. 2853. Bossuet (Jacques - Bénigne) , évêque de Meaux, (Voir n° 653.) Par Coyzevox ; buste en plâtre. — IL 0,69. Le buste original est au Musée du Louvre. 2854. Le Camus (Jean), lieutenant civil au Chàtelet de Paris. Par Simon Mazière ; buste en marbre. — H. 0,59. Conseiller de la cour des aides, puis maître des requêtes et intendant en Auvergne, il exerça pendant quarante ans la charge de lieutenant civil au Ghâtelet de Paris, et mou- rut à Paris le 28 juillet 1710. Le mausolée de Jean Le Camus, sculpté par Mazière, était placé autrefois dans l'église des Blancs-Manteaux, sous la première arcade du chœur. « Ce magistrat, dit Millin, y étoit représenté de grandeur naturelle, à genoux, vêtu d'une robe longue et coiffé d'une grande perruque à la Louis XIV. Un ange de marbre blanc tenoit un livre ouvert devant lui. » (Antiquités nationnales, tome IV, n" 47, planche 2.) Ce buste, qui a fait partie du Mu- sée des Monuments français, est la partie supérieure de la statue de Le Camus. Le reste du monument a été détruit. 2855. Orléans (Philippe, duc d'), régent du royaume, (Voir n' 169.) Par M. Bra ; statue en marbre. — H. 2,02. Cette statue a été exposée au Salon de 1837. 2856. Noailles (Louis- Antoine de), cardinal, archevêque de Paris. Par Coyzevox ; buste eu plâtre. — H. 0,68. Né le 27 mai 1651. Reçu docteur en théologie en 1676, il fut évoque de Gahors en 1679, évêque de Ghâlons et pair de France en 1680. Député à l'assemblée du clergé en 1682, proviseur de Sorbonne en 169), il devint archevêque de GALERIE N° 150. 397 Paris en 1695. Nommé commandeur de l'ordre du Saint-Es- prit en 1698, il présida l'assemblée du clergé et fut créé cardinal en 1700. Supérieur de la maison de Navarre en 1704, il mourut à Paris le 5 mai 1729. 2857. Catinat (Nicolas de), maréchal de France. (Voir n° 1056.) ParDEJOUx; statue en marbre. — H. 1,95. 11 tient d'une main le plan de la bataille de la Marsaille et de l'autre son épée. 2858. Tourville (Anne-Hilarion de Costenlin, comte de), maréchal de France. (Voir n° 1045.) Par Houdon; statue en marbre. — H. 2,11. Il désigne avec son épée l'ordre du combat de la Hogue qu'il tient de la main gauche. Cette statue a été exposée au Salon de 1781. 2859. Forbin (Claude, comte de), chef d'escadre. Par M. Louis Petitot ; buste en marbre. — H. 0,80. Né à Gardanne (Bouehes-du-Rhône) en 1656, il entra jeune dans la marine. En 1675, il se trouva au siège d'Augusia, et fit dans l'armée de terre les guerres de Flandre en 1676. Enseigne de vaisseau en 1677, il servit dans la campagne d'Amérique et se trouva en 1685 au bombardement d'Alger sous Du Quesne. Il suivit dans la même année en qualité de major, le chevalier de Chaumont, lors de son ambassade dans la régence de Siam, y prit du service et reçut le titre de grand amiral et général des armées du roi de Siam et de gouverneur de Bankok. De retour en France, en 1688, il commanda une frégate en 1689 et fit avec Jean Bart la campagne de cette année. Capitaine de vaisseau en 1690, il fit toutes les campagnes jusqu'à la paix de 1698, et fut nommé la même année envoyé extraordinaire près la cour de Sardaigne. Chevalier de Saint-Louis en 1700, chef d'es- cadre des armées navales en 1706, il continua à servir activement jusqu'en 1710, et mourut près de Marseille le 4 mars 1733. 398 GALERIE N° 150. 2860. Argenson (Mare-René de Voyer de Paulmy, mar- quis d'% garde des sceaux. Par Nicolas Coustou; buste en marbre. — H. 0,89. Né à Venise le 4 novembre 1652, il fut avocat au parle- ment de Paris en -1669, chevalier des ordres de Notre- Dame-du-Mont-Carmel et de Saint-Lazare en 1677, con- seiller du roi en 1694, maître des requêtes ordinaires de l'hôtel du roi en 1694, lieutenant général de police en 1697, commissaire du conseil de commerce en 1704 et conseiller d'Etat en 1709. Nommé garde des sceaux et président du conseil des finances en 1718, membre de l'Académie fran- çaise en 1718, chancelier et garde des sceaux de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis en 1719, il mourut à Paris le 8 mai 1721. Ce buste a fait partie du Musée des Mo: .ments français. 2861. Vendôme (Louis-Joseph, duc de). (Voir n° 1197.) Par Pradier ; statue en plâtre. — H. 2,04. 2862. Villars (Louis- Claude- Hector , duc de), maréchal de France. (Voir n° 1057.) Par M. Dantan aîné, en 1836 ; statue en plâtre.— H. 2,09. Ce modèle a été exposé au Salon de 1837.. 2863. Fleury (André-Hercule de), cardinal. Statue à genoux ; plâtre. — H. 1,58. Né à Lodève le 22 juin 1653. Il avait été chanoine de Montpellier en 1668 et aumônier de la reine Marie-Thérèse d'Autriche en 1675. Comme chanoine de Montpellier, il as- sista, en qualité de député de second ordre, à l'assemblée du clergé en 1682, et devint, en 1686, aumônier du roi. Nommé évêque de Fréjus en 1698, il fut reçu docteur en Sorbonne en 1699. Abbé deTournus et désigné comme pré- cepteur de Louis XV, par le testament de Louis XIV, il fut nommé abbé de Saint-Etienne de Gaen, premier ministre, grand aumônier de la reine Marie Leczinska et cardinal en 1726; surintendant général des postes, courriers et relais de France, proviseur de la maison et société de Sorbonne, supérieur de celle de Navarre en 1729. Il mourut à Issy, GALERIE N° 150. 399 près de Paris, le 29 janvier 1743. — Le cardinal de Fleury avait été reçu à l'Académie française en 1717, à celle des sciences en 1721 et à celle des Inscriptions et Belles-Let- tres en 1725. 2864. Orléans (Louis-Philippe, duc df) . (Voir n° 482.) Buste en marbre. — H. 0,84. Ce buste était placé autrefois dans la galerie du Palais-Royal. 2865. Conty (Louis-François de Bourbon, prince de). (Voir n° 1200.) Par P. Merard ; buste en plâtre. — H. 0,73. Le buste original se trouvait dans la galerie du Palais-Royal. On lit sur le côté du piédouche : Par P. Mérard en mai 1777. 2866. Saxe (Arminius-Maurice, comte de), maréchal de France. (Voir n° 1086.) Par Rude ; statue en marbre. — H. 1,95. 2867. Suffren (Pierre-André deSuffren Saint-Tropez, dit le bailli de). (Voir n° 1201.) Par Rutchiel ; statue en marbre. — H. 1,96. 2868. Assas (Nicolas, chevalier cf ), capitaine dans le ré- giment d'Auvergne. Par M. Caillouette ; buste en marbre. — H. 0,80. Le chevalier d'Assas, né au Vigan, dans le Languedoc, capitaine dans le régiment d'Auvergne, commandait une grand'garde dans la nuit du 15 au 16 octobre 1760, à Glos- tercamp, près de Gueldre. Etant allé au point du jour re- connaître les postes, il tomba sur une colonne ennemie qui s'avançait en silence pour surprendre l'armée française. Aussitôt des grenadiers allemands le saisissent et le mena- cent de l'égorger s'il dit un seul mot. Il y allait du salut de l'armée. D'Assas crie : A moi Auvergne, voilà les ennemis ; aussitôt il tomba percé de coups. (Voltaire, Siècle dû Louis XIV.) 400 GALERIE NO 150. 2869. Orléans (Louis -Philippe- Joseph, duc d'). [Voir n° 1153.) Par M. Lemaire ; buste en marbre. — H. 0,65. 2870. Brissac (Louis-Hercule-Timoléon de Cossé, duc de), maréchal des camps et armées du roi. Par Rœttiers de la Tour; buste en marbre. — H. 0,77. Né le 15 février 1734, il fut d'abord capitaine de dragons, puis guidon des gendarmes d'Aquitaine en 1754, capitaine commandant des Cent-Suisses de la garde du roi et gou- verneur de Paris en 1775; il fut chevalier de l'ordre du Saint-Esprit en 1776, maréchal de camp en 1780, grand pa- netier de France, duc et pair après la mort de son père en 1781. Il commandait en 1792 la garde constitutionnelle du roi, et mourut à Versailles le 9 septembre 1792. Ce buste est signé : Rœttiers. de. la. Tour. Eques. fecit. 1784. FIN DE LA DEUXIEME PARTIE. ADDITIONS ET CORRECTIONS. IM PARTIE. loi). Ce tableau a été transporté dans la chambre de Louis XV, n» 126, et porte le n" 2173. ^1". I Ces deux tableaux ont été transportés dans la salle n* 11, à la place 212. \ du Sacre de Louis XF. 217 bis. Les magistrats de la ville de Paris recevant la nouvelle de la paix. ■ — 1763. Par Noël Halle. — H. 3,24. — L. 4,57. « Ce fut en 4763 que l'ouvrage de la pacification générale des puissances fut conduit à sa perfection et reçut le carac- tère d'authenticité. Les mêmes ministres qui avaient arrêté les articles préliminaires du traité de paix définitif entre la France, l'Espagne et l'Angleterre, le signèrent le 10 février à Paris sans y rien changer. Le roi de Portugal y accéda le même jour par un traité particulier, signé de dom Mello, son ambassadeur et plénipotentiaire. Le 15 du même mois, les plénipotentiaires de la reine de Hongrie et ceux du roi de Prusse signent pareillement leur traité à Hubersbourg, en Saxe, et le même jour, le roi de Pologne, électeur de Saxe, signe le sien avec le roi de Prusse. Le calme est par là rétabli dans l'Europe entière. » (L'Art de vérifier les dates, 1783, in-fol., tom. I, page 722.) Le 21 juin 1763, la paix fut publiée à Paris, suivant Tu- sage de cette époque, par le prévôt des marchands et les officiers composant le corps de la maison de Ville. Le prévôt des marchands (Jean-Baptiste-EIie Camus de Pontcarré de Viarmes) et les quatre échevins ( Louis Mercier, Laurent-Jean Babille, Pierre de Varenne et André-Guillaume Deshayes), accompagnés des au- tres officiel s composant le corps de la maison de Ville, sont debout devant un large bure m posé sur une estrade recouverte d'un riche tapis. Le pré- vôt, îles marchands se distingue par sa robe rouge* celle des échevins sont noires et recouvertes de manteaux rouges. Le fond de la salle est décoré d'un bas-relief représentant la ville de Paris. A droite, une porte entr'ou- 402 ADDITIONS ET CORRECTIONS. verte, 'près de laquelle se tient un garde en faction, laisse apercevoir le peuple qui se presse au dehors. La Paix, assise sur un nuage et accompa- gnée de Minerve, présente un rameau d'olivier aux magistrats; dans le bas, le peintre a placé deux génies allégoriques des arts et des sciences. Ce tableau, exposé au Salon du Louvre en 1767, avait été peint pour la grande salle de , l'Hôtel de Ville de Paris. Il a été gravé par Née, dans le Voyage pittoresque de la France, 1784, in-fol. Page 84, ligne 25, 2e colonne, après la date de 1191, ajou- tez le nom de Hugues Bonin. Page 100, ligne 22, lre colonne, entre les dates de 1218 et de 1248, intercalez: 1221. — Philippe d'Agneaux. 508 bis. Saint-Arnaud (Arnaud- Jacques Leroy de)} ma- réchal de France. (Voir n° 1997.] Par M. Lequesne ; statue en marbre. — H. 2,00. Cette statue a été exposé au Salon de 1859. 1088. Ce tableau a été transporté dans le Salon de Mars, n" 109, et porte le n° 2059. 1070 bis. Prise de Dôle. — 14 février 1668. Par L. Testelin, d'après Lebrun et Vander-Meulen. — H. 3,52. — L. 6,16. Louis XIV, arrivé à Dijon, se mit à la tête des troupes et marcha sur Dôle, dont il voulait entreprendre le siège. Le 10 février, il était devant la place, qui avait été investie la veille par le duc de Roquelaure; il alla aussitôt reconnaître les travaux et s'entendit avec le prince de Gondé sur la ma- nière d'assiéger cette ville. La tranchée fut ouverte le 12 fé- vrier par trois endroits, et poussée si avant, que les atta- ques étaient les deux jours suivants arrivées aux glacis. Cette vigueur étonna si fort les assiégés que, pour obtenir une composition plus avantageuse, ils capitulèrent le 14 fé- vrier. Louis XIV, à cheval, est précédé du grand Condé et suivi du duc de Pioquelaure et du duc d'Engbien. Cette peinture a été exécutée pour servir de modèle de tapisserie à la manufacture des Gobelins. 1193. Ce portrait a été transporté dans la salle de Crimée, n" 102, et porta le n" 2002. ADDITIONS ET CORRECTIONS. 403 1193 bis. Randon (Jacques- Louis-* César- Alexandre , comte). Par M. Horace Vernet. — H. 2,15. — L. 1, 40. Né à Grenoble (Isère), le 25 mars 1795. Sous-lieulenant au 93e régiment d'infanterie en 1812, il fit la campagne de Russie, reçut deux blessures à la bataille de Lutzen en 1813, fut nommé lieutenant, puis capitaine, et servit comme aide de camp sous le général Marchand, Chevalier de la Lé- gion d'honneur en 1814, il servit à l'armée de Lyon, et fit la campagne de France en 1815, passa aux chasseurs de la. Meuse en 1816 et aux chasseurs de la Sarthe en 1822. Chef d'escadron en 1830, officier de la Légion d'honneur en 1832, lieutenant-colonel au 9e régiment de chasseurs en 1835, co- lonel au 2e régiment de chasseurs d'Afrique en 1838, maré- chal de camp en 1841, il fut mis à la disposition du gouver- neur général de l'Algérie. Commandant de la Légion d'hon- neur en 1844, lieutenant général en 1847, directeur des affaires de l'Algérie en 1848, il commanda ensuite la 3e divi- sion militaire à Metz, fut inspecteur général des 3e et 6e ar- rondissements de cavalerie, et grand officier de la Légion d'honneur en 1850. Ministre de la guerre, puis gouverneur général de l'Algérie en 1851, sénateur en 1852, grand-croix de la Légion d'honneur en 1853, maréchal de France le 18 mars 1856, il se démit en 1858 des fonctions de gouver- neur général de l'Algérie, et fut nommé major général de l'armée d'Italie, puis ministre secrétaire d'Etat de la guerre en 1859. 1470 bis, Cartellier (Pierre), sculpteur. Par M. Mathieu-Meusnier ; buste en marbre. — H. 0.85. Né à Paris en 1757, il fut élève de Charles Bridan. Profes- seur à l'école des beaux-arts, membre de l'Institut, cheva- lier de la Légion d'honneur et de l'ordre de Saint-Michel, cet artiste mourut en 1831. Il a exécuté un grand nombre d'ouvrages, dont quelques-uns sont placés au Musée de Versailles. Ce buste a été exposé au Salon de 1859. 1C05. Ce buste a été remplacé par un buste en marbre du même person- nage, et signé : FecitM'asson, Membre de la Légion d'honneur, an 13 — H. 0,62. 404 ADDITIONS ET CORRECTIONS. 1655 bis, Paixhans (Henri-Joseph), lieutenant général. Par M°* Le Fèvre-Deumier, en 1859 ; buste en marbre. — H. 0,68. Né à Metz le 22 janvier 1783, il sortit de l'école d'artille- rie le premier de sa promotion. Il débuta au camp de Bou- logne, fit les campagnes de 1805 à 1807 en Autriche, en Prusse, en Pologne, et fut décoré à vingt-quatre ans sur la demande du maréchal Ney. Le 2 février 1809, il reprit devant l'île de Ré un brick français aux Anglais. Le 7 février 1812, il passa à l'état-major de la grande armée et prit part aux batailles de Witepsk, Smolensk, la Moskowa et Malo-Jaros- lawetz. Il assista au passage de la Bérésina et à la retraite de Russie. A la bataille de Paris, en 1814, il commandait comme chef d'escadron les vingt-quatre pièces de canon des hauteurs de Saint-Chaumont et de Belleville. En 1830, il fut élu député du département de la Moselle, et le repré- senta jusqu'en 1848. Maréchal de camp en 1840, lieutenant général en 1845, grand officier de la Légion d'honneur en 1848, il mourut dans la retraite le 19 août 1854. — Pendant la paix, il est devenu (1822) l'auteur du nouveau système d'artillerie qui partout porte son nom.Ilapubliéplusieurs ouvrages im- portants, entre autres: Nouvelle force maritime (1822). Force et faiblesse militaire de la France (1830). Fortifications de Paris (1834). Constitutions militaires de la France (1849). Comme dernière récompense, le gouvernement de Napo- léon III a donné son nom à la première des quatre grandes batteries flottantes à l'épreuve du boulet construites à Bor- deaux (1859). ir PARTIE. 1836 bis. Pompadour (Jeanne-Antoinette Poisson, mar- quise de). Par Jean-Baptiste Pigalle ; statue en plâtre. — H. 1,72. Née à Paris en 1722, elle était fille d'un employé de l'ad- ministration des vivres, nommé François Poisson, fut ma- riée fort jeune au sous-fermier général Lenormant d'Etiolés, et devint la maîtresse de Louis XV. Créée en 1745 marquise de Pompadour et nommée en 1756 dame du palais de la reine, elle mourut au château de Versailles le 14 avril 1764. ADDITIONS ET CORRECTIONS. * L-5 — Elle fit construire en 1748 le château de Belle vue, favo- risa les gens de lettres et les artistes, rassembla une nom- breuse bibliothèque, et grava elle-même une suite de soixante-trois estampes d'après une collection de pierres gravées par Leguay. Le Relevé des dépenses de Mme de Pom- padour, depuis la première année de sa faveur jusqu'à sa mort, a été publié par M. Le Roi, bibliothécaire de la ville de Versailles, [d'après un manuscrit conservé aux archives de la préfecture de Seine-et-Oise. Le total de ces dépenses se monte à 36,924,140 livres, et à sa mort on ne trouva chez elle que 37 louis d'or dans sa table à écrire, qu'elle avait destinés pour les pauvres. Au nombre de ces dépenses, on remarque une pension de 600 francs qu'elle faisait à une madame Lebon, pour lui avoir prédit à l'âge de neuf ans qu'elle serait un jour maîtresse de Louis XV. « Le col et les épaules sont nus ; le costume de M"" de Pompadour n'est d'aucun style ; il tient des modes grecques et des vêtements flottants du xviii* siècle ; il rappelle à la fois et le peignoir qui sert à la sortie du bain, et la tunique des femmes de l'antiquité. Ce vêtement, fermé par de- vant, est noué par une ceinture qui passe à la hauteur des reins ; sa partie supérieure, que rien ne soutient, laisse voir une partie du sein droit, presque tout le sein gauche et le sommet du bras gauche ; les manches sont cour- tes, terminées par des dentelures, et légèrement serrées au centre par un travail d'aiguilles ; quelques plis se dessinent sur le buste. Cette robe est fendue et relevée du côté droit ; cette ouverture laisse voir un vêtement de dessous très-court, fermé par trois boutons, et la jambe entièrement nue : la partie inférieure de la jambe gauche est seulejexposée aux regards. Le vêtement principal tombe par derrière jusqu'au sol, et laisse voir les plis d'une étoffe rayée. La main droite s'appuie légèrement sur le cœur, et le bras gauche s'avance avec grâce et semble faire le geste indicatif d'un aimable accueil. » (P. Tarbé. La vie et les œuvres de Jean-Bapliste ri- galle. — Paris, 1859, in-8% p. 233). La figure originale en marbre, exécutée en 1753 pour le château de Bellevue, appartient aujourd'hui à M. le marquis d'Hertford, et se trouve dans le parc de Bagatelle. 4995 ) ♦1 QQP ' ( Ces deux bustes ont ^té transportés dans la salle n° 99. 2011 bis. Rivet (Marie- Constant- Alphonse), général de brigade. Par M. Eug. Brunet, en 1859 ; buste en marbre. — H. 0,69. Né à Coblentz (Prusse), le 15 janvier 1810. Elève à l'É- cole polytechnique en 1829, élève sous-lieutenant à l'Ecole d'application de l'artillerie à Metz en 4831, sous-lieutenant au corps royal d'artillerie, puis au 3e régiment d'artillerie en 406 ADDITIONS ET CORRECTIONS. 1833, lieutenant en second en 1834, il servit la même année à l'armée d'Afrique. Lieutenant en premier en 1836, cheva- lier de la Légion d'honneur en 1839, capitaine en second en 1840, officier d'ordonnance du gouverneur général de F Al- gérie en 1843, il se distingua dans les engagements des 11 et 12 mai 1843. Capitaine en premier, puis chef d'escadron au corps de cavalerie indigène en 1844, officier de la Légion d'honneur en 1845, il se fit remarquer dans plusieurs com- bats où il commandait le 1er régiment de spahis. Lieute- nant-colonel au 2e, puis au 4e régiment des chasseurs d'Afri^ que en 1846, colonel au 8e régiment de hussards en 1848, général de brigade en 1852, il commanda la 3e subdivision de la 14e division militaire et fut chef d'état-major général de l'armée d'Afrique. Commandeur de la Légion d'honneur en 1853, chef d'état-major général du 1er corps à l'armée d'Orient en 1855, il fut tué à l'assaut de Sébastopolle 8 sep- tembre 1855. %0- DIRECTION DES MUSÉES NATIONAUX. LISTE DES CATALOGUES PUBLIÉS ET EN COURS DE VENTE Edités par CHARLES DE MOURGUES frères, 58, rue J.-J.-Roussean. Conservation des peintures, des dessins et de la chalcographie M. Frédéric VUlot. École italienne, 1 v. in-8 5 » Ecoles flamande, allemande et hollandaise, 1 v. in- 12 25 École française, 1 v. in-12.... » Les trois écoles réunies, cart. 1 v. in 12 50 M. Reiset. Dessins, ire partie, 1 v. in-12. . 2 » Dessins, 2e partie, 1 v. in-12.. 2 » Idem. 1 v. in-8.. . 5 » Collection La Caze, 1 v. in-12. » 50 Idem. l v. in-8. 5 M. le TF'e de Tauzla. Peintures. École italienne, 1 v. in-li*,.. • • » Dessins, 3a partie, 1 v. in-12. . . 1 » Tableaux du Palais de Com- piègne, 1 v. in-12 » 50 M. E. SOîlIié. Musée de Versailles, lre partie, 1 v. in-12 3 » Musée de Versailles, 2e partie, 1 v. in-12 2 » Musée de Versailles, 3« partie, 1 v. in-12 3 » Palais de Trianon, 1 v. in-12. . » 50 Musée du Luxembourg, 1 y. in-12 » 75 Conservation des antiquités assy~ riennes, grecques et romaines. — Objets américains. M . de Eongpérler. Bronzes antiques, lre partie, 1 v. in-12 1 o Idem 1 v. in-8 ,. 5 * M. w. Erœnner. Colonne trajane, 1 v. in-8 5 » Inscriptions grecques, 1 v. in-12 1 25 Idem. 1 v. in-8 5 >> Sculpture antique, ire partie, 1 v. in-12 2 » M. Ant. Héron de villefosse. Monuments de la Palestine, 1 v. in-12 (2e édition) » 50 Idem (Grand papier), l v. in-1 2. » 75 Conservation de la sculpture et des objets d'art du Moyen âge, de la Renaissance et des temps mO' dernes. M . Barbet de jony. Sculpture Moyen Age et Renais- sance, 1 v. in-12 » 75 Sculpture Moderne, 1 v. in-12.. » 50 Musée des Souverains, 1 v. in-12 1 25 Musée des Souverains, 1 v. in-8 5 » Gemmes et joyaux, 1 v. in-12. » 75 Idem. 1 v. in-8. . 5 » Don Philippe Lenoir, 1 v. in-12 » 75 Idem. Grand papier in-12 1 50 M. A. Sanzay, Ivoires, 1 v. in-12 ■> 50 Idem. 1 v. in-8 5 » Bois sculptés, 1 v. in 8 5 » ï'erreries, 1 v. in 12 o 75 Idem. 1 v. in-8 . .. , • - 5 » M. le cte Clément de Ris Faïences françaises, in-12 * 75 Fers, enivres, étains, . in-12 » 75 Idem. l v. in-8. 5 » M. Alfred Marcel. Émaux et orfèvrerie, 1 v. in-12. 2 » Conservation des antiquités égyptiennes. M. le Vte Emmanuel de Eiougé. Notice sommaire, 1 v. in-12... 1 » Monuments du Rez-de-chaussée, 1 v. in-12 1 » M. th. Devéria. Manuscrits, 1 v. in-12 1 » M. s». iMerret. Salle historique, 1 v. in-12.... 1 » Conservation du Musée de Marine et d'Ethnographie. M. l'amiral H'àris. Le Canal de Suez, 1 v. in-12.. » 75 mM**ms.